Mon cantique

FALD

Comme chaque année, mais pour la première fois sur LGS, une petite insolence pour vous aider à passer les trois jours de bondieuseries qui viennent :

"Il est né le divin enfant,
Félicitations, c’est une fille."

Essayez, ça colle à la mélodie !

Et bon appétit quand-même ! Pour ça, toutes les occases sont bonnes, même l’anniversaire du plagiat de la légende du dieu Mithra.

COMMENTAIRES  

26/12/2012 10:07 par babelouest

Raté, Fald : c’est un garçon, il est né le 23 à 23 heures, et il s’appelle Clément.Le père et le grand-père vont bien, la mère et l’enfant aussi....

Et vivent Mithra, et Zarathoustra.

26/12/2012 11:07 par Rudolph

A mes yeux c’est juste une idiotie, l’insolence serait de dire que Jésus ne peut être né ce jour là . pour la simple raison que les bergers ne sont pas dans les champs à cette époque là en Judée, en outre si nulle part dans le nouveau testament n’apparaît cette date c’est donc bien que cela n’a aucune importance et ne doit pas être fêté.
Quant à le comparer avec le Dieu Mithra, une seule petite chose ne colle pas, Mithra est un Dieu solaire, ce que confirme sa naissance autour du solstice d’hivers.
Jésus lui n’a rien à voir avec le soleil. Je ne suis pas contre la critique, mais il faut qu’elle se base sur une vérité pas sur des à peut près...

pour ce qui est de supporter trois jours de bondieuserie... je vois des pères noël de partout pendus au fenêtres, je vois une fête du fric et de la gabegie mais des Jésus, ma foi, tellement peu, que je me demande vraiment de quoi vous parlez.

26/12/2012 17:54 par Fald

Babelouest,
tous mes voeux pour le petit Clément, et fais gaffe de ne pas devenir gâteux ! C’est vite fait, avec ces petites bêtes !

Rudolph,
j’admets que je chante cette « idiotie » surtout pour me marrer, en vieux mécréant que je suis. Je conçois que le côté commercial de Noël gonfle ceux qui y croient vraiment, mais n’empêche : on ne peut pas se balader en ville ni dans les magasins en décembre sans entendre des rengaines comme « Douce nuit » ou « Il est né le divin enfant ». Ce n’est pas parce que les bondieuseries sont devenues objets de marketing qu’elles en sont moins bigotes.

Ceci dit, je crois que ceux qui ont institué les fêtes chrétiennes ne se posaient pas toutes les questions érudites que tu te poses. Ils voulaient éradiquer les croyances antérieures, et le meilleur moyen, c’était de prendre leur place. Ils ont su s’adapter, et c’est ce qui a fait leur succès, en particulier contre les prosélytes de l’autre grand monothéisme du moment : le judaïsme traditionnel.

Ce qui se passe aujourd’hui n’est même qu’un effet boomerang, car les prosélytes chrétiens avaient eux-mêmes un sacré sens du marketing ! Ainsi, dès les débuts, ils ont écrit leurs évangiles en grec, langue préférée des intellectuels romains, et pas en hébreux, langue uniquement liturgique à l’époque, ni en araméen, langue des protagonistes, ni même en latin, langue administrative, mais peu lue car peu prisée des lettrés et connue du petit peuple illettré seulement sous des formes dialectales, ancêtres de nos langues actuelles.

Quand leur religion est devenue officielle, les églises ont été construites au maximum sur les fondations des temples païens, parfois avec leurs pierres, les fêtes ont été placées aux dates des anciennes fêtes, et on a admis des survivances de ces fêtes : Noël est aussi une fête du solstice d’hiver, Pâques une fête du printemps, St-Jean une fête du solstice d’été, etc.

Comme le petit peuple restait polythéiste et tenait à ses dieux protecteurs dans ses différentes activités et situations, on lui a inventé les saints patrons.

Quant aux dieux les plus populaires de l’empire romain, on a adapté leurs légendes à la légende chrétienne. Mithra était dans certaines versions de sa légende, né d’une vierge dans une grotte, mort assassiné et ressuscité. Isis, très populaire elle aussi, avait ressuscité son frère et époux Osiris.

Quant à l’annonciation, son plus grand temple est à Louxor, où on montre comment Amon vient voir la mère du futur Pharaon et lui explique qu’il va s’incarner sous la forme de son mari pour concevoir avec elle un homme-dieu.

Etc., etc., je ne suis pas un érudit de ces choses-là , j’en suis même loin, mais chaque fois que j’apprends quelque chose sur les vieilles légendes sumériennes et égyptiennes, je tombe sur quelque épisode de la bible.

Mais trêve de propos trop sérieux, n’oublions pas qu’au départ, je suis juste venu pour une vanne vaine de vanné venimeux.

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