Lorsque le 9 mars Mohamed VI annonce à la télévision qu’il va réformer la constitution, il n’ a qu’une idée en tête. Quelques jours auparavant, ses collègues Ben Ali et Mubarak ont été chassés du pouvoir par leurs peuples respectifs. Au Maroc, la rue gronde également.
Le 20 février une poignée de jeunes a pu faire descendre dans la rue des milliers de manifestants, dans plusieurs dizaines de villes. Proposer une réforme de la constitution a un triple avantage : essayer de désamorcer un (…)