RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Thème : Capitalisme

Le capitalisme libéralisé brûle ses vaisseaux

Gérard COLLET

Les classes dirigeantes se sentent si puissantes et inattaquables qu'elles n'hésitent plus à tomber le masque et à révéler leur hypocrisie. Au risque de sous-estimer la rage de ceux qui ne sont rien et de ceux qui "foutent le bordel"...

Voici des temps révélateurs où éclatent au grand jour, au hasard de faits fortuits ou de la publication de longues enquêtes, la perversité incurable du « système » économico-politique et la collusion entre toutes les strates des possédants et profiteurs. On y apprend sans surprise la tolérance bienveillante des puissants à l'égard des divers aspects de la domination, dont le harcèlement sexuel n'est qu'une des facettes, puis on découvre toujours sans surprise les noms des entreprises et des dirigeants qui grâce à des montages aussi invraisemblables dans leurs détails que limpides dans leurs objectifs, dissimulent au cœur même de l'Europe leurs milliards, leurs villas provocantes et leurs yachts inmanœuvrables. L'apogée est évidemment atteinte avec la découverte des acrobaties de l'entreprise Whirlpool, déjà rendue célèbre pas ses récents plans sociaux qui ont fourni à E. Macron une des premières occasions de se mettre en avant. Des ouvriers découvrent ainsi qu'après – ou avant, ou pendant – qu’elle (...) Lire la suite »
11 

Ça ruisselle de partout...!

MONTAUBA
Ça ruisselle de partout... ! Ils vous l’avaient bien dit, les Macron et les Philippe et toute la bande : les riches (les « premiers de cordée »), comme ils ont pas assez de fric, comme ils paient trop d’impôts (sic, interdit de rire !) ils attendent qu’une chose, c’est qu’on leur en donne encore un peu plus « pour investir » (si, si, ce coup-là, c’est sûr !) et là, vous allez voir, comme par miracle, ils vont en placer partout dans l’économie, dans les entreprises. Et tout cet argent qui va jaillir de partout, s’accumuler sur les travailleurs (excusez, les « fainéants cyniques »), ça va leur donner du boulot, ils vont plus chômer, vous allez voir, qu’ils disaient, ça va être super, le jackpot ! Eh bien c’est exactement ça qui se passe, ou à peu près : les riches, comme ils savent plus quoi faire de tout leur fric, ils vont le mettre au chaud dans les paradis fiscaux, ils le planquent dans les terriers que l’UE leur a soigneusement entretenus, dans des îles lointaines à l’abri des regards. Comme ça ils paient (...) Lire la suite »
18 

UBU néolibéral...Encore plus nu après Maria.

Philippe BELAIR
"Toute spéculation mercantile que je fais aux dépens de la vie de mon semblable n'est point un trafic, c'est un brigandage et un fratricide." - Maximilien de Robespierre Dans un premier article ( "Tout vas très bien Madame IRMA...), le passage de l'ouragan IRMA sur Saint-Martin était l'occasion de pointer la responsabilité systémique de l'idéologie néolibérale. Ici, et après le passage de l'ouragan MARIA sur la Guadeloupe, c'est l'occasion de poursuivre le constat en mettant l'accent sur la duperie et le cynisme de ce système. Le terme est encore plus à propos lorsque l'on sait qu'il a été utilisé par le pape du néolibéralisme Français devenu, pour le malheur du peuple, Président de tous les Français grâce à une minorité convaincue de la charge négative des mots qui expliquent leurs maux, les chiens de garde veillant bien à cela. Il est vraiment temps de faire un strict bilan de cette idéologie qui ne dit pas son nom au point de faire croire que c'était la fin des idéologies. Un bilan qui repose sur des (...) Lire la suite »
Côte d’Ivoire : de l’exploitation des planteurs de cacao à l’amer profit du chocolat

À qui profite la manne des matières premières ?

