RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher
Thème : Amérique latine
Et quelques informations sur ce qui se passe au Nicaragua

La voix dissonante du Forum de São Paulo

Maurice LEMOINE
La 24e édition du Forum de São Paulo (FSP), rencontre qui rassemble les partis et mouvements progressistes de l’Amérique latine et de la Caraïbe, s’est tenue à La Havane du 15 au 17 juillet. Fondé en 1990 par le président cubain Fidel Castro et celui qui n’était encore que le dirigeant au Brésil du Parti des travailleurs (PT), Luiz Inácio Lula da Silva, ce rassemblement accueillit d’emblée tant des partis de gauche modérés que des formations forgées dans la lutte armée, des partis communistes (dont le PCC cubain) et leurs différentes scissions. « Affronter le néolibéralisme en Amérique latine, nous expliquera bien plus tard Valter Pomar, membre de la direction nationale du PT, exigeait une attitude ouverte et plurielle, prenant en compte tant la crise traversée par le communisme que celle frappant la social-démocratie. » Présent à La Havane et évoquant, lors de la journée de clôture de cette édition 2018, son prédécesseur à la présidence du Venezuela, Nicolás Maduro a rappelé avec émotion : « [Hugo] Chávez (...) Lire la suite »
22 

Brésil : Lettre de Lula au Forum de Sao Paulo (Cuba Debate)

Après avoir salué le président du Conseil d'Etat et du Conseil des Ministres Miguel Díaz-Canel, la secrétaire générale du Forum, Mónica Valente, et les délégations présentes, Lula écrit : Je vous remercie pour le soutien et la solidarité que vous avez apporté à ma personne, à mon parti PT et aux autres camarades persécutés par la droite au Brésil. Celle-ci ne sait pas cohabiter avec la démocratie et, avec le soutien des médias et du pouvoir judiciaire, veut nous empêcher de revenir au Gouvernement et de rendre sa dignité, sa liberté et ses droits au peuple brésilien. Quand Fidel et moi, en 1990, avions proposé que la gauche latino-américaine et caribéenne se réunisse pour évaluer les transformations profondes que le monde avait subi à ce moment-là avec l'ascension du néolibéralisme en économie et en politique, avec la fin des régimes du socialisme réel en Europe orientale et la fin de la bipolarité du système international, nous avions clairement conscience de l'importance de cette initiative. Ce que nous ne (...) Lire la suite »

Amérique Latine : Les élections en Colombie, au Mexique et au Venezuela définissent la géopolitique régionale (Resumen Latinoamericano)

Jesús Rafael Gamarra Luna

Nous assistons à un moment où existent de grandes possibilités de changement dans la réalité économique et politique des nations du monde et en particulier en Amérique Latine et dans les Caraïbes : des possibilités de nouveaux réalignements qui permettraient de poursuivre la construction d'un monde multipolaire et multi-centré. L'imposition des intérêts mondiaux de l'Empire à la tête des Etats-Unis et les réponses des puissances émergentes comme la Russie et la Chine indiquent que le monde est interconnecté et que les mouvements des uns et des autres ont un impact sur chaque région mais les décisions souveraines des nations indépendantes ont aussi une incidence sur la géopolitique.

L'ordre du jour de l'empire nord-américain a été traversé par la décision de faire et de développer des guerres dans plusieurs régions du globe en cherchent à rester la force militaire hégémonique dans le monde et à récupérer des positions politiques et économiques perdues à cause d'erreurs stratégiques et tactiques qui donnent la priorité à la guerre pour accélérer l'extractivisme et la diplomatie de la force, le gourdin, la chantage et les armes pour amoindrir la crise intérieure et la crise du capitalisme impérial. Dans notre région, son échec politique a été évident pour freiner le processus bolivarien qui en peu de temps, a pris profondément racine. L'échec militaire du coup d'Etat d'avril 2002 au Venezuela dirigé par les Etats-Unis a amené à chercher d'autres façons d'affaiblir et de freiner le processus dirigé par Hugo Chávez en impliquant de nombreux pays de la région, en développant toutes les stratégies de guerre au Venezuela et dans les pays qui partagent les processus démocratiques. Ces mouvements ont (...) Lire la suite »

L’Amérique n’a pas de maître

Gabriela Avila Gomez

Une fois de plus, revenus aux principes de la doctrine Monroe, les États-Unis prétendent faire de la région son « arrière-cour » « L’AMÉRIQUE aux Américains » est une expression qui résonne depuis le 19e siècle aux oreilles de ceux qui luttent pour l’intégration régionale et pour l’unité au-delà de la diversité

