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Thème : Fascisme/Nazisme/Extrême droite

Olivier Guez. La disparition de Joseph Mengele

Bernard GENSANE
Imaginez un pauvre type, qui avait été la terreur du camp d’Auschwitz où il avait droit de vie, de mort, de torture, d’expérimentations médicales, où il collectionnait des yeux de nourrissons qu’il épinglait au mur de son bureau en écoutant du Bach et en laissant les bébés agoniser, imaginez donc ce pauvre type, vers la soixantaine, traqué par divers services secrets et polices, hé bien figurez-vous qu’il doit être opéré en urgence d’une terrible occlusion intestinale. Pourquoi ? Parce que, depuis des années, il tire constamment sa moustache avec sa lèvre inférieure et qu’il s’est constitué une grosse boule de poils dans son ventre, sans que les Juifs parasitaires en soient le moins du monde responsables. Il ne pense plus au règne de 2 000 ans promis à la race supérieure. Il n’est qu’un pauvre hère, dans une extrême solitude, qui souffre le martyre. Et encore ne sait-il pas à ce moment-là que son corps, son squelette plus précisément, finira dans une faculté au Brésil, pour le grand bonheur d’étudiants en (...) Lire la suite »

De l’exploitation du terrorisme « djihadiste » par les néo-franquistes espagnols.

Jean ORTIZ

Alors que le peuple catalan a été admirable de sang-froid, de solidarité, d’unité, de courage, face au crime des « Ramblas », les dirigeants du Parti populaire en appellent à « l’unité nationale contre le terrorisme » (on connaît !) et tentent d’isoler, de discréditer, la mairesse de Barcelone : la progressiste et très populaire Ana Colau, à la tête d’une coalition podémiste, verts et rouges Catalans, nationalistes de gauche...

La stratégie anti-terroriste de la droite espagnole (le Parti populaire) relève plus de motivations et d’objectifs idéologiques que de préoccupations de sécurité. Des preuves ? En voici. De 2011 à 2016, le gouvernement de Madrid a refusé à la police autonome catalane, les « Mossos de Esquadra » des informations vitales pour lutter contre Daesh. Luis Olivera Serrano, le responsable pépiste matamoresque du Centre de renseignement contre le terrorisme (le CITCO), Olivera « le tsar de l’antiterrorisme » (alors qu’il ne possédait ni compétences ni formation) avait été chargé de mettre en place un boycott informatif contre la police catalane, pour faire la démonstration que l’autonomie, cela ne fonctionne pas. La droite a joué avec la peau des Catalans. Le superflic promettait ses grands dieux qu’il n’y avait « aucune menace terroriste globale ». Ce « ripoux » galonné avait même aidé le PP à se débarrasser de quelques affaires gênantes. Toutes ces révélations, tardives, ont envenimé davantage les relations entre (...) Lire la suite »

Le spectre du fascisme au Venezuela (Venezuela Analysis)

Alci Rengifo
Il était presque inévitable que la crise vénézuélienne engendre des spectres du fascisme. Avec 80 morts au cours d'affrontements de rue persistants, et la nation prise entre une bureaucratie incertaine et une vieille garde de l'opposition, le terrain est prêt pour l'apparition de nouveaux acteurs radicaux. Le 27 juin, la situation déjà volatile a pris un nouveau tournant lorsqu'un hélicoptère de police détourné fut utilisé pour attaquer plusieurs bâtiments gouvernementaux. Le ministère de l'Intérieur et de la Justice et la Cour suprême furent visés par des attentats à la grenade, sans faire de blessés. Ce qui devrait attirer plus d'attention, c'est la vidéo publiée lors de l'assaut par Oscar Alberto Perez, un officier de l'Agence de police criminelle et scientifique du Venezuela. Perez a non seulement participé à l'attaque, mais prétend faire partie d'un réseau souterrain infiltré dans les forces de sécurité et de l'armée, déterminé à faire tomber le gouvernement sous assaut de Nicolas Maduro. Ce fut un (...) Lire la suite »
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Antonio Gramsci et la bataille contre le fascisme (Truth Dig)

Chris HEDGES
Antonio Gramsci écrivit ses Cahiers de prison à une époque assez peu différente de la nôtre. Les partis politiques dirigés par la classe libérale, parce qu’ils s’étaient détachés de la classe ouvrière, étaient faibles ou insignifiants. La gauche radicale avait été neutralisée et avait échoué à formuler une vision alternative au capitalisme. Il y avait une « crise d’autorité ». Le fascisme montait et la répression d’État devenait de plus en plus dure et totalitaire. Le régime de Benito Mussolini réclamait, comme notre État corporatiste, que soit installé un gouvernement basé sur l’efficacité, la méritocratie, la gestion de la société par des experts et des spécialistes et l’élimination de la lutte de classe par la médiation. Il célébrait également les valeurs militaires « héroïques », le traditionalisme et un passé mythique qui remontait, dans le cas de l’Italie fasciste, à l’ancienne Rome. Il récompensait aussi le conformisme et la loyauté, dénigrait les humanités et la culture au profit de la formation professionnelle et (...) Lire la suite »

Macron ou la "double injonction"

Georges GASTAUD

Comment Macron dévoie la générosité des antifascistes pour légitimer la guerre-éclair contre les acquis sociaux. « Un individu constamment placé en situation de double contrainte (double bind) met en danger sa santé mentale ». Donald Laing, psychanalyste anglais.

