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Thème : Fidel Castro

Fidel Castro à Oran

Ahmed BENSAADA
Retrouvez l'ensemble de ce dossier dans le numéro 134 de janvier 2017 d'AFRIQUE ASIE. C’était une belle et chaude journée du mois de mai 1972. Des nuages blancs et cotonneux parsemaient ce ciel bleu si typique du printemps oranais. Il ne manquait que le triangle rouge et la « Estrella Solitaria » pour parfaire le drapeau du pays de l’hôte de la journée. Mais la météo n’avait pas osé pousser l’extravagance jusqu’à ce point, même si, pour être franc, le visiteur du jour en valait la peine. Il est vrai qu’Oran, capitale de l’Ouest algérien, n’avait pas l’habitude de recevoir des personnages de cette envergure. Et ce jour-là, une décennie après l’indépendance de l’Algérie, l’invité était une icône : Fidel Castro, en personne ! Le « Líder Máximo », le compagnon du Che, l’illustre « barbudo », le rebelle de la Sierra Maestra, le héros de la « Baie des cochons », « El Comandante » : il était à Oran. Du haut de mes 14 ans, je m’étais frayé, non sans peine, un chemin à travers une foule dense, composée de dizaines de (...) Lire la suite »
Quand les grands organismes internationaux contredisent les médias

Fidel Castro, la Révolution et l’Histoire

Bruno GUIGUE

La disparition de celui que les Cubains nommaient affectueusement « El Comandante », en cette fin d’année 2016, n’est pas seulement un événement chargé d’émotion, un moment de recueillement où l’on rend à ce combattant l’hommage qu’il mérite. Le départ de Fidel pour son dernier voyage invite aussi à une réflexion sur la révolution cubaine et sa place dans l’histoire des mouvements de libération du XXème siècle.

Avec la révolution castriste, Cuba s’est forgé une expérience historique hors du commun, de dimension internationale, et dont les enseignements dépassent le cadre géographique des Caraïbes. Cette révolution n’est pas née par hasard. Victorieuse après des années de lutte acharnée, elle eut pour origine l’humiliation sans précédent infligée au peuple cubain par un impérialisme yankee protecteur de la dictature militaire. En le frustrant de sa souveraineté, en le condamnant à l’archaïsme social et aux affres du sous-développement, cette mise sous tutelle par le puissant voisin nord-américain créa les conditions du sursaut révolutionnaire. Loin de sortir tout droit du cerveau enflammé de Fidel, la révolution cubaine fut un mouvement populaire qui donna un visage à la fierté retrouvée des Cubains, elle fut d’abord ce refus intransigeant de l’ordre impérial dicté par Washington. « El Comandante » en fut l’incarnation héroïque, mais sans le mouvement des masses, la révolution était perdue. Cette révolution ne fut pas (...) Lire la suite »

La « sanglante dictature » de Fidel Castro

CARTAGENA & BRIATTE
Des centaines de procès pour crimes contre les Droits de l'Homme à travers le monde, aucun contre Fidel Castro : pourquoi ? La mort de Fidel Castro a offert l'occasion aux médias dominants du système de montrer la richesse de leur arsenal technique qui compte, entre autres, l'omission, la tergiversation, le mensonge et la calomnie. Concernant Castro, l'accusation la plus fréquemment entendue fut qu'il avait instauré à Cuba une dictature impitoyable. Le « régime » cubain était coupable à 100 % des pires crimes contre sa population, soumise encore de nos jours à une surveillance implacable. Toute dictature féroce utilise un ensemble de mesures de contrôle dans les domaines primordiaux de la vie d'un pays. Domaine militaire, mais pas seulement, car le contrôle s'étend à toutes les institutions : l'économie, les communications, l'éducation, la justice, etc. Ainsi tous les aspects de la vie courante sont maintenus sous la férule du pouvoir. Les procès contre les dictatures Dans les années 70 – 80 des (...) Lire la suite »

Hasta Siempre Comandante !

République sociale

Près d’un mois après la mort du leader historique de la Révolution cubaine Fidel Castro, j’aimerais revenir sur des éléments que les médias ont souvent- volontairement- omis de signaler. Bien évidemment, de nombreux articles ont déjà été rédigés à ce sujet, aussi je ne m’attarderai pas sur la biographie de Fidel Castro, ou de son combat dans la Sierra Maestra aux côtés des révolutionnaires illustres que furent Camilo Cienfuegos, Hugo Almeida, Ernesto Guevara, ou bien Raül Castro, son frère et actuel président de la République de Cuba.

