2004-12-11

Manifestation de soutien a Nathalie Menigon

DIVERS

Samedi 11 decembre 2004
a Douai

Manifestation de soutien a Nathalie Menigon
rendez-vous le 11/12 a 11h00 a la gare de Douai

Le 13 decembre le tribunal de Douai examinera la deuxieme demande de suspension de peine pour raison medicale (accidents vasculaires cerebraux) de Nathalie Menigon.

Ce fut long (demande deposee le 3 septembre) surtout en absence de soins et de surveillance medicale. D’autant plus que l’administration penitentiaire a redouble de "tracasseries" depuis cette date : restriction de courrier, refus de nouveaux parloirs...

Ca n’a que trop dure, Nathalie Menigon doit sortir !

Liberez les militants d’Action directe emprisonnes !

Collectif Nlpf !
http://nlpf.samizdat.net

COMMENTAIRES  

18/12/2004 16:13 par Anonyme

Communique Nlpf !
(12 decembre 2004)

Version accentuee
http://nlpf.samizdat.net/article.php3?id_article=17

Plus de soixante personnes se sont rassemblees et ont manifeste dans les rues de Douai ce samedi 10 decembre pour reclamer la liberation immediate de Nathalie Menigon. Partis de la place d’Armes, histoire de contourner l’impressionnant deploiement policier installe a la gare (lieu du rendez-vous donne sur les tracts d’appel), la manifestation - non deposee - a traverse le centre de Douai est s’est dirigee vers le tribunal, reprenant les slogans "Liberez Nathalie Menigon", "Peine de mort en prison = crime d’Etat", "Liberation des militants d’Action directe", "Pierre par pierre, mur par mur, nous detruirons toutes les prisons"... Le tout agremente de fumigenes, sifflets, casseroles, lachage de flyers et distribution de tracts. Apres avoir fait le tour du tribunal regional, la manifestation s’est arretee devant l’entree, bloquee par un cordon policier, pour une prise de parole.

La suspension de peine de Nathalie Menigon pour raison medicale devrait etre examinee lundi 13 decembre par la cour regionale. Cette meme cour a deja par deux fois (en premiere instance et en appel) rejete les demandes de Nathalie Menigon, estimant qu’elle pouvait beneficier des soins et surveillance adequats en detention. Ce qui est criminel lorsqu’on sait qu’apres un premier accident vasculaire cerebral en 1996, les traces d’au moins un deuxieme (peut etre trois) furent detectees en 2001, plusieurs mois apres qu’ils s’etaient produits. De plus, ils furent decouverts par hasard lors d’examens medicaux obtenus grace a une greve de la faim menee par J. Aubron et J.-M. Rouillan. Et ce n’est qu’un exemple de la fiabilite du "suivi medical" de Nathalie Menigon en detention !

Les collectifs nlpf ! de Lille et de Paris remercient fraternellement toutes celles et tous ceux qui ont participe a cette manifestation, individus et membres d’organisations comme la commission pour un secours rouge international (Bruxelles-Zurich), le comite de solidarite Basque de Lille, la commission pour un secours rouge Paris, le Scalp Lille et Paris, ou la CNT nord et region parisienne.

Liberation immediate et definitive des cinq d’Action directe !


Collectif Nlpf !
Courrier : NLPF c/o LPJ, 58 rue Gay-Lussac 75005 Paris
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e-mail : nlpf@samizdat.net
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24/12/2004 12:06 par Jean

Bonjour,
je réagis un peu tard à vos messages, mais l’important est de la faire.
Y’en a marre de ces discours de ces politicards français. Où est la justice, où est la démocratie ? On libère papon, et on laisse Nathalie Ménigon en prison. INJUSTICE. Et aucune information dans les médias. Il va falloir que çà craque dans ce pays.
Bise à Nathalie, que je ne connais pas personnellement, mais sa situation me mine. Courage, des gens pense à vous Nathalie. Jean

07/02/2005 14:49 par Anonyme

On ne peut pas comparer Papon et Ménigon : l’un était fonctionnaire et "ses" crimes s’inscrivent dans le cadre de ce qu’a fait l’Etat (en d’autres termes, ce n’est pas lui le véritable assassin, mais l’Etat). Ménigon est une vraie criminelle ou tout du moins appartenait à une organisation criminelle, quelle que soit l’idéologie qui a servi de motif. D’où la différence de traitement. Même si compte tenu de la loi (savoir si elle est juste ou pas est un autre débat), elle devrait en bénéficier.

30/06/2005 12:08 par francois

je pense qu’il n’ya plus de différence au niveau social,un prisonier malade et un etre humain qui doit etre soigné dignement,surtout que les membres d’action direct ne sont pas resté 6mois enfermé mes plus de 15 années.

