RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Thème : Elections

Législatives : édito dans l’Huma, déclaration de Jean-Luc Mélenchon, et urgente nécessité de dissoudre le Conseil constitutionnel qui risque d’élire Manuel Valls

Maxime VIVAS

Tsunami LREM et poussée du FN moins forts que prévus, déroute de LR et du PS, légère progression du PCF, entrée de la FI à l’Assemblée nationale avec possibilité de constituer un groupe, échec de personnalités fortement impliquées dans le marasme actuel, bref, mis à part le fort taux d’abstention, ce dimanche « a été meilleur que s’il avait été pire ».

Maurice Ulrich, Editiorialiste de l'Humanité, nous dit qu’il va falloir compter sur la France Insoumise et sur le PCF. A Marseille, Jean-Luc Mélenchon fait une déclaration qui annonce un futur de combat et d’espoir. A Evry, Farida Amrani (candidate de la FI) et son concurrent Manuel Valls (candidat valssiste) revendiquent la victoire, mais les médias annoncent illico de concert que Valls est élu (50,3% des suffrages, et 139 voix d’avance). Le contexte : irrégularités constatées, décomptes des voix contestées, procès-verbaux non signés, large avantage pour la France Insoumise (jusqu’à 60%) dans des bureaux où Farida Amrani avait des assesseurs, recomptage des bulletins en mairie d’Evry avec interdiction à la presse et à la France Insoumise d’y assister, chahut dans le hall de la mairie où un Valls, défait, a parlé devant des citoyens le traitant de tricheur (sans qu’il les interpelle en retour, ce qui n’est pas dans ses habitudes), appel aux forces de l’ordre , recours déposé par la candidate. La loi (...) Lire la suite »
11 

Et maintenant… attention à la Marche

RUPTURES

Un parlement violet, si ce n’est ultra-violet. Une participation en chute libre (43%), constituant même un record absolu dans ce type de scrutin. Un Parti socialiste laminé, une droite classique en déroute et éclatée. Une France insoumise finalement ragaillardie puisque, à défaut de siéger à l’Elysée comme elle en avait fugacement caressé l’espoir, elle disposera d’un groupe au Palais-Bourbon. Et un Front national qui déjoue les pronostics de ses détracteurs en faisant élire, seul contre tous, une petite dizaine de ses représentants [Huit, en fin de comptes. Note du GS.].

Mais au-delà de ce tableau largement commenté, le second tour des législatives confirme, voire amplifie, ce que les scrutins précédents ont marqué : un fossé social de plus en plus profond. Plus encore que d’habitude, ce sont bien les classes populaires qui ont fait massivement la grève de l’isoloir C’est caricaturalement visible dans l’abstention : plus encore que d’habitude, ce sont bien les classes populaires qui ont fait massivement la grève de l’isoloir. Ces mêmes catégories qui avaient, pour une large part, placé Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, et permis à Jean-Luc Mélenchon de créer la surprise au premier tour de celle-ci (même si ce dernier a également rallié beaucoup de bobos des centre-villes, séduits par un discours écologique post-moderne, par ailleurs mortifère au regard de toute espérance de transformation sociale). Idéologiquement : une France ouverte… à l’ultralibéralisme et à la mondialisation ; contre une France « arc-boutée »… sur sa protection sociale et sa (...) Lire la suite »
17 

Ultimes heures avant vote

Jean-Luc MELENCHON

Voici (photo) à quoi ressemble un bulletin de vote de la France insoumise.
L’enjeu de l’élection législative a changé de nature au cours des dernières heures de la campagne. En général et dans le cas particulier de « la France insoumise ». Après des jours d’étouffement dans le néant de « l’affaire Ferrand » et les délires du culte de la personnalité du nouveau chef d’État, reviennent les dossiers de fond qui dispersent les miasmes de l’ambiance hallucinogène ! Quatre jours avant le vote, nous apprenons par le journal « Le Parisien » l’ampleur de la remise en cause du code du travail prévue par le gouvernement.

