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Thème : Bresil

Du Brésil au Venezuela, les mouvements paysans disent « basta ! » à la droite putschiste

Thierry DERONNE
C’est au cri de « que les corrompus nous rendent nos terres ! » que des centaines de militant(e)s du Mouvement des Sans Terre ont occupé ce 25 juillet du nord au sud du Brésil de grandes propriétés appartenant à des ministres, des sénateurs, et directement ou à travers des prête-noms, au président de facto Michel Temer. A Rio de Janeiro les travailleurs sans terre ont occupé l’immense hacienda improductive de Ricardo Texeira, ex-président de la puissante fédération brésilienne de football, impliqué comme Temer dans de nombreuses affaires de corruption. L’hacienda Santa Rosa, nous explique Joaquin Pineiro, des Sans Terre, sert de plate-forme au blanchissement de capitaux, et « toutes ces terres de corrompus doivent être rendues à la reforme agraire ». La justice brésilienne a ordonné l’expulsion immédiate, ce 25 juillet, des occupants qui ont décidé de maintenir leur campement. Temer – un ultra-libéral qui s’accroche au pouvoir depuis le coup d’État mené par la droite parlementaire contre la présidente élue (...) Lire la suite »

Le glas sonne

Guillermo ALVARADO

Deux nouvelles très inquiétantes avec un potentiel de mobilisation aux conséquences imprévisibles ont secoué ces dernières heures le Brésil. L'une a été l'approbation par le Sénat d'une loi qui fait table rase de droits historiques des travailleurs et l'autre, la condamnation par un juge de première instance, à 9 ans de prison, de l'ex président et leader historique de ce pays, Luiz Inacio Da Silva « Lula », pour de présumés délits de corruption.

Une indignation profonde ébranle les piliers sociaux du dit Géant Sud-américain où la droite et les secteurs du patronat font des pieds et des mains pour instaurer un régime néo-libéral et pour empêcher, coûte que coûte, le retour au pouvoir de Lula et de son Parti, le Parti des Travailleurs. La réforme de l'emploi fait partie du train de mesures que le pouvoir économique a exigé du président Michel Temer en échange de son maintien à une présidence qui manque absolument de légitimité légale et qui n'a aucun appui populaire. Il s'agit, en réalité, de la matérialisation de vieilles aspirations du patronat qui auraient été impossibles sous les administrations de Lula et de Dilma Rousseff car elles privent les travailleurs de toute défense de leurs droits. Plus d'une centaine d'articles du Code du Travail ont été modifiés pour laisser aux mains des patrons des questions comme la durée de la journée de travail qui peut s'étendre jusqu'à 10 heures par jour, l'élimination du paiement des heures supplémentaires, (...) Lire la suite »

Brésil : Revue Pestilentielle (ex-Revue Crade) du 30 mai 2017

Lucien
Il y a environ 8 mois, j'ai interrompu mes interventions et mes traductions sur le blog Si le Brésil m'était traduit, tant l'odeur pestilentielle qui se dégageait des événements au Brésil me devenait insupportable. C'était trop de boue. Observer et rendre compte de l'actualité politique du Brésil depuis le coup d'État de 2016 qui a mis la présidente Dilma dehors, cela équivaut à patauger 24h/24 dans la fange. Comme je ne suis pas journaliste, ni de profession, ni de vocation, rien ne m'empêchait de m'éloigner un peu de ce cloaque. Pourtant, si je sors de ma réserve aujourd'hui, c'est que la situation actuelle du Brésil est si dramatique qu'il est difficile de ne pas en rendre compte. C'est pourquoi j'ai décidé de reprendre La Revue Crade, qui passe en revue les événements de ces derniers jours au Brésil, traités par la blogosphère brésilienne d'information alternative. Comme la presse dominante a nommé cette blogosphère les blogs sujos, ces « saletés de blogs », j'ai choisi d'appeler cette revue la Revue (...) Lire la suite »

La destruction du Brésil et sa décomposition morale (Jornal GGN)