Macron a sèchement refusé la demande de Mélenchon de retirer au moins de son paquet néo-thatchérien la futre contre-réforme sur le Code du travail, c’est-à-dire la Loi Travail puissance quatre. Macron a justifié son refus en prétendant que « les Français » (en réalité, seulement 24% des exprimés et 16% des inscrits ont voté Macron, mais sans doute les autres ne sont-ils pas français...) ont validé ces réformes au premier tour et qu’il les ferait passer toutes coûte que coûte (et pour cause, c’est pour cela que la finance internationale a massivement investi sur la campagne Macron !). Macron a certes ajouté qu’il rencontrerait l’ensemble des syndicats (c’est un minimum !) mais bien évidemment, le but ne sera pas de négocier : tout est bouclé !, mais de donner une apparence « concertée » aux ordonnances programmées pour cet été : merci d’avance à la CFDT ! Bref, le grand « démocrate antifasciste » s’apprête donc à piétiner à nouveau la CGT, FO, SUD, la FSU et l’UNEF, qui ont contesté la Loi Travail et à leur (...) Lire la suite »
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Front National : Les chiens ne font pas des chats !

Léon LANDINI

De nombreuses personnes sont décontenancées par le nouveau visage offert par le Front National depuis l’accession de Marine Le Pen à sa tête ; des analystes, des journalistes et d’autres individus, proches de Marine Le Pen, ont inventé une nouvelle gomme magique : la « dédiabolisation ». Par ce subterfuge, ils souhaitent rassurer le monde et nous faire croire que le FN serait devenu un Parti compatible et pourrait désormais appartenir lui aussi à la sphère démocratique. Il s’agirait là d’une énorme et surprenante évolution de l’organisation fascisante sinon fasciste, fondée en 1972 par son père et composée à l’origine d’anciens collabos de la pire espèce, entre autres de fascistes notoires, des tueurs de l’OAS et des nervis d’ogre Nouveau. Au moment où de braves gens trompés par les médias s’apprêtent peut être à voter pour Marine Le Pen, avant qu’ils n’accomplissent ce geste, Il convient de leur rappeler qui a fondé le FN et qu’elles étaient les relations intimes que certains criminels notoires entretenaient avec Jean-Marie Le Pen. Par ailleurs, malgré certaines simagrées de désaccords qui apparaissent publiquement entre le père et la fille, cela n’a pas l’air très fondamental, car c’est tout de même le père qui finance la campagne électorale de sa fille, ce qui signifie que leurs désaccords politiques ne sont vraiment qu’apparents.

Aux origines du FN, des collaborateurs des Nazis et de Vichy En juin 1973 le mouvement fasciste appelé « Ordre Nouveau » est dissout par un décret du ministre Raymond Marcellin. Parmi les tous premiers organisateurs du Front National figurent une kyrielle d’individus issus d’Ordre Nouveau ou d’autres organisations d’extrême-droite et fascistes qui, actuellement encore, démontrent par leur présence aux côtés des Le Pen que ce Parti reste un parti d’extrême droite et que ce n’est pas avec lui que la situation des travailleurs français pourra s’améliorer. Pour bien resituer la place du Front National dans le monde actuel, il convient de présenter quelques brèves biographies sur les fondateurs de ce Parti. Voici d’ailleurs quelques exemplaires des promoteurs du Front National qui démontrent clairement que la démocratie n’était pas leur fort. Commençons par Pierre Bousquet Membre du Parti franciste depuis 1935, il était devenu délégué général du bureau de commandement de la jeunesse franciste en 1941. (...) Lire la suite »

Des Croix-de-feu de feu au FN

VILA
Dans ces temps troublés, l’hypothèse fasciste n'est plus à exclure. De la ligne ultra-réactionnaire de Jean-Marie Le Pen a succédé celle, de type nationale-républicaine et populiste de masse, incarnée par Marine Le Pen. Il est très instructif de savoir qu'il y a 70 ans, le même type de transformation s'est opéré lors du passage des Croix-de-Feu en parti de masse, le Parti Social Français (P.S.F) de François de La Rocque. Les Croix-de-Feu avaient un peu plus de 10 000 adhérents, tous anciens combattants médaillés prônant la régénération nationale par la discipline et la hiérarchie, sur une base anti-communiste. C'était le lieu naturel pour l'engagement de La Rocque. Il rejoignit les Croix-de-Feu au printemps 1929, en devient le vice-président en juin 1930, puis président en septembre 1932. Mais il avait compris une chose essentielle, qui va distinguer sa démarche de celle des ligues d'extrême-droite : l'option du coup de force et la prise de commandement de la société par l'Armée est impossible. A contre (...) Lire la suite »
L’anticommunisme « scientifique » des franquistes.

