Même la Méditerranée a son cyclone

desobeissant

Les changements climatiques et ses consequences le rechauffement des mers entraine l’apparition de phenomenes catastrophiques qui ne sont plus accidentels mais bien connus sous d’autres latitudes.

L’admettre possible pour la Méditerranée ,entraine une remise en cause de l’urbanisation passée, presente et future,il faut donc minimiser pour ne pas paniquer le marché immobilier.

INONDATIONS ET ALERTES rassurantes

L’incompetence de l’Etat a decreter l’alerte rouge dans les departements 04, 06, 83 depuis dimanche soir malgré :

http://meteogerard.unblog.fr/2011/10/25/7698/

les forts vents de la nuit de lundi a mardi vers 3H.du matin,dans l’ouest ? var et son lot d’arbres arrachés et de degats sont toujours tus par les autorités...

pour qui, tout redevient normal mardi matin en depit du vecu de milliers d’habitants...???

Mardi midi l’alerte orange fut reactivée,vues les rumeurs multiples et les milliers d’appels a la Prefecture de Toulon.

Aujourd’hui la nature en furie s’etale sur les ecrans mais sans preciser la nature du phenomene .

Les marins, grands meteorologues navigateurs ont compris le phenomene en cours grace aux photos meteo, mais n’ont pas droit de le dire ;

Tornades locales,mini cyclones surgissent pourtant,comme cette nuit au Faron,apres celui de Sanary .

Même la Méditerranée a son cyclone,la nouveauté de 2011 c’est qu’il survient aussi, en Méditerranée occidentale.

Un système dépressionnaire a évolué en T.M.S. (Tropical-Like Mediterranean Storm), ou "Medicane" en soirée du lundi 7 novembre en Méditerranée occidentale.

Une tempête méditerranéenne de type T.M.S. (Tropical-like Mediterranean Storm) consiste en un système dépressionnaire très resserré, composé d’une structure nuageuse axisymétrique, à forte composante convective, générant des vents forts (vents moyens ordinairement supérieurs à force 8 Bft). Ces caractéristiques conduisent certains T.M.S. à présenter sur une image satellite une morphologie très voisine à celle des tempêtes tropicales - voire des cyclones tropicaux lorsqu’ils développent un "oeil" - sans en adopter toutefois ni les dimensions ni la violence.

Les T.M.S. font partie de la famille des T.L.C. (Tropical-Like Cyclone). On désigne communément ainsi les systèmes dépressionnaires qui ne répondent pas au sens strict aux critères qui définissent les cyclones tropicaux, mais qui en adoptent la morphologie sur les images satellite ou radar. Par ailleurs, les T.M.S. désignent les systèmes générateurs de vents moyens supérieurs à 8 Beaufort ; on parle davantage de T.M.D. (Tropical-like Mediterranean Depression) si les vents générés sont d’une vitesse inférieure ou égale à 7 Bft.

Au même titre que pour les T.L.C., le mode de formation des T.M.S. et leur nature sont encore débattus. Ils relèvent toutefois de la catégorie des "cyclones subtropicaux", qui font intervenir conjointement des éléments de dynamique synoptique propres aux cyclogénèses extratropicales (les éléments déclencheurs sont le plus souvent des anomalies de PVU interagissant avec des cut-off à l’étage moyen) et des caractéristiques ordinairement associées aux cyclones tropicaux (absence de système frontal dans la partie centrale du système dépressionnaire, forte activité convective jusqu’en périphérie immédiate du minimum dépressionnaire, présence d’un noyau d’anomalie chaude en surplomb du minimum de surface).

Dans l’histoire récente, l’un des cas de T.M.S. les plus spectaculaires est celui qui a concerné la Méditerranée orientale en janvier 1995. Il a en effet a développé un oeil parfaitement distinct, comme en témoignent ces deux images satellite de Météosat, prises le 16 janvier 1995 :

quelques cas de T.M.S.

