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Thème : Amérique latine

Le Venezuela lance la campagne contre la violence envers les femmes (Ciudad Caracas)

Ciudad CCS*

L’élection le 30 juillet dernier d’une Assemblée Constituante au Venezuela remobilise les énergies dans la bataille permanente pour développer les droits de la femme.

L’élection le 30 juillet dernier d’une Assemblée Constituante au Venezuela remobilise les énergies dans la bataille permanente pour développer les droits de la femme. Ce mercredi, dans tout le pays, a commencé la campagne nationale contre la violence envers les femmes. Les activités se dérouleront du 1er novembre au 10 décembre 2017 afin de sensibiliser tous les secteurs de la population au droit de la femme à une vie exempte de toute forme de violence. La campagne a démarré le mercredi 1 novembre sur le thème : « La paix commence à la maison, stop à la violence contre les femmes » . Lors d’un entretien dans le cadre de l’émission « Encendidos » à Venezolana de Television, la Vice-Ministre pour la Protection des Droits de la Femme, Rebeca Madriz a la société à mener une évaluation interne sur ce plan dans chacun de ses secteurs et surtout d’introduire le thème de la violence contre les femmes en tant que délit dans le débat public et politique, ainsi qu’à exiger que les droits des citoyennes soient reconnus (...) Lire la suite »

Du Venezuela et de l’Amérique Latine

Jean-Michel HUREAU
Le dénigrement des médias sur le régime vénézuélien et son emprise sur l’opinion publique, y compris ceux qui se prennent pour des politiciens et qui la répercute sans discernement, pourrait prêter à sourire si cela n’en était pas dramatique. Tous, écrits, parlés ou télévisés prétendent donner une information alors qu’elle n’est qu’un instrument de propagande visant le pouvoir en place. Vous aurez remarqué que, d’une seule voix et sans aucune démonstration, ils affirment que le régime est dictatorial ou en voie de le devenir. Or, chacun sait qu’il ne suffit pas d’affirmer pour faire une vérité. Il serait bon de faire preuve d’un regard plus critique quant à la situation, ce que nous serions en droit d’attendre de vrais journalistes. Le manichéisme des journalistes est sans bornes comme on peut le constater dans les manchettes des journaux, avec force photos, ou par les questions vicieuses qui sont posées à ceux qui ont l’audace de dire que la situation est plus complexe que ce que l’on voudrait bien nous faire (...) Lire la suite »

1973-2017 : l’effondrement idéologique de la “gauche” française

Bruno GUIGUE
En 1973, le coup d'Etat du général Pinochet contre le gouvernement d'Unité populaire au Chili provoqua une vague d'indignation sans précédent dans les milieux progressistes du monde entier. La gauche européenne en fit le symbole du cynisme des classes dominantes qui appuyèrent ce “pronunciamiento”. Elle accusa Washington, complice du futur dictateur, d'avoir tué la démocratie en armant le bras meurtrier des militaires putschistes. En 2017, au contraire, les tentatives de déstabilisation du pouvoir légitime au Vénézuéla ne recueillent au mieux qu'un silence gêné, un sermon moralisateur, quand ce n'est pas une diatribe antichaviste de la part des milieux de gauche, qu'il s'agisse des responsables politiques, des intellectuels qui ont pignon sur rue ou des organes de presse à gros tirage. Du PS à l'extrême-gauche (à l'exception du “Pôle de renaissance communiste en France”, qui a les idées claires), on louvoie, on ménage la chèvre et le chou, on reproche au président Maduro son “autoritarisme” tout en (...) Lire la suite »
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Il n’y a pas que la politique dans la vie, il n’y a pas de vie sans politique

Le silence d’un blog

Jean ORTIZ

« Chroniques Latines », c’est le titre du blog de Jean Ortiz dans l’Humanité, qui précise : « Les chroniques Latines de Jean Ortiz portent un regard loin des clichés sur les luttes de libération du continent sud-américains... Toujours un oeil vif sur l’Espagne et les enjeux sous-jacents du quotidien... ».

Ajoutons qu’avec Jean Ortiz, c’est toujours « l’humain d’abord » et c’est pourquoi, « à cause d’un diable de scanner qui a marqué un avant et un après », alors que sa grande carcasse lui envoie de sombres signaux dont ses amis avaient consigne de ne pas parler, il livre aujourd’hui une chronique singulière où le « moi » s’avance pour mieux se masquer derrière le « nous ». Et, au passage, derrière le Che que Jean Ortiz connaît mieux que personne.

