Récit d’une garde-à -vue indigne d’un Etat de droit

Monsieur tout le monde

J’ai fait l’objet d’une garde-à -vue à la suite d’un test d’alcoolémie au volant il y a quelque temps. Je vous contacte pour diffuser et médiatiser une expérience que vivent de plus en plus de personnes chaque année. Car le légitime combat pour faire diminuer le nombre de morts sur les routes ne justifie pas tous les comportements. Je ne suis qu’un humble citoyen. Je ne suis encarté dans aucune association ni aucun parti. Je m’inquiète simplement de la dérive de notre société vers un Etat policier. Je crois que vous trouverez dans l’actualité récente un écho significatif à ce récit.

Vous trouverez ci-dessous et ci-joint l’histoire de cette nuit de garde-à -vue.

Merci d’avance,

Monsieur tout le monde

PS : pour toute précision, vous pouvez me joindre via ce mail toutlemondeypasse@gmail.com

La route de la garde-à -vue

Récit d’une garde-à -vue indigne d’un Etat de droit

Le récit qui suit est un compte-rendu précis d’une histoire qui m’est arrivée. En dehors des faits reprochés, certains détails ont été modifiés pour éviter toute poursuite ultérieure à l’encontre de ma personne. Le récit est certes un peu long mais je le recommande vivement à tout citoyen qui souhaite se renseigner sur une procédure devenue au fil des ans très commune : la garde-à -vue. Depuis 2000, le nombre de GAV a plus que doublé. Et l’année dernière, 577 816 personnes y sont passées.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je tiens à préciser que j’accepte parfaitement les sanctions de la justice en ce qui concerne les délits routiers. Tant qu’elles restent proportionnées, en particulier pour quelqu’un dont c’est la première infraction au code de la route et qui n’est pas connu des services de police. 6 points en moins, une lourde amende, immobilisation du véhicule, d’accord. Une suspension de permis qui me fait perdre mon travail pour 0,3 gramme d’alcool par litre de sang au dessus de la norme et une garde-à -vue injustifiée : NON.

La bière de trop, tout le monde connaît. On revoit des amis, on se laisse aller. Et on est tenté par une dernière, pour la route. L’ivresse au volant est certes un mal à combattre. Mais la course contre la mort justifie-t-elle tous les moyens et tous les comportements ? Sous couvert de faire diminuer le nombre de morts sur les routes françaises, tout est-il possible au mépris de la loi et de la dignité des personnes ?

Un soir en région parisienne, je me dirige vers mon « home sweet home » avec ma compagne. Il est presque 4 heures du matin. Avec quatre bières en quatre heures, loin de moi l’idée d’avoir dépassé la fatidique limite de 0,5 gramme d’alcool par litre de sang. Là , 15 à 20 policiers attendent tranquillement. Deux fourgons et deux voitures sont mobilisés pour une opération d’envergure. Et le zèle des policiers ne va pas tarder à se faire jour.

Fébrilement, je souffle dans l’alcootest. Peut-être suis-je à 0,52 ou 0,55 qui sait. Le doute s’installe et le voyant rouge s’allume. « Veuillez coupez le contact, me donnez les papiers du véhicule et nous suivre ». Premier éthylotest positif à 0,43 mg par litre d’air expiré, soit 0,86 gramme d’alcool par litre de sang. Un deuxième test confirme le premier : 0,44 mg/L. « Peut être est-ce dû à la marge d’erreur ? » me hasarde-je. Aucun test sanguin ne sera fait pour confirmer le taux. Pour seule réponse : « Vous êtes en phase ascendante. On va devoir vous embarquer ». En dessous de 0,40, je m’en serais tiré avec une simple amende et un retrait provisoire de permis - m’apprend-t-on. Pourtant, nulle loi n’implique cette pratique. Voir à ce propos l’article de Bakchich : http://www.bakchich.info/Alcool-au-volant-la-plupart-des,06573.html.

