Lorsqu’une langue bouge, évolue, cela vient soit du bas (le peuple dans sa diversité), soit du haut (ceux qui ont la parole et qui peuvent l’imposer au plus grand nombre). C’est un flux continu auquel on ne prête pas vraiment attention. Et puis ils y a des changements durables, et d’autres éphémères.
Dans son ouvrage La Grammaire des fautes (1929), le linguiste suisse Henri Frei proposait d’abandonner toute grammaire normative au profit d’une vision fonctionnelle de la langue, ce dans une (…)