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Thème : Elections
Alerte rouge

La météo l’avait prévu : « alerte rouge aux avalanches » ...de promesses.

Jean ORTIZ

Fringants, maquillés, ils sont tous là ces « hommes neufs ». Ils font leurs premiers pas en politique et sont amnésiques au point d’oublier que les « favoris », lorsqu’ils avaient secrétaires et chauffeurs, et un salaire plusieurs fois supérieur à celui de EVO MORALES, (les Valls, Hamon, Peillon, Montebourg), n’ont pas moufté. Ils ont été ministres du président NORMAL, donc comptables et responsables du bilan cataclysmique.

Ils ne se souviennent pas qu’ils ont peu regimbé, ni rué dans les brancards, ni crié « Non, on va dans le mur ! », ni rejeté les trahisons aux valeurs de gauche (les plans d’aide au patronat qui en a tant besoin par ces temps de grand froid), de démocratie (le 49/ 3), au matraquage des salariés, des manifestants contre l’horreur elkhomriaque... Bref, ils ont perdu la mémoire. Seul Valls assume le bilan, tout en défendant le contraire. L’homme, droit dans ses bottes, ne craint pas le grand écart. Hamon et Montebourg jouent les jolis cœurs. Peillon est en mission commandée. Et les quelques écolos en caution. Les voilà, les sauveurs, comme de jeunes vierges offertes, promettant pour demain ce qu’ils n’ont pas fait hier , alors qu’ils en avaient tous les moyens. Et ils nous voudraient nous endormir, nous tromper encore et encore. Ils devraient s’excuser. L’école ? ils auraient créé les postes promis. Menteurs, par dessus le marché ! Les voilà en « rassembleurs de la gauche »... mais pas un mot sur les (...) Lire la suite »
Election de miss PS : ils sont venus, ils sont tous las....

Le bal déprimant

Jean ORTIZ

Article de Jean Ortiz paru le 3 janvier 2017 dans l’Humanité.fr où il publie depuis des années des « chroniques Latines » dont le quotidien fondé par Jean Jaurès assure à juste titre qu’elles « portent un regard loin des clichés sur les luttes de libération du continent sud-américains... ».

Le constat vaut pour son regard sur la politique française qu’il décortique avec une acuité souvent teintée d’humour et d’impertinence.

Pour ce que vous allez lire ici, il s’est un peu inspiré d’un illustre chanteur (on le voit sur la photo, à gauche de la bouteille de rhum, derrière un cigare et sous un chapeau) qui voulait parfois qu’on l’emmène au bout de la terre (« II me semble que la misère/Serait moins pénible au soleil... ».

Maxime Vivas
(Cet article est le 141ème de Jean Ortiz publié par Le Grand Soir).

Ils sont venus ils sont tous las y’a même Manu le fils perdu venu du fond le plus fricu Ils sont venus ils sont tous là avec des promesses plein les bras Ah les primaires Ah les primaires il va mourir le parti de jadis Je ne sais pourquoi ce pastiche m’est venu spontanément ce 3 janvier lendemain du deux Il y a quelque chose d’indécent dans cette sorte de concours « Miss PS » où chacun étale ce qu’il n’a pas fait et qu’il fera demain promis juré, croix de bois, croix de fer... on leur donnerait le bon dieu sans confession, séant, il suffirait d’oublier le bilan désespérant tout peut s’oublier, assurément, sauf le 49/3, El Khomri, l’oseille par milliards au Medef les sales guerres otanesques, les militants criminalisés d’autant l’enrichissement des richards et les plus pauvres au rancart Ils sont venus Ils sont tous las On trouve de tout au PS-land comme dans les magasins géants On appâte le chaland des mensonges plein les dents le bilan on le maquille effrontément on est (...) Lire la suite »

Quelle Assemblée Constituante ? Quelle 6ème République ?

