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Thème : Capitalisme

Un demi-siècle après Mai 68 : En finir avec la « gauche » Kollaborationniste

LUNITERRE

1968, ce n’est pas seulement l’année de Mai en France… Mai 68 en France, tout comme, à l’échelle internationale, l’ensemble de la révolte de la jeunesse et le resurgissement du mouvement ouvrier, se situe en quelque sorte au point d’un équilibre mondial précaire dont les deux protagonistes essentiels, EU et URSS, sont eux-même à la fois autant sur la défensive qu’à l’offensive et fragilisés par la nécessité même de leurs propres mouvements contradictoires. Tout était sans doute possible, à cette époque, mais encore fallait-il en avoir une conscience claire. Les contestataires en apparence les plus radicaux de l’époque n’en avaient, au mieux, qu’une conscience instinctive et éventuellement obscurcie par l’usage de psychotropes diverses nouvellement en vogue… Pour ce qui est d’une partie encore relativement marginale de la gauche française, un désir réel et puissant de subversion suffisait, le plus souvent, comme élixir… Mai ce que le socialisme prolétarien interroge, en réalité, ce n’est pas la forme, plus ou moins démocratique, ni du pouvoir d’État, ni même de la gestion des entreprises, mais la finalité sociale du travail lui-même.

1968, ce n'est pas seulement l'année de Mai en France... Même si les « événements » de Mai 68 resteront en quelque sorte, et pour très longtemps, en France, la « partie émergée » d'un étrange iceberg sur lequel le vaisseau fantôme « Équilibre Mondial » est venu heurter la structure de sa carcasse déjà bien vermoulue... En réalité, effectivement, le monde de cette époque est déjà miné par une somme de contradictions et d'inégalités qui appelaient à un autre équilibre, sur d'autres bases. Malgré la croissance encore exponentielle des économies « occidentales », mais plus pour très longtemps, et comme si les peuples de ces nations sentaient déjà la fin de cette ère initialement sensée finir à la fois le siècle et le millénaire dans une apothéose de science et de technologie, une remise en cause de ces « raisons de vivre » traversait toutes les couches de cette société où l'opulence semblait prochainement accessible à tous et pratiquement sans limites... La gauche française, née et bercée initialement dans les utopies de (...) Lire la suite »
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Le Grand Paris pour qui et contre qui ?

JRCF

« Ce nouvel exemple d’expansion métropolitaine au service de l’attractivité et de la compétitivité porte en lui sa logique de dévastation sociale et écologique : spéculation foncière et immobilière, gentrification des quartiers populaires, élaboration de projets aberrants et nuisibles, partenariat public-privé, disparition des terres agricoles, etc. »

Jean-Pierre Garnier, « Le Grand Paris, dévastation métropolitaine », 20 février 2014

Le Grand Paris est un projet global visant à transformer la Capitale et ses environs en une grande métropole à l’américano-européenne, sous prétexte d’améliorer le cadre de vie des habitants et autres fadaises qu’on nous sert. Imaginé et promu par l’ancien président Nicolas Sarkozy en 2007 avec la consultation d’architectes internationaux pour développer une vision d’ensemble de l’aménagement francilien. La Loi du 3 juin 2010 institutionnalise réellement le projet. Le projet est connu surtout par ses deux versants : le Grand Paris express et la Métropole dite du Grand Paris. La loi sur le Grand Paris prévoit la mise en place de contrats de développement territoriaux, notamment sur l’aménagement d’une vingtaine de zones stratégiques en matières économique, urbaine et sociale, à l’instar du biocluster (1) de Sanofi à Vitry-sur-Seine. C’est ensuite la loi MAPTAM (2) qui va vraiment lancer le nouveau type d’intercommunalité fort du GP : la métropole. Parlons un peu de la politique du logement (3). Dernièrement, (...) Lire la suite »

Pourquoi les riches sont-ils de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres ?

