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Thème : Algérie

La cacophonie politique et la gouvernance des démons

Omar CHAALAL
Je commence mes idées par un passage d’Helen Exley « Le signe du courage, à notre époque de conformisme, est la capacité de rester fidèle à ses convictions – non pas par entêtement ou par défi (ce qui est un réflexe de défense et non de courage), ni pour avoir raison envers et contre tout, mais simplement parce qu’elles représentent les valeurs auxquelles on croit ». Le courage c’est dire la vérité même si cette vérité est amère. Ce que je vous raconte ressemble est une blague politique qui court dans la foule de médecins résidents grévistes. Des spécialistes bactériologistes algériens ont découvert un microbe verbal qui se propage par les discours politiques de certains partis. Dieu merci, ces spécialistes confirment que ce microbe ne contamine que les individus qui ont été affaiblis par une carence éducative dans l’école détruite par la démagogie, une culture précoce mélangée aux idéaux du retour aux sources ou un nationalisme importé d’ailleurs. Ce microbe ne touchent pas les manifestants nous affirme un (...) Lire la suite »

Chroniques du temps qui passe. CKNews : Le burnous de Bibite illusionne Héraclius !

Omar CHAALAL

les miaules et les aboiements se mélangent. Les règles qui gouvernent le village comme ses habitants sont entourés d'obscurité. Tout le monde calcule et spécule. Personne ne connait la vérité tant que le burnous de Bibite illusionne Héraclius au Château de Kafka.

Je commence par justifier le titre de ce texte. En général le pouvoir habite un château. Le château, « Kasr » en arabe, est le symbole de puissance et de grandeur. Le rôle du château était de protéger le territoire. Dans certains pays les châteaux sont transformés en musés ou cabarets. Le château de Kafka est une œuvre littéraire. Plusieurs lectures ont été données de ce roman. Certaines voient dans le Château une métaphore de l'État et de son l'administration abusante. Le labyrinthe bureaucratique du château représente la confusion mentale au sein du l’Etat. Kafka nous montre dans le Château l’absurdité du monde et met en exergue la puissance et l'arbitraire de l’autorité d’une administration aux subdivisions infinies, complexe et compliquées. Quant au village où se trouve le château, il est inaccessible et plein de contradictions. Ibn Khaldoun a fait du burnous le symbole de l’identité maghrébine. Se vêtir d’un burnous est tout un art. Son possesseur doit savoir le porter et le respecter. Le burnous est (...) Lire la suite »

Décès de l’historien Gilbert Meynier, spécialiste de l’histoire de l’Algérie

Algérie Presse Service [APS]
L’historien français Gilbert Meynier, spécialiste de l’histoire de l’Algérie et de la guerre de libération, est décédé mercredi à Lyon à l’âge de 75 ans, a-t-on appris auprès de ses proches. Ce grand militant contre la guerre coloniale est connu pour ses nombreux écrits sur l’histoire de l’Algérie, dont le dernier édité en France (2010) L’Algérie, cœur du Maghreb classique. De l’ouverture islamo-arabe au repli (698-1518), chez La Découverte. Il a édité notamment, avec la collaboration de l’historien algérien Mohammed Harbi, Le FLN, document et histoire 1954-1962 chez Fayard en 2004. L’historien Benjamin Stora a estimé, sur sa page Facebook, que le décès du « grand historien » de l’Algérie, est une « terrible et cruelle nouvelle », rappelant que le défunt était présent à Vaulx en Velin en octobre dernier pour la journée d’hommage du 17 octobre 1961. Il venait de perdre, il y a quelques jours, sa femme Pierrette, selon ses proches. Gilbert Meynier a été, après l’indépendance de l’Algérie, moniteur dans le cadre du (...) Lire la suite »

En un mot anéantir tout ce qui ne rampera pas à nos pieds comme des chiens

Smail HADJ ALI
Le six décembre 2017, rue Larbi Ben M’hidi, à un jeune algérien qui lui disait que la France devait reconnaître ses méfaits en Algérie, le Président Macron demanda, excédé : « Quel âge avez-vous » ? « 26 ans », répondit le jeune homme. « Mais vous n’avez pas connu la colonisation, lui rétorqua le Président français ; qu’est-ce que vous venez m’embrouiller avec ça » ! Au-delà, de l’attitude véhémente à l’égard d’un jeune homme soucieux de son histoire nationale, et de surcroît en son pays, le Président français avait probablement oublié que ce sont des millions d’Algériens qui sont nés après le 5 juillet, date de la proclamation de l’indépendance nationale, et qui donc « n’ont jamais connu la colonisation », et l’auraient à ce titre « embrouillé », tout autant. Ce sont aussi des dizaines de millions de Français qui n’ont jamais connu l’occupation allemande, la trahison nationale vichyste, et la Résistance, mais personne ne leur reprochera de ne pas oublier ce passé. Question. Le Président français aurait-il tenu ces (...) Lire la suite »
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Quelle page voulez-vous tourner, M. Macron ?

