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Sur des échasses, François Hollande est grand et qui dit le contraire est un anti-solférinien primaire.

La France n’enverra pas de troupes en Syrie. Cependant, et tandis que les USA sont embourbés en Afghanistan et en Irak, le secrétaire d’État John Kerry, marchant sur les traces de Colin Powell (qui avait brandi une fiole de produits chimiques irakiens devant les caméras du monde entier) accuse la Syrie d’utiliser du gaz sarin.

Dans une déclaration qui deviendra historique, François Hollande, grandiose, a dit sa « conviction, qu’au degré de puissance, de richesse, de rayonnement, auquel les États-Unis sont actuellement parvenus, le fait de renoncer, à leur tour, à une expédition lointaine dès lors qu’elle apparaît sans bénéfice et sans justification et de lui préférer un arrangement international organisant la paix et le développement d’une importante région du monde, n’aurait rien, en définitive, qui puisse blesser leur fierté, contrarier leur idéal et nuire à leurs intérêts.
Au contraire, en prenant une voie aussi conforme au génie de l’Occident, quelle audience les États-Unis retrouveraient-ils d’un bout à l’autre du monde et quelle chance recouvrerait la paix sur place et partout ailleurs ! En tout cas, faute d’en venir là, aucune médiation n’offrira une perspective de succès et c’est pourquoi la France, pour sa part, n’a jamais pensé et ne pense pas à en proposer aucune ».

Vérification faite, c’est Charles De Gaulle qui a dit ça sur le Vietnam, à Phnom-Penh, le 1er septembre 1966.

Théophraste R. (Légèrement gaulliste sur le tard).

PS. Personne ne pleure ici Saddam Hussein et ne pleurera Bachar el-Assad. Une larme pourtant (de dépit) à entendre Fabius dire que le président syrien « ne mérite pas d’être sur cette terre » après avoir donné asile en France, quand il était Premier ministre, à « Bébé Doc », le dictateur sanguinaire d’Haïti.

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COMMENTAIRES  

15/06/2013 20:12 par Dwaabala

Ah, bon ! J’ai lu deux fois, éberlué, ne retrouvant pas le manque de style ( c’est-à-dire le style HEC, ou l’équivalent. Un salut en passant à VD), avant d’avoir l’explication.
Merci à Théophraste de ne pas avoir poussé plus loin la mystification.

16/06/2013 02:13 par Michel Maugis

"Personne ne pleure ici Saddam Hussein et ne pleurera Bachar el-Assad"

Je ne trouve pas ce genre de commentaire d’ une grande vaillance, et ne témoigne pas de la valeur de vos propos en général. Personnellement je pleure pour Saddam, puisque c’ était mieux avant, et je pleurerai pour Bachar, puisque ce sera pire après. Pas comme Libe, l’imMonde, l’Huma, Obama Hollande etc.. etc...
Cela me rappelle le "personne ne regrettera Khadafi" du P"c"F apportant son soutien complice et objectif à l’ instauration du fascisme Européen. Cela a certainement contribué au succès que l’ on sait.

16/06/2013 05:11 par babelouest

Pourquoi soudain fais-je dans mon esprit le rapprochement Fabius-principe de Peter ? Bizarre. Une erreur de programmation de mon inconscient sans doute. Peut-être aussi mélangé-je Hagar Dunord et Hagard d’Orsay.

16/06/2013 08:13 par morvandiaux

a relire en remplaçant les US par la "France" !!
MALI : Aggravation de la situation néo coloniale
http://www.afriquesenlutte.org/afrique-de-l-ouest/mali/article/mali-aggravation-de-la-situation

16/06/2013 10:04 par Dwaabala

PS. Personne ne pleure ici Saddam Hussein et ne pleurera Bachar el-Assad...

... Ici, peut-être... mais sur place il y en a plus d’un, et non sans raisons.

16/06/2013 10:37 par Théophraste R.

@ Michel Maugis et à Dwaabala

"Personne ne pleure ici Saddam Hussein et ne pleurera Bachar el-Assad"
Je ne trouve pas ce genre de commentaire d’ une grande vaillance, et ne témoigne pas de la valeur de vos propos en général.

La confusion est partout et les ennemis de la démocratie, les ennemis de la presse alternative (qui supplée aux carences des mainstreams, qui traque les mensonges) l’entretiennent.
Dans le cas des renversements de dictateurs par les peuples ou par les peuples armés par l’occident, ou par l’occident manipulant des peuples, le piège est tendu :
-  Soit vous désapprouvez les changements parce que les impérialistes y trouvent leur compte, voire les ont fomentés
-  Soit vous les approuvez sans réserve, quitte à ne pas compter flegmatiquement les morts par dizaines de milliers
-  Soit vous dénoncez ce qui fut et ce qui est à présent et qui n’a rien à voir avec la liberté, la démocratie, la souveraineté des peuples.

