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Thème : Bresil

Brésil : les conditions de détention de Lula !

Christian RODRIGUEZ
Comme l'a dit Tarso Genro, l'ex-ministre de la justice brésilienne, les conditions de détention de Lula sont lamentables. Non seulement sa sécurité n'est pas assurée car dans les locaux de la police fédérale, il circule beaucoup de contractuels et il est impossible de tout contrôler mais aussi les locaux ne sont pas adaptés à la détention et il ne peut même pas sortir faire la promenade. Par ailleurs, Leonardo Boff, une des figures les plus importantes de la théologie de la libération, et Adolfo Peréz Esquivel, prix Nobel de la paix, se sont vus refuser la possibilité de lui rendre visite. Liberté pour Lula, prisonnier politique ! Le Comité de Solidarité à Lula et à la démocratie au Brésil appelle à une manifestation le lundi 23 avril à 18h Place de la Reine Astrid 75008 Paris. M : Alma Marceau Christian (...) Lire la suite »
Le Brésil n’a plus de démocratie, son gouvernement élu a été déchu par des manœuvres dignes des pires mafias

Brésil urgent : la démocratie assassinée

João Whitaker
L’emprisonnement de Lula, décrété le 5 avril, marque l’apothéose d’un coup d’État minutieusement préparé et mis en route depuis 2014. La version des grands médias en Europe ne fait que reproduire celles des cinq grands groupes de communication brésiliens, tous dans les mains de cinq grandes familles, elles-aussi impliquées dans le coup d’État. Voici une chronologie explicative des événements. Acte 1 – renverser un gouvernement légitimement élu 1) Dans un premier temps, la stratégie est d’annuler un gouvernement légitimement élu. Aecio Neves, le candidat du PSDB (droite) vaincu par Dilma Roussef aux présidentielles de décembre 2014 (aujourd’hui en disgrâce à cause de multiples accusations de corruption), donne le ton dès le mois de juillet 2015 de ce qui sera la stratégie du coup d’État, Même si la présidente Dilma n’est nullement accusée accusation de corruption, Neves déclare : « nous n’avons pas perdu l’élection pour un parti politique, nous l’avons perdue pour une organisation criminelle ». Il conclut qu’« à (...) Lire la suite »

Déclaration de Lula samedi 7 avril 2018 à l’occasion de la messe célébrée en hommage à sa défunte épouse. (Granma)

Digital Editor

Il sera transféré par hélicoptère à Curitiba pour éviter les manifestations. Une cellule d’environ 15 mètres carrés l’y attend, avec une salle de bain privée et le droit à deux heures d’air frais par jour.

"Je vais obéir à leur commandement." C'est ainsi que Luis Inácio Lula Da Silva a confirmé ce matin qu'il se conformera à l'ordre de son emprisonnement, mais il a précisé que "personne aujourd'hui ne dormira avec la conscience aussi tranquille que la mienne". L'ancien président du Brésil a participé à une messe en hommage à sa défunte épouse, samedi dernier, au Syndicat des Métallurgistes de la banlieue de Sao Paulo où il a été barricadé pendant deux jours pour négocier sa reddition à la police et a dit qu'il n'avait pas peur. "La mort d'un combattant n'arrête pas la révolution, s’est-t-il écrié. "Ils se trompent s’ils pensent que je vais m’arrêter, je n'arrêterai pas parce que je ne suis pas un être humain, je suis une idée ", a-t-il déclaré. Lula a affirmé que beaucoup de gens lui ont conseillé de demander "l'asile en Uruguay", mais qu'il ne veut pas être un "fugitif". "Je fais quelque chose de très conscient ", a-t-il dit, faisant référence à sa reddition à la police. Cependant, il a dit que "plus de jours on me (...) Lire la suite »
L’ex-président brésilien s’est vu refuser la demande d’habeas corpus préventif déposée par ses avocats

