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Syrie : réponse à un historien auto-proclamé

Avec la reconquête annoncée d’Alep par l’armée nationale syrienne, Jean-Pierre Filiu – l’égérie des « révolutions arabes » – perd ses nerfs et remet le couvert (1) : « la non-intervention des démocraties occidentales et de l’ONU dans le conflit syrien, depuis 2011, résonne en écho historique de la non-intervention prônée par les mêmes démocraties occidentales et la Société des Nations (SDN) lors de la guerre d’Espagne, de 1936 à 1939. Pas plus alors qu’aujourd’hui cette politique de passive complicité n’aura réussi à épargner à l’Europe des vagues de réfugiés et une violence sans précédent pour chaque époque respective. Je persiste et signe comme historien dans ce parallèle que beaucoup rejettent ». Diantre !

Cette imprudente persistance couronne cinq années d’une propagande échevelée, déformante et particulièrement désinformante quant à la situation qui prévaut en Syrie et dans la sous-région. Multirécidiviste acharné, Jean-Pierre Filiu nous répète inlassablement depuis l’été 2011 quatre himalayennes bêtises :

- Bachar al-Assad est l’unique responsable de la guerre civile et par conséquent de ses quelques 300 000 victimes (oubliant un peu vite qu’environ 90 000 soldats de l’armée gouvernementale sont tombés au champ d’honneur pour défendre leur pays contre les hordes jihadistes) ;

- c’est le même Bachar qui a inventé Dae’ch et les autres factions terroristes qui détruisent la région (même si les meilleurs analystes expliquent que ce terrorisme est le produit du démantèlement de l’Irak en 2003 par l’armée anglo-américaine) ;
les démocraties occidentales doivent aider la « rébellion modérée » (on la cherche depuis cinq ans sans l’avoir trouvée ou plutôt si... dans l’imagination de quelques poètes grassement rémunérés) ;

- enfin, Bachar al-Assad doit partir (comme si cette décision dépendait des vapeurs d’un universitaire de quatrième zone, voire des proclamations du président de la République française ou du sultan de la grande Turquie démocratique).

Disons humblement que l’avenir de la Syrie dépend d’abord des Syriens qui se prononceront eux-mêmes lorsque leur pays sera débarrassé des dizaines de milliers de mercenaires tchétchènes, chinois, maghrébins et européens payés par l’Arabie, le Qatar et les autres démocraties les plus exemplaires du monde. Voilà restitué en quelques traits le bêtisier de celui qui ose se présenter comme un « historien » alors que ses humeurs militantes répondent termes à termes à l’agenda stratégique de ses commanditaires dont l’ultime finalité est le démantèlement de la Syrie nationale. Rien de très scientifique là-dedans, sinon trois postures récurrentes comme autant de figures imposées d’un patinage idéologique mortifère.

Durant l’été 2006, Bernard-Henri Lévy « couvrant » l’agression israélienne contre le Liban depuis... Haïfa osait déjà comparer (en première page du Monde) la soldatesque israélienne avec les joyeuses bandes des Brigades internationales engagées contre le fascisme dans l’Espagne de 1936. En l’occurrence, les bombardiers de Tel-Aviv étaient en train de détruire la quasi-totalité des infrastructures du Pays du cèdre en causant la mort de plus d’un millier de civils. Mais bon... BHL poussait l’inadmissible comparaison dans Le Monde sans que personne n’ait la possibilité de lui répondre. Le petit commissaire politique des pages « débats-opinions » du Monde – Nicolas Truong – veillait au grain, censurant toute tentative de réponse à cette infamie (2). Ayant dû se retourner plusieurs fois dans sa tombe, George Orwell nous avait pourtant prévenu dans son 1984 : «  la guerre c’est la paix ; la liberté c’est l’esclavage ; l’ignorance c’est la force ».