On note que la majorité d’entre eux concerne la Méditerranée Occidentale à l’automne :

+ septembre 1947

+ septembre 1969

+ janvier 1982

+ septembre 1983

+ du 14 au 18 janvier 1995, en Méditerranée Centrale

+ du 11 au 13 septembre 1996, en Méditerranée Occidentale

+ du 6 au 11 octobre 1996, en Méditerranée Occidentale et Centrale

+ du 25 au 28 mai 2003, en Méditerranée Occidentale

+ du 17 au 19 octobre 2003, en Méditerranée Occidentale

+ du 26 au 29 octobre 2005, en Méditerranée Centrale

+ du 13 au 16 décembre 2005, en Méditerranée Centrale et Orientale

Observatoire Français des Tornades et des Orages Violents Prévision, suivi et étude des orages en France

http://www.hisse-et-oh.com/forums/navigation/messages/1056046-meme-la-mediterranee-a-son-cyclone

http://www.keraunos.org/

COMMENTAIRES  

11/11/2011 03:29 par yo

Salut,
Article intéressant dans le fond, mais qui reprend les méthodes simplificatrices des médias, pourtant critiquées dan l’article même.
Je rejoins tout à fait la critique sur la volonté de minimiser ce genre de phénomène. La crainte que des phénomènes climatiques influent sur le "bon" déroulement de l’économie pousse à une occultation des risques jusqu’au moment où ça devient critique. Les exemples du Var le 15 juin 2010 (une quinzaine de morts) et de Xynthia en février 2010 une cinquantaine de morts) sont symptomatique de cette approche économique plus qu’humaine.

En tant que passionné de météo qui a suivi de près le déroulement de ces événements, je peux vous assurer qu’aucun de ces morts n’auraient dû exister, car tout était évitable. La prévision avait parfaitement prédit le déroulement et les conséquences de xynthia 72h à l’avance. Quant au Var, ce type d’épisode méditerranéen est très complexe à prédire, mais le suivi en direct permettait de savoir à la mi-journée qu’un drame se préparait. IDEM pour Gênes ces derniers jours. On aurait dû évacuer les points bas et interdire aux personnes de quitter leur boulot pour s’engager dans cet enfer qu’ils ont vécu. Mais les infos ne sont pas passer efficacement jusqu’à la préfecture qui n’a pas voulu prêter à l’événement l’importance qu’il méritait.

La comparaison avec les seulement 6 morts cubains de l’été 2008, lors du passage de 2 des cyclones les plus puissants enregistrés ces derniers siècle, ayant détruit plus de 100 000 habitations, montre comment l’idéologie politique explique fortement les résultats de tels événements. Ceci est une honte pour notre pays, un exemple de plus du sacrifice du peuple au nom du (mal)fonctionnement économique !

Ceci est un point. En ce qui concerne l’épisode récent, les choses se sont plutôt assez bien passées en France à ce sujet, les mairies et les préfectures ayant manifesté moins d’irresponsabilité qu’auparavant, même si certaines évacuations auraient dû être effectuée plus tôt pour limiter les galères. Sans parler bien sûr de l’urbanisation délirante qui est plus un problème de long terme que de gestion de l’urgence.
Je rejoins aussi l’auteur sur la gestion des vigilances qui, contraintes par ce même besoin de ne pas affoler pour que le pays "tourne", souffre d’un fonctionnement fort peu intelligible et pédagogique face à la compréhension du risque climatique.
Toutefois je tiens à rappeler que la météo n’est pas une science exacte et que ce n’est pas facile (surtout en méditerranée) de prévoir correctement, ce qui explique des erreurs à ce niveau. Notamment, le TLC /TMS n’a été prévu correctement que par un modèle météo, et de manière partielle, ce genre de phénomène étant trop rare pour être bien intégré par les modèles.
Mais il reste vrai que les médias et décideurs craignent plus d’être accusé d’avoir prévenu alors que rien ne se passe de grave finalement, que du contraire (plus rare mais nettement plus dramatique). Le traitement médiatique passé et la volonté systématique d’accuser les alertes "injustifiées" (a posteriori), n’y sont pas pour rien là dedans.

D’ailleurs, ceux qui ont été vraiment déplorables sont les médias, incapables d’envoyer un message clair, intelligible, et correspondant à la réalité des choses. Entre le prévisioniste (en fait hydrologue) qui a annoncé avant d’être repris toute l’après midi de vendredi sur France Bleu Hérault, que les orages étaient maintenant passés à l’Est et que l’Hérault ne craignait plus rien, alors que le plus gros allait bientôt tombé comme l’avaient prévu la plupart des modèles météorologiques ; les JT qui n’ont jamais osé utilisé le terme TLC ou TMS pour nous maintenir dans l’ignorance car on est trop cons pour comprendre, ou parce que eux même n’y comprenne rien et n’ont pas vraiment vocation à informer ou éduquer ; et avec pour apothéose Pujadas qui parle alors de mini tornade pour parler de la tempête subtropicale ; il n’y en avait pas un pour rattraper l’autre. On dirait qu’ils parlent à des gamins de maternelles, et encore, même eux comprendraient la différence si on leur expliquait !
Honte à eux aussi donc, une fois de plus désinformateurs plus qu’autre chose !

