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Thème : Elections

La Colombie à la croisée des chemins

Sergio CORONADO et Christian RODRIGUEZ

(Voir aussi l’ajout du 6 juin en bas de l’article).

Résultats du premier tour de l’élection présidentielle Les Colombiens étaient appelés aux urnes ce dimanche 27 mai pour le premier tour de l’élection présidentielle. Sont arrivés en tête Ivan Duque, avec 39,1% (7569693 voix), candidat de l’extrême-droite soutenu par le parti Centro Democrático (Centre Démocatique) de l’ancien président Alvaro Uribe (2002-2010), devançant Gustavo Petro, ancien maire de Bogotá, et ancien guérilléro du M19, candidat de Colombia Humana (Colombie Humaine), 25,1% (4851254 voix) et Sergio Fajardo, ancien maire de Medellín, soutenu par la Coalición Colombia (Coalition Colombie), composée du Polo Democrático (Pôle Démocratique), qui est le parti de la gauche colombienne, et du Partido Verde (Les Verts). Le négociateur des accords de paix et candidat du Partido Liberal (Parti Libéral), Humberto de la Calle, est arrivé loin derrière avec 2,06% (399180 voix). Le bulletin de vote en faveur du vote blanc a obtenu 0,3% (60312 voix). L’ancien vice-président Vargas Lleras, représentant de (...) Lire la suite »
Où il est démontré que les Vénézuéliens votent plus que ceux qui leur reprochent de s’abstenir

Venezuela : sa démocratie et les autres

Christian RODRIGUEZ

A peine le résultat de l’élection présidentielle vénézuélienne qui a vu la victoire incontestable au premier tour de Nicolás Maduro avec 67,7 % des suffrages exprimés était-il connu que déjà se déchaînait la presse bien pensante sur l’illégitimité de l’élection pour cause de fraude et absence d’opposition, ce qui est faux puisqu’il y avait 3 autres candidats et, comme l’a annoncé le président du CEELA (Conseil des Experts Electoraux d’Amérique Latine), Nicanor Moscoso, le Vénézuéla est le pays d’Amérique Latine qui applique le mieux la technologie pour garantir la transparence de ses processus électoraux.

D’une seule voix, tous les médias ont pointé le faible taux de participation. RTL détient le pompon de la désinformation où on a pu entendre que le Vénézuéla était une dictature dirigée par des militaires ! Mais le groupe de Lima, composé de l’Argentine, du Brésil, du Canada, du Chili, de la Colombie, du Costa Rica, du Guatémala, de Guyana, du Honduras, du Mexique, de Panama, du Paraguay, du Pérou et de Sainte Lucie, ne pouvait pas être en reste en fustigeant cette élection par son manque de transparence démocratique et un taux de participation si peu élevé qu’il entraînait l’illégitimité du résultat et que, par conséquent des mesures de rétorsion contre ce régime totalitaire devaient être prises et même amplifiées, en se présentant comme un recours à la crise politique, économique, sociale et humanitaire qui traverse le pays. Le Canada avait même pris les devants en interdisant aux citoyens vénézuéliens résidents de pouvoir participer à cette élection, signe d’un grand élan démocratique. L’OEA ( Organisation des (...) Lire la suite »
Mieux vaut en sourire...

Déroute chaviste. Tous les médias sont consternés.

Jean ORTIZ

Le chavisme enfin dans les choux ? Mais une érection peut en cacher une autre.
Les chavistes ont perdu aux présidentielles du 20 mai 2018. Ils n’ont obtenu que 67,7% des voix, contre deux candidats de droite, dont le redoutable Henri Falcon ; il fut jadis chaviste, et gouverneur d’un Etat.

