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Thème : Bresil

Au-delà de la restitution des droits de Lula en tant qu’ancien président.

GRANMA

SAO PAULO.– Le Tribunal régional fédéral de la Troisième Région du Brésil, a ordonné le 29 mai dernier la restitution de ses droits d’ancien président au leader brésilien Luiz Inacio Da Silva, Lula, qui lui avaient été retirés le 17 mai.

SAO PAULO.– Le Tribunal régional fédéral de la Troisième Région du Brésil, a ordonné le 29 mai dernier la restitution de ses droits d'ancien président au leader brésilien Luiz Inacio Da Silva, Lula, qui lui avaient été retirés le 17 mai. La mesure a été émise par le juge André Nabarrete Neto, qui a indiqué dans sa décision que les anciens présidents brésiliens bénéficient « de droits et de prérogatives (et non d’avantages) découlant de l'exercice de la plus haute fonction à la tête de la République et qu'ils ne doivent faire l'objet d'aucune limitation légale ». Rappelons que ces droits lui avaient été retirés par le juge Haroldo Nader sous prétexte qu’il était en prison et ne pouvait dont plus les exercer, a rapporté la chaîne TeleSur. Or, la loi stipule que tous les anciens chefs d'État jouissent de certains droits, à vie, pour avoir occupé le poste le plus élevé de ce pays d’Amérique du Sud. « Les textes normatifs cités garantissent aux anciens présidents non seulement la sécurité personnelle, mais aussi le (...) Lire la suite »

Traduction intégrale du discours prononcé par Lula le 07 avril 2018 avant de se rendre à la police.

Stultitia [le traducteur] a tenu parole. Voilà donc la traduction du discours de Lula annoncée dans le post précédent. Le travail n’a pas été si facile, car il s’agit d’un langage parlé, l’orateur est parfois interrompu, etc. De plus, Lula se réfère souvent à la vie politique brésilienne. Stultitia a donc essayé de rajouter en notes [entre crochets], quand cela lui était possible, des éclaircissements concernant ces allusions. Bien entendu, toute remarque, amélioration ou correction sera bienvenue. * * * Le soir du samedi 07 avril, à São Bernardo do Campo (État de São Paulo), l’ex président Luiz Inácio Lula da Silva a prononcé son dernier discours avant de se livrer à la Police Fédérale afin de respecter l’ordre de détention émis cette semaine par le juge de première instance Sergio Moro. Devant les milliers de personnes qui l’accompagnaient depuis le vendredi soir, Lula, ému, a rappelé le début de sa vie politique au Syndicat des Métallurgistes de la région de ABC, proche de la ville de São Paulo, et a envoyé (...) Lire la suite »

Brésil : les conditions de détention de Lula !

Christian RODRIGUEZ
Comme l'a dit Tarso Genro, l'ex-ministre de la justice brésilienne, les conditions de détention de Lula sont lamentables. Non seulement sa sécurité n'est pas assurée car dans les locaux de la police fédérale, il circule beaucoup de contractuels et il est impossible de tout contrôler mais aussi les locaux ne sont pas adaptés à la détention et il ne peut même pas sortir faire la promenade. Par ailleurs, Leonardo Boff, une des figures les plus importantes de la théologie de la libération, et Adolfo Peréz Esquivel, prix Nobel de la paix, se sont vus refuser la possibilité de lui rendre visite. Liberté pour Lula, prisonnier politique ! Le Comité de Solidarité à Lula et à la démocratie au Brésil appelle à une manifestation le lundi 23 avril à 18h Place de la Reine Astrid 75008 Paris. M : Alma Marceau Christian (...) Lire la suite »
Le Brésil n’a plus de démocratie, son gouvernement élu a été déchu par des manœuvres dignes des pires mafias