Le véhicule est « immobilisé ». Comprendre qu’un agent des forces de l’ordre gare la voiture où il le souhaite sans que je puisse l’apercevoir. Et si elle est mal garée, la fourrière menace ? Heureusement pour moi, la personne qui s’en occupe la gare sur une place de livraison avec une étiquette mentionnant « véhicule immobilisé ». Le problème : je ne l’ai appris qu’une journée plus tard.

Le même sort qu’un dealer ou qu’un cambrioleur

Très rapidement, je me retrouve dans une voiture de police pour être conduit au poste. Ma conjointe qui assiste à la scène est plantée au beau milieu du trottoir sans qu’on lui ait laissé le temps de me parler, sans qu’on lui indique la suite des événements pour moi - ou pour elle. Après quelques rapides questions à un policier, elle explique qu’elle ne peut pas se rendre à pied jusqu’à son domicile qui est situé à environ 20 km de là . Et elle ne peut pas se permettre financièrement de faire appel à un taxi. Les transports sont fermés. Pourtant, nul ne s’inquiètera de son sort. Inutile de rappeler combien il est dangereux pour une femme de rester seule dans la rue en pleine nuit.

Dans la voiture, aucune information précise sur ce qui m’attend. Mais avant cela, un test au coton-tige présenté comme un dépistage pour les stupéfiants. Précision : la loi n° 2003-87 du 3 février 2003 (http://www.legifrance.gouv.fr/html/actualite/actualite_legislative/decrets_application/2003-87.htm) indique que dans ce cas précis les officiers de police peuvent procéder à ce test mais n’en sont pas dans l’obligation. D’ailleurs, les drogues ne se détectent précisément que dans l’urine, le sang et éventuellement par les cheveux. Encore une fois, une procédure laissée initialement à l’appréciation des policiers est rendue systématique. Je n’ai cependant aucune raison de ne pas m’y soumettre. Le test est évidemment négatif : je ne consomme aucun stupéfiant.

Je demande à l’un des agents ce que je risque. Je lui explique que c’est ma première infraction et que je dispose de mes 12 points. Aucune importance à ses yeux. 6 points, amende, suspension de permis. Mais ce qui choque c’est le traitement que l’on me réserve, le même que celui d’un cambrioleur, d’un dealer, de n’importe quel délinquant récidiviste.

Détail « amusant » au passage qui en dit long sur la politique du chiffre. Une fois dans la voiture, l’un des policiers balance : « on en attend encore un autre et on y va ». La durée de l’opération ne se mesure pas en heures. Elle est conditionnée par le nombre de personnes arrêtées.

C’est surtout en dégrisement que le système policier dérape. Après avoir retiré toutes les affaires de mes poches et effectué un rapide inventaire, me voilà en cellule. Une pièce lugubre d’environ trois mètres sur trois avec des tâches suspectes sur le sol. Une banquette étroite fait office de lit pour deux personnes, tandis que des toilettes à la turque agrémentent l’autre partie de la cellule. Avec mon « co-dégrisé », on se partage à tour de rôle le « lit » car impossible de dormir à deux en même temps. Premier détail gênant : j’ai pu garder mes lacets sur mes chaussures. Impensable. Heureusement que je n’ai pas de tendances suicidaires. Passons. Pas de montre, rien n’indique l’heure puisqu’il n’y a aucune fenêtre sur l’air extérieur. La fameuse rupture spatio-temporelle pour épuiser les esprits.