L’abstention a été de près de 54%, beaucoup plus élevée qu’en France où, pour être élu président, il faut, c’est bien connu, 99% des votants et 98% des voix... Qu’importe après tout le résultat. Des révolutionnaires ne peuvent organiser que des élections truquées, frauduleuses. Donc illégitimes. Il-lé-gi-ti-mes. Le chavisme en a organisé 24 en 19 ans, et en a gagné 22. Et à partir de là, l’intervention de Washington, à venir, pour rétablir la démocratie et libérer enfin le Venezuela, va s’accélérer. Même combat : Trump, Macron, Union Eutropéenne ! Contre le « dictateur » Maduro. Celui qui a donné à chaque électeur un bon de 8 dollars pour qu’il vote chaviste. Scandale non avéré, mais coutumier dans une république bananière. On relève dans le scrutin et le dépouillement, réalisés à l’abri des bananiers, des milliers d’anomalies que l’on n’a pu démonter pour l’heure, mais que Trump, spécialiste en tromperies, lui, a décelées. Comme toujours, il en a les preuves. L’expertise, c’est lui. Les « terroristes » de Gaza l’ont (...) Lire la suite »

Russie : premières leçons du scrutin présidentiel

RUPTURES

110 millions d’électeurs russes étaient appelés, le 18 mars, à élire leur président. La participation, un enjeu important du scrutin, s’est élevée à 67,4%, soit 2,1 points de plus qu’en 2012.

Vladimir Poutine a été réélu pour un mandat de six ans avec 76,7% des suffrages. Même s’il partait ultra-favori, ce résultat a de quoi réjouir l’hôte du Kremlin, qui progresse de 13,1 points par rapport à 2012. Les facteurs de ce succès sont connus : pour une grande majorité de ses concitoyens, il symbolise et assure la stabilité du pays, et a rendu à ce dernier sa place et sa dignité sur la scène internationale ; il incarne celui qui a sorti la Russie du cauchemar qu’a représenté la période Eltsine (1991-1999), caractérisée tout à la fois par un cataclysme social sans précédent et par une vassalisation vis-à-vis de l’Occident. Le scrutin se déroulait quatre ans jours pour jour après le retour – non reconnu par les Occidentaux – de la Crimée au sein de la « mère-patrie » russe, un événement qui avait à l’époque fait grimper la popularité du chef de l’Etat. Les électeurs de Crimée – dont la population s’est toujours sentie russe très majoritairement – ont d’ailleurs plébiscité Vladimir Poutine lors de ce présent (...) Lire la suite »
Commentateurs d’un match inégal (de Moscou pour LGS)

Elections présidentielles russes en mars 2018

Christophe TRONTIN

L’élection présidentielle russe est pratiquement passée sous silence par la presse mondiale. D’une part en raison de sa russophobie qui ne veut en aucun cas reconnaître la très forte popularité d’un personnage qu’elle fait profession de diaboliser. Cette élection est en réalité une sorte de plébiscite sur le bilan du président sortant, et celui-ci a toutes les chances de le gagner, avec ou sans trucage. D’autre part parce que peu de journalistes occidentaux, y compris parmi les correspondants sur place, maîtrisent le russe suffisamment pour réellement suivre et comprendre les discussions, les talk-shows, les interviews et les commentaires qui envahissent depuis le début de l’année la télé et l’internet russes. La plupart du temps, ils doivent se contenter de reprendre ce qu’y ont vu les spécialistes de CNN ou d’autres médias anglophones, eux aussi violemment anti-russes. Aux lecteurs du Grand Soir, je propose ce petit panorama en direct de Moscou.
Christophe TRONTIN

En gros, la télévision est pro-Poutine, l’Internet est contre lui. Sur la Première et Russia 1 (équivalents russes de TF1 et BFM-TV), ce ne sont que news, talk-shows et discussions politiques sévèrement encadrées. L’une des émissions emblématiques, c’est « 60 минут » (60 minutes), avec les modérateurs Olga Skabeeva et Evgueny Popov (mari et femme à la ville, mais ils ne l’affichent pas à l’antenne où ils se vouvoient). Les discussions sont intéressantes, elles sont animées, mais les modérateurs sont là, ainsi que le montage, pour calmer les ardeurs anti-poutiniennes et les mettre un frein aux tirades patriotiquement incorrectes. L’émission affiche un pluralisme de façade, invitant systématiquement un représentant de l’Ukraine pro-Porochenko ou un dignitaire de l’Otan : on apprend ainsi, à petites doses prudentes, à connaître les thèses adverses... mais ces intervenants servent de sparring-partners aux représentants de la pensée majoritaire et sont généralement renvoyés à leurs chères études par les tenants du (...) Lire la suite »
A l’intention de nos médiacrates...