Ahmed BENSAADA
Mais qu’est-ce que cette manie qu’ont les présidents français post-indépendance algérienne de vouloir déambuler dans les rues d’Alger ou d’autres villes algériennes lors de leurs déplacements officiels ? Veulent-ils tous revivre l’épopée de Napoléon III découvrant, au 19e siècle, son « royaume arabe » ? Sont-ils tous des nostalgiques des bains de foules du général De Gaule qui, en 1958, prononça les célèbres « Je vous ai compris ! » ou, pire encore, « Vive l’Algérie française ! » ? Ou bien aiment-ils tant les « youyous » et les confettis tombant par poignées des balcons ? A-t-on déjà vu un président algérien paradant sur les Champs-Élysées, acclamé par une foule française lui souhaitant la bienvenue ? Le président Macron n’a donc pas dérogé à la règle lors de son récent et court voyage à Alger, histoire de pérenniser ce qui est désormais devenu une tradition franco-algérienne, malheureusement unilatérale. Youyous, confettis et bain de foule étaient bien évidemment au rendez-vous de ce mercredi 6 décembre, ensoleillé pour (...) Lire la suite »

Algérie, Maroc, seul l’essentiel nous incombe

Salim METREF
Lorsque le gouvernement marocain s’est attaqué à l’Algérie, à ses symboles et à son peuple, nombreux ont été celles et ceux qui ne se sont fait pas priés pour le dénoncer, le dire et l’écrire convaincus qu’ils étaient et qu’ils sont toujours que ce pays qui continue de subir les incessants sévices que nous lui infligeons doit être toujours défendu. Mais beaucoup sont aussi convaincus que l’amitié entre les peuples et le respect mutuel entre les états sont immuables. Et dans ce contexte, la diplomatie est toujours ce qu’il reste lorsque la certitude que toutes les autres voies de recours pour espérer reconstruire et retisser des liens parfois ancestraux qui unissent sont épuisées. Alors si certains prétendent que la guerre est une chose trop sérieuse pour être laissée aux seuls militaires, la diplomatie elle aussi et dans son essence même ne peut assurer un rôle qui n’est pas le sien. Et il serait peut-être fairplay de concéder que sur le plan de la diplomatie régionale le Maroc a accompli de notables progrès (...) Lire la suite »

Ouyahia est-il un Rainilaiarivony algérien ?

Omar CHAALAL

L’exploration du gaz de schiste est une opération incertaine et à haut risque. Elle est très hâtive en Algérie. L’Algérie ne possède ni la technologie ni les lois qui permettent de contrôler les multinationales pétrolières qui n’ont ni foi ni lois. Le cas du Nigeria est un exemple concret. Cet exemple nous sert de leçon.

Je commence par un proverbe catholique car les Versets coraniques ne font plus leçons chez certains types de commis flou-flou. Ce proverbe est la pierre de base du programme Ouyahia : " L'arrogance précède la ruine comme l'orgueil précède la chute ". Alors, mieux vaut être humble avec les humbles que de partager le butin avec les orgueilleux.Après cette introduction j’essaye de répondre à une question que le commun du peuple se pose. Comment l’Algérie est arrivée à cette image après gloire et réputation ? La réponse est simple. Elle se résume comme suit : dans tous les pays du monde, un président trace les grandes lignes de son programme. Les détails sont entre les mains du premier ministre et ses ministres. Les insensés économistes, à courte vision, comptaient sur 31 milliards de dollars de recettes provenant des ventes d’hydrocarbures en 2017. Avant la chute des cours du pétrole brute, ces recettes dépassaient 65 milliards de dollars. Face à la chute accélérée des recettes pétrolières, ces (...) Lire la suite »

Les projets d’Horace et la "loi de l’humiliation universelle" des Algériens !

Omar CHAALAL

Les mêmes députes applaudissent Ouyahia comme ils ont applaudi Tebboune ! Drôle de démocratie. C’est la démocratie populaire ! Les limites entre la vérité et le mensonge sont flexibles. Le mensonge ne trouve plus de résistance qui peut l’arrêter. Il avance et gagne du terrain dans le champ de bataille pour arriver au pouvoir. Nous devons dire l’amère vérité au peuple : Ouyahia n’est pas un Kaczynski mais peut-être un courtisant des Kaczynski. Sidi Saïd n’est pas Lech Walesa car il n’a jamais travaillé. Ali n’est pas le petit-fils de Cheikh Al Haddad mais son homonyme.

