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Thème : Conditions de travail/Exploitation

Pillage des ressources et néocolonialisme

Jérôme DUVAL

Finalement, les pays dits « en voie de développement » (PED) d’aujourd’hui remplacent les colonies d’hier : les grandes entreprises multinationales occidentales se placent dans les anciennes colonies, y investissent et en extorquent les ressources pour accumuler de faramineux profits qui s’évadent dans des paradis fiscaux appropriés. Tout cela se déroule sous le regard bienveillant des élites locales corrompues, avec l’appui des gouvernements du Nord et des Institutions financières internationales (IFI) qui exigent le remboursement de dettes odieuses héritées de la colonisation. Par le levier de la dette et des politiques néocapitalistes imposées qui la conditionnent, les populations spoliées paient encore le crime colonial d’hier et les élites le perpétuent subrepticement aujourd’hui, c’est ce qu’il est convenu d’appeler le néocolonialisme. Pendant ce temps, hormis quelques tardives et bien trop rares reconnaissances des crimes commis, on se hâte d’organiser l’amnésie collective afin d’éviter tout débat sur de possibles réparations. Celles-ci, ouvrant la voie à des réclamations populaires, pourraient engager un devoir de mémoire émancipateur jusqu’à de possibles restitutions. Une perspective à étouffer avant qu’elle ne s’embrase ?

Domination esclavagiste, occupation et expropriation des ressources Suite aux voyages de Christophe Colomb, l’invasion espagnole dévaste royaumes et régions entières, les dépeuplant et les brûlant. Les Indiens accueillent pourtant les chrétiens du mieux qu’ils peuvent, souvent en offrant hébergement, nourriture et quantité d’or. Les colons espagnols, quant à eux, répandent presque systématiquement la peur, massacrent, torturent ou brûlent les Indiens dès leur arrivée afin d’assurer leur domination et faciliter leur colonisation. Bartolomé de las Casas, un des rares à dénoncer cette extermination au moment des faits, décrira l’horreur avec laquelle ces tyrans décimèrent les populations originaires |1|. Les grandes puissances coloniales, le Portugal, l’Espagne, la France, le Royaume-Uni, la Hollande et la Belgique principalement, ont provoqué la mort d’une grande partie des populations autochtones des Amériques, d’Asie, puis d’Afrique afin d’en soustraire les ressources naturelles (or et argent en premier (...) Lire la suite »

De nouveaux droits pour les salariés

République Sociale

Après le premier débat de la primaire du Parti socialiste, et de ses alliés du Parti radical de gauche et de deux autres micros-partis, une chose a sans doute frappé les électeurs de gauche : aucun candidat n’a évoqué les nouveaux droits que doivent avoir les salariés dans leur entreprise.

Prétendre vouloir défendre les valeurs de la gauche en défendant sans cesse une politique de l’offre, c’est à dire libérale voir néolibérale, ne peut, en aucun cas, mener à une amélioration des conditions de vie et de travail. Or depuis plusieurs années maintenant, sous des gouvernements de droite comme du PS, c’est cette politique qui est mise en place : toujours plus d’aides pour les patrons, et notamment les grands patrons, puisque TPE et PME restent asphyxiées par les banques. Ce sont les entreprises du CAC 40, côtés en bourse, avec la bénédiction du MEDEF, qui clament toujours plus d’aides alors que les actionnaires n’ont jamais été aussi riches, et qu’il n’y a jamais eu autant de millionnaire en France. D’ailleurs, il y a peu, le CAC 40 a versé à ses actionnaires, au cours de l’années 2016 : 56 milliards d’euros, alors même que le chômage a augmenté, et que plusieurs grandes entreprises ont annoncé des plans de licenciements (1). C’est pour répondre à cette urgence sociale et démocratique que le (...) Lire la suite »
Envoyé spécial du Grand Soir en Chine.

2- Ce que j’ai vu au Xinjiang.