Elections municipales au Venezuela : des chiffres et des faits

Ambassade du Venezuela en France
Le nombre d'élections au Venezuela (23 en 18 ans) dont la validité est reconnue par des organismes de contrôle internationaux (dont la fondation Carter, de l'ancien président des USA) et contestée par une partie de l'opposition, par les médias des oligarques vénézuéliens et par pratiquement toute la caste politico-médiatique française et européenne, démontrent trois choses : 1- Si l'on cherche une dictature, il faut aller ailleurs (chez les amis d'Emmanuel Macron : au Qatar, en Arabie Saoudite, etc.), au Honduras... 2- Nos médias (Le Monde, France 2, France Inter...) et leurs complices (Léa Salamé, Laurence Debray...) qui chuintent sur « la colère d'un peuple affamé » et au bord de la révolte en ont menti. 3- Oui, décidément, le problème de ce pays n'est pas son président, mais la récupération patriotique de l'argent du pétrole par les « chavistes ». L'article de notre ami Thierry Deronne, journaliste qui vit à Caracas en témoigne. Ci-dessous, vous lirez la note détaillée de l'ambassade du Venezuela en (...) Lire la suite »

Élections au Chili

Christian RODRIGUEZ
Demain dimanche 19 novembre, des millions de chiliennes et chiliens vont élire leur président, leurs députés et leurs sénatrices et sénateurs. La Constitution en vigueur est cependant toujours celle promulguée par Pinochet contre vents et marées. Tous les gouvernements précédents n’ont pas su ou pas pu l’abroger, faute de volonté ou de majorité indispensable. A aucun moment, les gouvernants ont su entendre la clameur populaire demandant une nouvelle Constitution issue d’une Assemblée Constituante. Le seul fait nouveau est que les chiliens de l’extérieur vont pouvoir participer au scrutin présidentiel bien que le million d’exilés rentrés au pays ne voient souvent pas de légitimité à participer à ce jeu de dupes où la notion de gauche et de droite n’est, en fait, que le reflet de la même idéologie néo-libérale. Le favori, Sebastián Piñera, ex-président, incarne le rêve doré de la droite sud-américaine. Son principal adversaire, Alejandro Guillier, candidat d’une gauche molle héritière de Lagos et Bachelet, sans (...) Lire la suite »

Chili : Perspectives et attentes des élections présidentielles et législatives du 19 novembre 2017

CARTAGENA & BRIATTE

Le septième scrutin pour élire un président de la République depuis le départ de Pinochet en 1991 aura lieu le dimanche 19 novembre 2017. 27 ans après la fin de la dictature, cette élection apparaît, dans l’interminable transition vers la démocratie, comme cruciale, surtout après le début de la mise en oeuvre des réformes engagées par l’administration sortante menée par M. Bachelet.

Huit candidats sont en lice. Deux d’entre eux se rangent clairement à droite, les six autres au centre et à gauche. A droite l'ex-président Sebastián Piñera, crédité par tous les sondages de la première place à l'issue du premier tour, a réussi à rassembler sur sa candidature presque toutes les sensibilités de droite, dont l'UDI et la RN (*). José Antonio Kast représente la droite dure, mais aussi celle qui condamne les affaires de Piñera. Les sondages estiment à un peu plus de 2 % les intentions de vote en sa faveur. Au centre, la démocrate chrétienne Caroline Goic est créditée de moins de 4 %. L'indépendant Alejandro Guillier, représentant de sept partis appartenant à l'actuelle coalition gouvernementale de centre gauche, est positionné en deuxième place selon les sondages. Sénateur de la République, Alejandro Navarro représente le mouvement PAIS, également membre de la coalition de l'actuel gouvernement. Les sondages lui accordent moins de 1 % des intentions de vote. Marco Enrique Ominami, candidat (...) Lire la suite »