L’ANACHRONISME HISTORIQUE

Pour un historien, même auto-proclamé, l’anachronisme constitue, sans doute, une faute professionnelle, sinon l’égarement le plus rédhibitoire. Définissant l’opération historiographique, le grand médiéviste Michel de Certeau l’articule autour de trois dimensions inséparables et interactives. En premier lieu, elle est le produit du lieu social dont elle émane à la manière dont les biens de consommation sont produits dans des entreprises. A cet égard, il insiste sur le terme même de fabrication afin de souligner sa dimension la plus instrumentale. L’oeuvre historienne est alors conçue comme le produit d’un lieu institutionnel qui le surdétermine en tant que relation au corps social, tout en étant le plus souvent purement implicite, le non-dit du dire historien : « Est abstraite, en histoire, toute « doctrine » qui refoule son rapport à la société... Le discours « scientifique » qui ne parle pas de sa relation au « corps » social ne saurait articuler une pratique.

En second lieu, l’histoire est une pratique, justement. Elle n’est pas simple parole noble d’une interprétation désincarnée et désintéressée. Au contraire, elle est toujours médiatisée par la technique et sa frontière se déplace constamment entre le donné et le créé, entre le document et sa construction, entre le supposé réel et les mille et une manières de le dire. A cet égard, l’historien est celui qui maîtrise un certain nombre de techniques depuis l’établissement des sources, leur classement jusqu’à leur redistribution en fonction d’un autre espace en utilisant un certain nombre d’opérateurs. L’historien est alors autant tributaire de l’archivistique de son époque que du degré de technicité des moyens mis en oeuvre pour la prospecter. Sur ce plan, la révolution informatique modifie substantiellement les procédures et démultiplie les potentialités d’analyse.

En troisième lieu, et cela fait le titre même de son ouvrage d’épistémologie historique de 1975, l’histoire est écriture. L’attention que porte Michel de Certeau au mode d’écriture de l’histoire ne signifie nullement qu’il limiterait cette discipline à sa seule dimension discursive : « En fait, l’écriture historienne – ou historiographie – reste contrôlée par les pratiques dont elle résulte ; bien plus, elle est elle-même une pratique sociale » (3). Ainsi, en continuant à comparer indûment les jihadistes syriens aux Brigades internationales et les démocraties actuelles à celles de la SDN, Filiu remplit clairement un rôle social et une fonction idéologique précise. Son anachronisme (du grec ana : en arrière et khronos : le temps), son erreur inlassablement répétée n’est pas fortuite mais sert délibérément les intérêts des puissances régionales et internationales qui cherchent à faire de la Syrie ce qu’elles ont déjà fait de l’Afghanistan, de l’Irak de la Libye du Liban et de l’Europe.

L’anachronisme se retrouvent dans la littérature à vocation historique où l’auteur insère un fait, un personnage ou un objet qui ne correspond pas à l’époque relatée. C’est souvent le cas de la littérature de science-fiction mais aussi de romans historiques comme Da Vinci code ou Les rois maudits, par exemple, où les guerres médiévales sont présentées sous des formes que la guerre ne prendra que bien plus tard. En l’occurrence, les fous furieux du Front Fatah Al-Cham qui utilisent la population d’Alep comme bouclier humain n’ont rien... mais alors rien à voir avec Buenaventura Durruti, Isaac Puente, Ciprinano Mera et leurs partisans qui défendaient Madrid contre les hordes fascistes de Franco ! Indépendamment du respect minimal que l’on doit à ces combattants de la liberté et compte tenu de ces quelques rappels méthodologiques, on ne saurait que trop conseiller à notre « historien » une lecture sérieuse de Michel de Certeau et aussi celle de L’esprit scientifique de Gaston Bachelard. Cet effort l’amènerait certainement à corriger les nombreuses erreurs factuelles et les contresens qui ponctuent les différentes brochures qu’il a consacrées au phénomène jihadiste et à l’histoire complexe des Proche et Moyen-Orient.