Aldo FORZIERI
La conséquence la plus tragique du coup d'État (de 2016, qui a écarté Dilma Rousseff de la présidence NdT) est la destruction du Brésil en tant que nation et la décomposition morale de ses institutions. Si l'impeachment représentait lui-même une attaque contre les fondements démocratiques et républicains de la Constitution, le travail du gouvernement illégitime (de Michel Temer NdT) vise la destruction implacable et impitoyable du sens social que le pays a construit depuis la Constitution de 1988. Les mesures gouvernementales parlent d'elles-mêmes et sont synthétisées dans la PEC des dépenses (projet d'amendement de la Constitution gelant les dépenses publiques durant 20 ans NdT), dans les propositions de réforme des pensions et du travail et dans la lente destruction des programmes sociaux tels que Prouni (bourse d'accès à l'enseignement supérieur), Minha Casa Minha Vida (accès à la propriété), Bolsa Família (allocation famille), financement des étudiants, etc. Le gouvernement fédéral et les (...) Lire la suite »

L’ONG Human Rights Watch est-elle trop alignée avec la politique étrangère des Etats-Unis ?

Mark WEISBROT

HRW a ignoré la répression des régimes proches de Washington et rejeté les critiques –notamment de la part de prix Nobel– sur ses conflits d’intérêts.

Les organisations de défense des Droits de l’Homme sont supposées défendre des principes universels tels que l’état de droit ou la liberté face à la répression d’Etat. Mais lorsqu’elles ont leur siège aux Etats-Unis et se rapprochent de son gouvernement, elles se retrouvent parfois alignées avec la politique extérieure de ce pays. Cette situation entache leur crédibilité et peut causer du tort à la cause des droits de l’homme. De récents événements en Amérique latine ont remis cette question sous le feu des projecteurs. Le 29 août, le sénat brésilien a démis de ses fonctions la présidente élue, Dilma Roussef, bien que le procureur fédéral en charge du dossier ait déterminé que les procédures comptables pour lesquelles elle était mise en cause ne constituaient pas un délit. De plus, des transcriptions d’appels téléphoniques réalisés entre des hommes politiques responsables du processus de destitution qui ont fuité [dans la presse] ont révélé comment ils essayaient de se débarrasser de Dilma afin de se protéger pour (...) Lire la suite »

Washington tente de briser le BRICS - Le pillage du Brésil commence (New Eastern Outlook)

William ENGDAHL
L'appareil à changer les régimes de Washington a pour le moment réussi à briser un maillon important dans l'alliance des grands pays émergents par un passage en force d'une destitution par le Sénat de la présidente dûment élue, Dilma Rousseff. Le 31 août, son vice-président Michel Temer a prêté serment comme président. Dans son premier discours en tant que président, Temer a cyniquement appelé à un gouvernement de « salut national », en demandant la confiance du peuple brésilien. Il a présenté des plans de réforme et a également signalé son intention de réviser les lois du système de retraite et du travail, et de réduire les dépenses publiques, autant de thèmes chers aux banques de Wall Street, du Fonds Monétaire International et leur Consensus de Washington. Maintenant, après moins de trois semaines en poste, Temer a dévoilé ses plans pour la privatisation en masse des joyaux de la couronne du Brésil, à commencer par le pétrole. Le pillage prévu du Brésil par Wall Street est sur le point de démarrer. Il est (...) Lire la suite »

Brésil : Lula combat pied à pied les accusations d’un procureur évangélique qui en appelle à Dieu

Lamia OUALALOU

Le procureur fédéral Dallagnol décrit l’ancien président Lula comme le « commandant en chef » de la corruption. Problème : il n’a pas de preuves. Après la destitution de Dilma Rousseff, l’offensive de quelques magistrats contre Lula résonne comme un nouvel épisode de la tourmente politique qui déchire le pays.

On savait l’ex-président Luiz Inacio da Silva dans la ligne de mire. Mercredi 14 septembre, le procureur de Curitiba Deltan Dallagnol a donné à l'expression son sens le plus littéral en faisant défiler devant les journalistes une série de graphiques en forme de cible, avec Lula au centre. Dirigeant au sein du ministère public fédéral l'enquête sur le gigantesque réseau de corruption au sein de la compagnie publique pétrolière Petrobras, il appuyait ainsi sa demande d'inculpation de l'ex-président pour corruption et blanchiment d'argent. Concrètement, Deltan Dallagnol a affirmé que Lula avait reçu 3,7 millions de réais (1 million d'euros au taux actuel) sous forme d'avantages en nature de l'entreprise de construction OAS, une des principales impliquées dans les détournements de Petrobras. Il aurait notamment bénéficié d'un appartement triplex et de sa rénovation. Le procureur présente ses graphiques qui placent Lula au centre d'un réseau de corruption. Cette accusation surgit deux semaines après la (...) Lire la suite »
Chroniques Latines (L’Humanité)