On me parle vaguement de 6 heures de dégrisement. Pourtant, cette mesure n’est pas justifiée. Je ne suis pas sobre mais pas saoul non plus. Je peux parfaitement répondre aux questions qu’on ne me posera pas pour le moment. Ensuite, on passe au « signalement ». Dans un ordre arbitraire, qui n’a aucun rapport avec l’heure d’arrivée des joyeux participants de cette fête entre quatre murs. En fait si, l’ordre a un sens. On réveille systématiquement ceux qui commencent à fermer l’oeil. Moi je ne trouve pas le sommeil. Et, bien qu’arrivé dans les premiers, je ne passe qu’en dernier. Le signalement, c’est l’une des premières humiliations qui n’a rien d’obligatoire dans mon cas. Prise d’empreintes, photos à la « Dalton ». Suis-je un criminel en cavale qu’on a peur de perdre ? Je me plie à l’exercice avec un certain étonnement et admire en même temps le matériel High-tech payé généreusement par les contribuables.

Faire valoir ses droits est irrespectueux

L’attente continue, ponctuée de temps à autre par la valse des dégrisés. Après avoir joué le jeu pendant près de 4 heures, je m’impatiente et décide de faire valoir mes droits. « Je demande un avocat, un appel à un membre de ma famille et un médecin ». Au départ, on me rit au nez sans me répondre. Avec insistance, je reviens à la charge. « Non, ca ne marche pas en dégrisement ça, juste en garde à vue » m’explique-t-on avec dédain. Je reprends avec sérieux : « Pouvez vous me donnez l’article de loi qui précise ce que vous me dites ? ». Nouvel éclat de rires. J’insiste à plusieurs reprises dès qu’un « surveillant » passe. Finalement, on me rétorque sèchement : « On n’a pas à connaître l’article de loi, on a l’habitude de le faire ». Edifiant. Effectivement, lorsque vous êtes en dégrisement, vous n’avez plus aucun droit. Mais cet exemple est un symbole. Le symbole d’une pratique qui se substitue à la loi. Le symbole de personnes qui s’occupent d’ivresse au volant toute la journée mais qui ne connaissent absolument pas les articles de loi. Inquiétant.

Les 6 heures de dégrisement écoulées, je demande à ce qu’on me précise si je suis toujours en dégrisement ou bien en garde à vue. J’aurai alors la possibilité de faire valoir mes droits. Malheureusement « on n’en sait rien pour l’instant ». Je redemande alors à voir un médecin et un avocat. Je sens que j’agace. Pas de réponse. Après 8 heures de privation totale de liberté, on me reçoit enfin pour m’auditionner. On me précise que je suis en garde à vue à partir de cet instant sans me dire pour quels motifs. Pour 24 heures renouvelable une fois. Et les deux heures de battement entre le dégrisement et la GAV, c’était quoi ? Tout se passe plutôt bien ensuite jusqu’à ce qu’on me notifie mes droits de faire appel à un avocat, à un médecin et de donner un « coup de fil à un ami ». Je réponds que cela dépend de la longueur de la GAV qui me reste à faire avant qu’un juge soit appelé à décider de mon sort. « Dans environ deux heures ». Je prends alors le package. Changement de ton. On interrompt sans raison les notifications. Alors que les trois quarts des procès verbaux sont déjà faits. Finir aurait pris une à deux minutes seulement. Non, il semble que ma visite chez un médecin soit devenue d’une extrême urgence. Je vais pourtant attendre près de 30 minutes avant qu’on m’emmène à l’hôpital.

C’est une chose à retenir. Tant que l’ensemble des procès verbaux n’est pas fait, l’officier de police judiciaire n’appelle pas de juge pour qu’il statue sur le cas d’un dégrisé. Or, aller aux urgences prend énormément de temps - et l’officier de police judiciaire le sait très bien. Si on avait fini les procès verbaux et envoyé une requête au juge, j’aurais pu sereinement me rendre chez un médecin et voir un avocat avant que le juge ne donne sa réponse. Non. Faire valoir ses droits est irrespectueux chez les zélés policiers. C’est même ressenti comme une provocation. Alors, on stoppe l’entretien. On le reprendra plus tard, bien plus tard : trois heures après. Entretemps, j’ai pu « joindre » quelqu’un. Autre surprise, je ne peux parler directement à la personne : un policier fait l’intermédiaire.