Maxime VIVAS

Le Xinjiang est la plus grande province de Chine. Elle représente à elle seule un sixième du territoire chinois. Sa superficie est de 3 fois celle de la France. Elle est autonome et peuplée de plusieurs ethnies dont les plus importantes sont les Ouïghours, les Hans (que nos médias appellent parfois « les Chinois » (comme d’autres diraient « les Corses » et « les Français », ou : « les Basques » et « les Français »), les Kazakhs, les Kirghiz, les Mongols, les Tadjiks…

Les envahisseurs L’ethnie Han est la principale des 56 ethnies présentent en Chine : Bien que son poids par rapport aux autres ethnies ait baissé du fait de la politique de l’enfant unique qui ne s’appliquait pas aux autres ethnies (la vitesse d'augmentation des minorités ethniques est huit fois plus grande que celle de la population Han), elle constitue encore plus de 90 % de la population chinoise. C’est la plus grande ethnie du monde. Du coup, « ils sont partout » : sur le territoire chinois et même à l’étranger où la diaspora (plusieurs dizaines de millions de personnes) se remarque en Asie, en Amérique, en Europe, en Afrique, en Océanie. Attendez-vous à apprendre (si vous ne le saviez déjà) que les Hans phagocytent le Tibet, le Xinjiang et, demain (vous verrez), tout autre région chinoise qui pourrait apparaître à l’Occident comme un talon d’Achille à entailler par l’exacerbation des nationalismes ou des fanatismes religieux, pour freiner la croissance d’un pays où commence à sonner le glas d’un (...) Lire la suite »

« Les déchirures » de Maxime Vivas

Maxime VIVAS
Sous ce titre, Maxime Vivas nous propose un texte ramassé (72 pages) augmenté par une préface de Paul Ariès et une postface de Viktor Dedaj (site Le Grand Soir).. Pour nous parler des affaires publiques, de répression et d’impunité, de management, de violences et de suicides, l’auteur (éclectique) convoque Jean-Michel Aphatie, Patrick Balkany, Jean-Michel Baylet, Maïté Biraben, les Bonnets rouges, Xavier Broseta (DRH d’air France), Warren Buffet, Jérôme Cahuzac, Charlie Hebdo, Jean-François Copé, Myram El Khomry, Stéphane le Foll, Jean-Paul Galibert, Pierre Gattaz, Bernard Gensane, Claude Guéant, Dom Helder Camara, François Hollande, Michel Husson, Jean Jaurès, Alexandre de Juniac, Etienne de La Boétie, Pierre Laurent, Jean-Yves Le Drian, Le Grand Soir, les Le Pen, Didier Lombard (France Télécom), Emmanuel Macron, Philippe Martinez, Karl Marx, Xavier Mathieu, Jean-Luc Mélenchon, Stéphane Paoli, Plantu, Didier Porte, Agnès Saal, Nicolas Sarkozy, Thomas Thévenoud, Manuel Valls, Thierry Wolton, Zebda... (...) Lire la suite »
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Une majorité de Français soutient la mobilisation et demande le retrait du projet El Khomri

De la rue à l’Hémicycle, pour un aller sans retour

Lionel VENTURINI (l'Humanité)

Le projet El Khomri est examiné par les commissions de l’Assemblée. Près de 800 amendements ont été déposés, augurant d’une bataille parlementaire sous pression des mobilisations, à l’instar de ce mardi.

Nouveau tour de chauffe pour le projet de loi travail, qui est examiné aujourd’hui en commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, après son passage par la commission économique, alors que deux nouvelles journées d’action, aujourd’hui à l’initiative principalement des jeunes, et samedi, sont programmées contre cette réforme. Le texte arrive lesté d’environ 750 amendements, déposés à la veille du week-end. Soit des amendements de suppression, comme pour une partie des écologistes ou le Front de gauche, pour qui « la refondation du Code du travail, telle qu’elle est formulée dans l’article 1er, repose sur l’inversion de la hiérarchie des normes et par conséquent constitue un recul sans précédent des droits et libertés des salariés ». Soit pour aménager à la marge le texte, comme cet amendement socialiste qui aligne les chambres d’agriculture sur le droit commun en termes de représentativité des organisations syndicales. Manuel Valls devrait recevoir « avant la mi-avril »les organisations de jeunesse (...) Lire la suite »
Encore pire que ce que Sarkozy avait osé faire !

