« Informer n'est pas une liberté pour la presse mais un devoir »
RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerGoogle ReadereBuzz
 

Orientation du nouveau Conseil peu favorable à la Chine et à la Russie

Lors de l’élection de la moitié des membres non-permanents du Conseil de sécurité la Russie a éprouvé l’effet négatif de sa politique de paralysie sur sa diplomatie. Pour les cinq sièges, c’est l’Etat candidat le moins perméable à l’influence russe qui l’a emporté. La victoire surprise, mais nette du Luxembourg sur la Finlande illustre un phénomène de rejet sans appel. L’Etat le plus européen des Européens, au point que son élection confère de fait un siège à l’Union européenne, a été préféré à un Etat, pourtant donné favori, que le voisinage étroit avec la Russie contraint au sens du compromis. L’élu du continent africain, le Rwanda qui rejoint ainsi le Togo n’a pas grand-chose à refuser aux Etats-Unis. Quant aux trois autres nouveaux membres, l’Australie, l’Argentine et la Corée du Sud, ils n’étaient évidemment pas les candidats préférés de la Russie et de la Chine. Ces derniers en voulant cristalliser la division au sein du Conseil de sécurité sont les premiers à en subir les conséquences négatives.

Trois Etats candidats ont été élus dès le premier tour : Argentine (182 voix), Australie (140), Rwanda (148). Au second tour, la Corée du Sud a obtenu 149 voix et le Luxembourg 131 voix.

Les cinq autres membres non-permanents dont le mandat de deux ans s’achève à la fin de 2013 sont l’Azerbaïdjan, le Guatemala, le Maroc, le Pakistan et le Togo. La Russie et la Chine ne comptent aucun allié au sein du Conseil de sécurité pendant cette période critique dominée par les dossiers iranien et syrien.
Documents

Le 18 octobre, l’Assemblée générale a élu cinq membres non permanent au Conseil de sécurité - Communiqué de presse | Membres du Conseil de sécurité

Weckel Philippe

Sentinelle : La page hebdomadaire d’informations internationales

Election 2012 des membres non-permanents au Conseil de sécurité

URL de cet article 18065
 

ARTICLES ASSOCIES
 

Quand le pillage devient une manière de vie pour un groupe d’hommes vivant en société, ils se fabriquent avec le temps un système légal qui l’autorise et un code moral qui le glorifie.

Frederic Bastiat (1801 - 1850)

 

Tais toi et respire ! Torture, prison et bras d’honneur
Hernando CALVO OSPINA

Équateur, 1985. Le président Febres Cordero mène une politique de répression inédite contre tous les opposants. En Colombie, le pays voisin, les mêmes méthodes font régner la terreur depuis des décennies.
Équateur, 1985. Le président Febres Cordero mène une politique de répression inédite contre tous les opposants. En Colombie, le pays voisin, les mêmes méthodes font régner la terreur depuis des décennies. Quelques Colombiennes et Colombiens se regroupent à Quito pour faire connaître la violence et (...)

Commentaires
Orientation du nouveau Conseil peu favorable à la Chine et à la Russie
24/10/2012 à 01:43, par Bonjour

Excellente observation de la part de l’auteur concernant l’évolution au Conseil de sécurité.
L’Argentine doit probablement son élection aux votes des non alignés et à ses travaux au comité de décolonisation. Sa position est cependant très délicate, isolée parmi les 4 autres nouveaux élus.
L’élection du Rwanda est très contestable du point de vue humanitaire. Cet ancien pays d’Afrique francophone devenu un membre actif du Commonwealth à travers la métamorphose violente du génocide rwandais ne manifeste aucun signe de son intégrité diplomatique. Au contraire, s’ajoute l’appui militaire et logistique rwandais aux mercenaires du M23 qui massacrent et exproprient aujourd’hui encore la très convoitée région minière du Nord-Kivu, profitant de la faiblesse politique du Congo voisin. Lire à ce sujet Le secteur minier du Kivu est à l’arrêt. Et encore :

