Souvenir d’en France
De mai 68 à la maladie sénile de la classe politique
Maxime VIVAS
Dans les années 60, je triais des lettres dans le centre de tri Paris Brune, dans le 14ème arrondissement de Paris. Mes camarades avaient eu l’idée saugrenue de m’élire secrétaire de la section syndicale CGT qui comptait plus de 400 adhérents. Après avoir oublié d’être présent à quelques réunions que j’avais moi-même convoquées et à des délégations auprès du chef de Centre, que j’avais (…)
Quand j’émis l’idée d’une démission de mon poste, mes camarades convinrent, avec une spontanéité qui me soulagea (et me vexa un peu), qu’on avait fait une mauvaise distribution de rôle. Me fut confiée alors la responsabilité du journal de section, tâche où je sus démontrer par une certaine aisance de plume que j’étais syndicalement récupérable pour la cause. Mieux : l’Humanité avait créé un réseau de correspondants de presse chargés d’écrire des articles sur les luttes sociales qu’ils vivaient. Je postulai.
C’est ainsi que je me suis retrouvé en formation avec une dizaine de bénévoles dans les locaux du journal situé alors sur les grands boulevards, rue du Faubourg-Poissonnière, non loin du Grand Rex, cinéma où des cendriers étaient encastrés dans les accoudoirs des sièges et l’écran malencontreusement placé derrière un brouillard de volutes de fumée. Je vous parle d’un temps où il était interdit d’interdire et où l’on pouvait allumer une clope sans que quelqu’un se mette (…)Lire la suite »























