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Thème : Consommation
Jetez vite les petits pots vides afin que, plus tard, vos enfants, lisant les étiquettes, ne vous envoient pas sans remord dans une maison de retraite pourrie

Comment ne pas empoisonner les bébés

Vincent MORET

Si vous avez (ou avez eu) des enfants, vous leur avez fait manger (ou vous le faites) de la bouillie en petits pots en verre. Et vous aviez trois bonnes raisons :

La confiance : la réglementation ne rigole pas avec la nourriture des bébés. La préparation (chauffer le pot au bain-marie) est simple. Le prix ne ruine pas les ménages. Or voici que déferle la vague écolo avec des informations nouvelles, avec des kyrielles d’associations qui enquêtent, analysent et nous démontrent qu’on creuse la tombe de nos petiots avec les dents qu’ils n’ont pas encore. Changer nos habitudes ? Oui, mais, le temps qui manque, le prix d’une alimentation saine, le savoir-faire culinaire ? C’est ici qu’intervient Frédéric Vivas qui, dans un petit livre intitulé « La marmite des marmots », propose aux parents d’enfants de 4 à 9 mois, douze recettes (1) faciles à réaliser en dix minutes chacune, pour quelques dizaines de centimes et avec des produits bios et savoureux. Frédéric Vivas est ethnologue, psychologue, également diplômé de l’Ecole Hôtelière de Toulouse. Il enseigne les Sciences Humaines et Sociales aux travailleurs sociaux. Il anime des ateliers cuisine. Il a co-écrit : « Du (...) Lire la suite »

Quand la Chine était l’avenir du capitalisme

VILA

Depuis des mois, les places boursières chinoises s’effondrent. Près de 2 700 milliards d’euros évaporés en trois semaines. Un énorme krach à la hauteur de la bulle financière qui a été nourrie par la spéculation immobilière.

En 2013, pour « relancer » l’économie chinoise, le gouvernement, sous l’égide du président Xi Jinping, a mené plusieurs réformes visant à libéraliser le secteur financier. Très vite, l’euphorie boursière s’est répandue. On a assisté à un afflux massif de titres de crédit, alimentés par un torrent de liquidités, en raison des nombreux assouplissements monétaires de la Banque centrale et d’un appel massif des investisseurs à ce type d’emprunts. Ce qui s’est traduit par la suite par une explosion des marchés d’actions, en déconnexion flagrante avec l’économie réelle. La Bourse de Shanghai, par exemple, s’est envolée de 150% au cours des douze derniers mois. Or, à l’inverse des places occidentales, l’écrasante majorité des investisseurs des Bourses chinoises sont des particuliers, s’étant endettés pour investir. C'est donc pire que les subprimes car ceux ci étaient au moins adossé sur de l'immobilier et pas sur du capital fictif pour parapher Marx. Tous les signaux économiques montrent donc que la fête est finie et que la (...) Lire la suite »

La société de consommation est une ordure !

Capitaine Martin

« Au moyen de la télévi­si­on, le cent­re s’est as­si­milé tout le pays, qui était his­to­ri­que­ment très différencié et très riche en cul­tu­res ori­gi­na­les. Une gran­de œuvre de nor­ma­li­sa­ti­on par­fai­te­ment au­then­tique et réelle est com­mencée et comme je le di­sais, elle a imposé ses modèles : des modèles vou­lus par la nou­vel­le clas­se in­dus­tri­el­le, qui ne se con­tente plus d’un « homme qui con­som­me » mais qui prétend par sur­croît que d’au­tres idéolo­gies que celle de la con­som­ma­ti­on sont in­ad­mis­si­bles. C’est un hédonisme néo-laïque, aveuglément ou­blieux de toute val­eur hu­ma­nis­te et aveuglément étran­ger aux sci­en­ces hu­mai­nes ».

Ainsi s’exprimait Pier Paolo Pasolini dans un texte paru le 9 décembre 1973 dans la quotidien italien Corriere della Sera sous le titre original « sfida ai dirigenti della televisione » (défi aux dirigeants de la télévision). Le boom économique et la généralisation de la télévision dans la diffusion des informations, de la publicité et des idées ont permis la transformation du prolétariat et des masses en petite bourgeoisie parce que, toujours selon Pasolini, cette dernière peut se permettre, à la différence du prolétariat, quelques menus extras une foi les dépenses vitales assurées. En clair, elle peut rêver de consommer. Mais cet acte qui pousse à dépenser son argent, à acheter, à être complice et partisan de l’idéologie dominante de la consommation, est-ce un acte libre ? Absolument pas ! Le concept selon lequel individu n’achète pas pour ses besoins réels, mais pour des besoins « provoqués », est d’ailleurs une des notions de base du marketing. La critique de la consommation de la part des plus grands (...) Lire la suite »

Continuité

Pierre LEVY

Le suspense aura été modérément insoutenable. Le 29 avril, moyennant quelques aménagements cosmétiques, l’Assemblée nationale a finalement adoubé ledit « plan de stabilité » triennal que chaque pays est dans l’obligation de transmettre annuellement à Bruxelles.