En fait il est plus important de rappeler les horreurs, les menaces, les pressions qu’à subi Cuba depuis le triomphe de la Révolution et la proclamation de son caractère socialiste par Fidel Castro. Quand la première puissance du monde tenta d’assassiner plus de 600 fois un dirigeant d’un pays, quand elle tenta d’appauvrir Cuba par le biais d’un embargo inhumain et condamné à de multiples reprises par l’ONU, quand elle tenta d’envahir une île souveraine, quand elle tenta d’infecter la population en propageant des virus sur des porcs, quand elle fut responsable d’attentats sur le sol cubain contre des hôtels ou des bateaux, comment peut-on critiquer Cuba en oubliant tout ce contexte ? Surtout, il faut voir ce que représente Fidel et sa solidarité, son internationalisme pour les peuples asiatiques, africains, arabes, et latino-américains. Fidel ne fut pas seulement le héros de l’indépendance cubaine, celui qui redonna au peuple cubain sa souveraineté et sa dignité, mais fut, pour les peuples du (...) Lire la suite »
Le credo enfumeur d’un journaliste engagé et de ses comparses

Une nouvelle abjection de Jean-Hébert Armengaud, du Courrier international *

Vladimir MARCIAC

Le numéro du 1er décembre de Courrier international annonçait en « une » que Cuba était libérée et proposait un éditorial dont le titre affichait toute la neutralité, tout le désir d’objective information, toute la délicatesse qu’on peut attendre de celui qu’il faut bien présenter d’emblée comme un fieffé menteur. Je vais en faire la démonstration.

L’abjection éditoriale, signée du rédacteur en chef, Jean-Hébert Armengaud, est titrée : « Fidel Castro : la momie est morte ». Tout le reste est de ce niveau. Cet homme participe activement au discrédit des médias et il œuvre inconsciemment à la future disparition d’un hebdomadaire en déclin (1) dont il est devenu le rédacteur en chef après avoir, naguère, semé ses mensonges dans Libération où il fut Chef adjoint du service étranger. Ses mensonges ? Vous voulez parler, minimiserez-vous, d’articles dont l’orientation politique est différente de la vôtre. Que nenni ! Je parle de mensonges. Vous allez découvrir (ou vérifier) ce que toute lacune dans la déontologie, toute absence de sens moral, tout mépris envers le lecteur, toute l’arrogance de celui qui écrit sans risquer d’être contredit par son lectorat et ses confrères, peuvent donner dans nos médias. Sans être contredit ? Pas tout à fait. Il y a Le Grand Soir, Acrimed (voir ICI l’irréfutable article d’Henri Maler) et quelques autres. Le credo antisémite de (...) Lire la suite »
La longue et étonnante liste de ce que Cuba a fait à travers le monde

L’avenir est à vous, comandante Fidel

Rémy HERRERA

Cuba. En longs cortèges silencieux, dans la douleur et le recueillement, le peuple cubain en deuil a rendu un ultime hommage, fait de dignité et d’affection, à son Comandante en Jefe

Fidel Alejandro Castro Ruz. Figure de légende moderne. Comme lui, aucun autre. Avec lui, l’humanité entière, ou presque. Depuis ce soir du 25 novembre 2016, par millions, dizaines, sans doute centaines de millions, des hommes et des femmes ont témoigné leur respect, leur admiration pour le leader historique de la Révolution cubaine. Sur l’île bien sûr, et plus loin. Partout dans le monde.

En Chine, où l’on sait les efforts que déploya Cuba pour préserver l’éphémère unité d’un front commun des pays socialistes avant le schisme sino-soviétique ; et qu’elle fut la première des nations d’Amérique à reconnaître la République populaire, son aînée de dix ans, colossale à côté. En Inde où, depuis un abrazo, l’accolade à Nehru, sa popularité est devenue immense. Et que dire de Java, jadis saignée à blanc pour extraire l’écarlate, tout juste après Bandung, après qu’il eut reçu le kriss de l’amitié des mains de Sukarno ? Le Viêt-nam se souvient des milliers de Cubains s’étant portés volontaires pour combattre avec Hô Chi Minh qui fit le choix, afin de se libérer seul et fortifier sa propre révolution, de n’accepter que les civils venus soutenir le Viêt Minh. Au Laos, qu’aida aussi Cuba, tandis qu’un Bob McNamara civilisait la rive gauche du Mékong, en déversant napalm, défoliant, agent orange. Impérialisme et droits de l’homme en même temps, le bel exploit ! Trop forts ces « Ricains » : le flingot sur la hanche, ils (...) Lire la suite »

Cuba, Fidel, sous les cendres... la braise !!

Luniterre
Aujourd’hui on estime que plus de 4 millions de Cubains sont descendus dans les rues, sur le parcours des cendres, pour rendre hommage à Fidel Castro. ( Sur une population à peine supérieure à 11 millions, au total...) Ceux qui n’ont pas pu y venir, dans les endroits trop éloignés du parcours, lorsqu’ils ont pu s’exprimer sur les médias occidentaux qui les ont visité, sont allés également dans ce sens, sans nier pour autant les difficultés qui ne sont pas encore surmontées. Dans chaque quartier, dans chaque localité, il y a les Comités de Défense de la Révolution, où les cubains ont la possibilité de discuter de ces problèmes concrets et de faire remonter leurs revendications en matière de besoins sociaux. En somme, ce genre de « dictature » qui se préoccupe des conditions de vie des plus humbles, et tente d’y répondre au mieux avec les moyens disponibles, ne serait-ce pas une forme de ce que Marx appelait précisément la « dictature du prolétariat » ? C’est le fond du débat sur ce point. Sur les diverses (...) Lire la suite »

C’est possible, tel est l’enseignement permanent de Fidel

Raul CASTRO

Discours prononcé par le général d’armée Raul Castro Ruz, Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba et président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, à la cérémonie nationale en hommage au commandant en chef Fidel Castro Ruz, sur la Place de la Révolution « Major-général Antonio Maceo Grajales », à Santiago de Cuba, el 3 décembre 2016, « Année 58 de la Révolution ».

