Le Courrier, mardi 30 mai 2006.
Attendue, la victoire d’Alvaro Uribe dès le premier tour de la présidentielle est encore plus nette qu’on ne le craignait. L’indéfectible allié de Washington a su rallier 7millions de Colombiens à son message martial : la guerre civile (le terrorisme, en langage « uribien ») ne cessera que par la défaite militaire de la guérilla (des terroristes, donc).
En plaçant des cohortes de militaires sur les grands axes de circulation, Alvaro « Main dure » a réalisé (…)