Les honorables parlementaires étaient du reste simplement consultés ; il appartiendra en revanche à la Commission puis au Conseil européens de corriger la copie, d’ici fin juin. Des députés de l’opposition n’ont pas caché qu’ils approuveraient la feuille de route soumise par Manuel Valls. Et pour cause : le seul regret que la droite puisse manifester est de ne pas avoir osé aller aussi loin en matière d’austérité lorsqu’elle était aux manettes – 50 milliards de coupes budgétaires, c’est littéralement sans précédent. Quant aux élus socialistes récalcitrants, on comprend mal leurs états d’âme sur un programme qui avait été précisément exposé trois semaines auparavant, lorsque le chef du gouvernement avait obtenu sans anicroche la confiance. Ledit programme était du reste directement issu des orientations énoncées le 14 janvier par le chef de l’Etat. Qui n’avait fait, alors, que se situer dans la continuité de son action depuis mai 2012 – certes en l’accélérant. Cette action n’était elle-même que le prolongement des (...) Lire la suite »

À propos de l’ouverture des magasins le dimanche

Résistance

Le pouvoir d’achat des ménages ne dépend pas de l’horaire d’ouverture des commerces ; c’est une valeur fixe. Mais la répartition de cette valeur entre les commerces dépend étroitement des plages horaires d’ouverture.

On voit donc que les commerces qui souhaitent ouvrir le dimanche demandent benoîtement à ce que leurs revenus augmentent… au détriment de ceux qui ne peuvent pas ouvrir. L’ouverture du dimanche favorise donc la concentration du capital. Chacun a à faire son choix : être pour ou contre l’ouverture le dimanche, c’est être pour ou contre la concentration du capital ! Prenons l’exemple de Bricorama. La célèbre chaîne de magasins de bricolage, qui n’a pas le droit d’ouvrir le dimanche en région parisienne, conteste que ses concurrents, Leroy-Merlin et Castorama, puissent le faire. L’affaire va en justice, et Bricorama perd ! Surprise ? Eh bien pas vraiment ! Il suffit de comparer les chiffres d’affaires : Bricorama : 732 millions d’euros ; Leroy-Merlin : 5,5 millards ; Castorama : 3,3 milliards ! Il est clair que pour la justice aussi, l’ouverture du dimanche est une question de concentration du capital… et elle est pour ! Mais ces questions d’ouverture du dimanche ont un autre volet, syndical celui-là, (...) Lire la suite »
Le "buen vivir" ou "Sumak Kawsay" en quechua et "Suma Qamana" en aymara : un "nouveau" paradigme de pensée et de civilisation.

Le concept andin de "buen vivir" et "l’écosocialisme"

Jean ORTIZ

L’humanité est aujourd’hui confrontée à une crise globale, d’une ampleur telle qu’elle met désormais en danger la vie même de l’espèce humaine et des écosystèmes. En Amérique latine, après l’effondrement du "Mur de Berlin", et les années noires (1990) du "Consensus de Washington", la faillite du néolibéralisme a accéléré la recherche d’alternatives "post-néolibérales". C’est tout naturellement que les notions de "buen vivir", d’"éco-socialisme" ont pris corps et consistance, même si elles ne sont pas toutes récentes.

Dans les années 1970-1980, en Amazonie brésilienne, le leader des "seringueiros", Chico Mendez, dénonçait déjà le capitalisme prédateur de l'homme et de l'environnement ; il cherchait des solutions alternatives. Le "buen vivir" ou "Sumak Kawsay" en quechua et "Suma Qamana" en aymara, présenté comme un "nouveau" paradigme communautaire de pensée, de civilisation, est l'une d'elles. Ce "concept fondateur" andin, né de siècles de résistances indiennes, de revendications identitaires, cet appel à "reconstruire la vision de communauté des cultures ancestrales" commence à essaimer. Il est étroitement lié à l'"ayllu", la forme communautaire aymara d'organisation de la vie. Dans la cosmovision aymara, "suma" correspond à "plénitude", "sublime", "magnifique", et "qamana" à "vivre", "vivre ensemble". En quechua "sumak" peut se traduire par "plénitude", "sublime", "beau", et "kawsay par "vie", "être en étant". La reconnaissance actuelle du bien-fondé, de l'originalité, de ces propositions indigènes, de ces (...) Lire la suite »

Un autre mode de production est possible

Robert BIBEAU

La dernière trouvaille du conférencier des « Solidarités », un habitué de ces messes et festivals convivial de la société civile (sic), s’appelle étrangement l’« économie extractive », larcin théorique commis à l’encontre d’un universitaire de renom faisant recette dans ces cercles rocambolesques ; concept qu’il a probablement extrait de la somme d’« économie discursive et contemplative » de François d’Assise.

