Et du « printemps » s’écoula un inutile flot de sang arabe…
Ahmed BENSAADA

« We came, we saw, he died » [1].
C’est ainsi que Hillary Clinton, alors secrétaire d’État, avait accueilli l’annonce du sauvage assassinat de Kadhafi. La tirade césarienne, théâtralement prononcée en appuyant chaque phrase avec un mouvement de l’avant-bras, était accompagnée d’un sourire fendu jusqu’aux oreilles, d’yeux pétillants de joie et d’un gloussement de plaisir que seul un profond bonheur peut procurer.
La nature humaine est ainsi faite : il y a des sentiments qu’il est (…)


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