Jérôme DUVAL
Finalement, les pays dits « en voie de développement » (PED) d’aujourd’hui remplacent les colonies d’hier : les grandes entreprises multinationales occidentales se placent dans les anciennes colonies, y investissent et en extorquent les ressources pour accumuler de faramineux profits qui s’évadent dans des paradis fiscaux appropriés. Tout cela se déroule sous le regard bienveillant des élites locales corrompues, avec l’appui des gouvernements du Nord et des Institutions financières internationales (IFI) qui exigent le remboursement de dettes odieuses héritées de la colonisation. Par le levier de la dette et des politiques néocapitalistes imposées qui la conditionnent, les populations spoliées paient encore le crime colonial d’hier et les élites le perpétuent subrepticement aujourd’hui, c’est ce qu’il est convenu d’appeler le néocolonialisme. Pendant ce temps, hormis quelques tardives et bien trop rares reconnaissances des crimes commis, on se hâte d’organiser l’amnésie collective afin d’éviter tout débat (...) Lire la suite »
La France se situe en effet dans le peloton de tête au niveau mondial pour la productivité du travail

Des chiffres

Yann FIEVET

L’Empire des chiffres ayant définitivement supplanté la République des lettres les « décideurs » politiques sont passés maîtres dans l’art de choisir les opportunes données leur permettant d’appuyer leurs desseins le plus souvent dictés par « les forces du marché ».

Ces données, quand elles ne sortent pas d’un chapeau, leur sont souvent fournies par des « boîtes à penser » forgées à leur mesure. Ensuite, la plupart des médias de masse, eux-mêmes sur mesure, n’ont plus qu’à les reprendre fidèlement. Depuis l’avènement du néolibéralisme et son cortège mortifère de plans d’austérité, les chiffres les plus prisés par la classe politique en place sont évidemment ceux qui reflètent des coûts trop élevés, soit pour la Nation, soit pour une catégorie particulière – non choisie au hasard – au sein de la population. Ainsi, le coût du travail ou les indemnités prudhommales sont trop élevés, les fonctionnaires coûtent trop cher, la protection sociale est dispendieuse, l’aide au logement pourtant modeste est encore trop généreuse, les « emplois aidés » sont subitement décrétés inefficaces, les retraites ne seront bientôt prétendument plus finançables, etc. Au fil des quarante dernières années la liste des coûts qui « handicapent la France » est devenue interminable ! Nous le savons (...) Lire la suite »

Que vaut l’esclave du capitalisme ?

Caleb IRRI
Je crois bien en avoir déjà causé ailleurs, mais j’ai toujours le doute qu’évoquer un bon sujet au mauvais moment n’ait pas l’impact qu’il pourrait avoir s’il était traité au bon. Et ces jours derniers convergent tous tellement en ce sens que j’ai décidé de retenter mon sujet. Il y a eu la conférence Tedx de Jorion, Monique Pinçon-Charlot, les « fainéants » de Macron et ceux « qui ne sont rien », les « anti-spécistes » vegan radicaux, des discussions sur le capitalisme comme responsable de tous nos maux…. enfin en gros une sorte de dichotomie entre les discours compréhensibles, logiques, raisonnables de la plupart des gens, avec une réalité contraire qui semble au premier abord indéfendable : les riches possèdent déjà tout, et ils essaient encore par tous les moyens d’en gratter un peu plus sur le dos des pauvres. Personne ne trouve cela normal et pourtant c’est bien ce qui se passe : on veut faciliter les licenciements pour favoriser les embauches ! Face à cette contradiction apparente, monsieur Jorion nous (...) Lire la suite »

De l’aliénation jusqu’à la fin de vie

PERSONNE

L’aliénation, selon la traduction de l’allemand Entfremdung, est la situation de l’individu qui, par suite des conditions extérieures (économiques, politiques, religieuses, sociétales, « environnementales » …), cesse de s’appartenir, est traité comme une chose, jusqu’à devenir esclave des choses et des « conquêtes » de l’humanité qui se retournent contre lui.

Voici ce qu’écrivit Diogène de Sinope (1), qui fut un temps esclave, il y a plus de deux millénaires : « -Tu oublies, ce me semble, Diogène, que si les autres font quelque chose pour moi, ce sont, ou des esclaves que je nourris pour cela, ou des hommes libres, qui reçoivent de moi le salaire de leurs travaux. Il s’en faut encore beaucoup, mon cher Philomedon, que cela te mette hors d’embarras... Qui t’a donné le droit de considérer comme ton bien, des hommes, que la nature a faits tes égaux ?... Les lois, diras-tu... Ce n’est certainement pas la loi naturelle ; mais des lois, qui ne doivent leur force obligatoire qu’à ce même contrat sur lequel repose tout l’édifice de la société. Car, sans cela, qui pourrait astreindre tes esclaves à une obéissance, qu’ils méconnaîtront bientôt, s’ils n’étaient retenus par une puissance aussi redoutable ? ... et parmi tant d’hommes nés libres, qui travaillent pour toi afin d’obtenir un salaire, penses-tu qu’il y ait un seul qui ne s’en dispensât pas volontiers, si (...) Lire la suite »
20 

La prochaine crise systémique est déjà là.

