Un des travers de la spécialisation dans les affaires de politique européenne, comme ce fut mon cas ces quinze dernières années, est que certains présupposés s’ancrent fermement dans votre cerveau. Longtemps, mon esprit critique est resté en berne lorsque j’écoutais des hauts représentants de l’Union Européenne parler du Moyen Orient. J’acceptais avec joie le discours officiel selon lequel ils s’efforçaient de parvenir à une solution juste du conflit entre Israël et les Palestiniens et qu’il (…)