Cette expression, qui répond à la doctrine Monroe, attribuée au président James Monroe, semblait avoir été reléguée un certain temps dans un recoin des diverses administrations des États-Unis, bien qu’elle n’ait jamais été abandonnée. Aujourd'hui, le gouvernement étasunien, dirigé par le président Donald Trump l’a remise au goût du jour, plus présente que jamais, depuis sa candidature à la Maison-Blanche sous le slogan de campagne « Make America great again » (Rendre l'Amérique grande à nouveau). Telle a été sa politique depuis l'année dernière, lorsqu’il a pris les commandes du pays : il s’est attaqué aux migrants, il a défendu l’idée du « protectionnisme » économique et, concernant notre île de Cuba, il est revenu sur bon nombre des avancées réalisées au cours du précédent mandat de Barack Obama. À présent, son objectif est de s’abattre avec cette force supplémentaire sur nos peuples d'Amérique latine. L'un des hauts fonctionnaires de l'administration Trump, le Secrétaire d'État Rex Tillerson, vient d’effectuer une (...) Lire la suite »

« Il existe un projet de recolonisation régionale en Amérique latine » (1/2)

Stella CALLONI

Après la « décennie d’or » des gouvernements progressistes qui ont pour la première fois mis en place des politiques sociales fortes et travaillé pour l’unité latino-américaine, le retour au pouvoir de la droite en Argentine et au Brésil est marqué par la destruction des services publics et une répression brutale qui rappelle les années sombres des dictatures des années 1970. Pour Stella Calloni, experte en histoire des relations entre les pays du Cône sud et les États-Unis, c’est loin d’être un hasard : aux dictatures marquées par la doctrine de « sécurité nationale » made in USA, ont succédé des « démocraties de sécurité nationale ». L’année 2018 offre une perspective décisive, avec des élections dans des pays aussi stratégiques que le Mexique, la Colombie, le Venezuela, le Brésil ou le Paraguay. Le moment est-il venu pour les peuples de Notre Amérique ?

Alex Anfruns : Les deux premières années du gouvernement Macri viennent de s’achever. Quel bilan feriez-vous de cette période ? Stella Calloni : Depuis le 10 décembre 2015, date à laquelle Macri a été investi, on a assisté à un gouvernement dont le président et les ministres font tous partie d’organisations étasuniennes, comme Heritage Foundation, la National Endowment for Democracy (NED) et d’autres. Les USA les ont créées comme « face sociale de la CIA ». C’est à dire qu’elles effectuent un travail autrefois mené par la CIA depuis l’ambassade : elles reçoivent de l’argent des organisations gouvernementales dans tout le pays. Je considère ce gouvernement comme illégitime depuis le début, depuis sa prise de pouvoir. Pour la première fois dans l’histoire de l’Argentine, nous avons un président qui arrive au pouvoir alors que deux procès à son encontre sont en cours, ce qui est anticonstitutionnel : l’un le met en cause pour des écoutes illégales, lorsqu’il était le chef du gouvernement de la ville de Buenos (...) Lire la suite »

« Cremada » de Maïté Pinero

Bernard Revel
Prix Odette Coste des Vendanges littéraires 2017 Maïté Pinero est née à Ille-sur-Têt. Journaliste, elle a été correspondante de presse en Amérique Latine dans les années quatre-vingts. Elle a couvert la révolution sandiniste au Nicaragua, les guérillas au Salvador et en Colombie, la chute des dictatures chiliennes et haïtiennes. Elle a écrit plusieurs romans et recueils de nouvelles dont « Le trouble des eaux » (Julliard, 1995). Les huit nouvelles de « Cremada », rééditées par Philippe Salus, illustrent parfaitement le ton « Noir » de la collection que lance Mare Nostrum. Très différentes les unes des autres, elles ont pour cadre, à l’exception de la dernière, la région natale de l’auteur et racontent des destins scellés par le non-dit, l’accident, l’origine, la violence conjugale, le soupçon. Dans un monde rural où les voisins épient, écoutent, font des ragots, les faibles - des femmes et des enfants surtout - sont condamnés au silence et n’ont d’autre échappatoire que la mort ou la vengeance. Les humains ne (...) Lire la suite »