Un agent assermenté parle à un délinquant

Le passage aux urgences restera gravé dans ma mémoire. On me menotte. Pourquoi ? « Pour vous protéger de vous-même et pour nous protéger également ». Ravissant abus de pouvoir. Je n’ai pourtant jamais montré de résistance et j’ai toujours parlé avec tact. De plus, les policiers possèdent mon permis de conduire, mon adresse confirmée au téléphone par un proche et même mon lieu de travail. Aucune chance pour que je m’enfuie donc puisqu’on me retrouverait avant même que je rentre chez moi, à pied… Y-a-t-il chose plus humiliante que de voir le regard d’enfants qui marchent dans la rue se poser sur vous comme si Billy the Kid venait de débarquer ? En route dans la voiture de police pour l’hôpital, toute sirène hurlante alors qu’aucune urgence médicale ne le justifie. La « bonne » image de la police se confirme. Devant l’hôpital, des policiers fument, je demande poliment si je pourrais moi aussi tirer sur une cigarette. « Ben non ». N’y a-t-il donc aucune empathie chez certains policiers ? Une cigarette et c’est la mort de la procédure ? Nous parlons entre adultes pourtant ? Non. Un agent assermenté parle à un délinquant.

Revenu dans la cellule, la situation devient insupportable. Cela fait près d’une heure que j’attends pour finir un procès verbal. L’affaire de deux minutes et pour l’instant aucun juge ne peut statuer. Je fais venir un surveillant. « J’ai compris, dites à l’officier que je renonce à faire venir un avocat. Je veux en finir maintenant ou je vais me taper la tête contre les murs ». « Vous ne devriez pas, ça mettrait encore plus de temps et on devrait vous envoyer à l’asile ». Que de finesse psychologique. Je m’énerve tout en restant courtois. On me dit que non, il n’y a pas de rapport entre ce que j’ai demandé et le fait que la GAV dure aussi longtemps. Les surveillants consentent au bout d’un certain temps à ce que l’on transmette à l’officier ma volonté de renoncer à l’avocat. 30 minutes plus tard, j’étais dehors. Après plus de 11 heures dans une cellule pour 0,86 g d’alcool par litre de sang. Et sans avoir passé de tests pour savoir si mon taux d’alcoolémie était redevenu légal. Et d’après ce que j’ai pu apprendre, le tarif habituel pour une GAV de ce type se situe plutôt entre 15 et 24 heures.

De nos jours en France, les jugements de délits routiers représentent le premier type d’infractions traitées par les tribunaux correctionnels. Depuis le durcissement de la législation en 2003, le nombre de morts sur les routes françaises par an est passé d’un peu plus de 6000 à 4274 en 2008. A titre de comparaison, et même si comparaison n’est pas raison, chaque année en France, les accidents de la vie courante provoquent la mort de plus de 20 000 personnes.

Signé Monsieur tout le monde dans l’ancien pays des droits de l’homme

PS : Une réflexion pour finir. Si cette histoire m’était arrivée au Cameroun ou en Thaïlande par exemple, personne ne s’en serait offusqué ou étonné. Je suis sûr que des réflexions du type « vous savez, ces pays là et les droits de l’homme … » auraient fusées. Sauf que nous sommes en France. Il y a 10 ans, les sanctions qui auraient été prises à mon égard auraient sans doute été faibles, peut-être même trop faibles. Mais jamais je n’aurai été traité d’une façon aussi humiliante. Vous connaissez désormais la situation aujourd’hui. A ce rythme, qu’en sera-t-il dans 10 ans ?

COMMENTAIRES  

18/04/2010 18:08 par Viviane

Quelle triste réalité ! hélas encore un cas non isolé. Je ne pense pas que notre Président de la République accepte ce genre de procédure, mais le Commissaire (ou même le Commandant), d’un Commissariat, y soit pour beaucoup.

Il m’est arrivé une suite d’histoires sordides, sans doute pire que la vôtre, où j’aurais pu y laisser ma vie.