Photos : médias contre droit au suffrage des Vénézuéliens

Thierry DERONNE

Ils ont marché pendant des heures à flanc de montagne, sous la pluie, traversé à pied des torrents impétueux en se tenant par la main, ou à quatre pattes sur un tronc d’arbre, ils ont emprunté des camions, des bétaillères, sont montés sur des chevaux, ils ont fait des queues interminables pour accéder aux bureaux de vote, ils ont bravé les menaces des opposants meurtriers, ils sont le peuple vénézuélien comme nous le montre ici en photos notre ami Thierry Deronne depuis Caracas, photos que vous chercherez vainement dans nos médias libres et objectifs, médias de milliardaires adulés par les défenseurs de la démocratie qui veulent persuader (non sans succès) le peuple de France que le Venezuela est une dictature.
Le Grand Soir

30 juillet 2017. Journaux d’Amérique Latine, d’Europe et des Etats-Unis détournant la photo de l’explosion d’une bombe dans le centre de Caracas lors d’un énième attentat de la droite contre les forces de l’ordre pour illustrer… « la répression de Maduro pendant l’élection de la Constituante » ! The « Economist », « La libre Belgique », « Libération », « The New York Times », « El Pais » portent la responsabilité d’avoir transformé en « combattants de la liberté » des terroristes d’extrême droite qui ont déjà lynché et brûlé vifs près de vingt personnes, incendié des écoles, des maternités, des médias communautaires, des centres de vote et qui sont responsables de la majorité des morts. Voir aussi https://venezuelanalysis.com/analysis/13081 Mérida, 30 juillet, des heures de marche sous la pluie, par 6 degrés, pour arriver au bureau de vote. Une image qui a valeur de symbole. Elle parle de la dignité des invisibles, et de cet esprit rebelle, de cette passion démocratique qui a toujours marqué en profondeur le peuple (...) Lire la suite »
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Législatives : édito dans l’Huma, déclaration de Jean-Luc Mélenchon, et urgente nécessité de dissoudre le Conseil constitutionnel qui risque d’élire Manuel Valls

Maxime VIVAS

Tsunami LREM et poussée du FN moins forts que prévus, déroute de LR et du PS, légère progression du PCF, entrée de la FI à l’Assemblée nationale avec possibilité de constituer un groupe, échec de personnalités fortement impliquées dans le marasme actuel, bref, mis à part le fort taux d’abstention, ce dimanche « a été meilleur que s’il avait été pire ».

Maurice Ulrich, Editiorialiste de l'Humanité, nous dit qu’il va falloir compter sur la France Insoumise et sur le PCF. A Marseille, Jean-Luc Mélenchon fait une déclaration qui annonce un futur de combat et d’espoir. A Evry, Farida Amrani (candidate de la FI) et son concurrent Manuel Valls (candidat valssiste) revendiquent la victoire, mais les médias annoncent illico de concert que Valls est élu (50,3% des suffrages, et 139 voix d’avance). Le contexte : irrégularités constatées, décomptes des voix contestées, procès-verbaux non signés, large avantage pour la France Insoumise (jusqu’à 60%) dans des bureaux où Farida Amrani avait des assesseurs, recomptage des bulletins en mairie d’Evry avec interdiction à la presse et à la France Insoumise d’y assister, chahut dans le hall de la mairie où un Valls, défait, a parlé devant des citoyens le traitant de tricheur (sans qu’il les interpelle en retour, ce qui n’est pas dans ses habitudes), appel aux forces de l’ordre , recours déposé par la candidate. La loi (...) Lire la suite »
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