IL ETAIT UNE FOIS LA REVOLUTION

Le deuxième registre préféré de Jean-Pierre Filiu est... LA REVOLUTION ! « Il était une fois la révolution » est un film italien de Sergio Leone, sorti en 1971. L’histoire se passe en 1913 au Mexique. Deux personnages font connaissance : un pilleur de diligences, Juan Miranda (Rod Steiger) et un Irlandais, ex-membre de l’IRA en fuite, spécialiste en explosifs, John Mallory (James Coburn). Juan voit en John le complice idéal pour braquer la banque de Mesa Verde qui se révélera plus riche en prisonniers politiques qu’en lingots d’or. Juan et John vont alors se trouver plongés en plein cœur des tourmentes de la révolution mexicaine, et ce bien malgré eux. Entre autres vertus, ce beau western spaghetti nous ramène à la relativité opérationnelle et morale de toute espèce de processus révolutionnaire.

L’auteur de ces lignes se souvient d’un plateau agité sur TV5-Monde avec une autre égérie de la « révolution syrienne ». Echarpe rouge autour du cou, le brave homme n’avait que le mot de « révolution » à la bouche jusqu’à ce que je lui fasse remarquer qu’il était peut-être un peu tôt pour qualifier les événements syriens de « révolution ». Réponse courroucée de mon interlocuteur : « mais Monsieur, vu votre jeune âge que savez-vous des révolutions ? » Avec une certaine délectation j’expliquais alors qu’effectivement, « jeune reporter » j’avais eu la chance de couvrir la chute de Somoza et la victoire de la révolution sandiniste au Nicaragua. Celle-ci rétorquais-je arrêta trois décisions pour le coup fondamentalement révolutionnaires : une ambitieuse réforme agraire, la nationalisation des compagnies agro-alimentaires américaines (United Fruit Company) et la promotion des femmes. A quoi j’ajoutais : « à part violer les femmes des villages chrétiens et kurdes des heures durant, vos « révolutionnaires jihadistes » ont-ils adopté des décisions similaires ou approchantes ? » Notre révolutionnaire de plateau faillit avaler sa belle écharpe rouge.

On se souvient aussi d’un livre à quatre mains de Benjamin Stora (qui n’a aucune légitimité particulière concernant la Syrie) et d’Edwy Plenel (le chevalier blanc de toutes les investigations), deux rescapés du trotskisme de leur jeunesse vantant les progrès des « révolutions arabes » et n’hésitant pas à proclamer l’avènement prochain d’un « 1789 arabe » ! A mourir de rire, si les événements n’étaient pas aussi tragiques, mais en tout cas, lecture à conseiller dans la série Harry Potter comme remède au désenchantement du monde cruel.

Enfin de la même veine, on a gardé au coffre un papier de Jean-Pierre Filiu publié par Le Monde, daté du mois d’août 2011, où – substantiellement – il qualifie les « révolutions arabes » de tsunami démocratique submergeant le monde arabo-musulman et, surtout provoquant une panique générale parmi les groupes jihadistes, annonçant leur défaite prochaine, sinon leur définitive disparition. Bien vu et encore bravo !

Pour la révolution française, la joute des historiens est loin d’être terminée. Après les classiques d’Albert Soboul, d’Albert Mathiez, de Maurice Agulhon et de Boris Porchnev vint l’entreprise révisionniste de François Furet appuyée par ses copains « nouveaux philosophes » affirmant que Robespierre et Staline : c’est la même chose... A prochetmoyen-orient.ch, on recommande régulièrement la lecture du livre magnifique d’Eric Hazan Une histoire de la révolution française (4).