Lula et le « crime » de la gauche

Gabriela Avila Gomez
Le « crime » de Lula, c’est d’être de gauche, dans un contexte où les forces de la droite internationale imposent leur hégémonie déstabilisatrice dans la région. Son « crime », c’est d'avoir aidé à fonder, il y a 38 ans, le Parti des travailleurs (PT), une plateforme qui a donné la parole aux mouvements syndicaux et qui se bat pour leurs droits. Le « crime » de Lula est d'avoir remporté les élections présidentielles de 2002 en tant que représentant du PT et d'être devenu le président ayant obtenu le plus de voix de l'histoire du Brésil. C’est d’avoir quitté son second mandat avec 80% d'approbation, offrant à son pays une croissance économique de 7,5% et un salaire minimum 54% plus élevé que celui de son premier gouvernement. Le « crime » de cet ouvrier métallurgiste, c'est d'avoir sorti plus de 30 millions de Brésiliens de la pauvreté, d’avoir réduit le taux de chômage et placé son pays sur la carte des puissances émergentes. Le « crime » de Lula, c’est d’avoir inspiré le plus grand pays d'Amérique latine et (...) Lire la suite »

Brésil : hors-jeu de Lula, hors-jeu démocratique

Jean-Jacques Kourliandsky
Une petite majorité, mais une majorité suffisante du TSF, le Tribunal supérieur fédéral du Brésil (Supremo Tribunal Federal-STF) a décidé, mercredi 4 avril 2018, de rejeter l’appel présenté par les avocats de l’exprésident Lula. Cette décision réduit de façon drastique la perspective d’une candidature Lula aux présidentielles du 7 octobre prochain qu’il avait de grandes chances de gagner. En effet, les sondages le plaçaient nettement en tête des intentions de vote depuis plusieurs mois. Tout n’est pas encore définitivement joué. Les juristes évoquent diverses options d’appel en dépit de l’appel rejeté par le Tribunal régional fédéral n°4 (TRF4) de Porto Alegre le 27 mars dernier. Un recours devant le Tribunal supérieur de justice concernant l’éventuel non-respect de la procédure, voire une nouvelle saisine du TSF s’appuyant sur la violation de certains éléments de la Constitution par le juge. Toutefois, ces experts reconnaissent que ces appels ne sont pas suspensifs. Dès lors, le juge de première instance Sergio (...) Lire la suite »

Brésil : le coup d’Etat permanent

Christian RODRIGUEZ
Le Tribunal Suprême Fédéral a confirmé la peine de 12 ans de prison pour corruption passive contre Lula, l’empêchant ainsi de briguer la présidence de la République à la fin de l’année, alors qu’il en était le grand favori. Après le coup d’Etat institutionnel contre Dilma Rousseff et la prise du pouvoir par Michel Temer, c’est donc une nouvelle étape que vient de franchir le pouvoir de facto pour anéantir toute velléité d’opposition. Il s’agit d’une leçon de mépris et d’arrogance de la part de la droite néolibérale réactionnaire car Lula fût le premier président ouvrier du Brésil. Son élection avait été une insulte suprême que les pauvres et les exclus avaient infligé à la caste réactionnaire. Sous sa présidence, les acquis sociaux ont été consolidés. Alors que de toute part, on agite la présomption d’innocence envers les politiques soupçonnés de malversations diverses, curieusement cet argument n’est pas évoqué concernant Lula bien que la constitution brésilienne la garantisse. Lula est condamné sans preuve et certains (...) Lire la suite »

Brésil : prison pour l’instigateur de la destitution de Dilma Rousseff

Christian RODRIGUEZ
L’ex-président de la Chambre des Députés, Eduardo Cunha, a été condamné à 15 ans et 4 mois de prison pour corruption, blanchiment d’argent et évasion fiscale. Du Parti du Mouvement Démocratique Brésilien (PMDB), dirigé par Michel Temer, le président intérimaire, c’est lui qui est l’instigateur de la destitution de la présidente constitutionnelle, Dilma Rousseff. Il est condamné pour avoir fait des bénéfices irréguliers pendant son mandat de député en 2011. Un compte en Suisse à son nom avec 2,5 millions de dollars non déclarés a été bloqué et ses avoirs seront confisqués. Les vrais voyous ne sont pas toujours ceux que l’on voudrait bien nous faire croire a priori... Source : http://diariolaportada.com/condenan-a-15-anos-de-carcel-al-impulsor-de... Christian RODRIGUEZ Lire la suite »

Brésil, démocratie en danger.