Georges SPORRI

Les tares de la 5ème République sont connues : une organisation territoriale du pouvoir qui empêche la représentation paritaire des CSP et même des classes sociales... La parité hommes/femmes progresse à la vitesse d’un escargot et n’est évoquée que pour masquer l’absence totale d’ouvriers et d’employés... La très stupide élection présidentielle masque aussi de vrais enjeux et produit un crétinisme civique massif

Les tares de la 5ème République sont connues : une organisation territoriale du pouvoir qui empêche la représentation paritaire des CSP et même des classes sociales... La parité hommes/femmes progresse à la vitesse d'un escargot et n'est évoquée que pour masquer l'absence totale d'ouvriers et d'employés... La très stupide élection présidentielle masque aussi de vrais enjeux et produit un crétinisme civique massif (cf. les évènements de 2002 dont il faut se souvenir. La vrai gauche et l'extrême gauche se sont crues obligées d'appeler à voter Chirac, alors qu'il fallait vaincre Chirac aux législatives en le privant de majorité + grève générale antifa et anticapitaliste entre les 2 tours...). Autre réalité, triste : avec leurs salaires abyssaux et pharaoniques les patrons n'ont aucun mal à se payer les 577 tirelires de l'Assemblée Nationale et les 350 cupides du sénat (je ne parle pas uniquement de la corruption, pour être élu dans une circonscription il faut y dépenser beaucoup de fric et y avoir des amis (...) Lire la suite »
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Que faire en 2017 ? Lettre ouverte aux progressistes

L’Histoire brûle à nouveau.

Fabrice AUBERT
PRESENTATION : Cela fait longtemps que l’idée de ce papier germe, mais je n’ai jamais trouvé le support conjoncturel me permettant de l’aborder. C’est l’assassinat du diplomate russe et les événements de Berlin qui m’ont incité à la rédaction de cette réflexion que j’abordais déjà dans d’autres articles (« La matrice des siècles » / « le spectacle du terrorisme » / « Derrière le vote F.N un crash sociétal »), sur LGS. LES GUERRES DE RELIGION LE RETOUR : Depuis le 11 Septembre et le dernier attentat de Berlin, le terrorisme renvoie à l’analyse en termes de « choc des civilisations », concept, qui renvoie en définitive aux « guerres de religion » comme le déclare le nouveau Président américain Trump. Derrière cette déclaration frappé du mouvement des apparences, se joue l’avenir de l’humanité qui avance ou qui recule, car à chaque moment historique, l’humanité peut, soit revenir vers Neandertal, soit progresser. UNE ELECTION COMME LES AUTRES ? Certains croient encore que cette élection Présidentielle se déroulera comme (...) Lire la suite »
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Point de vue d’un intellectuel chinois qui fut longtemps Parisien

Bonne gouvernance et démocratie

Ruolin ZHENG
Au retour de mon voyage au Xinjiang, j’ai fait une escale à Pékin pour rencontrer des journalistes de plusieurs médias et participer à une émission de CCTV (China Central Television), important réseau de télévision publique. CCTV est située dans un curieux immeuble de 38 étages que les Pékinois ont surnommé ironiquement « le Pantalon » en raison de son architecture. Elle compte 45 chaînes dont une en français (CCTV F) qui peut être vue dans tous les pays francophones. J’y ai été interviewé (sur Reporters sans frontières et le dalaï lama) par Zheng Ruolin, journaliste que j’avais connu quand il était en poste à Paris et avec qui j’ai noué des liens d’amitié, ce qui facilite les discussions franches. Au cours de mon escale, nous avons abordé la question de la démocratie, et j’ai marché sur des oeufs avec cette histoire de non au référendum devenu un oui, l’impopularité d’un président inamovible, la loi El Khomri dont le peuple et les députés ne veulent pas, mais qui risque d’être avalisée par la force des matraques (...) Lire la suite »
Lettre amicale aux communistes et aux Nuits debout

Contestation, élections et candidats auto-proclamés.

Maxime VIVAS

II a souvent été écrit dans nos colonnes que Le Grand Soir, site d’information militante alternative, se veut rassembleur, donc tolérant, donc ouvert, donc réticent à publier des polémiques entre les différentes composantes de la gauche. En effet, un courant d’idée, en prouvant son excellence par des démonstrations argumentées peut, sans agresser, prouver a contrario que les autres ont tort, sans même avoir à les nommer.