Badia BENJELLOUN

Le FMI a récemment alerté les Usa sur la situation de leurs firmes dont le niveau d’endettement facilité par des taux d’intérêts très faibles risquent de compromettre la stabilité du système financier [1]

Le FMI a récemment alerté les Usa sur la situation de leurs firmes dont le niveau d’endettement facilité par des taux d’intérêts très faibles risquent de compromettre la stabilité du système financier [1] . C’est le cas particulièrement du secteur de l’énergie, de l’immobilier où la dette représente 4 à 6 fois les fonds propres. [2] L’actuelle reprise des forages pour exploiter le gaz de schiste au Dakota, au Texas et en Virginie avec de nouveaux prêts accordés bénéficie de la remontée du cours du baril depuis la restriction de l’offre mondiale résultant des accords Russie-Séoud pour l’OPEP. La demande mondiale est atone, en accord avec la stagnation de la croissance mondiale. Un rebond de la consommation mondiale au deuxième trimestre est lié à un appétit plus important [3] de l’Inde en hydrocarbures, géant continental qui est totalement dépendant de ses importations. Un contrat de dix ans signé au 2016 avec la Russie pour 100 millions de tonnes livrables en 10 ans assurera son ravitaillement. Rosneft a de plus (...) Lire la suite »

La dette écologique, conséquence du capitalisme.

JRCF
Le 2 août dernier nous sommes passés en dette écologique. Cela signifie que, désormais, l’exploitation humaine des ressources est supérieure à la capacité de la planète à les reconstituer. En 2017, « nous consommerons les ressources naturelles qui pourraient être produites par 1,7 planètes en 1 an. » (1) Depuis 1970, marquant la première apparition de cette dette, la date marquant cette surutilisation de la planète se rapproche dans le calendrier chaque année. En 1998 par exemple, elle a eu lieu le 1er octobre. Et cela n'a fait qu'empirer… Face à un désastre annoncé, que nous propose-t-on ? EELV, la COP21, le « développement durable », la Charte de l’environnement, etc… Nous n’entrerons pas dans les détails ici pour expliquer l’impasse que sont pour nous ce genre d’initiatives, d’autres ayant fait le travail (2), mais disons tout de même que cela ne pourra rien y faire. Le vrai problème c’est le système capitaliste qui épuise « la Terre et le travailleur ». La crise, due à l’exploitation de la Terre, est liée (...) Lire la suite »
15 

Le capitalisme est incompatible avec la survie de la planète

Jean-Jacques REGIBIER

Alors que les études se succèdent pour démontrer la gravité et l’étendue des atteintes à l’environnement, peut-on faire confiance au capitalisme pour réparer ce qu’il a produit ? Non, répondent des scientifiques, militants environnementaux et eurodéputés réunis à Bruxelles par la Gauche Unitaire Européenne (1). Ils proposent d’autres alternatives.

Les mauvaises nouvelles sur le réchauffement climatique et la dégradation de l’environnement s’accumulent à un rythme alarmant depuis le début de l’été sous forme d’une avalanche d’études scientifiques qui aboutissent toutes au même diagnostic : si des mesures drastiques ne sont pas prises très vite à l’échelle mondiale, une partie de la planète risque de devenir invivable dans un délai assez bref. Certaines études concluent même qu’il est déjà trop tard pour redresser la barre. Florilège non exhaustif de ces chroniques estivales d’une catastrophe planétaire annoncée : Dans la revue Nature, le climatologue français Jean Jouzel et un groupe de scientifiques, prévoient que si d’ici 3 ans les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas stabilisées, la planète passera dans un autre type climat aux conséquences « catastrophiques » : recrudescence des décès dus à la chaleur ( certaines régions de France connaitraient des températures supérieures à 50° ), des incendies, accroissement des réfugiés climatiques venant (...) Lire la suite »
24 
afficher la suite 0 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 | ... | 190