Christophe VENTURA
Ce pays n'est plus le même. Un nouveau type de régime est en place. Il vide chaque jour un peu plus la sève démocratique et sociale du pays. Dans le silence médiatique, droits sociaux et démocratiques sont rongés quotidiennement. Répression des mouvements sociaux (hier professeurs mobilisés à Sao Paulo violentés et gazés pour avoir demandé la sauvegarde des financements des écoles), désintégration par "inanition" des services publics et des politiques sociales (plus de financements sans formellement stopper les programmes) comme l'a parfaitement exposée dans un débat du FSM l'ancienne ministre de Dilma Rousseff Nilma Lino Gomes (ministre des femmes, de l'égalité raciale et de la jeunesse), super austérité, judiciarisation de la vie publique, militarisation de la sécurité publique à Rio, pouvoir médiatique au service de ces évolutions. Ce coup d'Etat contre la démocratie est polymorphe, progressif, sectoriel, il agit par petites touches, désarme en anesthésiant l'opinion publique, agit en conservant les (...) Lire la suite »

Brésil : l’interrogatoire hallucinant de Lula

Christian RODRIGUEZ

Attention, ceci n’est pas une blague, ou pour employer le terme à la mode : une fake news. Accusé de corruption pour posséder un triplex et condamné depuis, sans preuves, à 12 ans et 1 mois de prison, Lula a répondu aux questions du juge Sérgio Moro.

Voici la transcription hallucinante de l ‘interrogatoire : L’appartement est à vous ? Non C’est sûr ? Sûr Alors, il n’est pas à vous ? Non Même pas un petit peu ? Non Autrement dit, vous niez qu’il est à vous ? Je le nie Quand l’avez-vous acheté ? Jamais Combien vous a-t-il coûté ? Rien Depuis combien de temps l’avez-vous ? Depuis jamais C’est à dire qu’il n’est pas à vous ? Non Vous êtes sûr ? Je le suis Et, dites-moi, pourquoi avez-vous choisi cet appartement et pas un autre ? Je ne l’ai pas choisi C’est votre épouse qui l’a choisi ? Non Qui l’a choisi ? Personne Alors, pourquoi l’avez-vous acheté ? Je ne l’ai pas acheté On vous l’a offert ? Non Et comment l’avez-vous obtenu ? Il n’est pas à moi Vous niez qu’il soit à vous ? Je vous l’ai déjà dit Répondez à la question J’ai répondu Vous niez ? Je nie Donc, il n’est pas à vous Non. Monsieur le juge, avez-vous la moindre preuve que cet appartement soit le mien, que j’y ai vécu, que j’y ai passé la moindre nuit, que ma famille y (...) Lire la suite »
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Manifeste : Une élection sans Lula serait frauduleuse

Christian RODRIGUEZ
La tentative pour fixer au 24 janvier, soit en un temps record, la date du jugement en appel du procès de Lula n’a rien de légal. Il s’agit d’un pur acte de persécution politique du leader le plus populaire du pays. Le recours à ce moyen vicié, intervenir dans le processus électoral, a lieu car le coup qu’a constitué l’impeachment de Dilma Rousseff n’a pas produit un régime politique de stabilité conservatrice sur le long terme. La stratégie actuellement, après avoir éloigné Dilma de la Présidence de la République, est de démolir le code du travail, menacer la sécurité sociale, privatiser la Petrobras, Electrobras et les banques publiques, et abandonner une politique extérieure digne et active. La réforme du code du travail et le plafond des dépenses publiques n’ont pas attiré les investissements étrangers promis, qui auraient pu soutenir, en 2018, la campagne électorale d’un gouvernement aligné au néolibéralisme. Devant l’impopularité des politiques menées, ces secteurs n’ont pour l’instant pas réussi à (...) Lire la suite »
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