Comment affranchir la société du marxisme ? Isoler et éliminer le « gène rouge »

Jean ORTIZ

Le marxisme est une maladie génétique que l’on pourra guérir lorsque l’on parviendra à isoler « le gène rouge ». Le socialisme ne serait quant à lui qu’une « maladie mentale contagieuse ».

Ainsi raisonnaient, pendant la Guerre d’Espagne et les années de l’après guerre, Franco et le Chef des services psychiatriques militaires des armées franquistes, le « doctor » Antonio Vallejo Nágera, psy officiel des fascistes espagnols, nommé, par télégramme de Franco, le 27 août 1938. Et ce « médecin fou »... non ! ce facho, qui n’a rien à envier aux nazis, créa le « Cabinet d’investigations psychiatriques » pour étudier « les racines psychophysiques » du marxisme. Il écrivit « La folie dans la guerre » en 1939, « Enfants et jeunes anormaux » en 1941, « Eugénèse de l’Hispanité », et le « Concerto pour instruments désaccordés. Souvenirs d’un psy », publié en 1984, après sa mort (1960). Vallejo Nágera engagea des recherches et des expériences médicales terrifiantes sur des prisonniers et prisonnières de guerre (une cinquantaine de femmes de Málaga), des membres des Brigades internationales (297), des détenus basques et catalans... Il opérait dans un camp de concentration à San Pedro de Cardeña. Il cherchait à établir les (...) Lire la suite »
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« Des policiers dévoyés, indignes de leur uniforme et de la mission pour laquelle ils sont payés ».

Théo et la fascisation des forces publiques chargées de nous protéger.

Vincent MORET

Le 20 octobre 2016, dans Le Grand Soir, un court billet de Théophraste R. alertait sur les manifs illégales de policiers armés et cagoulés sur les Champs-Elysées : « Les complotistes affirment que le FN est derrière ces provocations et ces menaces en forme de répétition. Dans des bureaux de vote proches des casernes de gardes mobiles ou de CRS, le FN recueille plus de 60% des voix au premier tour. » (1)

Et il ajoutait : « Quand un gouvernement laisse des bandes armées et masquées le défier en se pavanant dans la Capitale, il montre une faiblesse qui met en péril la démocratie et ouvre la voie aux coups d’Etat. Ces hors-la-loi payés par nous ont affiché leur mépris de leur hiérarchie, de leur ministre, du gouvernement tout entier, de la République. Ils l’ont fait parce qu’ils sont armés ! » Quatre ans plus tôt, le 26 avril 2012, sous le titre : « C’est partout le bruit des bottes » (2), Théophraste R. alertait sur le défilé de plusieurs centaines de policiers sur les Champs-Elysées, gyrophares allumés et sirènes hurlantes » pour protester contre la mise en examen d’un de leurs collègues qui avait tué un fuyard d’une balle dans le dos. Les domiciles et donc les bureaux de vote des policiers étant dispersés, on ne peut évaluer leur préférence politique avec autant de précision que pour les gardes mobiles et les CRS. Mais on peut raisonnablement affirmer que la police s’est fascisée. Le temps est proche où elle (...) Lire la suite »
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Israël : Lehava sème « l’anarchie » à Jérusalem (Al-Jazeera)

Jonathan COOK

Selon certains analystes, les groupe d’extrême droite cultivent la haine et incitent leurs adeptes à la violence contre les Palestiniens.

Jérusalem - En juillet dernier, quatre jeunes en T-shirts noirs, portant un insigne avec une flamme jaune, se sont approchés de « A » qui sortait d'un taxi dans le centre de Jérusalem où il allait voir des amis. Ils lui ont demandé l'heure. Le soupçonnant d’avoir un accent, ils lui ont demandé : « Êtes-vous arabe ? » « Quand j'ai dit oui, l'un d'eux m'a frappé à l'œil, les autres ont sauté sur moi et ont commencé à me tabasser. Il y avait beaucoup de monde autour mais personne n’a fait attention à nous, ni ne m’a aidé. » « A » a réussi à se libérer et a fui vers un restaurant voisin, où un de ses amis travaille, et s'est caché à l'intérieur. « Si je n'avais pas réussi à m’enfuir, ils m'auraient tué », dit-il. La vidéo de son témoignage s’ajoute à toutes celles qui ont déjà été prises récemment de Palestiniens violemment agressés à Jérusalem par des militants juifs d'extrême droite. Craignant les représailles, la plupart des victimes ont demandé à garder l’anonymat. Les attaques sont menées par un groupe d'extrême droite (...) Lire la suite »
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