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Thème : Capitalisme

Les puissances de l’argent ont mis fin à l’esclavage

Bernard CONTE

Contrairement à l'idée que le système capitaliste ne fait que s'adapter aux variations de son environnement, j'affirme que ledit système façonne son environnement avec pour objectif : le profit à n'importe quel prix.

La très grande majorité des économistes considère que le capitalisme s’adapte pleinement aux variations, parfois erratiques, de son environnement. Ainsi, le système s’ajusterait aux « chocs » tant internes qu’externes dans une stratégie essentiellement défensive. Au contraire, j’affirme que pour atteindre son objectif d’exploitation maximale à moindre coût, le système capitaliste déploie une stratégie offensive de façonnage de son environnement. Il impose un ajustement structurel permanent à la société dans son ensemble (1). Dans sa recherche du profit maximal et de l’asservissement du plus grand nombre, il procède par étapes successives qui façonnent les structures de la société. Chaque phase correspond à une configuration spécifique du rapport social qui prépare la suivante. Lorsqu’une configuration d’exploitation donnée se révèle moins profitable qu’une autre option, le système modifie l’organisation initiale. Pour ce faire, il mobilise ses agents (ses auxiliaires) dans les domaines politique, littéraire, (...) Lire la suite »

Voici tout ce qui ne va pas avec le féminisme dominant.

Caitlin JOHNSTONE
Des médias comme MSNBC et Politico ont fait les manchettes enthousiastes avec des titres comme "Le complexe militaro-industriel est maintenant dirigé par des femmes" et "Comment les femmes ont pris le contrôle du complexe militaro-industriel". Apparemment, quatre des cinq meilleurs "entrepreneurs" de la défense américaine sont maintenant des femmes, dont je ne me donnerai pas la peine d'apprendre les noms ou d'en rendre compte parce que je m'en fiche. Ces manchettes sont ridiculisées, et à juste titre, par les critiques de l'état d'esprit au sein de l'establishment et cette auto-parodie caricaturale du libéralisme d'entreprise. Presque tout dans le libéralisme américain se résume en fin de compte à promouvoir le meurtre de masse, l'exploitation et l'écocide à des fins lucratives tout en brandissant des banderoles "Ouais, Vive la diversité !" pour que la foule du politiquement correct puisse se sentir bien dans sa peau. Mais le fait que ces histoires existent et ont un auditoire illustre les (...) Lire la suite »
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Le capitalisme, un aller simple… sans retour possible

Fabrice AUBERT
Introduction : L’idée de ce papier est née d’un article lu sur un média classique [1]. Mais avant que d’en parler, rappelons. Les humains de la « démocratie libérale » étaient confrontés à un système Stalinien dénommé URSS. La fin du « système soviétique » devait ouvrir sur une période de paix et de prospérité partagée, du fait de la « mondialisation » dite libérale… De fait, pour la paix, depuis le 11 Septembre, c’est foutu, conséquence du système lui-même. Il fallait bien substituer à la « lutte contre le communisme », de fait dissous depuis 1989, la lutte contre le terrorisme, nouveau adversaire à présenter aux peuples en vue de justifier les financements militaires. Quant à la prospérité des peuples, là encore, depuis le Krach de 2008, c’est aussi foutu… D’où la question suivante : « Dans une démocratie de marché », le retour est-il possible ? ou s’agit-il d’un « aller simple » sans aucun retour possible ? Du mur de Berlin au mur d’argent : Il n’est pas facile pour le communiste (et aujourd’hui insoumis) que je (...) Lire la suite »

« Le capitalisme est un système défaillant incapable de résoudre les grands problèmes mondiaux »