Monique Pinçon-Charlot - Michel Pinçon - Étienne Lécroart
Un ouvrage documentaire jeunesse engagé de Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, illustré par Étienne Lécroart Parce qu'il n'est jamais trop tôt pour questionner la société et ses inégalités, les sociologues Monique et Michel Pinçon-Charlot, passés maîtres dans l'art de décortiquer les mécanismes de la domination sociale, s'adressent pour la première fois aux enfants à partir de 10 ans. Avec clarté et pédagogie, ils leur expliquent les mécanismes et les enjeux du monde social dans lequel ils vont grandir et devenir adulte. Une opération de dévoilement qui permet aux jeunes lecteurs de dépasser le stade du ressenti : les riches, les pauvres oui, c'est injuste... mais pas seulement ! Classes sociales, reproduction sociale, capital financier, capital social, capital culturel, richesse, pauvreté et inégalités... 20 questions-réponses illustrées avec finesse et humour par Étienne Lécroart, pour aiguiser l'esprit critique et donner envie de changer le monde ! Prix : 8.50 € Nombre de pages : 64 Format : 15 × (...) Lire la suite »

Capitalistes de tous les pays...

PERSONNE
Vous pouvez avoir des intérêts divergents, voire incompatibles car antagonistes. Mais ce qui vous unit c’est une destinée et une foi communes. À vos yeux rieurs, la fin justifiera toujours tous les moyens. Vous êtes faits d’airain. En dehors de vos pairs, les autres ne sont que des individus dénués de personnalité, de conscience, et tout juste bons à être exploités et divertis jusqu’au trépas. Soyez fiers, capitalistes, mes frères, le Monde appartient aux meilleurs. Vous êtes l’Humanité en marche, pendant que la masse se vautre dans l’ignorance, l’inertie et la passivité. Parfois vous doutez, vous redoutez la chute, car vous n’ignorez pas que la Roche Tarpéienne reste proche du Capitole. Votre position enviable est fragile, car la vie elle-même est fragilité. Jusqu’où ne pas aller trop loin ? Telle est la question qui bride vos ambitions. Il y a ces hordes barbares. Tous ces miséreux qui méconnaissent jusqu’au prix d’un costume griffé, tous ces alcooliques qui n’ont pas lu L’assommoir, tous ces fainéants (...) Lire la suite »

Monnaie, monnaie ! Capitalisme ou Socialisme ?

LUNITERRE
« Notre société est fondamentalement absurde et profondément injuste à cause d’un système monétaire qui est, de fait, une énorme supercherie. » C’est ce que nous dit Marc Jutier en présentation de son fort intéressant livre sur le sujet : « La monnaie pour les nuls »... Que le système monétaire actuel repose sur une escroquerie à grande échelle, on n’en doute pas, mais est-ce bien la cause fondamentale des maux que nous inflige le capitalisme ? Il réduit à très peu l’indépendance des nations et des États, nous explique-t-il, ce qui parait être une évidence à l’heure de la « mondialisation », mais est-ce là encore le bon fil de la réflexion ? Prenons le déjà par ce bout... Il est évident qu’un état ne peut être indépendant que s’il contrôle complètement sa propre monnaie. Même si ce n’est pas non plus le seul critère d’indépendance, tout aussi évidemment. Le contrôle de la création monétaire implique de contrôler les banques, c’est à dire, en pratique, de les nationaliser. Mais cela ne suffit encore pas à déterminer la (...) Lire la suite »

Les prédictions de Karl Marx étaient justes, selon la banque Natixis

Proletaire de fer
"La dynamique du capitalisme est aujourd’hui bien celle qu’avait prévue Karl Marx", ainsi titre un document Patrick Artus pour la banque Natixis, document "distribué aux Etats-Unis. "Ce document d’informations (pièces jointes comprises) est strictement confidentiel et s’adresse exclusivement à une clientèle de professionnels ou d’investisseurs qualifiés. Il ne peut être divulgué à un tiers sans l’accord préalable et écrit de Natixis. Si vous receviez ce document et/ou toute pièce jointe par erreur, merci de le(s) détruire et de le signaler immédiatement à l’expéditeur. La distribution, possession ou la remise de ce document dans ou à partir de certaines juridictions peut être limitée ou interdite par la loi." Vous pourrez toutefois retrouver le lien vers le document dans l'article du journal libération. "On observe bien aujourd’hui dans les pays de l’OCDE la succession d’évolutions que Karl Marx avait prévues : 1- la baisse de l’efficacité des entreprises (ralentissement de la Productivité Globale des (...) Lire la suite »
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"Quel beau matin que le matin des étrennes"