Voilà , un soir de 2007, en rentrant chez moi assez tard dans la nuit, je gare ma voiture sur le parking privé de ma Résidence Privée, je sors de ma voiture et ferme la portière à clé (ma voiture étant un vieux modèle, n’a pas de fermeture automatique), je vais pour me diriger vers l’entrée de mon immeuble lorsque je vois une ombre s’avancer vers moi, un homme de grande taille, j’appelle un ami et je compose aussi le 17, j’avais dans mon sac à main une petite bombe 125 ml que j’avais acheté dans un commerce en vente libre, pour dissuader tout agresseur, cet ami d’origine Tunisienne (d’après ce que m’avait dit sa compagne Paula que j’apprécie aussi), arrive en même temps qu’un fourgon cellulaire de la police nationale. Je dis aux policiers qu’on a failli m’agresser, car l’ombre avait disparu, stupéfaite les policiers m’ont enlevée brutalement le petit aérosol de mes mains, m’ont mis les menottes et m’ont traînée vers le fourgon, j’ai trébuché, perdu une chaussure, je suis tombée, ils m’ont traînée les genoux au sol, une menotte est descendue de mon poignet (car trop petit), j’ai eu l’auriculaire cassé, puis ils m’ont hissée dans leur fourgon, ils étaient 4 et ricanaient, l’un d’eux ressemblait à un skee ned (excusez moi pour l’orthographe), j’ai fait un léger malaise, mais étant diabétique, c’était sans doute une hyperglycémie, l’un des policiers le skee... en rigolant a dit "elle fait un comas éthylique" ; puis arrivés au commissariat, ils m’ont traînée par la cour arrière du bâtiment, j’ai du m’effondrer car ils m’ont emmenée peu après aux urgences du CHRO d’Orléans, j’ai fait de la tackycardie, les policiers attendaient dans le couloir, j’avais les genoux et les orteils qui saignaient, mes mains étaient couvertes d’hématomes, on m’a placé une orthèse sur l’auriculaire de la main gauche, j’avais une arcade sourciliaire enflée ; je pleurais beaucoup, j’ai dit aux policiers qu’ils seraient condamnés et iraient en prison, l’un deux est venue m’insulter et m’a dit "tais toi ou on te remet les menottes", l’Interne est arrivé et l’a fait partir, puis les policiers sont tous repartis après avoir signé le registre de l’hôpital. J’ai eu 8 jours d’ITT.

Je suis un parent isolé (depuis le décès de mon compagnon Erick en 1998, et vis seule avec mon fils étudiant à la Fac de la Source).

Je suis rentrée chez moi avec un taxi, je n’ai rien dit à mon fils sur l’intervention et la cruauté de ces policiers (dont 2 étaient ivres, (leur haleine puait l’alcool), j’ai dit à mon fils que j’étais tombée, mais je n’ai pas montrée mes pieds, les ayant cachés dans des chaussettes.

J’ai déposé plainte auprès de Mme la Procureure de la République, en y joignant les documents des urgences, les photos de mes plaies, j’ai également écrit au Commissaire.

Aucune réponse ne m’a été donnée !!!

J’ai faxé beaucoup de documents et justificatifs sur cet homicide volontaire que j’ai subi par les fonctionnaires de police du Loiret.

Puis un an + plus tard, ce fut le règlement de compte : Janvier 2008, je me rends au commissariat avec une adhérente de l’association où je suis assistante juridique, la personne que j’accompagnais, n’avait pas de véhicule, et devais déposer une plainte pour menaces téléphoniques.

Elle fut reçue par un fonctionnaire, mais elle tremblait comme une feuille et voulait ma présence à ses côtés, me voilà assise avec mon cartable à mes côtés, rempli de documents confidentiels, lorsque un gardien de la paix (gp), d’une trentaine d’années, appelé "Jimmy", de type africain, m’appela par mon nom me demanda gentiment si je voulais lui apporter quelques renseignements sur un dossier, n’ayant pas compris le piège qui m’attendait, je me suis levée j’ai pris mon sac à main, j’ai dit à l’adhérente de garder le cartable et que je revenais.