Contre l’assassinat du code du travail, déclenchons l’insoumission !

Danielle Simonnet

C’est le code du travail qu’ils assassinent ! Exploiter plus, licencier plus vite et payer moins…

Voilà les grandes victoires patronales offertes par la Ministre El Kohmri. Comme pour la loi Macron, le gouvernement a annoncé tout de go qu’il n’hésitera pas une fois de plus à utiliser le 49-3 avant même de présenter le contenu détaillé du projet de loi aux députés ! Qu’elle est bien pratique cette constitution de la 5ème République pour contourner les représentants du peuple souverain et engager la grande régression sociale pour l’intérêt des puissants, la monarchie présidentielle est toujours au service du Medef ! Le texte compte notamment plafonner les indemnités prud’hommales de licenciements, augmenter la durée maximale du travail à 60 heures par semaine, étendre les forfaits jours sans accord collectif, faciliter les licenciements économiques, mettre fin aux paiements des heures d’astreinte, autoriser l’employeur à baisser les salaires sans l’accord des salariés concernés et sans raison économique, etc. Alors que depuis un siècle le mouvement progressiste et les luttes sociales visaient à encadrer et (...) Lire la suite »

Morts en Interim : halte à l’hécatombe !

Secretariat à la Communication Syndicat CGT Randstad France
Lettre ouverte à : Monsieur François ROUX Délégué Général de Prism ‘emploi Messieurs, Mesdames du Conseil d’Administration, Suite à notre action du 15 octobre à Dunkerque, pour E-XI-GER l’arrêt d’urgence de l’Hécatombe des Travailleurs Intérimaires par Accidents du Travail et notamment chez ArcelorMittal sur le site de Grande-Synthe, le Syndicat CGT Groupe Randstad France vous interpelle très fortement afin qu’à votre tour, vous exigiez de la part de vos 600 Entreprises de Travail Temporaire adhérentes, le retrait immédiat des salariés intérimaires du groupe ArcelorMittal ! En effet, nous considérerions comme une faute inexcusable le fait qu’une Entreprise de Travail Temporaire adhérente à Prism‘emploi, délègue de nouveau, chez ArcelorMittal Grande-Synthe, des salariés intérimaires sur des postes exposés à des risques et qui auraient été retirés pour ces mêmes motifs très précis par une autre E.T.T. 4 MORTS (dont 3 Travailleurs Précaires) par A.T et ce depuis seulement janvier 2015. Cet état de fait est tout (...) Lire la suite »
Le Pouvoir PS met le paquet dans l’enquête

Les tribunaux diront bientôt aux prolos d’Air France le prix faramineux d’une chemise de DRH

Vincent MORET

L’enquête sur les incidents à Air France, lundi, à Roissy, avance. Selon une information du Parisien. 26 salariés ont déjà été identifiés ou sont en cours d’identification.