Et merci donc à l’auteur de l’article d’avoir bien voulu reproduire ici un article de keraunos.org, qui informe plutôt bien sur ce genre de phénomène.

Avant de passer à la suite, quelques points de vocabulaire d’ailleurs :

- il n’y a aucun rapport entre un cyclone et une tornade, même si les deux tournent et produisent des vents violents. Une tornade est ponctuelle et très intense. Elle est directement liée à une cellule orageuse vigoureuse et gourmande qu’elle alimente. Un cyclone est plus vaste et issu d’une dépression.

- une mini-tornade n’existe pas. Une tornade est une tornade, qui peut être EF0, EF1, EF2,...jusqu’à EF6 pour les plus violentes. La "mini-tornade" de Haumont (59) en 2008 était une EF4, c’est très violent et ça peut arriver, comme aux USA, sauf que c’est beaucoup plus rare, mais le phénomène est le même et il ne sert à rien de le cacher aux français.

- un minicyclone n’existe pas n’ont plus, même si la taille de ceux qui adviennent en méditerranée est plus réduite. La puissance est ensuite caractérisée ainsi : dépression (tropicale ou subtropicale - dans notre cas), tempête, cyclone (ou ouragan ou typhon en fonction des régions du monde) de catégorie 1 à 6. à noter aussi que cyclone en anglais ne se traduit pas forcément par cyclone en français. Dans le cas de notre TLC méditerranéen, même si "cyclone" est présent dans cette désignation anglaise, il s’agissait en français d’une tempête sub-tropicale vue son intensité (3.5 au max sur l’échelle de Dvorak), faisant partie de type TMS (Tropical-like Mediterranean Storm) par sa localisation.

Pour finir, je voudrais revenir sur le début de l’article :
Aucun lien ne peut être établi entre le réchauffement climatique et les événements violents récents. D’une manière générale même, aucun lien scientifique ne peut être établi entre un événement ponctuel, voir une série d’événements sur plusieurs années, et le dérèglement climatique qui s’étudie lui sur des séries longues (30 ans et plus). Les tornades et TLC ont toujours existé, et rien ne permet de parler d’une augmentation. C’est bien le contraste des températures qui produit les réactions convectives et non pas la chaleur de la mer prise seule.
D’ailleurs l’auteur évoque l’originalité de la présence du phénomène en méditerranée occidentale, alors que le document de keraunos.org qu’il reproduit montre et explicite précisément le contraire.
D’autre part, il n’est pas correct de dire à propos de ce type d’épisode « entraine une remise en cause de l’urbanisation passée, présente et future » comme si c’était nouveau. Les problèmes de ce type liés à l’urbanisation ne sont pas nouveaux, et c’est plus l’urbanisation qui continue à avancer trop vite plutôt que le dérèglement climatique. En plus de cela dans le var, c’est aussi la disparition de l’agriculture et le reboisement sauvage incontrôlé qui augmente les risques là où les cours d’eau étaient avant entretenus. Enfin, le niveau de dramatisation des accidents donne aussi une sensation qu’on y est plus vulnérable qu’avant, alors que des crues bien plus meurtrières lors d’épisodes comparables avaient lieu il y a un siècle, et sans doute bien avant sans qu’on en parle trop. Le rapport à la mort était aussi différent.

Enfin, un dernier point : http://meteogerard.unblog.fr est le stéréotype du site sensationnaliste / alarmiste parano dans le milieu de la météo. On y trouve pas la moindre rigueur, au premier signe d’un risque, il est amplifié et présenté comme certain.
L’évolution dans le bon sens de la compréhension des prévisions et des phénomènes par le grand public passe au contraire par une intégration aux bulletins d’une part de probabilité, d’inconnu et non pas par des bulletins qui prétendent savoir ce qu’il va se passer !

11/11/2011 14:26 par desobeissant sinistré

Merci pour vos precisions scientifiques.

La question est posée depuis 2007,et reste encore confidentielle

Des ouragans sont-ils possibles en Méditerranée ?