Un fois dans un bureau où se trouvaient d’autres policiers, le gp dénommé "Jimmy", m’annonça ma 1ère de garde à vue, j’ai cru que j’allais faire un malaise !

Il me cita les faits qui m’étaient reprochés, les insultes que j’avais dites à des fonctionnaires de police, un jour ! sans me dire quand ! (ces mots je les avais dits aux urgences sur mon lit d’hôpital où on me soignait suite à l’agression de ces policiers)......... Mais qu’était devenue ma plainte ? Je dis à ce gp que j’étais assistante juridique, il me ria au nez, tout ce que je lui disais, l’amusait, puis je ne dis plus rien, on m’accompagna dans une cellule, une amie à ce gp : initiales F P, gp aussi, blonde très mince avec un visage ingrat, me fit quitter mes chaussures, etc..........

Je fis appeler un Avocat (une relation de mon association), à qui l’on dit que dans 2 heures je serais chez moi, je pleurais à chaudes larmes, je me demandais pourquoi cette haine envers moi ? cette vengeance policière ? le médecin m’ausculta, ma tension augmentait elle était à 19, j’avais peur de faire un problème cardiaque, dans la cellule je faisais la respiration que j’avais appris en sophrologie, on m’apporta des médicaments pour mon diabète, "qu"ils" avaient achetés avec ma carte vitale, le gp "jimmy" avait de la chance, car en France le diabète est pris en charge à 100 % par la sécu, aux Etats Unis = NON, il faut PAYER.
Mais complètement démoralisée, je ne pus avaler aucun médicament, je me remis à pleurer.
Le gp vint me voir en arborrant un sourire et me dit d’un ton jovial "demain matin vous verrez le psy" ! je lui répondis d’avertir mon fils sur son portable, afin de l’avertir de cette GAV, mon fils qui était en pleins partiels à la Fac, apprit la nouvelle le soir.

Il faisait froid dans cette cellule, elle était sale ("ils" n’appliquaient pas les règles d’hygiène pour lutter contre les maladies nosocomiales ? Je demandais une couverture, réponse ? Il n’y en avait plus ! ce commissariat ne respecte pas la convention des droits de l’homme ? non plus leur propre déontologie ? On peut conclure que certains d’entre eux sont des primitifs ? (humains ou animaux).

Je passais donc la nuit les yeux ouverts, gelés ; dans la matinée on me conduisa chez un psy dans un lieu pavillonnaire spécialisé.

Le psy (gêné mais très professionnel), me posa quelques questions auxquelles je répondis avec facilité, je lui dis que j’étais titulaire du bac G1 et que j’avais fait la 1ère année de DEUG de Droit, qu’à mon age (étant née le 25/04/1952), il était dificile de se recycler, il approuva, on se mit à parler du gouvernement de Nicolas Sarkozy, de son 1er Ministre François FILLON, puis du courage que j’avais eu de surmonter toutes les épreuves de la vie, suite au décès d’Erick, devenue seule avec 2 fils de 17 ans 1/2 et 12 ans, aujourd’hui le grand titulaire d’un DESS informatique et le petit en licence III de langues étrangères.
J’ai senti la gêne du psy tout autant que la mienne, il m’y fin à l’entretien, appela les 2 policiers qui attendaient dans le couloir, il signa le registre de sortie, me serra la main et je partis escortée. En arrivant au commissariat on me rendit mes affaires et je pus m’en aller.

Dès le lundi je me rendis chez mon médecin, lui raconta toute ma mésaventure, je tremblais encore, je dus m’arrêter 8 jours de travailler.