Brésil urgent : la démocratie assassinée

João Whitaker
L’emprisonnement de Lula, décrété le 5 avril, marque l’apothéose d’un coup d’État minutieusement préparé et mis en route depuis 2014. La version des grands médias en Europe ne fait que reproduire celles des cinq grands groupes de communication brésiliens, tous dans les mains de cinq grandes familles, elles-aussi impliquées dans le coup d’État. Voici une chronologie explicative des événements. Acte 1 – renverser un gouvernement légitimement élu 1) Dans un premier temps, la stratégie est d’annuler un gouvernement légitimement élu. Aecio Neves, le candidat du PSDB (droite) vaincu par Dilma Roussef aux présidentielles de décembre 2014 (aujourd’hui en disgrâce à cause de multiples accusations de corruption), donne le ton dès le mois de juillet 2015 de ce qui sera la stratégie du coup d’État, Même si la présidente Dilma n’est nullement accusée accusation de corruption, Neves déclare : « nous n’avons pas perdu l’élection pour un parti politique, nous l’avons perdue pour une organisation criminelle ». Il conclut qu’« à (...) Lire la suite »

Déclaration de Lula samedi 7 avril 2018 à l’occasion de la messe célébrée en hommage à sa défunte épouse. (Granma)

Digital Editor

Il sera transféré par hélicoptère à Curitiba pour éviter les manifestations. Une cellule d’environ 15 mètres carrés l’y attend, avec une salle de bain privée et le droit à deux heures d’air frais par jour.

"Je vais obéir à leur commandement." C'est ainsi que Luis Inácio Lula Da Silva a confirmé ce matin qu'il se conformera à l'ordre de son emprisonnement, mais il a précisé que "personne aujourd'hui ne dormira avec la conscience aussi tranquille que la mienne". L'ancien président du Brésil a participé à une messe en hommage à sa défunte épouse, samedi dernier, au Syndicat des Métallurgistes de la banlieue de Sao Paulo où il a été barricadé pendant deux jours pour négocier sa reddition à la police et a dit qu'il n'avait pas peur. "La mort d'un combattant n'arrête pas la révolution, s’est-t-il écrié. "Ils se trompent s’ils pensent que je vais m’arrêter, je n'arrêterai pas parce que je ne suis pas un être humain, je suis une idée ", a-t-il déclaré. Lula a affirmé que beaucoup de gens lui ont conseillé de demander "l'asile en Uruguay", mais qu'il ne veut pas être un "fugitif". "Je fais quelque chose de très conscient ", a-t-il dit, faisant référence à sa reddition à la police. Cependant, il a dit que "plus de jours on me (...) Lire la suite »
L’ex-président brésilien s’est vu refuser la demande d’habeas corpus préventif déposée par ses avocats

Lula et le « crime » de la gauche

Gabriela Avila Gomez
Le « crime » de Lula, c’est d’être de gauche, dans un contexte où les forces de la droite internationale imposent leur hégémonie déstabilisatrice dans la région. Son « crime », c’est d'avoir aidé à fonder, il y a 38 ans, le Parti des travailleurs (PT), une plateforme qui a donné la parole aux mouvements syndicaux et qui se bat pour leurs droits. Le « crime » de Lula est d'avoir remporté les élections présidentielles de 2002 en tant que représentant du PT et d'être devenu le président ayant obtenu le plus de voix de l'histoire du Brésil. C’est d’avoir quitté son second mandat avec 80% d'approbation, offrant à son pays une croissance économique de 7,5% et un salaire minimum 54% plus élevé que celui de son premier gouvernement. Le « crime » de cet ouvrier métallurgiste, c'est d'avoir sorti plus de 30 millions de Brésiliens de la pauvreté, d’avoir réduit le taux de chômage et placé son pays sur la carte des puissances émergentes. Le « crime » de Lula, c’est d’avoir inspiré le plus grand pays d'Amérique latine et (...) Lire la suite »