Tomasz PIERSCIONEK
Mohsen Abdelmoumen : Vous avez travaillé sur le thème de la gauche occidentale. D’après vous, peut-on dire que cette gauche est en crise ? Dr. Tomasz Pierscionek : La dernière décennie d’austérité, qui a vu les riches s’enrichir aux dépens de tous les autres et a montré que le capitalisme est un système défaillant incapable de résoudre les grands problèmes mondiaux offre à la gauche l’occasion de présenter des programmes alternatifs bénéficiant à la majorité plutôt qu’à une minorité riche et puissante. En Europe occidentale et aux États-Unis, touchés par des années d’endoctrinement sur les « échecs » du socialisme, les politiciens de gauche et les partis ouvriers ont fait preuve de prudence pour ne pas paraître trop gauchistes et ont été confrontés à la colère des riches et de leurs auxiliaires des médias. Ce faisant, ils ont échoué à prendre conscience du potentiel de la gauche pour expliquer et défendre les idées socialistes et défier directement le capitalisme. Loin d’être marxistes, diabolisés par les médias, les (...) Lire la suite »

Discours de Macron : entre mesurettes et enfumage

RÉPUBLIQUE SOCIALE

Après près d’un mois de mobilisation des gilets jaunes, Emmanuel Macron s’est enfin décidé à parler. C’était lundi soir, devant plus de 20 millions de français qui attendaient ce que le chef de l’Etat avait à annoncer. Et comme moi ils ne furent pas satisfaits.

Car Emmanuel Macron n’a pas répondu aux attentes, non seulement des gilets jaunes, mais plus généralement des Français qui les soutiennent. Des mesurettes ont été annoncées et il a bafouillé quelques excuses, certes, mais ces propos apparaissent tellement décalés de la réalité de la situation. D’ailleurs les Français ne s’y trompent pas puisqu’au lendemain de sa prise de parole, 54% d’entres eux déclaraient vouloir la poursuite du mouvement des gilets jaunes. Les mesures Quatre mesures ont donc été annoncées : la suppression de la hausse de la CSG pour les retraités touchant moins de 2 000€ par mois, dès le mois de janvier, pour l’année 2019. Une prétendue augmentation du SMIC de 100€. Le retour des heures supplémentaires défiscalisées. Une prime de fin d’année dans les entreprises. D’aucuns pourrait penser que certaines revendications des gilets jaunes ont été entendues et que les plus démunis vont bénéficier de ces mesures. Or, à bien y regarder, on peut se rendre compte, très rapidement, de la supercherie. (...) Lire la suite »

Le visage hideux de la bourgeoisie en temps de crise (Acte II)

Mohamed BELAALI
Donald Trump,Viktor Orban, Matteo Salvini, Heinz-Christian Strache... ne sont que les visages hideux de la bourgeoisie en temps de crise. Tant que le capitalisme n'a pas été détruit, il continuera à produire des monstres comme il l'a prouvé à travers son histoire. Car ce système se caractérise par sa grande capacité à surmonter ses contradictions. Mais de crise en crise, il devient un immense obstacle au développement de la production et menace l’existence même de la société bourgeoise. L’unité et la lutte de tous les prolétaires, de tous les exploités et de tous les opprimés restent vitales pour hâter la disparition d’un système ennemi de l’homme et de la nature. Chaque crise économique engendre son propre pouvoir politique, un pouvoir capable de s'adapter, d'une manière ou d'une autre, à la nouvelle situation. La crise doit, coûte que coûte, être surmontée. Nationalisme, fascisme, nazisme, franquisme, extrême droite, néofascisme… toutes ces formes politiques de la domination bourgeoise ne remplacent (...) Lire la suite »

Désastre écologique : quand le gouvernement dénonce… le capitalisme !