Dès que je pus, je déposais plainte auprès du Procureur, j’envoyais une copie à la hiérarchie à PARIS, j’en informais le + de monde possible, je n’avais plus peur, et ce gp "jimmy" ou "café au lait" comme certains disent, devait être puni !

Je suis presque sûre qu’il s’agit d’un règlement de compte, et que la source serait un commandant de police avec l’aval d’un commissaire (impliqué aussi), car j’ai assisté il y a quelques années à un spectacle que l’on ne devait pas voir, je me suis trouvée là au mauvais moment ; ; ;::::::::: :

Ce ne fut pas tout : après une nuit blanche passée en juin 2008 à cause d’un groupe de jeunes (inconnus de la résidence), qui avaient dansé sur le rap et la techno, et malgré notre demande d’arrêter, une amie et moi sommes allées déposer plte contre ce tapage nocturne. Mon amie est aide soignante en maison de retraite. Nous nous sommes assises sur une chaise de l’accueil du commissariat, STUPEUR ! le GP de ma GAV de JANVIER, fit son apparition et me demanda d’aller l’écouter, je lui répondis "NON", il s’avança vers moi, et se mit à m’insulter tout haut, tout fort, en plein public, me traitant de folle, de mytomane, de je ne sais quel noms d’oiseaux............ il me menaça aussi de faire attention : qu’en cas de nouvelle plainte contre lui .........................
ce gp ne savait pas que Valérie était une amie.

Dans la semaine, je rédigeais une autre plainte avec témoignage écrit + CNI à l’appui et envoyais en RAR au Procureur de la république + aux Sces de Michèle ALLIOT MARIE, Ministre, qui seule, m’a répondue.

Hélas été 2008, j’ai fait un petit AVC, qui s’est traduit par une thrombose rétinienne à l’oeil droit, toujours non guéri à ce jour en dépit de séances de laser effectuées par un grand hôpital spécialisé parisien.

J’ai arrêté toutes permanences hebdomadaires de mon Association en ayant fait une Assemblée avec le bureau et les adhérents, et en leur disant TOUT ce qui m’était arrivé depuis le début (janvier 2007), dans les moindres détails.

La trentaine de personnes présentes a été informée de chaque détail, de toutes les cruautés que j’ai subies de la part des fonctionnaires de police.........

Pour éviter des représailles de ce COMMISSARIAT, des photocopies de procédures, plaintes, photos, enfin de tout ce qu’ils m’ont fait subir, sont classées dans des endroits différents, sont aussi chez des amis, et depuis peu dans ma famille.

Je n’avais rien dit jusque-là , Vous vous rendez compte ? une assistante juridique en GAV !), la Honte pour mes adhérents, mes amis, mes Employeurs Officiers Ministériels, que penseraient tous ces gens-là  ? "Elle a du voler ? ou pire elle a tué ? elle a écrasé quelqu’un et a fui ? etc...............

J’ai eu une bonne éducation, je suis née aussi avec le don du courage, je plains ces individus fonctionnaires de l’Etat, j’ai HONTE pour eux, MAIS JE N’AI PLUS PEUR ! je suis trop agée pour être violée, trop démunie pour être volée, alors ?

Ce qui me fait de la peine, c’est d’avoir eu un avc (j’aurais pu mourir à cause du gp coloré), à 56 ans j’ai failli perdre un oeil, cet oeil n’y voit que 1/10 et avec des lunettes. J’espère que je vais guérir.

J’ai pu avoir les noms de ces Officiers de Police, je les ai divulgués autour de moi pour ma sécurité, mon fils qui a maintenant 24 ans est écoeuré de ces bavures et crapuleries, il en a parlé avec ses copains de fac : Lettres et Langues, Sciences, Droit....... ils se retrouvent tous au restaurant Universitaire.

Je vais rendre tout cela PUBLIC, 2 collègues Avocats, informés récemment, me soutiennent.

Mon Association sommeille mais elle est toujours inscrite en préfecture et au JO à PARIS.