Pourquoi limiter à 26 ? A 26 lampistes. Selon un sondage exclusif ELABE BFM-TV (Chaîne qui a condamné en boucle les salariés d’Air France), les Français se déclarent à 75% "choqués" par les scènes de violence qui ont éclaté à la suite du CCE d'Air France. Parmi eux, les gens de la droite, du PS, tous les PDG, tous les DRH, les gros actionnaires et les gogos chauffés par les médias et par le gouvernement. Reste un quart qui n’est pas choqué. Un autre sondage donne plus de 33 % des Français qui ne sont pas choqués (Ils n’ont pas la télé ?). Que ceux-là votent à gauche pour les régionales et ça ira. On attend le sondage de BFM-TV sur le salaire 2014 du PDG d’Air-France-KLM, M. de Juniac : 600 000 euros de rémunération fixe, plus 45 000 euros de salaire variable. On attend le sondage demandant à un échantillon représentatif ce qu'il pense du sens du dialogue et du courage des dirigeants d'Air France interpellés par une salariée. Voir ou revoir : https://www.youtube.com/watch?v=fcbY5uOUBNA Dès le lendemain, (...) Lire la suite »
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Le code du travail est obèse

Charles HOAREAU

Tant que c’était les patrons qui le disaient on pouvait avoir des doutes, mais là si ce sont des « socialistes » comme Robert Badinter et Antoine Lyon-Caen qui l’affirment on ne peut qu’approuver.

Et quand Dominique Seux, l’incontournable éditorialiste de France Inter qui nous explique gentiment tous les matins en quoi la lutte des classes et toutes celles et tous ceux qui y croient sont dépassés, quand Dominique Seux donc, le journaliste du MEDEF, donne raison à ces brillants hommes de « gauche » on ne peut que se réjouir du consensus enfin trouvé pour le bien du pays et de ses masses laborieuses, euh pardon, de ses collaborateurs enthousiastes. 3000 pages pour le code du travail c’est beaucoup trop : il faut réduire. D’autant que ça économisera du papier et donc des arbres. La modernisation et la simplification au service de l’environnement, voilà une idée qu’elle est bonne ! Elle est tellement bonne que Rouge Midi a décidé de participer lui aussi à ce nécessaire choc de simplification et d’apporter ses propositions en ce sens. Lectrices et lecteurs à vous de dire. Le code du travail actuel est divisé en 8 parties : La partie I est consacrée aux relations individuelles de travail. La partie (...) Lire la suite »

Colombie : « Glencore doit assumer sa responsabilité sociale »

Sara KASME

Le regard déterminé, les mots qui fusent, clairs. Igor Diaz Lopez, coordinateur international du réseau syndical au sein de Glencore, directeur du syndicat colombien Carbosintra et ouvrier à Cerrejón, se trouve en Suisse pour une dizaine de jours. L’agenda du syndicaliste colombien est chargé. Lundi, à Genève (1), il participera à une conférence qui rendra publics les résultats d’un rapport de deux ONG sur les pratiques de Glencore (2), laquelle possède pour un tiers la mine de Cerrejón. Le 6 mai, à Berne, en compagnie d’une délégation internationale, il présentera au parlement les violations de droits du travail qu’il impute à Glencore. Avant de faire entendre directement ses critiques devant l’Assemblée générale de Glencore qui se tiendra le lendemain à Zoug. Interview.

Quelles sont les conditions de travail dans la mine de Cerrejón ? Nous dénonçons l’augmentation de la sous-traitance dans la politique d’embauche de l’entreprise. Sur les 12 000 travailleurs, 7 000 sont sous-traités à d’autres entreprises. Or, selon la loi colombienne, l’emploi ne peut être externalisé que s’il remplit une mission secondaire. L’extraction du charbon étant l’activité principale de Cerrejón, celle-ci ne peut pas être sous-traitée. La législation n’est donc pas respectée. Ces travailleurs-là appartiennent pour la plupart à des communautés en situation de précarité. Beaucoup acceptent cet emploi en espérant ensuite accéder à un contrat fixe. La différence salariale entre les ouvriers de la sous-traitance et les autres passent du simple au triple. Leurs contrats sont temporaires et ils ne jouissent pas des mêmes droits syndicaux. Pour palier cette injustice, le syndicat a mis en adéquation ses statuts pour inclure les travailleurs de la sous-traitance. Aujourd’hui, 2 500 d’entre eux sont affiliés (...) Lire la suite »
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