Les chefs d’Etat arabes qui ont dû fuir, ou ont été arrêtés, ou ont été tués, étaient tous des dictateurs. Sous leur férule, la vie d’un opposant ne valait rien, le luxe d’une classe s’étalait sur la misère des peuples, les insolents palais se multipliaient non loin des gourbis, et des prisons secrètes US étaient accueillies pour y pratiquer la torture (LGS a dénoncé ça quand d’autres le taisaient).
Même si, ici et là, des programmes sociaux existaient, une certaine laïcité, même si des politiques étrangères étaient favorable aux Palestiniens, les tyrans étaient en place, semblables en interne à ceux que les révolutionnaires latino-américains ont chassé.
La manière ignominieuse dont à été traité (lynché) Kadhafi ne l’absout pas. Elle prouve que la France a mis en place des voyous qui ne valent pas mieux, ou qui sont pires.
Les peuples pleureraient les tyrans d’hier ? Possible qu’ils préfèrent la peste au choléra (ou inversement). D’autres ici préfèrent Valls à Hortefeux.
Moi, j’ai été sorti du lit en pleine nuit par un ami auteur-lecteur du GS qui, en pleurs, m’a annoncé au téléphone la mort de Chavez. Et je n’ai pas pu me recoucher.
Contrairement à ce qu’ont écrit des analphabètes politiques diplômés en pipi-caca (Charlie-Hebdo) qui prétendent que nous soutenons les dictateurs, LGS (et moi avec) sait que les ennemis de nos ennemis ne sont pas forcément nos amis.

Bon, cela précisé, le thème de mon billet est le rabougrissement de la France, jusque dans la qualité du discours.

16/06/2013 10:51 par Dwaabala

à Théophraste R.
Vous m’attribuez un propos qui n’est pas le mien, et qui est beaucoup plus simpliste : ce que j’ai pu capter quand, rarement, une caméra daigne interroger un Irakien. Car enfin l’Irak, pour ne pas parler de la Syrie, est aujourd’hui, pour sa population sinon pour les USA, dans un état de grande détresse et d’insécurité.

16/06/2013 11:25 par babelouest

Je pense devoir plussoir sur Dwaabala. Les chefs d’États de Libye, de Syrie, d’Irak, de Côte d’Ivoire n’étaient pas des modèles. Mais j’ajoute : leur remplacement a rendu le sort des gens largement pire. Et NOS propres chefs d’États ne valent pas plus cher. Le contexte fait seulement qu’ils n’ont pas encore réussi à faire autant de mal. Mais... c’est en "bonne" voie.

16/06/2013 11:31 par Cunégonde Godot

Théophraste : Bon, cela précisé, le thème de mon billet est le rabougrissement de la France, jusque dans la qualité du discours.

Le rabougrissement de la France est bien réel, il a aussi été voulu, désiré même, au nom de quoi déjà ?... Ah oui, de l’ "Europe"... Inutile de s’aveugler et de pleurnicher, le discours actuel correspond à la réalité du peu d’influence qui nous reste, désormais. Demandez à Fabius, il va vous l’expliquer...

16/06/2013 11:38 par legrandsoir

+1 Point "Nouveau Godwin"

17/06/2013 23:51 par Lulu

du peu d’influence qui nous reste

C’est qui "Nous" ? Pas ma classe, en tout cas. L’influence de nos "élites" via leurs armadas financières et militaires alors.

Les actuels partisans de la sortie de l’UE n’ont jamais eu qu’un seul objectif, rétablir le bon vieux capitalisme à papa : celui qui nous permettait de jouir de la puissance du billet vert au prix de souffrances imposées à des peuples de pays éternellement en voie de développement. Pour sortir de la crise du capitalisme, c’est d’avec le capitalisme qu’il faudra obligatoirement rompre.

22/06/2013 00:36 par Geb.

Théophraste R. (Légèrement gaulliste sur le tard).

Ben ouais !!!

Exactement comme beaucoup d’opposants "anti" Saadam, Ghadaffi, Bongo, et autres Bashar, (Opposants comme nous avons pu l’être à l’époque du Grand Charles contre lui et sa constitution scélérate de 58), sont en train de devenir "légèrement pros" en voyant leur pays en ruine et ramené à l’âge de pierre par leurs libérateurs ou prétendus tels.

En général, si on suit un peu, on peut même s’apercevoir que les "progressistes" et même et surtout les "communistes",de ces pays ont en général rejoint le camp de leurs anciens ennemis héréditaires afin de s’occuper ensemble de l’essentiel.

C’est à dire virer l’ennemi extérieur et zigouiller les "collabos", en priorité.

Et ceci même s’il est vrai que les "dictateurs" en question n’étaient pas des saints, leur point commun qui les a fait destituer par l’Empire c’est qu’un jour ils ont décidé d’affranchir leurs pays de sa domination économique ou politique. Les principaux intéressé sur place, qui n’ont pas la "chance" d’être décervelés par le "New York Times" et "Le Monde" ou le "JT de 20 heures", pour leur apprendre à penser, mais qui se prennent les bombes "libératrices" sur la tronche tout en écoutant les drones tourner dans le ciel bleu, en général ne s’y trompent pas.

Parce que pour "mesurer" si on est "Pro" ou "Anti" il suffit de "mesurer" l’écart entre" avant" et "après".

Et parce que l’essence même du "Progressisme", (Sans même parler de "Révolution"), c’est avant tout de savoir mesurer si ledit progrès vous a fait "avancer" ou "reculer".

Et ça y pas besoin d’avoir fait Science Po ou feue l’Ecole centrale du PCF pour savoir le mesurer.

Ceux qui le subissent, (Souvent), ou en bénéficient, (Rarement), le mesurent chaque jour dans leur chair en se levant le matin, s’ils ne sont pas morts entre temps.

Et vous, si vous étiez Irakien, Libyen, ou même Syrien, vous seriez où en ce moment si vous n’étiez pas déjà morts assassinés par vos libérateurs ?????

Geb.

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