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Thème : Finance

De l’or au bitcoin

VILA
Le cours du bitcoin vient d'atteindre un nouveau record en dépassant les 17 000 dollars. Cette performance est d’autant plus impressionnante qu’en début d’année son cours n’était que de 860 dollars, soit un facteur vingt. Nombre de commentateurs voient dans cet engouement une bulle qui ne tardera pas à éclater. Le Bitcoin est une invention assez remarquable qui peut se résumer en deux choses. C’est un système qui fonctionne grâce à des clés cryptographiques et grâce à des transactions directes (en pair à pair). Autrement dit, c’est un système qui permet de garantir des transactions financières, en se passant du contrôle des banques centrales, et par la même occasion de leurs taxes et des impôts. Quand Bitcoin a démarré en 2009, il a été vu une énième tentative de monnaie électronique alternative. Sauf qu’en 8 ans, le système a pris de l’ampleur. La création de la monnaie fonctionne selon un processus qui veut qu’à intervalle régulier des Bitcoins soit créés, et quand 21 millions de Bitcoins auront été mis en (...) Lire la suite »
Ils appartiennent à une caste où la transgression sociale est quasi inexistante. Pas de noirs, d’arabes, de fils d’ouvriers...

Banquiers d’affaires

VILA

Il n’y a pas de sot métier mais incontestablement, il y a des métiers qui sont plus nuisibles à la société que d’autres, celui de banquier d’affaires en fait parti.

Il reflète en tout point ce que la population doit rejeter par essence : intensification des conditions du travail, condescendance à l'égard du reste de la population, optimisation de l'économie à l'avantage d'une minorité. Le fait que notre nouveau président proviennent de Rothschild ne change en rien à la fonction car le raisonnement serait le même s'il s'agissait de la caisse d'épargne ou de la BNP, mais il n'en reste pas moins que Rothschild est tout de même une symbole fort. Le recrutement en banque d'affaires en dit long sur le métier. Cela répond à une politique ultra sélective. La sélection se fait de manière tacite sur une base sociale. Recrutés à la sortie des grandes Écoles de commerce et d'ingénieurs, les banquiers d'affaires appartiennent à une caste aux codes sociaux bien spécifiques où la transgression sociale est quasi inexistante. Il est très rare de retrouver un fils ou fille d'ouvrier en banque d'affaires. On recrute un banquier d'affaires non seulement sur ses compétences techniques (...) Lire la suite »

« Classe politique » ou « Politique de classe » ?

Fabrice AUBERT
PRESENTATION : Je remercie les médias « Main-stream » de l'annonce faite de la mort de François Chéréque « le syndicaliste salué par la Classe Politique » [1], non que je me réjouisse de sa mort, ça n'a aucun sens, mais l’annonce faite me permet ainsi de « discuter » de « la classe médiatique », véritable écho en retour, du fonctionnement de la « cour d'ancien régime ». Les médias ont titrés sur « l'hommage de la classe politique ». D'où cette question saugrenue : Qu'est-ce que la « classe politique » ? LA CLASSE POLITIQUE ? Dans notre Pays ayant connu le plus de révolutions au monde (1789, 1830, 1848, 1871, 1944) et de révoltes sociales (1906, 1936, 1968, 1995) il y aurait donc encore une « classe politique », c'est à dire pour se faire comprendre, une « caste » au-dessus du peuple et dont l'avis serait de ce fait, de « droit divin », habitant châteaux et autres palais (Elysée). Vous voyez donc sous nos yeux ébahis de citoyens, « sans culottes » ce retour « d'ancien régime », que pourtant l'on peut regarder, tous (...) Lire la suite »
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Victoire de Trump : un échec de la mondialisation financiarisée

Romaric Godin (La Tribune)

Comme dans le cas du Brexit, ce sont les populations des régions désindustrialisées qui ont fait basculer l'élection présidentielle étasunienne.