Amérique Latine : Solidarité entre voyous

Christian RODRIGUEZ
Au Pérou, une manifestation a eu lieu ce dimanche pour protester contre l’amnistie pour raisons humanitaires accordée à Alberto Fujimori par le président Pedro Pablo Kuczynski. De la Place San Martín, ils se dirigeaient vers la Place d’Armes où se trouve le Palais Gouvernemental mais la police les en a empêché. Ils portaient avec eux des photos des crimes de Cantuta et de Barrios Altos où est impliqué Fujimori. Il y a quelques jours, une autre manifestation a eu lieu pour protester contre la corruption alors que le président Kuczinski était visé par une procédure de destitution dans l’affaire Odebrecht, le géant latino-américain du BTP, destitution à laquelle il a « miraculeusement » échappé. De là à penser que cela pourrait être avec la bénédiction de sa principale opposante, Keiko Fujimori, serait purement fortuit. Au Brésil de Michel Temer, Marcelo Odebrecht sort de prison et passe à une arrestation à domicile. Condamné à 10 ans de prison pour corruption, ses aveux lui ont permis de réduire sa peine qui (...) Lire la suite »

Le Venezuela lance la campagne contre la violence envers les femmes (Ciudad Caracas)

Ciudad CCS*

L’élection le 30 juillet dernier d’une Assemblée Constituante au Venezuela remobilise les énergies dans la bataille permanente pour développer les droits de la femme.

L’élection le 30 juillet dernier d’une Assemblée Constituante au Venezuela remobilise les énergies dans la bataille permanente pour développer les droits de la femme. Ce mercredi, dans tout le pays, a commencé la campagne nationale contre la violence envers les femmes. Les activités se dérouleront du 1er novembre au 10 décembre 2017 afin de sensibiliser tous les secteurs de la population au droit de la femme à une vie exempte de toute forme de violence. La campagne a démarré le mercredi 1 novembre sur le thème : « La paix commence à la maison, stop à la violence contre les femmes » . Lors d’un entretien dans le cadre de l’émission « Encendidos » à Venezolana de Television, la Vice-Ministre pour la Protection des Droits de la Femme, Rebeca Madriz a la société à mener une évaluation interne sur ce plan dans chacun de ses secteurs et surtout d’introduire le thème de la violence contre les femmes en tant que délit dans le débat public et politique, ainsi qu’à exiger que les droits des citoyennes soient reconnus (...) Lire la suite »

Du Venezuela et de l’Amérique Latine

Jean-Michel HUREAU
Le dénigrement des médias sur le régime vénézuélien et son emprise sur l’opinion publique, y compris ceux qui se prennent pour des politiciens et qui la répercute sans discernement, pourrait prêter à sourire si cela n’en était pas dramatique. Tous, écrits, parlés ou télévisés prétendent donner une information alors qu’elle n’est qu’un instrument de propagande visant le pouvoir en place. Vous aurez remarqué que, d’une seule voix et sans aucune démonstration, ils affirment que le régime est dictatorial ou en voie de le devenir. Or, chacun sait qu’il ne suffit pas d’affirmer pour faire une vérité. Il serait bon de faire preuve d’un regard plus critique quant à la situation, ce que nous serions en droit d’attendre de vrais journalistes. Le manichéisme des journalistes est sans bornes comme on peut le constater dans les manchettes des journaux, avec force photos, ou par les questions vicieuses qui sont posées à ceux qui ont l’audace de dire que la situation est plus complexe que ce que l’on voudrait bien nous faire (...) Lire la suite »

1973-2017 : l’effondrement idéologique de la “gauche” française

Bruno GUIGUE
En 1973, le coup d'Etat du général Pinochet contre le gouvernement d'Unité populaire au Chili provoqua une vague d'indignation sans précédent dans les milieux progressistes du monde entier. La gauche européenne en fit le symbole du cynisme des classes dominantes qui appuyèrent ce “pronunciamiento”. Elle accusa Washington, complice du futur dictateur, d'avoir tué la démocratie en armant le bras meurtrier des militaires putschistes. En 2017, au contraire, les tentatives de déstabilisation du pouvoir légitime au Vénézuéla ne recueillent au mieux qu'un silence gêné, un sermon moralisateur, quand ce n'est pas une diatribe antichaviste de la part des milieux de gauche, qu'il s'agisse des responsables politiques, des intellectuels qui ont pignon sur rue ou des organes de presse à gros tirage. Du PS à l'extrême-gauche (à l'exception du “Pôle de renaissance communiste en France”, qui a les idées claires), on louvoie, on ménage la chèvre et le chou, on reproche au président Maduro son “autoritarisme” tout en (...) Lire la suite »
157 
afficher la suite 0 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 | ... | 190