Fadi KASSEM
Un constat lucide sur les désastres causés par le capitalisme... « Le modèle économique sur lequel repose notre société, hé bien il ne fonctionne pas. Ce n’est pas qu’un constat » ; « Cette économie sur laquelle repose le système capitaliste comme aujourd’hui, on extrait toujours plus de ressources de la planète pour produire toujours plus de produits qui finalement finissent eux-mêmes généralement au fond d’un trou, et bien ce n’est plus le modèle économique qui convient. » Marx ? Lénine ? Un « illuminati » ? Un « complotiste » ? Vous n’y êtes pas : Brune Poirson, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, invitée sur RTL le 1er août 2018 [1]. Difficile en effet de nier l’évidence, au moment où un nouveau (tragique) record est atteint au sujet de la date de dépassement de la consommation des ressources de la planète sur une année, date qui ne cesse d’intervenir plus tôt chaque année ; précisons au passage que pour la France, la date de cette année est le 29 mai (date ô combien (...) Lire la suite »
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Europe, écologie : il faut repartir du bon pied

Caleb IRRI
« Ils ne seront conscients qu’après s’être révoltés, mais ils ne se révolteront qu’une fois conscients » Voici ce qu’écrit Winston Smith à propos des prolétaires, dans le célèbre 1984 de George Orwell. Cette phrase exprime à la perfection la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui encore, 70 ans après sa publication. Il faut que les « prolétaires » (c’est-à-dire les individus qui ne font pas partie du « Parti » – la majorité des citoyens en réalité) se révoltent contre le système établi, alors qu’en réalité ils n’ont pas conscience qu’il faudrait qu’ils le fassent. Pourtant, il existe de nombreux faits qui devraient faire réagir le peuple dans le sens de la révolte. Mais comme la propagande tourne à plein régime, divisant et opposant ses victimes au gré de ses volontés, les réformes s’enchaînent les unes derrière les autres sans qu’on puisse espérer même les ralentir. Il existe certains sujets sur lesquels il s’agirait de s’opposer sérieusement, si seulement certaines informations « alternatives » (...) Lire la suite »

Macron chez les Vikings : quand Jupiter se rêve en Odin.

Rosa LLORENS
La déclaration de Macron sur "le Gaulois réfractaire au changement" constitue, politiquement, une forme de félonie : connaît-on un autre exemple de chef d'Etat ou de gouvernement qui profite de ses visites officielles à l'étranger pour casser du sucre sur le dos du peuple qu'il est censé représenter ? Pour moi, il ne me vient à l'esprit que la "boutade" de Léopold Senghor, président du Sénégal, à qui on demandait s'il connaissait la cuisine sénégalaise : "Assez pour préférer la cuisine française". Mais cette phrase rappelle aussi que les Gaulois ont longtemps constitué en France un enjeu politique et social. L'historien Christian Goudineau remarque que l'expression "gallo-romain" n'a d'équivalent dans aucun autre pays : elle montre à quel point les Français ont profondément accepté la supériorité du conquérant romain. Au contraire, les Allemands se sont identifiés aux héros de la résistance contre les Romains, tel Armen (Arminius en latin) qui, sous Auguste, massacra trois légions romaines et fit reculer (...) Lire la suite »
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Le Capitalisme « sans gêne » ni « gène »

Fabrice AUBERT
Esquisse d’un drame planifié Introduction : Le français est une langue historique d’une profondeur abyssale, qui permet en mariant les mots de donner un sens philosophique à ce qui n’apparait à première vue, que comme un drame humain, un « accident imprévisible ». On connait la comédie de « Madame sans gêne ». Il en est ici de même, à l’exception du drame final, qui a dû constater la mort de 40 de nos semblables, sur un viaduc à Gênes, Capitale involontaire de ce « capitalisme sans gêne ». Mais pour comprendre pourquoi et comment les ponts du 21 ème siècle s’écroulent, un regard dans le rétroviseur de l’Histoire est nécessaire. LES AQUEDUCS ROMAINS : Du temps de Rome, déjà les ponts existaient et ont résisté à l’ouvrage du temps, orages compris. C’est dire si les techniques de maîtrise et l’ingénierie nécessaire aux ponts existent depuis longtemps : « Avant de construire un aqueduc, les ingénieurs évaluaient la qualité d’une source. Ils analysaient la transparence, le débit et le goût de l’eau. Ils tenaient compte (...) Lire la suite »
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