(Traduction de la version sténographique du Conseil d’État) Chers chefs d’État et de gouvernement, Éminentes personnalités qui nous accompagnent, Compatriotes, qui êtes présents ici en représentation des provinces orientales et de Camagüey, Santiagaises et Santiagais, Cher peuple cubain, Dans l’après-midi d’aujourd’hui, après son arrivée dans cette ville héroïque, le cortège funèbre contenant les cendres de Fidel, qui a réédité, en sens inverse, le trajet de la Caravane de la Liberté de 1959, a parcouru des sites emblématiques de Santiago de Cuba, le berceau de la Révolution, où, comme dans le reste du pays, il a reçu les témoignages d’amour des Cubains. Demain, ses cendres seront déposées, au cours d’une simple cérémonie au cimetière de Santa Ifigenia, très près du Mausolée du Héros national José Marti, de ses compagnons d’armes de la Moncada, du Granma et de l’Armée rebelle, de la lutte clandestine et des missions internationalistes. Il reposera à quelques pas des tombes de Carlos Manuel de Céspedes, le Père (...) Lire la suite »

J’ai aimé Castro ! Je fais mes valises pour la CPI.

Jacques-Marie BOURGET

Dans le Grand Soir l'exemplaire Ignacio Romanet a déjà tout dit. Mais ce tout n'est pas assez. Convoquons les témoins pour lire nos mémoires d'outre tombe. Car sommes morts, socialement morts. Des morts vivants, des "rouges bruns" qui ont eu l'audace de briser l'esprit de la "nouvelle démocratie" -forgée à Washington- en lui mettant sous le nez le rêve et la réalité de Fidel. Quand le chemin de la liberté était le sentier de la vie.

CHRONIQUE D’UN MONSTRE. Tant pis, à mon âge avec une vie mal faite derrière moi, je peux vous le confier au risque de me retrouver devant la Cour Pénale Internationale : j’ai admiré Castro. Admiré sans réserve. Pas comme mon ami Régis Debray qui n’a pas été nul dans l’éloge, et même émouvant. Mais qui a émis les réserves habituelles, comme les suspects arrêtés par le commandant Renault dans le film Casablanca. Des mots parachute qui vous évitent le pilori. Le problème de Régis, pourtant grand croyant et souvent grand crédule, est d’être parfois un « in-fidèle », de ne pas aller jusqu’au bout alors qu’il le devrait, de lâcher la cause en route. Comme on abandonne dans le col parce que le boyau est crevé et que soudain, coup de mou et faute de Rustines, on se demande si la vie vaut la peine d’être vécue l’humanité étant dégueulasse. L’esprit de révolution est comme la pierre ponce, il s’use. Et il use. Régis est passé à une autre pierre, un autre Pierre où Jésus a bâti son Eglise. Dommage, mais admirons le salut (...) Lire la suite »

Cuba, Castro, Socialisme, Anti-impérialisme, De quoi parle-t-on ?

Luniterre

Dans le contexte actuel de dénigrement de tout ce qui rappelle le socialisme et l’héritage de l’Union Soviétique, le périple du retour des cendres de Fidel Castro à Santiago de Cuba est devenu, par la ferveur populaire qu’il suscite, un évènement politique tout à fait à contre-courant de la doxa médiatique, sinon carrément un évènement historique en lui-même.

Le mouvement de masse en faveur de la mémoire de Fidel Castro en impose tellement que les médias ne peuvent que rabaisser leur arrogance réactionnaire habituelle au service de l’impérialisme. Dans la foulée, tout ce que la prétendue « gauche » compte d’opportunisme petit-bourgeois semble s’enflammer d’un réveil de nostalgie « révolutionnaire » et y va de sa larmichette pseudo-humaniste « populaire »... Cela n’empêche toujours pas quelques esprits chagrins de continuer à dénigrer tout héritage progressiste au castrisme, et pour certains, en prétendant en faire une critique « de gauche »... Et de lui nier, par voie de conséquence, toute fonction « anti-impérialiste »... Alors qu’à l’évidence, l’unité largement majoritaire exprimée très librement par le peuple cubain est un pied de nez massif aussi bien à l’Oncle Sam relooké en Trump-père fouettard, qu’au reste de l’occident, voire à certains « grands alliés » qui seraient tenté de le considérer comme un peuple mineur, sinon un vassal ou une simple « utilité » (...) Lire la suite »
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