Produire pour se reproduire – le « Mode de production » Récemment j’ai participé au « Festival des Solidarités » [www.facebook.com/journal.alternatives]. Il est convenu, depuis que le système d’économie politique impérialiste dérape et s’enfonce inexorablement dans une crise systémique, de montrer du doigt les causes de cette déconfiture économique, politique et écologique. Quand on pointe ainsi du doigt les causes profondes de cet effondrement les activistes écologistes regardent le doigt et conviennent qu’il représente effectivement les motifs plausibles de la surexploitation de la Terre-mère-nourricière par le travail ouvrier. La dernière trouvaille du conférencier des « Solidarités », un habitué de ces messes et festivals convivial de la société civile (sic), s’appelle étrangement l’« économie extractive », larcin théorique commis à l’encontre d’un universitaire de renom faisant recette dans ces cercles rocambolesques ; concept qu’il a probablement extrait de la somme d’« économie discursive et contemplative » (...) Lire la suite »

Il n’y a pas d’alternatives !

résistant
Il n'y a pas d'alternatives. Les "experts", ceux qui savent et nous disent quoi penser, ou plutôt, qui nous disent de ne plus penser, ceux qui sont toujours invités partout, qui envahissent nos télés, radios, journaux, ceux qui sont neutres et indépendants mais sont toujours salariés des lobbies, ces personnages au dessus de tout soupçon, ces autorités en la matière, qu'ils portent une blouse blanche, un uniforme, une soutane ou un costume triste, nous répètent à longueur de journée que le libre échange est de loin la meilleure façon d'organiser la société humaine, et qu'il n'y a pas d'alternatives sérieuses au capitalisme, qui est aussi la seule garantie des valeurs démocratiques et le seul défenseur des libertés individuelles. Le capitalisme aussi est vecteur de progrès scientifique, de créativité et de variété pour le plus grand bien de tous. La libre concurrence, sans intervention aucune, est génératrice d'émulation, et les producteurs vont rivaliser d'ingéniosité pour proposer des produits toujours (...) Lire la suite »
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Le e-commerce pèse-t-il sur l’emploi ?

Hervé Barzin

L’automatisation et la dématérialisation de certains métiers constituent une tendance forte qui pèse lourdement sur la création d’emplois. Et le secteur de la distribution, réputé pour être intensif en main d’œuvre, n’échappe visiblement pas à la règle : des courses faites le soir ou le dimanche par Internet concurrencent les magasins physiques qui, par nature, emploient davantage de salariés pour accueillir le public.

Industrie nouvelle, le commerce électronique est aujourd’hui en pleine explosion. Ce secteur d’activité n’a cessé de croître depuis le début des années 2000 et bat chaque année de nouveaux records de chiffres d’affaires. Un secteur en pleine explosion L’année 2012 a été une année fastueuse pour le e-commerce. En janvier 2013 en effet, le délégué général de la FEVAD, Marc Lolivier, dressait un bilan éloquent : « le chiffre d’affaires généré par le secteur dépasse pour la première fois celui de l’industrie des télécoms ». En 2012, les achats en ligne ont augmenté de 19 % et généré un chiffre d’affaires global de 45 milliards d’euros. Fort de ce dynamisme, le nombre de sites marchands a été multiplié par 8 entre 2005 et 2008. La FEVAD recense ainsi aujourd’hui pas moins de 117 500 sites marchands. Six ans auparavant, le Crédoc sentait déjà le vent tourner. Dans une étude intitulée L’Évolution de l’emploi dans le commerce – quelques mécanismes à l’épreuve des faits, il affirme alors que « les achats électroniques ont (...) Lire la suite »

Cuba introduit les marchés de gros

Michel PORCHERON

Un nouvel appel d’air dans l’économie cubaine

Dans le monde économique cubain, ce n’est pas le mot « réforme » qui est utilisé. On parle de « l’actualisation du modèle économique », de celle de « la politique migratoire », de « la restructuration du commerce » ou de « l’extension de l’accès public à Internet », entre autres exemples. Mais le résultat est le même. Le dernier secteur en date qui connait de nets changements est celui des marchés de gros, qui jusqu’ici n’existaient pas. Depuis l’instauration légale du domaine privée en 2010 (on parle à Cuba de domaine « no estatal », non étatique), c’était une des principales revendications des petits (ou moins petits) entrepreneurs travaillant à leur compte (cuentapropistas). Lesquels, comme l’ensemble de la population, attendent la mesure qu’ils considèrent prioritaire : le règlement de la question de la double monnaie actuelle.

Cuba introduit les marchés de gros, ouverts aux entreprises privées (source : avec l’AFP/ posté par Michel Porcheron) Les marchés de gros vont faire leur apparition à Cuba pour répondre à une forte demande du secteur privé naissant qui se plaignait de ne pas pouvoir s'approvisionner librement à des prix compétitifs. Qu’il s’agisse de la restauration, des artisans, des métiers du bâtiment, de l’agriculture et toutes les activités autorisées dans le secteur privé, figurant dans une liste officielle. Cette circulation autorisée de produits et de matières premières peut être considérée comme un nouveau pas significatif dans les avancées décidées par le gouvernement cubain. « Le commerce de gros se fera par des entités autorisées à destination d'une commercialisation au détail à la population et des programmes prioritaires de l'économie nationale », selon des résolutions publiées mercredi 5 juin 2013 dans la Gaceta oficial (Journal officiel). Les achats sur ces marchés de gros, organisés par des sociétés cubaines (...) Lire la suite »
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