Du Paraguay au Brésil : l’impérialisme « new look » : les coups d’État « parlementaires »

Jean ORTIZ

Les chroniques Latines de Jean Ortiz portent un regard loin des clichés sur les luttes de libération du continent sud-américains... Toujours un oeil vif sur l’Espagne et les enjeux sous-jacents du quotidien...

Cachez ces objectifs d’hégémonie pour le pillage que l’on ne saurait voir !! Les hypocrites ! Ils ont trouvé en Amérique latine un artifice moins voyant que les Marines d’antan, les GI’s et les bérets verts d’autrefois, les troupes d’élite, la flotte et les porte-avions, les drôles de drones, les bombardements « chirurgicaux » sans anesthésie, l’artillerie lourde... l’impérialisme « hard » a troqué, pour l’heure, la canonnière et le « gros bâton », les centres de torture (ESMA, Villa Grimaldi...), les disparus, les « vols de la mort », pour « l’impérialisme soft » : les coups d’État « de velours », « pseudo-parlementaires », « pseudo-institutionnels », sur fond de travail de sape de la CIA, des fondations et agences subversives (NED, USAID), et de déstabilisation à vif des régimes progressistes d’Amérique latine, par la guerre médiatique, économique... Si le visage et les méthodes de « l’oncle Sam » ont (momentanément) changé, les objectifs restent les mêmes : dominer le monde pour le compte des multinationales, se (...) Lire la suite »

Discours Dilma Rousseff au Sénat Fédéral 29 août 2016 (Pragmatismo politico)

Dima Rousseff a tenu un discours historique devant la Chambre haute du Sénat le lundi 29 août 2016. Le voici retranscrit et traduit par Autres Brésils.

Le 1er janvier 2015, j’ai entamé mon deuxième mandat en tant que Présidente de la République fédérative du Brésil. J’ai été élue avec 54 millions de voix. Lors de mon discours d’investiture, j’ai pris l’engagement de préserver et de défendre la Constitution, ainsi que celui de respecter les lois, et de tout faire pour le bien du peuple brésilien, de subvenir aux besoins de l’Union et de soutenir l’intégrité et l’indépendance du Brésil. Durant l’exercice de la Présidence de la République, j’ai respecté fidèlement l’engagement que j’avais pris devant la Nation et devant ceux qui m’avaient élue. Et j’en suis fière. J’ai toujours cru en la démocratie et en l’état de droit, et j’ai toujours vu la Constitution de 1988 comme l’une des grandes conquêtes de notre peuple. Pendant ce périple pour m’opposer à ma destitution, je me suis rapprochée du peuple, j’ai eu l’occasion d’entendre sa reconnaissance, de voir son attachement. J’ai aussi été confrontée à de dures critiques adressées à l’encontre de mon gouvernement, des erreurs (...) Lire la suite »

Des voix britanniques contre le coup d’état au Brésil

Le quotidien (communiste) britannique The Morning Star a publié une déclaration condamnant le coup d'état au Brésil. La déclaration a été signée par plus de 115 personnalités britanniques dont 35 parlementaires. La déclaration est la suivante : Nous condamnons la suspension de la Présidente Dilma Roussef du Brésil, ce qui constitue une nouvelle escalade dans les tentatives de l'opposition de droite de renverser le gouvernement élu. Il est inadmissible que quelques parlementaires puissent piétiner le volonté politique exprimée dans les urnes par 54 millions de Brésiliens. Le nouveau gouvernement a montré son véritable visage en désignant un cabinet non représentatif, exclusivement masculin, et en lançant une politique néolibérale, dont des licenciements dans le secteur public, qui portera atteinte à des millions de travailleurs et de pauvres. Ceci est incroyable car le gouvernement d'intérim de Temer n'a reçu aucun mandant électoral pour la mise en oeuvre de cette politique qui va à l'encontre des (...) Lire la suite »
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