Trois jours avant le vote, grâce au journal « Le Monde », nous découvrons un projet de transposition dans le droit commun des dispositions de l’état d’urgence. Ainsi, tout le droit social et tout le système des libertés individuelles de notre pays sont désormais en cause. Dans le même temps, les excès incroyables de la campagne de dénigrement contre moi reviennent en boomerang sur le système qui les produit. Mes conseillers avaient vu juste : ne répondre à aucune provocation, ni avec la presse ni avec les adversaires, ne répondre à aucune polémique, notamment à Marseille, mais assumer le conflit voulu par Cazeneuve, restaurer la mémoire de ceux qui avaient oublié le cas Rémi Fraisse et la foule des mauvais traitements subis pendant la mobilisation de la loi El Khomri. Au total, cela déclenche dans nos rangs une belle remobilisation des hésitants et des « aquoibonistes ». On peut donc imaginer des dizaines de seconds tours pour nos candidats. Et des dizaines de cas où l’on va vérifier que les « unitaires » (...) Lire la suite »
93 

L’homme qui m’a enfumé de première

Maxime VIVAS
Christian Picquet, se définit comme « co-fondateur du Front de Gauche, ancien responsable du courant unitaire de la LCR et du NPA, puis de la Gauche Unitaire, membre du Front de Gauche ». Je complète : après avoir été aux Jeunesses communistes, 28 ans permanent de la LCR, candidat aux législatives contre le NPA dont il fut un responsable, candidat (élu) du Front de Gauche aux régionales en Midi-Pyrénées dans le sillage de Mélenchon, aujourd’hui membre du comité exécutif national du PCF, il vient de commettre un article au vitriol : « A quoi sert Mélenchon ? ». Mélenchon qu’il embrassait naguère et qu’il embrasserait de nouveau s’il n’avait manqué 620 000 voix à la France insoumise. Parions, si le ciel se dégage à gauche, qu’il lui trouvera demain mille vertus. Ajoutons (je vais y revenir, car il m’en cuit) qu’en 2012, il a été candidat à la députation en Haute-Garonne avec Danièle Gil, sous l'étiquette « Front de Gauche », tracté par Jean-Luc Mélenchon qui lui donna l’occasion de se produire avec lui en (...) Lire la suite »
38 
Si Macron reçoit une majorité absolue, il foncera. Il aura les pleins pouvoirs. Et ça va faire très mal.

En campagne sans trêve

Jean-Luc MELENCHON

Dans le train de Marseille vers l’est, je reprends le clavier. Un post commencé et abandonné plusieurs fois me sert de support pour reprendre la parole par écrit. L’exercice s’ajoute à « La Revue de la semaine » https://www.youtube.com/watch?v=-TvcSII1qbc&list=PLnAm9o_Xn_3CzSZh... à laquelle je reste bien fidèle comme au premier de mes médias personnels. En effet, plus que jamais on ne peut pas compter sur la médiasphère officielle pour faire autre chose que du bruit de couloir, du dénigrement et de la confusion.

Aucun débat sur les sujets en cause, une fois de plus, toujours les mêmes campagnes répugnantes contre nous avec quelques records battus par les habitués du genre. Mais surtout c’est la confusion par les ignorants et fainéants qui continuent à nous nommer « Front de gauche » alors que cette organisation a disparu depuis deux ans. Et maintenant, nous découvrons même des « France insoumise-PCF » pour pronostiquer le nombre des sièges que nous emporterions alors même que le PCF a déjà décidé de siéger dans son propre groupe et d’opposer ses candidats aux nôtres sur le terrain. Une fois de plus, la démocratie est lourdement mise en danger par la médiasphère officielle devenue au mieux crassement ignorante, au pire une pure machine à créer du sensationnel macroniste à n’importe quel prix. Contourner ces médias et nous exprimer directement est un enjeu essentiel, comme pendant la présidentielle. Carnet de campagne Je mouille la chemise : en une semaine j’ai couru trois circonscriptions de Lille, quatre à Paris, une (...) Lire la suite »
87 

Je l’ai rêvé, il va le faire.