Cependant, d’aucuns ont affirmé ici même (en globalisant pour ne vexer personne) que la gauche française est la plus bête de la planète. Voir http://www.legrandsoir.info/penser-local-et-deconner-global.html où ce n’est pas le mot « bête » qui a été choisi, mais un synonyme plus leste. On pourrait ajouter que les Français, en général, devraient se départir d’un complexe de supériorité en matière de compétence révolutionnaire. Certes ils ont été bons, très bons, peut-être les meilleurs et les peuples du monde entier ont applaudi. Mais ça commence à dater. Certes, avec d’autres, en Europe, nous avons ébloui le monde par les Lumières d’un siècle, mais c’est encore plus vieux. Circulez, y a plus rien à voir Aujourd’hui, les Révolutions se font ailleurs et nous ne pouvons aligner comme philosophes connus du grand public que Finkielkraut (gnagnagna), Onfray (qui s’est spécialisé dans un vertigineux girouettisme politique et dont chaque intervention est désormais émaillée d’affirmations inexactes) et BHL (ajoutons Botul (...) Lire la suite »
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A 9h, le train de 8h47 sera passé

Lettre ouverte aux Charlots qui veulent s’asseoir autour d’une table et réfléchir au programme électoral pour les présidentielles

Vladimir MARCIAC

L’incendie ravage la forêt, les flammes lèchent les maisons et un bonimenteur de première, quadra ou quinquagénaire, beau gosse et beau-parleur, ou bien un déplumé binoclard boudiné dans un costume noir, ou qui vous voulez pourvu qu’il ait l’autorité de celui qu’on a vu à la télé, décrète l’urgence d’un « brainstorming » (il parle volontiers la langue de l’ennemi).

Objectif : décider démocratiquement d’une démarche citoyenne, participative, concertée, afin de déterminer dans les mois qui viennent le meilleur moyen d’éteindre le feu en prenant en compte les désirs des gens et en montrant qu’on peut faire de l’extinction autrement par une écoute de la base, un changement de comportement qui prouvera qu’il y a une autre façon d’arrêter le feu. Quel camelot ! La scène se passe dans la caserne des pompiers. Ils sont 80 ou 1000, peu importe, dont le métier est d’éteindre le feu, qui en vivent, qui ont été formés à ça, qui ont obtenu leur diplôme, qui nous donnent des conseils depuis des décennies et qui nous vendent leur calendrier. Pendant que le pompier-démocrate-citoyen-participatif-hâbleur-frimeur parle, les flammes brûlent la première maison (et le Code du travail qui s’y trouvait), une bombonne de gaz surchauffée explose et projette en haut des arbres, où elle se maintient, la flamme du FN. Un pompier se précipite, une lance en main et chacun de dénoncer son geste en (...) Lire la suite »
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Elections présidentielles 2017

Quelques considérations « primaires »

Jean ORTIZ

Opter pour des « primaires à gauche » revient à s’engager une nouvelle fois dans une stratégie au final « socialo dépendante » . Elle risque d’assimiler les communistes à cette « gauche » qui n’en est plus une depuis longtemps déjà . Si nous sommes peu lisibles, peu visibles, malgré la nécessité aujourd’hui comme hier d’un puissant parti communiste, de classe, c’est que nous avons en quelque sorte renoncé à être pleinement nous-mêmes, antisystème et propositionnels, à refuser radicalement le capitalisme, à rompre avec lui. Rompre, rupture, radicalité... Etre partisan de la révolution, même si le mot a été tant et tant dégradé, n’est-ce pas revendiquer et commencer à construire, par nos résistances, nos pratiques quotidiennes, des relations et des valeurs nouvelles, une société de partage, non cannibale, libérée du marché. Un socialisme d’aujourd’hui, citoyen, autogestionnaire, démocratique, écosocialiste, qui socialise les grands secteurs économiques et les leviers financiers, qui remette en cause le carcan européen, le productivisme sans limites, la monopolisation des richesses... Mais pour cela il convient d’abord de ne pas renoncer aux mots, « socialisme », « révolution », et au sens de la marche. Je ne sais plus qui a dit : Ne pas nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde.

