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Thème : Elections

Débat télévisé : Mélenchon a marqué des points

Julia HAMLAOUI (L'Humanité).

Sur les cinq candidats à la présidentielle présents hier soir sur le plateau de TF1, Jean-Luc Mélenchon est jugé parmi les plus convaincants avec 20% des sondés qui le placent en tête, derrière Emmanuel Macron 29% , 19% pour Marine Le Pen et François Fillon et 11% pour Benoît Hamon.

Comme son équipe de campagne l’avait annoncé, Jean-Luc Mélenchon s’est attaché, lors du débat organisé sur TF1 hier soir, à dérouler son programme sans toutefois se priver de quelques piques qui ont parfois provoqué l’hilarité de la salle et des quatre autres invités. A l’instar du moment où, en conclusion d’un vif échange entre Benoît Hamon et Emmanuel Macron (le premier acculant le second sur les soutiens financiers de sa campagne potentiellement défenseurs d’intérêts privés), les présentateurs rappellent la présence des autres candidats, celui de la France insoumise, soutenu par le PCF, lâche alors : « il faut bien qu’il y ait un débat au PS ». Invité à dire quel hôte de l’Elysée il serait, en introduction du débat, c’est en « dernier président de la Ve République » que Jean-Luc Mélenchon s’est d’abord dépeint rappelant son projet de Constituante pour en finir avec « la monarchie présidentielle ». Mais il a également affirmé vouloir s’attaquer aux urgences écologique, sociale et être le « président de la paix » (...) Lire la suite »
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Voter, pour quoi faire ?

Bruno GUIGUE
Voter le 23 avril, pour quoi faire ? Si les élections servaient vraiment à quelque chose, disait Coluche, il y a longtemps qu'on les aurait interdites. Avant d'aborder les enjeux du futur scrutin, il faut sans doute en passer par cette cure de réalisme. Car, on le sait d'expérience, il n'y a pas grand-chose à espérer des élections, elles ont rarement changé le cours des événements, et elles se résument souvent à un rituel où le peuple s'imagine qu'il a le choix. Cette illusion de la démocratie formelle est entretenue par ceux qui en tirent bénéfice, le simulacre électoral ayant pour principal effet de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. A la limite, le processus électoral pourrait passer pour un acte de souveraineté si les dés du jeu politique n'étaient pas pipés. Il exprimerait la volonté du peuple si cette volonté pouvait se formuler, librement, au terme d'une délibération collective digne de ce nom. On peut toujours rêver qu'il en soit ainsi, mais ce n'est pas le cas. Les médias de (...) Lire la suite »
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Comme quoi il ne faut jamais dire « Tous pourris »...

La déclaration (imaginaire pour l’instant) de Benoît Hamon se ralliant à Jean-Luc Mélenchon

Maxime VIVAS

20 heures. Journal télévisé de France 2.

« Mes chers compatriotes,
Le 29 janvier, vous avez été plus de deux millions à voter au second tour de la primaire organisée par le parti socialiste. Par plus de 58% des voix, vous m’avez désigné, face à l’ancien Premier ministre Manuel Valls, pour représenter mon parti aux élections présidentielles de 2017.

Je vous en remercie. J’ai mesuré d’emblée le poids de la responsabilité que vous m’avez confiée. Auparavant, comme vous le savez, je m’étais engagé à soutenir, quel qu’il soit, le candidat que vous alliez choisir. Mes concurrents avaient fait la même promesse et c’était l’esprit, la règle même de cette compétition. Mon parti, et c’est bien normal, s’était de son côté engagé à mettre tout son poids, tous ses moyens, tous ses militants dans la bataille pour faire élire le candidat socialiste gagnant des primaires. Jean-Luc Mélenchon a refusé d’y participer au motif que, s’il était battu, il ne soutiendrait pas, quoi qu’il en soit, un candidat du parti socialiste qu’il a quitté et dont il combat la politique depuis 2012. A aucun moment je n’ai ignoré que ma personne et mon programme ne pouvaient convenir à l’ensemble du parti. J’ai seulement été préféré à d'autres au premier tour, et à Manuel Valls au second, en opposition à la politique qu’il avait mise en œuvre et qu’il défendait, certes contre le peuple, mais (...) Lire la suite »
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Turpitudes, condamnations, mensonges, enrichissement du Front national…

Les accusations glissent sur Marine Le Pen comme la pluie sur les ailes d’un vautour.

Maxime VIVAS

Le 17 septembre 2011, Marine Le Pen affirmait lors d’un meeting, vouloir « nettoyer l’État des jouisseurs, des affairistes, des corrompus. (…), voilà ce à quoi aujourd’hui l’Histoire nous appelle » ; « Les Français vont se rendre compte que le seul parti propre, la seule candidate propre, c’est Marine Le Pen ».