Jean ORTIZ

Françaises, Français

Je vous ai compris. Je viens de battre le Front National à plate couture. J’ai enfin réglé le problème. Le fascisme n’est plus à nos portes (jusqu’à la prochaine fois). Nous n’avons pas eu à prendre les armes, d’ailleurs mes amis ont montré leur pacifisme aux moments les plus durs de notre histoire.

Plutôt le marché que l’ultra marché. Nous pouvons désormais reprendre le fil, un temps interrompu, de la seule politique possible, le néolibéralisme décomplexé, cette politique qui depuis les « Chicago boys » au Chili de Pinochet a permis à dames et sieurs Reagan, Thatcher, Gonzalez, Sarkozy, Merkel, Valls, Hollande, El Khomri, d’éviter le pire à leur peuple : « l’extrême gauche », le « populisme », le « castro-chavisme », tous ces uberlulus qui croient en ces vieilles lunes de la « révolution » et de la lutte des classes. Moi je suis contre l’affrontement des classes en primaire et en secondaire. Les meilleurs élèves, doués par naissance, doivent le rester. Quant à la révolution, si elle permet à des sans dents de vivre avec dentier et comme un rentier, avec un SMIC par jour, je m’y oppose. Que se mettront les autres sous la dent ? Ne confondons pas « cent dents » et « sans argent ». Ne confondons pas justice sociale et laxisme, progrès et charité, richesse et patrimoine, souffrance et jouissance, ENA et ETNA, (...) Lire la suite »
14 
Les discussions sont âpres, mais...

Une (heureuse) désescalade entre le PCF et la FI en vue des législatives ?

Pierre LAURENT (PCF) Martine Billard, Raphaël Qnouch, Francis Parny, Manuel Bompard (FI)

Tandis que le torchon brûle entre la FI et le PCF en raison de l’utilisation frauduleuse par ce dernier de la photo de Jean-Luc Mélenchon sur ses affiches (avec élimination du logo de la FI (1), des contacts sont pris, les discussions semblent avancer.
Nous donnons à lire ci-après les courriers échangés entre Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon les 3 et 4 mai 2017.
LGS

Lettre de Pierre Laurent à Jean-Luc Mélenchon concernant les législatives. Paris, le 3 mai 2017 Cher Jean-Luc, Cher(e)s camarades, Ce courrier fait suite à notre rencontre nationale qui s'est tenue hier. Je l'écris avec la préoccupation de trouver une issue positive à nos discussions, c'est-à-dire le chemin du rassemblement de nos forces dans les élections législatives : c'est ce que souhaitent nos électrices et électeurs qui ne veulent pas courir le risque de voir un député macroniste, de droite ou d'extrême droite élu dans leur circonscription à cause d'une division de nos forces. C'est le seul chemin qui peut permettre de concrétiser l'objectif que tu as énoncé dimanche et que je porte aussi au nom du PCF, d'une majorité législative prolongeant le score du 23 avril. Cet objectif prendra d'autant plus de force dimanche soir, après le résultat du second tour qui aura renforcé Emmanuel Macron et Marine Le Pen, rendant plus menaçant encore le poids du Front national. Nous aurons plus encore la (...) Lire la suite »
120 
Pourquoi les communistes sont-ils plus nombreux hors du PCF que dans le PCF ?

La photo (supposée) de Mélenchon sur des affiches du (supposé) PCF

Vincent MORET

Olivier Dartigolles est porte-parole du PCF. Les adhérents du PCF ont décidé par vote en novembre 2016 de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidence de la République. Ces derniers mois, Dartigolles a été l’homme qui, au prix de contorsions inouïes, a expliqué aux communistes encartés que, si Montebourg gagnait les primaires du PS en janvier 2017, tout pourrait changer, les cartes seraient redistribuées, etc.