Hors ligne Matthieu8905 Masculin

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* Localisation : Champigny (89) - 63m

Lien vers ce message 29 Juillet 2007, 10:17

Des ouragans sont-ils possibles en Méditerranée ?

http://www.meteo-bourgogne.com/forum2/index.php?p=topic&t_id=331&sid=753cabc13c36603c34c5cc04f7ca91b9

Les scientifiques italiens de Sardaigne devaient effectuer des recherches depuis 2005, mais ils les ont suspendu ou ont été suspendu ?

MEDITERRANEAN SCHOOL ON MESOSCALE METEOROLOGY
3rd edition - Fundamentals and applications of probabilistic forecasts and Ensemble Prediction Systems

Alghero, 26-30 May 2008

http://msmm.sar.sardegna.it/

seuls des individus "marginaux" debattent du phenomene,

Rolf, une tempête quasi-tropicale

Par Tugdual de Dieuleveult

Publié le 9 novembre 2011 à 16h53 Mis à jour le 9 novembre 2011 à 17h37

Nommée Ralf par les météorologues allemands, la tempête qui frappe le Var est considérée comme une tempête "quasi-tropicale".
La dépression qui s’est abattue sur la Méditerranée a des similitudes avec les phénomènes tropicaux.

Plus qu’une tempête, le mauvais temps qui sévit dans le sud-est du pays est issu d’un phénomène rare en Méditerranée appelé "Tropical-like Mediterranean Storm" (TMS). Ces TMS peuvent se transformer en un phénomène plus violent : les "medicanes", contraction d’hurricane (ouragan) et de mediterranean. Ce terme a été inventé en 1989 pour définir les tempêtes méditerranéennes qui présentent l’enroulement de nuages autour d’un "coeur chaud" semblable aux cyclones tropicaux.

Des vagues de 6 mètres

C’est donc bien une tempête de type tropical, TMS, qui s’est abattue sur le littoral des Alpes-Maritimes et du Var provoquant d’importants dégâts.

Rolf, comme l’a nommée le service allemand de météorologie s’est d’abord formée au large des Baléares. Rolf s’est ensuite déplacée vers le nord pour atteindre les côtes varoises provoquant des vagues de 6 mètres et des vents atteignant parfois plus de 130km/h.

Des rafales de vent de secteur est / nord-est supérieures à 120km/h ont été enregistrées mardi sur l’àŽle du Levant (128km/h) et le Cap Camarat (rafale de 133km/h avec un vent moyen de 104km/h).

Mais cette tempête aujourd’hui "quasi-tropicale" pourrait se transformer en "medicane".

La formation des TMS

Contrairement aux cyclones tropicaux, les TMS se forment indifféremment au dessus d’eaux aux températures variant de 15° à 27°. Le mécanisme qui intervient dans sa phase d’initiation est la présence d’un minimum dépressionnaire dans la moyenne et haute troposphère, appelé "goutte froide", détaille le site Météoconsult.

Plus les contrastes de chaleur entre la "goutte froide", en altitude, et la chaleur issue de la mer s’intensifient, plus le vent souffle et plus les conditions se dégradent. Le phénomène de dépression se développe alors, mais à ce stade on ne parle pas encore de "medicane" mais de dépression "quasi-tropicale" (TMS).

"Medicane" ou l’oeil du cyclone
`
Pour atteindre le stade de medicane, il faut du temps à la tempête quasi-tropicale. Après plusieurs heures, la valse des nuages qui s’enroulent autour du coeur de la dépression finit par créer un vide au centre de cette dernière : l’oeil du cyclone. Le "medicane" est né.

Beaucoup moins puissant que les cyclones tropicaux, les "medicanes" provoquent tout de même de graves dégâts. En effet, la population est dense autour de la zone de formation de ces tempêtes méditerranéenne.

Europe 1

http://www.europe1.fr/France/Rolf-une-tempete-quasi-tropicale-808403/

Par chance le medicane n’a pas eu lieu cette fois,mais a Genes ???

Les populations ont le droit de savoir que des risques permanents existent et que des mesures de prevention doivent etre realisées et non seulement promises.

Merci de prendre contact avec la modeste association :

INONDATIONS VAR, APPEL A LA MOBILISATION
Écrit par Josette FAYS
Vendredi, 11 Novembre 2011 10:02

Nous lançons un APPEL A LA MOBILISATION
à l’ensemble des Varois qui n’ont de cesse de subir des catastrophes.

Il est grand temps d’amorcer un changement radical dans la politique d’urbanisation irresponsable dans les zones humides et inondables dont nous sommes les victimes.

http://varinondations.com/

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