ALBERT

Voeu pour l'an 2018

"Chacun pendant la nuit avait rêvé des siennes"... Ce matin, matin de Noël, je me suis levé le premier la tête pleine d'idées insoumises. La première chose que je fais le matin après avoir préparé le café, c'est d'allumer la radio. Madame est encore au lit où elle récupère de la fête du retour du soleil. Pendant que je déjeune, pressé d'aller donner leur foin à mes ânes, j'écoute un débat de "spécialistes" à la radio sur la laïcité. Les auditeurs sont invités à participer au débat sur une grande question : comment faire dialoguer sereinement les religions dans un pays (le nôtre) où l'immense majorité des gens ne croit plus au Père Noël ? Le Père Noël est aux enfants de moins de six ans ce que Dieu est à leurs parents mais j'aime la couleur de ce Père Noël devenu rouge après avoir été vert. Merci à la firme multinationale Coca-cola. Comme je pouvais m'y attendre, il se trouve un athée laïc et franc-maçon pour causer dans le poste avec les "spécialistes". Que dit-il ? Tout simplement qu'il n'a aucun problème pour (...) Lire la suite »

Vive le Capitalisme !

Adil GOUMMA
Car, et pour que les ventes augmentent et pour que cette société d'hyper consommation prospère, il est essentiel que l'individu soit vide. La nature refuse le vide. C'est pourquoi on cherche à le combler ne serait-ce que par des pseudos occupations. Et ce n'est pas par hasard que la cible favorite des grandes surfaces soit des oisifs et des oisives naïves qui cèdent facilement devant les offres et les bonnes affaires. Il est fort probable aussi que cette clientèle préférée soit parmi les personnes démesurées ou dépressives. Pourquoi pas, l'argent n'a pas d'odeur ! La forteresse dans laquelle se protégeaient les individus de l’âpreté de ce monde trop matérialiste est détruite. Son dernier rempart était la famille qui s’est effondrée face aux assauts du capitalisme et de son subalterne le modernisme. Les liens familiaux forts et solidaires, qui nous protégeaient autrefois d’une société jugée hostile, se sont relâchés et ont cédé devant la sympathie mensongère de la société moderne. Une famille (...) Lire la suite »
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Pouvoir, sexe et climat

Michel WEBER
« Les meilleurs livres [politiques] sont ceux qui vous disent ce que vous savez déjà. » - (Orwell, 1949) Pourquoi le Trône de fer — dont le titre original est A Song of Ice and Fire — de George Raymond Richard Martin (1948–), et tout particulièrement son adaptation par HBO (« Home Box Office », une chaîne de télévision payante US-américaine), rencontre-t-il un succès quasiment planétaire ? À cause de la créativité de l’auteur, magistralement mise en image par des producteurs richement inspirés ? Parce que la vie « post-moderne » suscite, plus que jamais, un besoin de fantastique, de rêve et de mystère ? Ou plutôt car cette fiction politique agit comme révélateur de la crise que nous traversons ? Une crise dont les ramifications apparaissent totalement imprévisibles, et qui met en évidence les vices de la finance, la vacuité du politique et la factualité du changement climatique. Les meilleurs livres politiques — écrivait en substance Orwell — sont « ceux qui vous disent ce que vous savez déjà [1] ». Il s’agit (...) Lire la suite »

Le capitalisme libéralisé brûle ses vaisseaux

Gérard COLLET

Les classes dirigeantes se sentent si puissantes et inattaquables qu'elles n'hésitent plus à tomber le masque et à révéler leur hypocrisie. Au risque de sous-estimer la rage de ceux qui ne sont rien et de ceux qui "foutent le bordel"...

Voici des temps révélateurs où éclatent au grand jour, au hasard de faits fortuits ou de la publication de longues enquêtes, la perversité incurable du « système » économico-politique et la collusion entre toutes les strates des possédants et profiteurs. On y apprend sans surprise la tolérance bienveillante des puissants à l'égard des divers aspects de la domination, dont le harcèlement sexuel n'est qu'une des facettes, puis on découvre toujours sans surprise les noms des entreprises et des dirigeants qui grâce à des montages aussi invraisemblables dans leurs détails que limpides dans leurs objectifs, dissimulent au cœur même de l'Europe leurs milliards, leurs villas provocantes et leurs yachts inmanœuvrables. L'apogée est évidemment atteinte avec la découverte des acrobaties de l'entreprise Whirlpool, déjà rendue célèbre pas ses récents plans sociaux qui ont fourni à E. Macron une des premières occasions de se mettre en avant. Des ouvriers découvrent ainsi qu'après – ou avant, ou pendant – qu’elle (...) Lire la suite »
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