Puis Hamon les ayant gagnées, Dartigolles avança (sur des œufs) que si ce dernier voulait bien… créer le rassemblement, travailler à l’union, ouvrir des perspectives unitaires…, etc. En filigrane : Tout sauf Mélenchon ! Montebourg et Hamon dégagés, le premier par les électeurs des primaires du PS et le second (brutalement) par le corps électoral, le PCF entend tirer les marrons du feu d’une campagne électorale où il ne s’est pas montré, sauf pour gêner le candidat validé par sa base. Et à présent, le PCF tente le coup d’utiliser sur ses affiches pour les législatives la photo de Jean-Luc Mélenchon. Malgré plusieurs demandes de la France Insoumise, le PCF n’a pas mis fin à cette escroquerie et la FI a dû se résoudre à porter l’affaire devant les tribunaux avant qu’elle ne se généralise et ne se crée une confusion terrible comme cela advint aux élections régionales avec l’utilisation par le PCF du logo Front de Gauche pour des accords avec le PS. Les photos, donc. Que fait Dartigolles ? Il nie : « Nous ne (...) Lire la suite »
23 

Ensemble continuons !

Jose ESPINOSA

Il faut que le score de la France Insoumise soit énorme pour que l’ensemble des médias et du monde politique soit intéressé par la prise de position du candidat Mélenchon. Tous lui tombent à bras raccourcis pour l’accuser de faire le jeu de Lepen et le conjurer de soutenir Macron.

Que d'hypocrisie, de malhonnêteté, de fiel, d'invectives n'a-t-on pas lu et entendu. Seuls, les analystes sérieux ont perçu la baisse de l'électorat du FN dans les circonscriptions qui ont porté Mélenchon à un très haut niveau ce qui témoigne de la force anti-Lepen dans le vote "France Insoumise". La campagne politique a fait mouche. L'impact des idées de partage, d'indépendantisme, de sortie des traités européens, de nouveau protectionnisme solidaire a contré le repli sectaire, la division, le racisme distillé par la candidate frontiste. A Hénin-Beaumont, la Lepen est en perte de vitesse alors que Mélenchon augmente son score, vérifiant ainsi la pertinence de son combat sans faille. La consultation des membres de "France Insoumise" tel que l'avait décidé Mélenchon dès le départ de sa campagne favorise le débat démocratique, unifie le mouvement, renforce les convictions de chacun sur la base d'un échange sans pareil. Je l'ai vécu dans le douzième arrondissement parisien avec la centaine de participants. (...) Lire la suite »
Tandis que le PS prend la direction du PASOK Grec...

19,58% n’auront pas suffi

République sociale

Malgré une belle campagne, innovante, ambitieuse et progressiste, Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France insoumise, soutenu par le Parti communiste et Ensemble, n’a pas réussi à se qualifier pour le second tour de l’élection présidentielle. Ce que nous craignions est ainsi arrivé, avoir le choix au second tour entre une candidate issue de l’extrême-droite et un candidat de l’oligarchie, soutenu par les banques.

Pourtant nous avons essayé. Essayé de créer un rapport de force qui nous soit favorable en tentant de rassembler non pas autour d’un candidat mais autour d’un programme de justice sociale et de renouveau démocratique. Force est de constater que par rapport à 2012, et aux 11,1% du Front de gauche, notre score augmente significativement puisque Jean-Luc Mélenchon a recueilli 19,58% des suffrages. C’est donc en soit une petite victoire mais surtout un formidable point d’appui pour la suite, et notamment pour les élections législatives. Du reste, il ne faut pas perdre de vue que nous aurions pu être au second tour. Sans ce système médiatique qui a préféré taper sur le candidat de la France insoumise que sur le Front national, et qui maintenant vient nous faire la leçon quant au fait que Jean-Luc Mélenchon n’a pas donné de consignes de vote, préférant attendre la décision des près de 450 000 citoyens qui ont soutenu sa candidature, ce qui semble pourtant être la base de la démocratie. Ce n’est pas un hasard (...) Lire la suite »
11 
afficher la suite 0 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 | 90