Le Grand Soir

Mes amis s’inquiètent... J’écris de moins en moins sur mon blog « humanite.fr ». Ce blog communiste était devenu un espace iconoclaste de colères, de passions, de propos et d’analyses décalés, voire d’intimités, de complicités militantes, de provocations jamais gratuites, de fidélité à une histoire, à des valeurs, celles de ma naissance et de mes classes militantes au pays de Jaurès (« qu’il » a, sans scrupules, tenté de « macroniser »), au pays des prolétaires du textile, de la sidérurgie, de la mine... La CGT, le PCF, l’Amérique « latine », mon père Enrique, la lutte des classes, l’école publique laïque, « l’ascenseur social », ont fait le reste. J’écris de moins en moins sur mon blog, soyons sincère, tout simplement à cause d’un diable de scanner qui a marqué un avant et un après. Sidérant. Un nom de code qui te glace. L’ennemi s’est infiltré en toi. Il voudrait te voiler le soleil, celui qui allume le courage, celui qui refuse de n’éclairer que lui. Il prétend t’encrasser la tronche, te filer le blues de la défaite. (...) Lire la suite »
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Non, l’Amérique latine n’est pas un épouvantail politique !

Collectif

Face au traitement médiatique douteux des médias français sur les gauches sud-américaines, un ensemble de chercheurs spécialistes de cette région du monde ont souhaité rectifier certaines contre-vérités dans cette tribune.

En tant que chercheurs et spécialistes de l’Amérique latine, l’irruption de cette région dans la campagne présidentielle aurait dû nous réjouir. Or nous observons avec inquiétude le traitement médiatique qui lui est réservé. Après quelques traits d’humour sur l’insularité de la Guyane, nous avons été alertés par le degré de désinformation porté par de récentes polémiques, allant de la simplification aux interprétations totalement fantaisistes. Nous sommes d’autant plus préoccupés de constater que de grands quotidiens nationaux mobilisent des figures politiques complexes de l’histoire récente pour alimenter une confusion déjà présente entre les gauches radicales et l’autoritarisme, à l’instar de ce titre aguicheur du Figaro : Nous ne pouvons que nous interroger : s’agirait-il de provoquer l’effroi d’un auditoire d’électeurs indécis ? En effet, de nombreux médias semblent ne retenir du bilan des gauches latino-américaines que les éléments permettant de les ériger en repoussoir, afin de décrédibiliser les mouvements (...) Lire la suite »

Est-ce toi ou n’est-ce pas toi ? (La conversation téléphonique établie entre Fidel Castro et Hugo Chávez, le dimanche 14 avril 2002)

Fidel CASTRO, Hugo CHAVEZ
La conversation téléphonique établie entre Fidel et Hugo Chávez, le dimanche 14 avril 2002, à sept heures du matin, alors que ce dernier a été rétabli à peine quelques heures avant dans ses fonctions présidentielles à la suite de la réaction non concertée, mais terriblement efficace, de la population des quartiers pauvres et de militaires loyaux – alliance assez insolite en Amérique latine – s’inscrit de droit dans l’histoire du sous-continent. Chávez est arrêté dans la nuit du jeudi 11 au vendredi 12 avril 2002, voilà donc quinze ans, après avoir renoncé à utiliser la force pour ne pas faire couler le sang d’innocents. Quarante-huit heures après, il était de nouveau à Miraflores ! C’est cet épisode hors du commun que Fidel et Hugo évoquent sur le ton jubilant qu’on lira ci-dessous. On y découvrira deux hommes eux aussi hors du commun, sous des dehors qui ne leur sont pas habituels… On y constatera aussi le rôle qu’a joué Fidel dans ce putsch avorté. Cette conversation, bien que Fidel l’ait rendue publique voilà (...) Lire la suite »

Amérique Latine : La stratégie des Etats-Unis contre les gouvernements anti-impérialistes (Resumen latinoamericano)