Quatre mois et demi après le vote en faveur du Brexit, ce que les observateurs jugeaient largement « improbable » s'est encore produit. Donald Trump, milliardaire fantasque, ouvertement xénophobe et isolationniste, sera le prochain président des États-Unis d'Amérique et, partant, « l'homme le plus puissant du monde ». Comment en est-on arrivé là ? La réponse à cette question que le monde entier va se poser est en grande partie économique. Les victoires du Brexit et de Trump sont le produit à la fois d'un lent phénomène à l'œuvre depuis trois décennies, la mondialisation financière, et de sa crise, débutée en 2007. Le succès de Donald Trump s'est appuyé sur un double mouvement : il a convaincu une grande partie de la classe moyenne dans des États où elle domine comme la Floride, mais aussi les populations des régions désindustrialisées de la Rust Belt de Pennsylvanie, du Michigan, de l'Ohio et du Wisconsin. En gagnant ces États qui étaient tombés aux mains des Démocrates en 2012, le milliardaire a fait pencher (...) Lire la suite »

Vive le capitalisme... ! Parole d’actionnaire : 372 milliards d’euros de dividendes au 2ème trimestre 2016

Luis BASURTO

Et non, non, non... détrompez-vous ! Ce n'est pas win-win ! Dans ce bas-monde il y a de gagnants... parce qu’il y a de perdants ! Ces actionnaires et patrons heureux sont l'oligarchie planétaire, la nomenklatura capitaliste, la classe dominante bénéficiant de plus de quarante ans de néolibéralisme rampant, conquérant et triomphant.

Les dividendes des actionnaires dans le monde sont en hausse en 2016. Donnant 372 milliards d'euros pour le deuxième trimestre de cette année (1). Un montant que nous pouvons extrapoler pour trouver une somme annualisée de 1 488 milliards d'euros, pas moins. La société de gestion d'actifs à l'origine de ce calcul trimestriel, Henderson Global Investors, annonce cependant pour toute l'année 2016 une hausse de dividendes de 3,9%, prévoyant seulement 1 180 milliards de dollars usd pour cette année. Retenons le calcul le plus haut pour de comparaisons pédagogiques. Le montant annualisé des dividendes est plus important que le PIB individuel annuel de chacun de tous les pays du monde (PIB nominal de 2015), outre les dix premiers (2). Donc de tout ce " reste du monde ", soit un total de 187 pays et 20 territoires (3). Ce n'est pas rien. Plus important que le PIB de tous les pays de l'Amérique latine en individuel, outre le Brésil, avec ses 1 772 milliards de dollars (2015). Plus donc que le PIB des (...) Lire la suite »
Pouvoir, propriété, souveraineté, ces concepts n’ont pas été au cœur des « Nuits debout »

Touche Pa…nama mondialisation

Pierre LEVY

Son canal. Ses chapeaux. Et maintenant son havre fiscal. Le petit Etat centre-américain du Panama a focalisé une extraordinaire attention médiatique quand fut révélée l’ampleur de la bienveillance financière organisée par un cabinet établi sous ses cieux. « Pro mundi beneficio » (« pour le bénéfice du monde »), comme l’affirme fièrement la devise centenaire du pays ? Plutôt pour le plus grand bonheur des fortunes mondialement baladeuses.

Certains – non sans quelque bon sens – ont noté que l’origine des révélations était inconnue, et qu’on ne s’était guère interrogé sur l’identité et les objectifs de la si discrète « gorge profonde ». Pourtant, là n’est pas l’essentiel. Il faut plutôt regretter que, comme souvent, le couple médiatique investigation/indignation soit en passe d’obscurcir le nécessaire diptyque analyse/compréhension. Il en va souvent ainsi quand on confond, hélas, morale et économie politique. Car l’évasion fiscale, aux lisières du légal et de l’illégal, n’est que la minuscule partie émergée d’un immense iceberg non seulement licite, mais qui fonde même l’actuelle économie mondiale. Ainsi, le consensus dominant est prompt à jeter l’opprobre sur les discrètes fortunes qui se déplacent pour trouver les conditions fiscales les plus indulgentes ; mais il ne trouve guère à redire quand une multinationale ferme ici une usine dont le « coût de la main d’œuvre » est jugé excessif, pour la délocaliser là où les salaires, les cotisations, ou les taxes (...) Lire la suite »
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Le journalisme suisse en danger

Liliane HELD-KHAWAM

Lukas Hässig, journaliste financier d’investigation accusé de concurrence déloyale et d’atteinte à la personnalité par Crédit Suisse. Plainte reçue par le tribunal de Commerce (ZH)