Je pense que je suis victime d’un règlement de comptes provenant de certains Officiers de police du commissariat central. Il s’agit d’une vengeance en BANDE ORGANISEE POLICIERE, et judiciaire, car le substitut qui a "ordonné" la GAV, fait partie du clan. J’ai pu obtenir tout le déroulement écrit de cette GAV, le commissaire et le commandant n’auraient pas que des amis dans leur "central".

Je n’ai rien dit à quiconque jusqu’à la nouvelle incartade du gp coloré, j’avais trop honte, mais ma force a repris le dessus, ainsi que le goût de la véritable justice. J’ai entamé plusieurs procédures et je ferais médiatiser cet ensemble de cruauté envers une femme honnorable, seule, qui a élévé ses enfants dignements.

Ma vie a toujours été simple, honnête, courageuse et digne :

- Etant Nîmoise d’origine, j’étais venus vivre avec Erick et mes deux fils David et Olivier à ORLEANS en été 1998, on devait se remarier et acheter une maison, Erick, qui était Artiste Peintre, son pseudonyme était HOBI, gagnait bien sa vie et je n’avais pas besoin de travailler, j’avais démissionné d’un poste d’Assistante de Direction dans le Vaucluse pour vivre avec lui.

Erick est dcd quelques mois après notre installation à ORLEANS, Olivier, mon fils aîné, n’ayant pu s’habituer à la région centre, est redescendu dans le sud et a continué ses études à la Fac de Montpellier, soutenu par son père, mon ex mari Ingénieur Informaticien. David 12 ans, inscrit en Collège qui avait déjà beaucoup de copains m’a demandée si on pouvait rester à Orléans, j’ai accepté, ne voulant pas "chambouler" la scolarité de mon fils. Pour le professionnel ce fut une autre histoire, j’ai du faire des petits boulots, j’ai effectué des CDD intéressants dans deux Etudes Notariales successivement, mais par intérim, puis après un stage informatique en AFPA très enrichissant, j’ai effectué un stage en Entreprise, ce fut une Etude d’Huissiers qui m’accepta durant un mois, et satisfaite de mon stage, l’Huissier de Justice me proposa un poste CDD au sein de l’Etude pour remplacer un Clerc qui était en congés maternité. Il y avait beaucoup de travail dans cette Etude, j’étais bien payée, l’ambiance était chaleureuse, om me confiait des responsabilités, les clés de l’Etude, l’Etude même où je restais seule quelquefois jusqu’à 21 H 00.

Ne voulant m’apitoyer sur mon sort, Erick (mon blondinet comme je l’appelais), me manquait beaucoup, il me manque toujours en 2010 et je ne l’ai pas remplacé ni dans mon coeur ni dans ma vie, une de ses photos prône sur ma commode avec une bougie blanche, j’eus le projet en 2005 de créer une Association loi 1901, d’aide aux victimes, en Octobre 2005, ce fut réalisé, mon fils David devenu majeur, en est le président. Mon association est inscrite en préfecture du Loiret et sur le JO à PARIS. Le Maire de la ville a mis un bureau à notre disposition, contre une rétribution annuelle.

Enfin, je ne suis pas morte, car lorsque je suis retournée au commissariat, plusieurs jours après, récupérer mon cartable professionnel où se trouvaient tous mes documents confidentiels, sur les procédures en cours de différents adhérents, (cartable que le gp coloré "Jimmy" avait dérobé en illégalité), je signais le registre de sortir de mon cartable, lorsque j’ai entendu un policier dire à son collègue qu’un gars en garde à vue, venait de mourir, le policier lui a demandé s’il avait donné ses médicameents ? le policier lui a répondu "oui", le bureaucrate lui a alors dit "appelle le légiste" !

Je suis consciente qu’une GAV peut mal tournée par la FAUTE DE POLICIERS IRRESPONSABLES ET QUI DEVRAIENT CHANGER DE METIER !

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