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Thème : Capitalisme

La fabrique des Nestor

Gaëtan PELLETIER
"En privatisant des éléments de la vie publique, l’organisation privée en prive la collectivité. La société privée opère donc un détournement de richesses au titre de la propriété ; elle ne se dégage pas de la vie publique, mais au contraire s’y engage dans le but d’y assurer une occupation. La société s’en trouve dominée par des sociétés. Le programme managérial qui se substitue au fait politique dans la société moderne contribue alors à jeter les bases d’un ordre gestionnaire que l’expression « gouvernance » baptisera plus tard, et radicalisera." Alain Deneault : Gouvernance *********** La décollectivité Il y a belle heurette ( eh ! oui, c'est ainsi que ça s'écrit, et c'est beau, du moins avant la glissade... belle lurette ) que le mot collectivité est un concept fantomatique trimbalé dans les sphères de la politique et de la totale financiarisation pour nous rassurer. La pratique du concept de collectivité a été matérialisée dans les premiers groupements humains obligés de s'unir pour survivre. Il faut (...) Lire la suite »

Est-il possible d’allier le meilleur du capitalisme et du socialisme ?

José Raúl Concepción

Enrique Ubieta, directeur des revues Cuba Socialista et La Calle del medio, s’est entretenu avec le site Cubadebate au sujet de questions comme le centrisme politique, le néo-annexionnisme et l’affrontement permanent entre socialisme et capitalisme, en tant que systèmes antagoniques, des sujets d’intérêt dans le cadre de la lutte idéologique à laquelle le monde est aujourd’hui confronté

À l’époque où le monde était bipolaire, quelqu’un énonça une idée qui semblait évidente : « Regroupons le meilleur du capitalisme et du socialisme en un seul système. » Chacun ayant ses défauts et ses vertus, pourquoi ne pas se débarrasser de ce qui est inutile. L’idée est attirante. Ce serait une sorte de société idyllique. Mais qu’est-ce qui empêche de la réaliser ? Pourquoi continue-t-on de parler de capitalisme et de socialisme. Derrière cette évidence se cache une autre évidence : il est impossible d’extraire le meilleur du capitalisme comme s’il s’agissait d’un fruit qui s’est abîmé en tombant de l’arbre. Les vertus de ce système sont ancrées sur ses défauts. Il semble que l’idée n’apportait pas ce qu’elle promettait et nous nous retrouvons confrontés aux mêmes options : soit maintenir le mode de vie qui nuit à chaque recoin de la planète, soit chercher une alternative qui apporte une solution aux problèmes à sa racine. En politique, comme dans la vie, être au centre se révèle compliqué. Mais il existe le (...) Lire la suite »

Marcus Rediker : « Il est important de montrer comment les classes populaires ont fait histoire »

Marcus REDIKER

Dans Les Hors-la-loi de l’Atlantique, publiés aux éditions du Seuil, l’historien étasunien nous offre une synthèse de ses recherches concernant l’histoire de la marine à voiles, matrice du système capitaliste, mais aussi des luttes, des refoulés et des idéaux de la modernité.

Votre ouvrage Les Hors-la-loi de l’Atlantique nous offre une synthèse de trente années de vos recherches concernant l’histoire de la marine à voile des XVIIe, XVIIIe et de la première moitié du XIXe siècle. En quoi votre travail s’inscrit-il dans le courant historique que l’on appelle l’« histoire par en bas » ? Marcus Rediker : La première chose que je voudrais dire, c’est que l’expression « histoire par en bas » a pour la première fois été utilisée par l’historien français Georges Lefebvre, dans les années d’avant-guerre. La tradition de l’histoire par en bas (history from below), à laquelle j’appartiens en effet, comprend des historiens français, mais aussi plus particulièrement britanniques, tels E. P. Thompson (1) et Christopher Hill (2), historiens marxistes et pionniers de ce type d’histoire dans les années 1960. Aux États-Unis, dans les années 1970, une version légèrement différente de ce type d’histoire a été développée sous le nom d’« histoire de bas en haut » (history from the bottom up), dans le (...) Lire la suite »