Nous vivons des temps inhumains de « contreréforme », des temps terribles pour les millions de « perdants », des temps dangereux de basculement conservateur, où la tentation est grande de diluer le discours révolutionnaire dans l’air fétide et régressif du moment, de s’adapter plus que de « révolutionner », pour tenter de gagner quelques voix... La politique cède le pas à une sorte de campagne électorale permanente dominée par le marketing politique, vide, avilisseur, par la com. manipulatrice, les coups politiques tordus ou pas, le tango des égos... Et le peuple dans toute cette ratatouille ? On se trompe si l’on croit que les sondages doivent être pris au pied de la lettre. La colère gronde dans ce pays et peut éclater sans nous, voire contre nous, assimilés au « tous pareils », à « la caste » comme disent les Espagnols. Les « primaires », ces combats de coqs frelatés, ces rideaux de pseudo-démocratie et d’enfumage sur l’essentiel, cette singerie des « States », accentuent la personnalisation outrancière, (...) Lire la suite »
Après l’échec aux régionales, une gauche à la dérive

Et maintenant, comment reconstruire à gauche ?

Gaël Brustier Stéphanie Roza Jean-Numa Ducange Pierre Mathiot Serge Regourd Pierre Khalfa

Le débat à gauche après les élections régionales. Avec les points de vue de Gaël Brustier, politologue 
et essayiste (1), Gérard Mauger, directeur 
de recherche émérite 
au CNRS, Stéphanie Roza, professeure de philosophie, Jean-Numa Ducange, maître de conférences en histoire à l’université de Rouen de philosophie, Pierre Mathiot, professeur 
de science politique, Sciences-Po Lille, Serge Regourd, directeur 
de l’Institut 
du droit 
de la culture 
et de la communication, Toulouse-I-Capitole et Pierre Khalfa, coprésident 
de la Fondation Copernic.

La pleine conscience de sa propre défaite par Gaël Brustier, politologue et essayiste (1) Les élections régionales ont révélé une rétractation électorale du PS sur le sud-ouest, la Bretagne et les idéopôles, c’est à-dire les métropoles connectées à la globalisation (Paris, Grenoble, Montpellier…). Elles ont aussi précisé le risque de progressive extinction de la gauche radicale, qui a disparu de plusieurs hémicycles régionaux. La tripartition des votes ne doit pas camoufler la possibilité d’une marginalisation possible de la gauche en France et une polarisation à droite de la vie de notre pays. Les résultats électoraux sont souvent la traduction d’un rapport de force idéologique, de l’état de ce que l’on peut appeler, à l’instar d’Antonio Gramsci, le « front culturel ». La plongée de notre pays dans le processus d’intégration européenne et dans la globalisation, la montée des interdépendances entre les États et entre les hommes ont des effets sur la vision du monde de nos concitoyens. Parmi les autres déterminants (...) Lire la suite »
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Les élections régionales : un premier bilan

Laurent RIPART

On ne peut se voiler la face : ces élections régionales sont catastrophiques, dans la mesure où elles constituent un succès non seulement pour le FN et pour la politique antisociale du gouvernement qui le nourrit, mais aussi un véritable désastre pour les classes populaires et les partis qui sont censés les représenter.

Si les attentats du 13 novembre ont joué un rôle conjoncturel non négligeable, ces résultats ne constituent pas moins le révélateur d’une situation politique qui s’est très profondément dégradée ces dernières années. Ils nous renvoient à nos propres erreurs, puisque le désastre est si général que nul ne peut s’en laver les mains. Ils s’inscrivent sans doute aussi dans les profondes transformations de la société française qui se trouve aujourd’hui disloquée par les effets délétères de la crise et des politiques régressives menées tant par la droite que par le PS. La gauche radicale se trouve en tout cas placée au pied du mur et joue aujourd’hui sa survie : l’hypothèse d’un scénario à l’italienne, qui verrait une disparition totale de la gauche du champ politique, n’est en effet désormais plus à exclure. 1. La progression du FN s’est pour l’essentiel faite sur le dos de la droite traditionnelle. Election après élection, le FN assure son hégémonie sur des couches sociales auparavant acquises à la droite gaulliste. (...) Lire la suite »
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