Pour la révolution russe, et en hommage aux Brigades internationales d’Espagne, La révolution inconnue de l’historien anarchiste Voline demeure incontournable. Sans anachronisme aucun, l’ouvrage décrit scientifiquement les différences, les confrontations et les luttes entre les conceptions autoritaires et libertaires de la révolution, annonçant la fin tragique de Durruti et de ses amis sacrifiés durant le siège de Madrid. Alors, face à la « révolution syrienne » – dont Jean-Pierre Filiu continue à penser qu’elle produira l’homme nouveau après le départ de Bachar al-Assad – calmons-nous, parce que l’Arabie saoudite, les Etats-Unis et Israël poussent d’autres pions qui n’ont vraiment rien à voir avec l’homme nouveau de notre historien pressé... Et c’est, plus ou moins consciemment mais en convergence militante et assumée avec ses ex-collègues du Quai d’Orsay, que l’« historien » Filiu monte aux barricades en nous servant toutes les fadaises d’une rébellion modérée, laïque, voire démocratique.

L’IDIOT UTILE

Même Le Monde, qui annonce la chute imminente de Bachar al-Assad depuis juillet 2011, commence à s’interroger sur la vraie nature des « révolutionnaires » syriens. Sur une pleine page (5), le quotidien découvre dernièrement « le nouveau visage de l’insurrection d’Alep » : « appelés en renfort par les rebelles modérés, les jihadistes de l’ex-franchise d’Al-Qaïda tirent profit de la bataille »... On croit rêver ! Et le plus sérieusement du monde, le quotidien conclut que le groupe jihadiste qui occupe Alep « n’a pas signalé qu’il comptait modifier ses objectifs de long terme : l’établissement d’un émirat islamique en Syrie et l’imposition de la charia comme législation ». Ouf ! Cela fait plus de quatre ans qu’on leur explique, mais... mieux vaut tard que jamais !

Jean-Pierre Filiu, à qui les colonnes du Monde restent largement ouvertes, persiste et signe pourtant, accroché à une troisième posture/imposture qui ressurgit immanquablement dès que sa chère rébellion modérée est en difficulté : celle de « l’idiot utile ». Historiquement, l’expression a désigné des sympathisants communistes tel Jean-Paul Sartre qui soutenaient inconditionnellement l’URSS. Sartre expliquait alors à ses proches qu’il ne fallait surtout pas dire la vérité sur les purges et le goulag afin de « ne pas désespérer Billancourt »... « La liberté de critique est totale en URSS et le citoyen soviétique améliore sans cesse sa condition au sein d’une société en progression continuelle », écrivait alors la coqueluche de Saint-Germain-des-Prés dans « Retour d’URSS » (6). Bien-sûr, c’était la Guerre froide, dans les têtes aussi...

Certains historiens confirmés attribuent l’expression « idiot utile » à Lénine, même si on n’en trouve cependant pas trace dans ses ouvrages publiés. D’autres l’ont utilisée pour désigner et stigmatiser les intellectuels égarés dont la défense enthousiaste et naïve du régime soviétique exempte de toute critique. L’un des premiers « idiots utiles » serait le libéral hongrois Benkert, homme de lettres signant du pseudonyme de Karl-Maria Kertbeny. Personnalité excentrique, il était connu de Karl Marx et de Friedrich Engels qui le considéraient effectivement comme un « idiot » pouvant être utile. On trouve dans la Correspondance Marx-Engels, ces remarques : « cet âne de Kertbeny » (lettre de Marx, 3 juin 1864), « voyons s’il peut nous servir à quelque chose » (lettre de Engels, 2 février 1868).

L’expression « Useful Idiot » apparut aux États-Unis pour la première fois en 1948. Elle fut alors utilisée dans un article du New York Times à propos de la politique italienne. L’expression semble n’avoir plus été usitée dans la presse écrite jusqu’en 1961. Depuis, l’idiot utile est considéré comme étant naïf, parfois de bonne foi mais en plein déni de réalité à cause de son aveuglante fidélité. « L’expression est maintenant utilisée pour décrire une personne qui se laisse manipuler par un mouvement politique, un groupe terroriste ou un gouvernement hostile et ne s’applique plus uniquement aux communistes », nous disent les encyclopédies...