De la modernité à l’idiotie

Adil GOUMMA
Notre ère est celle où le règne de l’argent exerce son pouvoir le plus absolu dépassant ainsi toutes les époques de l’antériorité. Accroître son bien est le souci majeur si ce n’est le seul de l’individu moderne. Cet être qui se croit rationaliste et pratique et qui profite du confort et de la bénignité de la modernité grâce à la technologie ne ressemble en rien à son antécédent d’antan. Se mesurer avec lui au niveau de l’aspect, du style ou de la beauté ferait une comparaison injuste puisqu’à ce domaine, la différenciation tourne en notre faveur. Il faudrait chercher la laideur de l’homme contemporain au niveau de son égoïsme, de son attachement au matérialisme et de la prostration de ses capacités affectives, morales et intellectuelles. Sur le plan éthique, la dégradation est plus qu’évidente. Sous un déguisement esthétique visant à captiver l’attention et séduire l’imaginaire, l’abrutissement du consommateur se fait en médiatisant des produits industriels périssables et précaires. L’objectif c’est de créer la (...) Lire la suite »
Ils appartiennent à une caste où la transgression sociale est quasi inexistante. Pas de noirs, d’arabes, de fils d’ouvriers...

Banquiers d’affaires

VILA

Il n’y a pas de sot métier mais incontestablement, il y a des métiers qui sont plus nuisibles à la société que d’autres, celui de banquier d’affaires en fait parti.

Il reflète en tout point ce que la population doit rejeter par essence : intensification des conditions du travail, condescendance à l'égard du reste de la population, optimisation de l'économie à l'avantage d'une minorité. Le fait que notre nouveau président proviennent de Rothschild ne change en rien à la fonction car le raisonnement serait le même s'il s'agissait de la caisse d'épargne ou de la BNP, mais il n'en reste pas moins que Rothschild est tout de même une symbole fort. Le recrutement en banque d'affaires en dit long sur le métier. Cela répond à une politique ultra sélective. La sélection se fait de manière tacite sur une base sociale. Recrutés à la sortie des grandes Écoles de commerce et d'ingénieurs, les banquiers d'affaires appartiennent à une caste aux codes sociaux bien spécifiques où la transgression sociale est quasi inexistante. Il est très rare de retrouver un fils ou fille d'ouvrier en banque d'affaires. On recrute un banquier d'affaires non seulement sur ses compétences techniques (...) Lire la suite »

L’évangile de la philosophie et de la révolution

Jimmy DALLEEDOO

Ci-dessous un extrait de mon livre "L'évangile de la philosophie et de la révolution" publié chez Edilivre. Comment faire la révolution au XXIe siècle ? Quelle est la méthode ? La philosophie a-t-elle un rôle ? Et, si oui, quelle philosophie ?

Chapitre 4 1) L’État et la rotation du capital Un des éléments principaux du capitalisme est sans aucun doute la puissance des capitaux en mouvement. En effet, comme les phénomènes de la nature, les capitaux ne sont pas une chose figée, mais qui se meut et se développe. Il faut alors plusieurs éléments pour que ce mouvement puisse se faire. Le capitalisme achète la force de travail de la classe ouvrière. Le capital se présente un peu comme la graine qui engendre un poirier. En effet, sans cette graine le poirier ne peut pas exister : sans le capital et la force de travail de la classe ouvrière, le capitalisme ne peut pas exister. La classe possédante, exploitera ainsi une classe dominée et dépossédée de tous les moyens de productions. Tout devient marchandise dans le capitalisme. La force de travail vendue aux capitalistes est aussi une marchandise. Ces marchandises qui seront créées dans ce système capitaliste, seront ensuite soumises à la loi du libre-échange, dans laquelle la valeur de ces (...) Lire la suite »

Les Anglo-Saxons rétropédalent

VILA
Avec le Brexit et l’élection de Trump, le monde anglo-saxon vire à 180° sa façon de voir les choses. Après avoir poussé le libéralisme à son paroxysme, il change de cap. Si on reprend la grande histoire du monde, ce n'est pas la première fois qu'il innove et avec un certains succès, d'ailleurs. Il a compris que la période de mondialisation qui a représenté, depuis le début de l’ère industrielle, une sorte de rente de l'occident sur le tiers monde s’achève. Alors que pendant des années, la mondialisation a pérennisé la position dominante de l’occident, elle devient maintenant un boulet. Fini la mondialisation qui a permis pendant des années de se sortir du marasme économique en vivant à crédit sur le dos du reste du monde, fini la mondialisation qui a vu un échange inégalitaire du fait des subventions qui a rendu les agricultures du tiers monde non rentable. Du coup ces forcenés du mondialisme rétro-pédalent pour atténuer le basculement du centre de gravité de la richesse du monde de l'occident vers le reste (...) Lire la suite »

Le sophisme du "club de Rome"...

