Il manifesto, mardi 17 avril 2007.
Kurt Vonnegut, qui nous a quittés ces jours ci, l’avait dit une fois pour toutes : il n’y a rien d’intelligent à dire après un massacre. Je m’en suis souvenu après le 11 septembre, et c’est ce qui me revient à l’esprit une fois de plus, après le massacre de Blacksburg en Virginie. Après un massacre, dit Vonnegut, il n’y a que le silence de la mort, et peut-être quelque cri d’oiseaux, hors du langage. Et après chaque image de mort, il concluait : "So it (…)