Je commence mon texte par une illustration qui résume notre quotidien : Madame Houda est en retard pour aller à un rendez-vous avec Zizou le secrétaire général d’un ministère. Elle presse, met ses enfants dans la voiture et démarre. En route, elle ne se souvient plus si elle a fermé la porte de son appartement. Elle retourne pour vérifier et repart. Le voyant de l’essence du tableau de bord tourne au rouge. Elle passe faire le plein, la pompe 24/24 est en panne et il y a un accident sur le trajet. Madame Houda profite du bouchon pour vérifier si elle a assez de dinars pour payer l’essence. Elle ne trouve pas son porte-monnaie. Elle contacte monsieur Didou le boucher, son ex-mari, pour l’aider à trouver une solution. Didou ne répond pas à son appel téléphonique. Il est politiquement occupé. Il révise la loi pour vérifier si son étude économique concernant l’importation de viande est conforme. Il prépare son rapport pour expliquer aux bouchers l’idée de sa découverte. D’après son raisonnement, si cette idée (...) Lire la suite »

L’Algérie entre les sourires des pingouins et les grimaces des manchots.

Omar CHAALAL

J’ai croisé le manchot empereur au Times Square quand j’étais étudiant à New York les années 80. L’empereur était chargé de mission à New York. Il avait comme boss son excellence Hocine Djoudi, le représentant permanent de l'Algérie auprès de l’ONU et père de l'ex-ministre des finances. A cette époque l’empereur avait 30 ans. En langage des Pipos « il rasait les murs ». Si Hocine ne dira pas le contraire ! Ouyahaya a été chef de gouvernement. Sa politique n’était pas très populaire. Il est connu par les sourires forcés qui cachent ses grimaces. En 2000, le président Bouteflika nomme Belkahdem au poste de ministre des affaires étrangères. L’empereur a essayé de montrer sa colère contre la décision du grand patron. Bouteflika l’a remis à l’ordre par une simple réalité « On ne fabrique pas des épouvantails pour ensuite avoir peur d’eux ». Cette réalité bien exprimée a remis le ministre de la justice de l’époque dans la case qu’il mérite. Si je comprends bien cette réalité, le RND n’est qu’un fantôme qui se prend pour un pingouin.

Nous ne sommes pas au village Tang Jia Ling en banlieue de Beijing où la tribu des fourmis intéresse les journalistes comme Juliette Mickiewicz du Figaro. Ces fourmis représentent des milliers de travailleurs sans résidence. Attirés par les loyers abordables, ils s’installent à Tang Jia Ling et forment une tribu. On les surnomme « La Tribu des Fourmis ». En Algérie, sous la gouvernance de Sellal, la tribu des formicidés a envahi le grand sud. Elle espère atteindre le paradis de Juliette Mickiewicz dans une légende en mer. Juliette ignore l’exode des fourmis africaines et nous informe du départ d’un responsable qui n’a jamais pu aborder ce problème « La présidence a pris tout le monde de court : Abdelamalek Sellal avait entamé des consultations pour former un nouveau gouvernement élargi. Bouteflika limoge à la surprise générale son Premier ministre ! ». Fini la guignolade et la tartuferie. Revenons au sérieux. Le temps est précieux et la partie d’échec tend à sa fin. Le dernier fou noir qui gardait les (...) Lire la suite »

L’homme à la gandoura blanche : un maire qui connaissait son boulot

Omar CHAALAL

L’homme à la gandoura blanche et au turban propre, que vous voyez sur la photo, n’était ni un caïd nommé par Charles De Gaulle ni un maire imposé par des redresseurs ou des révolutionnaires du type printemps arabe. Ce maire fut choisi d’une manière juste, transparente et sincère par des hommes honnêtes qui voulaient construire une Algérie libre et indépendante pour des enfants algériens longtemps réprimés par les fils de misérables. Au lendemain de l'indépendance, Abdelkader est désigné magistrat de la municipalité de Sougueur Après cette nomination, il devint le premier maire la circonscription de Sougueur dans une Algérie indépendante. Les idées et le discours de ce fellah dépassaient de loin le discours de monsieur le Maire du VIIIe Arrondissement de Paris, monsieur Victor Hugo en son temps.

Le costume français ne fait pas le maire car la fonction de maire est du savoir-faire. On ne peut bien faire que quand on sait. Un maire qui ne sait rien et connait tout, fera tout pour ne rien faire dans une commune où tout est à refaire. Souvent les gens de mon petit village comparent l’Algérie à la France. Ils se posent cette question : "Pourquoi nous n’avons pas un maire comme Victor Hugo chez nous ?". Cette question me fait revivre l’histoire des petites histoires politiques dans mon petit village après l’indépendance. A cette époque Abdelaziz était professeur d’arabe dans ce village. Le parcours politique de cet homme de lettres est un peu mystérieux. Pendant la restauration, Victor Hugo soutenait Charles X. Il devient pair de France en 1845. Au début de la Révolution de 1848 qui contraint le roi Louis-Philippe à l’abdication, il est nommé maire du VIIIe arrondissement de Paris, puis député de la Deuxième République. Une fois député, il dénonça la misère française dans un de ses discours. (...) Lire la suite »
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