Les 72 millions de primes offertes à Daniel Vasella en échange d’une clause de non concurrence, c’était déjà lui. Lui, c’est Lukas Hässig. Un talentueux journaliste qui cumule de nombreuses années dans le monde des médias. Lukas Hässig a un défaut : il dénonce les iniquités du monde de la Paradeplatz, la place des grandes banques (BNS incluse). D’ailleurs son site s’appelle insideparadeplatz.ch. Coup de tonnerre en novembre 2015. Le Crédit Suisse porte plainte contre Lukas Hässig pour concurrence déloyale. 24 heures précise : « La plainte pour concurrence déloyale et atteinte à la personnalité, déposée par Credit Suisse (CS) contre le site d’information Inside Paradeplatz et son propriétaire, le journaliste financier Lukas Hässig, est toujours maintenue. Une semaine après l’avoir reçue au début de novembre, le Tribunal de commerce du canton de Zurich était entré en matière et avait même revu à la hausse la valeur litigieuse de 100 000 francs, à au moins un demi-million. Trois articles sont incriminés (Le CS (...) Lire la suite »

Les Etats-Unis ont phagocyté la place financière suisse. Le nouveau paradis fiscal favori de la planète : les Etats-Unis !

Liliane HELD-KHAWAM
Voici un article édité par Bloomberg qui dénonce les pratiques fiscales américaines. On y apprend que les capitaux quittent la Suisse pour aller retrouver un havre de paix avec des conditions meilleures que ce que la Suisse offrait. Mais cette nouvelle qui entérine la mise à mort de la place financière suisse nous interpelle à au moins deux niveaux : La politique de Eveline Widmer-Schlumpf qui a désossé la place financière suisse et qui a provoqué une hémorragie massive des capitaux. En 2013, nous dénoncions sa manière de négocier et d’accorder des chèques en blanc aux grandes banques et aux Etats-Unis sans aucune contrepartie. Nous écrivions : « Les Etats-Unis, qui défendent leur industrie financière, le savent bien. Côté suisse, on sacrifie toute une industrie de pointe pour quelques brebis galeuses ». (2013) Le silence du directoire de la BNS au sujet de l’exode massif des capitaux d’une part et la rengaine du franc fort comme leitmotiv alors même que la place financière suisse est abandonnée. Il (...) Lire la suite »
Comment expliquer la répartition des revenus et l’évolution des sociétés ?

Main invisible ou lutte des classes ?

Fabrice AUBERT
Introduction Depuis plus d’une trentaine d’années, les sociétés humaines sont pilotées par le marché. Le gouvernement actuel, suivant les politiques précédentes de « baisse des charges » poursuit en l’approfondissant, d’où le pacte de compétitivité, puis le « pacte de responsabilité », et les lois « Macron » dont l’objectif essentiel est de baisser le « coût du travail ». Mais ces politiques n’ont pas toujours existé. En d’autres temps, confronté à une « lutte des classes » intense (Mai 1968) et l’existence de l’URSS (comme modèle alternatif potentiel) le patronat, loin de baisser le coût du travail fut contraint d’augmenter fortement les salaires et reconnaitre le syndicat dans l’entreprise. A l’époque, la CGT avait 6 millions d’adhérents, aujourd’hui ils ne sont plus que 600.000 avec une population active qui a doublé, expliquant l’affaiblissement syndical, les reculs sociaux successifs, laissant ainsi la voi(x)e libre à la « main invisible », qui n’est que la poursuite actuelle du système féodal que l’on croyait (...) Lire la suite »
“ Too big to fail ”. Ce sont des établissements financiers que l’État juge trop grands pour faire faillite.

Areva : Phagocytage et déclin économique

Liliane HELD-KHAWAM
Ils sont privés ? Ils sont mal gérés ? Ils sont manipulés par des tiers étrangers ? Leur substance est siphonnée ? Les emplois ont été délocalisés ? On ne sait pas qui gère quoi et surtout où va l’argent ? Aucune importance. L’État brave et transgresse les règles les plus élémentaires de l’économie libérale et y injecte des sommes astronomiques d’argent public sous le prétexte que l’entité est trop grande pour faire faillite. Mais cela va plus loin. L’État dont le taux d’endettement a atteint son seuil de saturation maximal, se tourne vers l’argent du public. C’est la confiscation des biens privés. Aujourd’hui, il est question de la confiscation des dépôts bancaires. Demain, cela peut aller plus loin.... Aucune limite n’est prévue par ces dirigeants d’un genre nouveau. Ça l’est d’autant plus que le pays opte pour l’État d’urgence permanent. Tout pourrait être réquisitionné. C’est illégal ? Illégitime ? Ce que vous pensez n’a plus aucune importance. Les candidats « officiels » de droite et de gauche défendent les (...) Lire la suite »
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