Brésil : hors-jeu de Lula, hors-jeu démocratique

Jean-Jacques Kourliandsky
Une petite majorité, mais une majorité suffisante du TSF, le Tribunal supérieur fédéral du Brésil (Supremo Tribunal Federal-STF) a décidé, mercredi 4 avril 2018, de rejeter l’appel présenté par les avocats de l’exprésident Lula. Cette décision réduit de façon drastique la perspective d’une candidature Lula aux présidentielles du 7 octobre prochain qu’il avait de grandes chances de gagner. En effet, les sondages le plaçaient nettement en tête des intentions de vote depuis plusieurs mois. Tout n’est pas encore définitivement joué. Les juristes évoquent diverses options d’appel en dépit de l’appel rejeté par le Tribunal régional fédéral n°4 (TRF4) de Porto Alegre le 27 mars dernier. Un recours devant le Tribunal supérieur de justice concernant l’éventuel non-respect de la procédure, voire une nouvelle saisine du TSF s’appuyant sur la violation de certains éléments de la Constitution par le juge. Toutefois, ces experts reconnaissent que ces appels ne sont pas suspensifs. Dès lors, le juge de première instance Sergio (...) Lire la suite »

Brésil : le coup d’Etat permanent

Christian RODRIGUEZ
Le Tribunal Suprême Fédéral a confirmé la peine de 12 ans de prison pour corruption passive contre Lula, l’empêchant ainsi de briguer la présidence de la République à la fin de l’année, alors qu’il en était le grand favori. Après le coup d’Etat institutionnel contre Dilma Rousseff et la prise du pouvoir par Michel Temer, c’est donc une nouvelle étape que vient de franchir le pouvoir de facto pour anéantir toute velléité d’opposition. Il s’agit d’une leçon de mépris et d’arrogance de la part de la droite néolibérale réactionnaire car Lula fût le premier président ouvrier du Brésil. Son élection avait été une insulte suprême que les pauvres et les exclus avaient infligé à la caste réactionnaire. Sous sa présidence, les acquis sociaux ont été consolidés. Alors que de toute part, on agite la présomption d’innocence envers les politiques soupçonnés de malversations diverses, curieusement cet argument n’est pas évoqué concernant Lula bien que la constitution brésilienne la garantisse. Lula est condamné sans preuve et certains (...) Lire la suite »

Brésil : prison pour l’instigateur de la destitution de Dilma Rousseff

Christian RODRIGUEZ
L’ex-président de la Chambre des Députés, Eduardo Cunha, a été condamné à 15 ans et 4 mois de prison pour corruption, blanchiment d’argent et évasion fiscale. Du Parti du Mouvement Démocratique Brésilien (PMDB), dirigé par Michel Temer, le président intérimaire, c’est lui qui est l’instigateur de la destitution de la présidente constitutionnelle, Dilma Rousseff. Il est condamné pour avoir fait des bénéfices irréguliers pendant son mandat de député en 2011. Un compte en Suisse à son nom avec 2,5 millions de dollars non déclarés a été bloqué et ses avoirs seront confisqués. Les vrais voyous ne sont pas toujours ceux que l’on voudrait bien nous faire croire a priori... Source : http://diariolaportada.com/condenan-a-15-anos-de-carcel-al-impulsor-de... Christian RODRIGUEZ Lire la suite »

Brésil, démocratie en danger.

Christophe VENTURA
Ce pays n'est plus le même. Un nouveau type de régime est en place. Il vide chaque jour un peu plus la sève démocratique et sociale du pays. Dans le silence médiatique, droits sociaux et démocratiques sont rongés quotidiennement. Répression des mouvements sociaux (hier professeurs mobilisés à Sao Paulo violentés et gazés pour avoir demandé la sauvegarde des financements des écoles), désintégration par "inanition" des services publics et des politiques sociales (plus de financements sans formellement stopper les programmes) comme l'a parfaitement exposée dans un débat du FSM l'ancienne ministre de Dilma Rousseff Nilma Lino Gomes (ministre des femmes, de l'égalité raciale et de la jeunesse), super austérité, judiciarisation de la vie publique, militarisation de la sécurité publique à Rio, pouvoir médiatique au service de ces évolutions. Ce coup d'Etat contre la démocratie est polymorphe, progressif, sectoriel, il agit par petites touches, désarme en anesthésiant l'opinion publique, agit en conservant les (...) Lire la suite »
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