Fernando Bossi
La politique du Gouvernement états-unien et de ses alliés pour notre région a un but bien défini : détruire à la racine ce qui a été fait par les Gouvernements souverains pendant ces 10 dernières années, en particulier ce qui concerne les avancées dans l'intégration indépendante de toute tutelle étrangère. S'il y a quelque chose qui a irrité le Pentagone de façon importante, c'est que les présidents patriotes aient repris les drapeaux bolivariens, la renaissance de l'idée d'unité et d'indépendance dans une région que les yankees considèrent comme exclusivement à eux. Dans toute notre histoire, après la première offensive d'union et d'indépendance, les différentes puissances impérialistes ont privé de souveraineté nos pays divisés. Pendant plus d'un siècle et demi, l'Angleterre et ensuite les Etats-Unis ont contrôlé selon leur bon plaisir la politique latino-américaine et caribéenne. Mais pendant ces presque deux siècles, ces Gouvernements patriotiques et révolutionnaires sont nés qui ont su affronter – isolément (...) Lire la suite »

Figures Révolutionnaires de l’Amérique latine

Rémy HERRERA
Cet ouvrage propose au lecteur sept chapitres consacrés à quelques-uns des révolutionnaires les plus importants d’Amérique latine et caribéenne : Simón Bolívar, José Martí, Ernesto Che Guevara, Hugo Chávez, Fidel Castro et Evo Morales. L’Amérique latine et caribéenne offre depuis le début des années 2000 l’image de peuples qui sont parvenus à repasser à l’offensive, dans les conditions historiques très difficiles qui sont celles de ce début de XXIe siècle. C’est cette puissante mobilisation populaire qui est aujourd’hui confrontée à diverses tentatives, appuyées par l’impérialisme étasunien, de retour de la réaction. Et ce sont ces peuples qui, comme ils l’ont fait depuis des décennies, sur tout le continent, résistent. Rémy Herrera : Economiste, est chercheur au CNRS. Il dirige des thèses de doctorat au Centre d’Économie de la Sorbonne. Il est associé à l’International Initiative for Pro- moting Political Economics (Londres), à l’Union of Radical Political Economics (New York), à la Chubu University (Nagoya), la (...) Lire la suite »
Là-bas comme ici, les changements sociaux sont réversibles

Fin de cycle en Amérique Latine ?

Jean ORTIZ

De nombreux lecteurs, amis, camarades, demandent avec insistance que je dresse un bilan sur l’Amérique latine. Comment s’y risquer ? Ces mêmes militants de la solidarité sont souvent gagnés par la déprime, la gueule de bois, au sujet de la situation actuelle au sud du Rio Bravo.

Il est vrai que nous avons vécu une vingtaine d’années euphoriques, d’avancées révolutionnaires (cette expression me paraît mieux adaptée que « révolution ») jamais vues, un groupe de dirigeants anti-impérialistes exceptionnel, un début d’intégration continentale remarquable, une affirmation internationale souveraine du continent. Tout ceci nous a conduits à survaloriser les processus d’émancipation. Il y a si longtemps que l’Amérique du sud n’était que le sud de l’Amérique du nord, le « jardin », selon Reagan. Je ne regrette, en ce qui me concerne, rien de ce que j’ai écrit. Le terrain, les mouvements populaires, les changements, produisent chez le journaliste engagé (je n’en connais pas qui soient « neutres ») une empathie, un enthousiasme porteurs, solidaires. Les lecteurs souhaitent que je réponde à cette question : « Sommes-nous désormais entrés dans un « nouveau cycle », contre-révolutionnaire celui-là. L’histoire avance-t-elle par cycles ? Débat à n’en plus finir étant donné les spécificités de chaque (...) Lire la suite »

Amérique latine, un seul mot d’ordre : résister !

Alberto Ruano & Bernard Tornare
Suite à la révolution bolivarienne, initiée par le commandant Hugo Chavez au Venezuela en 1998, puis ensuite, suivant différentes voies dans la plupart des pays sud américains, il s'est développé de puissants mouvements sociaux et de groupements politiques d’une nouvelle gauche qui ont conduit à l’établissement de gouvernements démocratiques avec un très fort soutien populaire. Dans la Bolivie d’Evo Morales, en Equateur sous la conduite de Rafael Correa, au Brésil durant les présidences de Luiz Inacio Lula da Silva et de Dilma Rousseff, dans l’Argentine des présidents Néstor et Cristina Kirchner, mais aussi en Uruguay sous le gouvernement de José « Pepe » Mujica, au Paraguay pendant la présidence de Fernando Lugo et naturellement au Venezuela dirigé par Nicolas Maduro. Ce sont dans ces pays qu'ont été réalisées des transformations inédites en Amérique Latine et surtout ces présidences populaires ont déplacé les élites traditionnelles de la conduite des destinées nationales. Dans la diversité des (...) Lire la suite »
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