C’est sans succès que la diplomatie congolaise a tenté de s’opposer à l’élection du Rwanda comme membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, qui a finalement été acquise avec un vote de 148 voix sur un total de 193 pays membres : « le fait qu’un pays qui a été nommément cité par un rapport d’experts de l’ONU pour son implication directe dans la guerre à l’Est du Congo puisse accéder au Conseil de Sécurité, cela représente pour nous une violation de la Charte de l’ONU » a rappelé M. Matata Mponyo


Enfin, il faut savoir que Washington ne voit pas d’un mauvais oeil le fait que le Congo soit amputé de la partie orientale de son territoire. Le New York Times semble même s’accommoder très bien de cette honteuse situation qu’il annonce parmi les prochains remaniements territoriaux où ·le patchwork congolais pourrait se trouver mieux redéfini en fonction de couloirs de ressources [minières] au lieu de la mixité des ethnies" [sic !]. The provinces of North and South Kivu, in the country’s east, have drifted into the orbit of Rwanda, which maintains a troop presence there. And the copper-rich Katanga Province in the south could attempt to spin off as well, perhaps fusing with its neighbor, the more stable and prosperous Zambia. The Congolese patchwork might be better redefined by resource corridors than mixed ethnicities
Les rapports de force, de violence et la convoitise vont-ils encore s’imposer au Conseil de sécurité, au nom de la "stabilité" ?

#87111 
commenter
Pour les accros des réseaux sociaux

 

A lire

 

A NE PAS MANQUER OU A RELIRE
Hier, j’ai surpris France Télécom semant des graines de suicide.
Didier Lombard, ex-PDG de FT, a été mis en examen pour harcèlement moral dans l’enquête sur la vague de suicides dans son entreprise. C’est le moment de republier sur le sujet un article du Grand Soir datant de 2009 et toujours d’actualité. Les suicides à France Télécom ne sont pas une mode qui déferle, mais une éclosion de graines empoisonnées, semées depuis des décennies. Dans les années 80/90, j’étais ergonome dans une grande direction de France Télécom délocalisée de Paris à Blagnac, près de Toulouse. (...)
62 
Colombie : Le poids des maux, le choc des photos.
Vous avez oublié les photos (bidons) du faux charnier de Timisoara en Roumanie ? En décembre 1989, elles démontrèrent au monde entier la férocité du régime communiste roumain. La presse avança le chiffre d’une dizaine de milliers de morts. Ceausescu renversé et exécuté, on a appris que les cadavres (moins de 200) avaient été sortis de la morgue d’un hôpital pour une mise en scène politico-macabre que les médias avalèrent illico et propagèrent urbi et orbi sans chercher à vérifier. Et voici que nous en (...)
12 
Médias et Information : il est temps de tourner la page.
« La réalité est ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est ce que nous croyons. Ce que nous croyons est fondé sur nos perceptions. Ce que nous percevons dépend de ce que nous recherchons. Ce que nous recherchons dépend de ce que nous pensons. Ce que nous pensons dépend de ce que nous percevons. Ce que nous percevons détermine ce que nous croyons. Ce que nous croyons détermine ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est notre réalité. » (...)
41 
Moyen-Orient : La réorientation de la politique des Etats-Unis (New Yorker)
Voici un article de mars 2007 qui nous avait échappé. Son auteur, Seymour M. Hersh, est une figure importante de la presse US et probablement un des ces journalistes qui jouent le rôle de « garçon de courses » entre différentes factions du pouvoir et à qui on lâche des phrases destinées à qui de droit. Raison de plus pour le lire et, avec le recul, d’en juger. (Le Grand Soir) UN CHANGEMENT DE STRATEGIE Au cours des derniers mois, avec la détérioration de la situation en Irak, l’administration Bush, (...)
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir
 
suivez le Grand Soir sur :
RSS Syndication  |  Twitter FACEBOOK FeedBurner NetVibes Google Reader eBuzz
Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas