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Thème : Cuba
Emprisonné au Chili, soigné à Cuba, militant alternationaliste en France...

Forum de Sao Paulo à La Havane : entrevue avec Christian Rodriguez

Jean-Michel HUREAU

Christian Rodriguez a été invité à assister, en tant qu’observateur pour la France Insoumise, au Forum de Sao Paulo qui réunit l’ensemble de ce que les partis politiques et mouvements progressistes peuvent compter en Amérique Latine et Caraïbe. Nous l’avons interrogé sur la tenue de ce Forum, les thèmes débattus et les perspectives d’avancée dans un avenir proche ou à plus long terme.

Jean-Michel Hureau : Quelle impression globale retenez-vous de ce Forum et sur son déroulement ? Christian Rodriguez : Le Forum de Sao Paulo a été traditionnellement un des espaces de rencontres importantes pour mesurer l’état des forces politiques alternatives à la droite et au néo-libéralisme en Amérique Latine. Il s’agit d'un espace de rencontre où le débat, la discussion et le rapprochement entre acteurs politiques collectifs et individuels convergent afin de donner une cohérence à une lutte contre un système global en décadence comme l'est le capitalisme et, dans sa phase ultime, le néo-libéralisme. Photo : Christian Rodriguez JMH : Quels ont été les principaux thèmes abordés ? CR : L’état de la gauche et l'urgence de l’unité latino-américaine, la solidarité avec les pays en grande difficulté et avec tous les peuples qui soufrent des violences brutales de la droite dure pilotée par l’impérialisme nord-américain. La dénonciation de la persécution envers des dirigeants progressistes comme Lula Da (...) Lire la suite »

« Utopique » interdiction du glyphosate : La France aurait-elle besoin du secours des agronomes cubains ?

Guillaume SUING
Le 29 mai, dans le cadre du projet de loi sur l’Agriculture du ministre Stéphane Travers, après des jours interminables de débats et de votes à répétition sur les amendements, un vote se fait à la sauvette. Sciemment décalé par le président de l’Assemblée Nationale à un moment où l’absentéisme culmine, comme en témoigne le député François Ruffin, le Parlement rejette à la surprise générale l’amendement demandant l’interdiction du glyphosate, par une majorité de 63 députés sur 85 votants. Il faut être « réaliste », « tant qu’on n’a pas une alternative pour nos paysans »... La maffia européenne des pesticides en tout cas se frotte les mains : il y a quelques mois les sauveurs de la Nature, sous la bannière de notre Nicolas Rhone-Poulenc Hulot, furent déjà incapables d’imposer à Bruxelles l’interdiction, même à terme, de cette star incontestée des pesticides ; le glyphosate, mieux connu sous le nom de Round Up... La dernière « promesse » du candidat Macron était donc, ô surprise, une entourloupe de plus... quelque soit le (...) Lire la suite »
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Cuba est un incommensurable exemple de solidarité, affirme José Mujica

Juan Carlos DIAZ GUERRERO

Montevideo, 28 mai (Prensa Latina) L’ancien président de l’Uruguay, José Mujica, a qualifiée d’ "incommensurable" la solidarité dont a fait preuve Cuba dans ses missions internationales de santé pendant ces dernières 25 années, dans 164 pays de tous les continents.

Pour la plus grande ile des Antilles, "cet effort de solidarité a atteint d'incroyables proportions", a hier déclaré à Prensa Latina José Mujica, qui est maintenant sénateur du FronteAmplio (FL), lors d'une cérémonie de commémoration à la première brigade médicale qui partit pour l'Algérie en 1963. Pour un pays de cette petite taille, un effort économique d'une telle ampleur ne peut s'expliquer que "par une volonté politique solidaire", a-t-il souligné. L'ancien président de l'Uruguay estime que ce geste de solidarité envers le reste du monde, en général, et certains pays en particulier, a été une aventure fondée sur la générosité. "Mais le monde est égoïste, c'est la raison pour laquelle nous avons tant de problèmes". D'après lui, le monde ne mesure pas ce qu'a signifié "cet effort pour les Cubains" et ce que l'humanité serait capable d'accomplir si d'autres pays, avec les moyens qui sont à leur disposition, avaient la volonté politique dont a fait preuve Cuba". Mujica demande de "toujours garder ce fait (...) Lire la suite »
Si ce terroriste avait touché aux USA, vous sauriez tout de lui.

Le Ben Laden d’Amérique latine est mort

Hernando CALVO OSPINA

 
Le Ben Laden d’Amérique latine vient de mourir en Floride, dans la nuit de mardi à mercredi . Luis Posada Carriles était un terroriste d’origine cubaine, que la grande presse mondiale définit simplement comme un « anti-castriste notoire ». Il est parti à l’âge de quatre-vingt-dix ans et sans payer pour tous ses crimes. Jusqu’au bout, il a été protégé par le gouvernement des Etats-Unis, en particulier par la CIA et la famille Bush.

Son nom est devenu célèbre lorsqu’on a su qu’il était l’un des auteurs intellectuels de l’explosion de l’avion de Cubana de Aviación, le 6 octobre 1976, avec 73 passagers à bord, peu après son décollage de l’aéroport Seawell des Barbades. Il fut capturé au Venezuela, où il travaillait pour les services de sécurité de ce pays. Après quelques brèves années de prison, la CIA l’aida à s’enfuir et l’amena en Amérique centrale pour qu’il apporte sa collaboration à la guerre de terreur que Ronald Reagan et son vice-président George Bush père menaient contre le gouvernement sandiniste du Nicaragua dans les années quatre-vingt. Voici quelques détails pour mieux connaître le parcours de ce terroriste, ainsi que les noms de quelques-uns de ses protecteurs et complices (*). Posada Carriles avait été recruté par la CIA en 1960. Dans une interview donnée au New York Times le 12 juillet 1998, il avouait : « La CIA nous a tout appris... tout. Comment utiliser les explosifs, comment tuer, comment fabriquer des bombes... ils nous (...) Lire la suite »

Cinq questions/réponses sur les élections présidentielles à Cuba

Salim LAMRANI
1. Qui est le nouveau Président cubain et comment a-t-il été élu ? Il s’agit de Miguel Díaz-Canel, né le 20 avril 1960, soit un an après l’avènement de la Révolution cubaine, et il est âgé de 58 ans. Après avoir obtenu son diplôme d’ingénieur, il a enseigné à l’Université central de Las Villas à partir de 1985. En 1994, il est élu Premier secrétaire du Comité provincial du Parti communiste de la province de Villa Clara. Il y acquière rapidement une réputation de cadre modeste, travailleur et intègre. Dix années plus tard, en 2003, il occupe la même fonction dans la province d’Holguín. Son bilan positif et la reconnaissance des habitants de la région lui permettent d’intégrer également le Bureau politique du Parti communiste cubain en 2003. De 2009 à 2012, il occupe la fonction de Ministre de l’Enseignement supérieur. En 2012, il fait son entrée au Conseil des Ministres au poste de Vice-président en charge de l’éducation, la science, le sport et la culture. En 2013, il est élu par le Parlement cubain Premier (...) Lire la suite »
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Cuba ne veut pas d’affrontement, mais elle ne cèdera pas d’un pouce sur ses principes

Discours de Bruno Rodriguez Parrilla, ministre des Relations extérieures de la République de Cuba, à la session plénière du 8e Sommet des Amériques, à Lima, au Pérou, le 14 avril 2018, « Année 60 de la Révolution ». (Traduction de la version sténographique du Conseil d’État)

VOTRE Excellence Monsieur Martin Vizcarra Cornejo, Président de la République du Pérou Vos Excellences Chefs d'État et de gouvernement Je tiens tout d’abord à rendre hommage au peuple péruvien, auquel nous unissent des liens étroits depuis les guerres d'indépendance et dans l'effort commun en matière de santé ou face aux catastrophes naturelles. Nous savons que le peuple péruvien rejette les provocations dont la délégation cubaine a fait l’objet ces derniers jours. Je voudrais aussi exprimer ma solidarité et mes condoléances à la République de l'Équateur, ainsi qu'aux familles des journalistes assassinés. Le changement profond dans les relations hémisphériques auquel le président Raul Castro Ruz a appelé lors du dernier Sommet n'a tout simplement pas eu lieu. Notre Amérique, martienne et bolivarienne, ensemble de nations, du Rio Bravo à la Patagonie, unies par un destin commun dans la recherche de leur seconde et définitive indépendance, continue d'être pillée, victime d’interventions et vilipendée (...) Lire la suite »

« Cuba ne se résume pas à ses leaders charismatiques »

RT
Alors que Cuba vient de se doter d'un nouveau président, marquant ainsi la fin des années Castro, Viktor Dedaj a répondu aux questions de RT France concernant la révolution cubaine et son avenir. RT France est allé à la rencontre de Viktor Dedaj, auteur de Cuba est une île, publié aux éditions Le Temps des Cerises, et animateur du site Le Grand Soir. Pour Viktor Dedaj, on ne peut pas parler d'ère Castro car la révolution cubaine a des racines populaires profondes et « elle ne se résume pas à des leaders charismatiques ». Depuis 1959, il y avait toujours eu un Castro à la tête de Cuba. Or, ce 19 avril, Miguel Diaz-Canel, un civil, a été élu à la tête du pays par l'Assemblée nationale. Une date historique pour l'île caribéenne qu'attendent de nombreux défis. Lire aussi : Transition historique : quel avenir pour Cuba sans Castro (...) Lire la suite »

L’écologie réelle

Guillaume SUING
Des premières aires naturelles protégées (zapovedniki) en 1918 jusqu’au plus grand plan d’agroforesterie au monde en 1948, avant que Nikita Khrouchtchev ne s’aligne sur le modèle intensif américain dans les années soixante, c’est toute une écologie soviétique qui fut jadis raillée par les premiers zélateurs occidentaux de l’agriculture « chimique ». Cette « préhistoire dogmatique », pourtant riche d’enseignements pour l’époque actuelle, est aujourd’hui totalement passée sous silence, y compris dans le discours écologiste contemporain, « décroissant », volontiers malthusianiste, et concrètement incapable de participer au renversement du seul véritable responsable de la destruction barbare de notre environnement : le capital. De même, les efforts de l’écosocialisme, très en vogue aujourd’hui, pour tenter une nouvelle « rénovation » du marxisme, s’accompagnent d’une étrange omertà sur l’indiscutable avant-garde cubaine en matière d’agro-écologie. Sans doute par aversion pour une question indissociable de la (...) Lire la suite »

A bon entendeur, salut !

Gérard MILLER
Je viens de lire l'article de Victor Dedaj, "Comment Cuba révèle toute la médiocrité de l'occident", où vous me prenez à partie à plusieurs reprises à partir d'une citation de ma pomme sortie de son contexte : "Comment ne pas critiquer Cuba lorsqu’il y a des persécutions contre les homosexuels ?" — cf. l'émission "On n'est pas couché" à laquelle j'ai participé récemment. Dans le genre manipulation, c’est un modèle, cet article ! C’est bien sûr un fait que Cuba est loin d'avoir toujours été irréprochable dans la façon d’aborder l’homosexualité (cf. tel discours homophobe de Castro qu’il a lui-même regretté par la suite) et il y a eu, pendant un long temps, une façon absolument condamnable de traiter à Cuba les homosexuels parce qu’homosexuels. Et c’est un fait aussi que — comment dire ? — d’immenses « progrès » ont été accomplis sur ce plan (comme sur d’autres) à Cuba. Mais ce n'était pas du tout l’objet de mon propos à ONPC — l’auteur de l’article a-t-il seulement regardé le passage en question. Tout en acceptant (...) Lire la suite »
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Comment Cuba révèle toute la médiocrité de l’Occident

Viktor DEDAJ
Il y a des sujets qui sont aux journalistes ce que les récifs sont aux marins : à éviter. Une fois repérés et cartographiés, les routes de l'information les contourneront systématiquement et sans se poser de questions. Et si d'aventure un voyageur imprudent se décidait à entrer dans une de ces zones en ignorant les panneaux avec des têtes de mort, et en revenait indemne, on dira qu'il a simplement eu de la chance ou qu'il est fou - ou les deux à la fois. Pour ce voyageur-là, il n'y aura pas de défilé organisé à son retour, pas de confettis, pas de veillées autour d'un feu de bois où le narrateur tiendra en haleine un public captivé. Et peu importe qu'il ait accompli la traversée une fois, deux fois ou vingt fois, qu'il soit revenu les bras chargés d'échantillons, de vécus, d'épices ou de pièces d'or, on dira qu'il radote avec des histoires de dragons et de sirènes, même si lui parle surtout de mers bleues, d'îles paradisiaques et de peuplades accueillantes (mais aussi de dragons et de sirènes). Mais si (...) Lire la suite »
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