04/07/2005 14:33 par nicolas

Un peu de décence tout de même ! Vous n’avez pas honte de réclamer la clémence pour quelqu’un qui a assassiné de sang froid 2 innocents ? Pensez vous aux familles de messieurs Besse et Audran, à la peine de leurs épouses et de leurs enfants ? Non vous agissez en idéologues qui veulent sauver quelqu’un qui a mené un faux combat que vous voudriez faire votre. Ménigon, comme ses complices a commis une faute impardonnable et doit payer sa dette, elle a été condamnée à une peine de perpétuité, or cet adjectif a un sens qui doit être respecté.

Nicolas

31/12/2004 14:35 par Anonyme

LIBEREZ NATHALIE MENIGON !

version accentuee :
http://nlpf.samizdat.net/article.php3?id_article=18

En rejetant une nouvelle fois la demande de suspension de peine pour raisons medicales de Nathalie, l’etat francais lui fait courir le risque d’un nouvel accident vasculaire cerebral pouvant lui etre fatal, ou aggravant les sequelles des deux premiers. Il n’est pas inutile de rappeler a ce propos quelques verites, simples pour tout un chacun, mais visiblement pas pour la cour de Douai et ses "experts medicaux" :

- 1 : En matiere d’AVC, la rapidite de l’intervention medicale est determinante, or, pour d’absurdes et inhumaines "raisons de securite", le moindre deplacement de notre camarade entraine la mobilisation d’une escorte du GIPN ainsi que des fouilles interminables, des deplacements avec entraves aux pieds et poignets qui, outre la souffrance insupportable ajoutee a la situation medicale, ne permettent pas une intervention medicale avant, que ne se soient ecoulees de precieuses heures (4 pour la derniere fois.)

- 2 : Nul besoin d’etre un medecin, ni un expert medical aupres de la cour de Douai pour comprendre que des examens reguliers doivent etre effectues sur les personnes ayant ete victimes d’un ou plusieurs AVC.Est-il utile de preciser que l’on ignore toujours la cause des AVC, le nombre de recidives et la date de survenus de ces recidives ? Qu’aucun avis specialise ne semble avoir ete pris depuis plusieurs mois.

- 3 : Tout le monde (a l’exception de la cour de Douai et ses experts medicaux ?) peut savoir quelles sont les consequences d’un AVC et imaginer les soins de reeducation indispensables pour en attenuer les sequelles. Pour pallier les pertes de memoire consecutives a ses deux AVC, Nathalie n’a pu compter que sur son courage et sa determination. Quant aux sequelles physiques, le manque de personnel en nombre suffisant lui interdit des soins en kinesitherapie indispensables pourtant a un partiel retablissement.

Ces trois arguments montrent a l’evidence que l’etat de sante de Nathalie et les soins que cet etat necessite sont incompatibles avec son maintien en detention.

Comment porter un quelconque credit a l’avis de ces "experts" dont les rapports sont truffes de contre-sens dont le plus ridicule est qu "Il n’y a pas d’aggravation de son etat malgres une apparition plus franche des lesions"

Joelle Aubron avait deja ete victime de l’incompetence des experts medicaux de la cour de Douai qui avaient preconise en premiere instance son maintien en detention alors qu’elle etait atteinte d’une tumeur cancereuse au cerveau, et ce n’est qu’au prix d’une forte mobilisation qu’elle obtint une suspension de peine en appel. Rappelons nous le mutisme de l’ordre des medecins que nous avions interpelle a ce propos.

Nous savons qu’il n’y a pas que les militants d’Action Directe emprisonnes qui subissent l’incurie de la medecine carcerale, les rapports etablis par le pole suspension de peine a ce sujet sont accablants. Mais en nous battant pour la liberation de Joelle en juin dernier et pour celle de Nathalie aujourd’hui, nous brisons le silence qui entoure le scandale de la "medecine" en prison.

Dans deux mois, les militantes et militants d’Action Directe auront effectue l’integralite de leur peine de surete de18 ans. Regis Schleicher est deja dans sa 21 eme annee de detention et est liberable depuis 5 ans. En theorie, rien ne s’oppose plus a leur liberation. En pratique, l’acharnement de l’appareil judiciaire et de l’etat francais nous demontre que rien n’est joue et qu’il faudra nous mobiliser pour les arracher a la prison.

Ne Laissons Pas Faire !

le 28 decembre 2005

30/06/2005 12:01 par francois

je suis d’accord pour qu’on libére les membres d’action direct.Car ils sont malade,et qu’ils sont passé assez de temps en prison.

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