Le 3 avril 2013, lors d’une émission télévisée, Louis Aliot, son compagnon, ne mâchait pas ses mots : « Il est évident que si, dans l’exercice d’un mandat, l’élu est pris la main dans le sac, il devrait être inéligible à vie ». Le 5 avril 2013, Marine Le Pen déclarait : « L’UMP et le PS ont des listes de condamnés qui sont inouïes ». Et elle proposait de « faire des enquêtes de moralité sur le personnel de la République ». Le Front national est le parti qui compte le plus d’élus condamnés. Entre 1997 et 2012, on a les chiffres suivants : 1, 94% des élus PS ont été condamnés ou mis en examen, c’est 3, 12 % des élus pour LR et 15,68% pour le Front national. Dans la plupart des cas, les élus du Front national sont condamnés pour des violences physiques, des incitations à la haine raciale et des fraudes financières ou électorales. La présidente du Front national, Marine Le Pen a été condamnée. Le vice-président, son compagnon Louis Aliot, a été condamné. Bruno Gollnisch, candidat à la présidence Front national, a été (...) Lire la suite »
Un point de vue de « militants franchement communistes »...

L’ « unité » sans contenu, ou comment les appareils du PS et du PCF-PGE veulent prendre en étau l’espace politique « insoumis »

Georges GASTAUD

Par une manœuvre dont on peut admirer le fignolé, Martine AUBRY, son poisson-pilote Vincent PEILLON et ses puissants relais dans l’appareil du PS, ont réussi à écarter VALLS, le dauphin de HOLLANDE, dont la candidature menait le PS tout droit au cimetière.

Le ravalement de façade a pris le souriant visage de Benoît HAMON, l’éléphanteau rosâtre qui a avalé toute la politique européenne et social-impérialiste du PS (Libye, Syrie, Mali, Ukraine…), mais qui amuse la galerie à coups de « revenu minimum de base » et de « légalisation du cannabis » : grandioses perspectives pour la jeunesse de France, à qui l’on promet « du pain et des jeux » à la manière des empereurs romains ! Le malheur, c’est que la « France en ordre » fasciste du FN, la purge thatchérienne de FILLON et l’ubérisation générale du salariat chère à MACRON suscitent une telle horreur à gauche que, faute d’un vrai parti communiste éclairant les enjeux de classes, une partie de l’électorat progressiste aspire à l’ « union de toutes les gauches » quel qu’en soit le contenu. Et bien entendu, les appareils aux abois en profitent pour rabattre benoîtement sur le candidat PS en sommant MÉLENCHON (cf le harcèlement dont il fut la cible sur ce thème jeudi à l’émission de PUJADAS !) de se faire hara-kiri pour permettre à (...) Lire la suite »
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Plan Mélenchon : l’"extrême-gauche" doit choisir...!!

Luniterre
Avec les "ralliements" de Bayrou et De Rugy, on voit bien, aujourd’hui, que le candidat de "barrage" anti-Le Pen choisi par la bourgeoisie libérale, c’est Macron. Le rôle d’Hamon était d’introduire le vers "revenu universel" dans les restes de la "gauche sociale" en voie de décomposition. C’est malheureusement chose faite. Mélenchon, aussi peu sympathique que soit le personnage, représente le dernier carré de résistance de cette "gauche sociale", ou du moins à prétentions telles. Pour accréditer ces prétentions, il trouve malgré tout le courage de maintenir la revendication d’abrogation de la loi El Khomri, d’une part, et continue de refuser la solution "revenu universel", d’autre part, mais ce qui est cohérent, le "RU" étant bien le petit frère de la loi El Khomri... http://mai68.org/spip/spip.php?article12105 Pour le reste, son "coup de manivelle à 100 Milliards", https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/02/19/plan-melenchon-attention-au-retour-de-manivelle/ c’est un pur programme de relance (...) Lire la suite »
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Doit-on voter en 2017 si on est de gauche ?

Laurent Crevon
Les médias dominants ont décrété de façon générale que l’année 2016 était une année pourrie, et ce, à cause des attentats, du Brexit, de la guerre en Syrie, de l’élection de Trump, etc. Ça m’a énervé un peu parce que, pour ma part, j’ai passé une super année, mais outre ça, déclarer comme ça qu’une année entière est pourrie, c’est franchement réducteur et limité à sa vision d’éditocrate bourgeois parisiens qui ne voient la marche du monde qu’à travers à un nombre limité d’événements. Pour ma part, j’ai trouvé qu’en 2016 les choses ont commencé à bouger, du moins, un peu plus que les années précédentes. On a vu un vaste mouvement social contre la loi travail et l’expérience collective Nuit Debout en émerger, et on a aussi vu le Brexit au Royaume-Uni et l’élection de Donald Trump aux États-Unis. Je vois ces deux derniers événements d’un œil assez positif. Comment ? me demanderiez-vous. Parce qu’ils constituaient une rupture avec le centre mou consensuel qui gouvernait la majorité des pays occidentaux ces dernières décennies. Les (...) Lire la suite »

Laisser l’appareil du PCF-PGE torpiller la « France insoumise » au nom de la lutte des places ou unir les communistes dans l’action pour une France Franchement Insoumise à l’UE ?