Georges SPÖRRI

Deux romans de SF écrits en 1966 ont montré le devenir de l'humanité si le capitalisme se pérennisait : "Soleil vert" et "Blade Runner"... Descriptions d'un monde terrifiant où des “non-stop-city” couvrent la moitié des continents et où la nature sauvage préservée est devenue quasi inaccessible... En 1972, un actionnaire richissime du capitalisme italien et un scientifique américain ont créé le Club de Rome, vraisemblablement dans le double but de moraliser le capitalisme et de réfuter le marxisme...

Aujourd'hui, le 09-02-2017, Emmanuel Macron a exprimé sa conception de l'écologie, foudroyante pensée qu'il a réussit à exprimer en 2 phrases - 2 concepts... Le premier fut "être préoccupé par le devenir de l'humanité" (ça fera plaisir au pape) et le second, plus surprenant, fut : "s'interroger sur notre modèle de croissance qui se heurte aux limites de la planète". Et voici notre Macron-Rotschild converti au sophisme du club de Rome : "Une croissance infinie est impossible dans un monde fini"... Si c'était vrai, cela me ferait plaisir. Il suffirait d'attendre que le capitalisme se heurte à ses limites spatiales pour proposer le communisme en tant que solution à ce problème... Mais, malheureusement l'économie n'est pas un phénomène spatial et les auteurs de SF l'ont mieux compris que les "zintellectuels" du Club de Rome... L'économie basée sur la cupidité est plutôt un phénomène implosif. Sur un seul et même terrain on peut : ne strictement rien faire + attendre que sa valeur marchande augmente et le (...) Lire la suite »
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L’économie Orwellienne selon Michael Hudson (Counterpunch)

Michael HUDSON, Sharmini PERIES
SHARMINI PERIES : Le 20 janvier prochain, Donald Trump prendra le pouvoir à Washington D.C., et il y a une chose que tout le monde se demande, c'est s'il mettra en œuvre des politiques économiques qui devraient vraiment nous inquiéter. Eh bien il y a ici un économiste, Michael Hudson, qui a bien réfléchi à la question et qui a étudié de près la corporation des économistes et la manière dont elle trompe le grand public en faveur des 1% les plus riches. Michael Hudson vient nous parler de son prochain livre, J is for Junk Economics : A Guide to Survival in a Age of Deception*. Michael est un chercheur éminent en économie de l'Université du Missouri, Kansas City. Merci Michael d'être avec nous. MICHAEL HUDSON : C'est bon d'être de retour à Baltimore. PERIES : Donc Michael, votre nouveau livre, J is for Junk Economics est la suite, si on peut dire, de Tuer l'hôte : comment les parasites financiers et l'esclavage de la dette détruisent l'économie mondiale. Dites-nous pourquoi vous avez écrit ce second (...) Lire la suite »

« L’Humanité qui file sur un océan d’insouciance » est pareille à la Nef des fous de J. Bosch.

PERSONNE
Ceux qui nous alertent sont raillés comme Démocrite fut jugé fou par les Abdéritains... « Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant » (Verlaine) D'une embarcation inconnue, et que j'aime « Et qui n'est chaque fois ni tout à fait la même » Ni tout à fait autre, et m'attire et me surprend. C'est une embarcation formidable, de dimensions plus qu'imposantes. Elle est semblable à ses paquebots de croisière, taillés pour voguer sur la mer océane. J'ai toujours du mal à discerner les détails, mais, je perçois toujours l'allégresse sur le pont supérieur. Je n'entends pas les échos des ponts intermédiaires. Seulement, j'imagine qu'au niveau des machines règne une atmosphère tropicale. Tout semble serein : nulle menace dans le ciel, c'est là l'essentiel ! Alors que je cherche à dévisager quelqu'un parmi cette foule bigarrée, je finis, chaque fois, par être distrait, entraîné par les volutes qui s'échappent des hautes cheminées. Elles s'effilochent, s'estompent et s'évanouissent. Rien de bien méchant. Seul un léger (...) Lire la suite »
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