Retournement de la fin de la Guerre froide, le terme d’idiot utile est aujourd’hui réveillé par les néo-conservateurs américains pour qualifier amicalement les intellectuels de gauche européens – comme notre cher « historien » – souvent invités par les think-tanks américains afin de soutenir la « politique sunnite » de Washington, de Tel-Aviv et de Paris... En effet, les idiots utiles d’aujourd’hui sont littéralement fascinés par les Etats-Unis et leurs coups tordus démocratiques. Mais ces nouveaux idiots utiles sont dangereux.

Un jour, ils devront, sans doute, assumer leur responsabilité active dans le départ des gamins paumés de nos banlieues vers les jihad syriens, irakiens et africains, dans l’expansion du terrorisme contemporain et dans le soutien complice des pétromonarchies dictatoriales du Golfe. A force de décrire une rébellion syrienne comparable aux joyeuses bandes romantiques des Brigades internationales de la Guerre d’Espagne, il ne faut pas s’étonner de voir des gosses en rupture d’identité culturelle, familiale et sociale faire le serment des Brigands de Schiller : « voyez, mes yeux sont dessillés ! Quel fou j’étais de vouloir retourner à ma cage ! Mon esprit a soif d’action, j’aspire à la liberté de tout mon souffle ! Brigands, meurtriers ! Ce mot seul suffisait à mettre la loi sous mes pieds. Les hommes m’ont caché l’humanité au moment où j’en appelais à l’humanité. Loin de moi sympathie et ménagements humains ! Je n’ai plus de père, je n’ai plus d’amour, le sang et la mort m’apprendront à oublier que quelque chose ait jamais pu m’être cher. Venez, venez ! Oh ! Je vais me donner à la distraction d’une manière effroyable ! » (7). Aujourd’hui, ces brigands devenus terroristes et assassins n’ont pas grand-chose à voir avec les Brigades internationales.

Malgré tout, Jean-Pierre Filiu « persiste et signe » sa comparaison stupide et indigne, il continue de nourrir sa haine viscérale du « régime de Bachar al-Assad » qui, pourtant ne menace pas la France, ni ses habitants, ni ses intérêts. Les psychiatres peuvent-ils expliquer une telle fixation obsessionnelle, un tel transfert d’émotions ? Qu’est-il arrivé à notre « historien » lorsqu’il n’était encore que diplomate de seconde zone en poste à Damas et à Tunis ? Historien peau de lapin... Jean-Pierre Filiu est un peu à l’histoire ce que BHL est à la philosophie : une imposture grossière, envahissante et dangereuse. Que notre homme ne donne-t-il l’exemple en partant combattre les armes à la main l’ignoble Bachar ! A défaut d’être pertinent, cela aurait au moins du panache !

Richard Labévière
15 août 2016
(Depuis l’Echo des montagnes d’Armoy – Haute-Savoie)

»» http://prochetmoyen-orient.ch/syrie-reponse-a-un-historien-auto-proclame/

1 Médiapart, 7 août 2016.

2 A l’époque, avec l’écrivain Philippe de Saint-Robert et une dizaine d’autres plumes reconnues, nous adressâmes au Monde une « réponse à Bernard-Henri Lévy » en expliquant les causes de cette guerre et ses conséquences désastreuses, évitant toute attaque polémique et, surtout en nous limitant au même nombre de mots et de signes que ceux de la diatribe de BHL. Notre censeur – Nicolas Truong – nous répondit que le quotidien n’avait pas la place de publier une telle tribune. Ce qui était possible pour BHL ne l’était pas pour une dizaine de journalistes et d’experts reconnus des Proche et Moyen-Orient. Après les attentats de janvier 2016, Nicolas Truong a été l’un des premiers à se proclamer « Je suis Charlie » et, bien-sûr, défenseur de la liberté de la presse.

3 Michel de Certeau, L’écriture de l’histoire. Editions Gallimard, 1975.

4 Eric Hazan : Une histoire de la révolution française. Edition La Fabrique, 2012.

5 Le Monde du 10 août 2016.

6 Libération du 15 juillet 1954.

7 Schiller : Les Brigands. Editions bilingue Aubier, 1968.


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