Antoine MANESSIS

Alors que la menace d’une victoire fasciste, macroniste ou filloni$te pèse sur notre pays,

alors que le candidat désigné et soutenu, fort normalement de façon critique, par les militants du PCF est Jean-Luc Mélenchon, une grande partie de l’appareil du PCF-PGE et ses dirigeants mènent un travail de sape contre la candidature de JLM au service mal dissimulé de Hamon et de sa mission de sauvetage du PS maastrichtien.

De toutes les régions de France nous reviennent les prises de position pseudo-unitaires des chefaillons du PCF-PGE visant, sous couvert d’ « unité de la gauche » sans contenu, à rabattre sur l’union derrière Hamon. S’appuyant sur la victoire de Hamon à la primaire du PS, le PCF tente une manœuvre pour affaiblir Mélenchon, laissant croire que l’union avec le PS, les Verts, la France insoumise et le PCF-PGE est souhaitable et devient un objectif central du PCF pour éviter une victoire de la droite et de l’extrême-droite. Non seulement le raisonnement politique est faux et mensonger mais il est hypocrite quant à son but. Faux car la candidature de la France insoumise, de JLM, si elle parvenait à se placer devant le PS serait l’affirmation d’une volonté populaire de préserver un espace à gauche qui peut être un appui aux luttes à venir, y compris un point d’ancrage précieux pour appeler au Frexit progressiste sans lequel aucune politique « de gauche » n’est possible en France. Faux car comment croire que (...) Lire la suite »
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Pro-fesses / ion deux fois

Chien Guevara
Salut à vous électeurs ou abstentionnistes français, Je pense que voter Fillon, pour éliminer Marine Le Pen, c'est choisir entre la peste et le choléra. Je pense que voter Macron ou Hamon pour éliminer la droite, c'est choisir entre la syphilis et la chaude pisse, si vous avez survécu aux deux maladies précédentes. Je pense que voter Mélenchon est, par obligation, devenu un moindre mal (juste une angine ou grippe passagère)... Et dire que le parti communiste faisait plus de 25 %, avant son auto-destruction, puis son inhumation par le sus-cité. Je pense que Lutte Ouvrière et le NPA sont les deux seuls partis politiques qui prennent réellement en compte les problèmes de la société, que ce soit au niveau national, avec la précarisation des pauvres, l'étranglement et le saignement de la classe moyenne, la fracture d’avec les 1% qui détiennent 99% des richesses, (etc...), ou au niveau international, avec l'ingérence politico-religio-économique, le culte de la peur du terrorisme qui en découle, la (...) Lire la suite »
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Lynchage politico-médiatique. Pourquoi maintenant ?

La destruction de la classe politique dirigeante a commencé.

Liliane HELD-KHAWAM

Nous sommes en train d’entrer dans une nouvelle phase de la mise en place du nouveau système mondial (cf notre dossier sur la réorganisation du monde). La destruction de la classe politique traditionnelle semble enclenchée. Le nouveau système n’en a plus que faire et le fait savoir. Elle est devenue inutile et non recyclable au vu de son efficacité plutôt limitée.

Les nouveaux patrons de la planète que sont les dirigeants de la haute finance vont la donner en pâture aux peuples après l’avoir copieusement utilisée comme interface.La classe politique, aidée des médias dominants, a longtemps tenté de masquer les réels décideurs : la haute finance. Nous entrons actuellement dans la phase de son lynchage. Et la chose sera d’autant plus aisée que les Etats ont d’ores et déjà été vampirisés (informations sensibles comprises) et les peuples appauvris, désecurisés, trahis et remplis de colère. L’heure est donc aux scandales. Et certains doivent trembler à l’idée de voir des pratiques, pour ne pas dire magouilles, longtemps admises par leur caste étalées sur la place publique. Le fait est que le haut de la pyramide des organisations républicaines a été largement gangréné par la corruption, les conflits d’intérêts et autres copinages avec les détenteurs du grand capital transnational. La puissance de feu financière des uns a fait oublier à ces représentants de la démocratie (...) Lire la suite »
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