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Thème : Gaza

La marche du retour à Gaza : le génie populaire palestinien fausse les calculs des Israéliens

Tayeb EL MESTARI
« La vérité est la première victime de la guerre » selon Eschyle. L’assertion est vraie dans une guerre classique, mais en situation de résistance populaire à l’oppression coloniale, le mensonge est la première victime. A l’occasion de la grande marche du retour, la propagande mensongère israélienne a volé en éclats. Les médias occidentaux, pourtant sionistes, ont fait le constat unanime qu’Israël a au moins perdu une bataille en réprimant brutalement les Palestiniens : celle de l’image et de la communication. Le droit du retour n’est plus une simple phrase d’une résolution du droit international et connue du seul cercle restreint des militants. Le peuple palestinien a su gagner les cœurs et les esprits, à défaut pour l’instant d’enterrer définitivement le colonialisme israélien. Sa cause a fait son retour sur le devant de la scène alors que presque tous ses soutiens, y compris les plus éclairés et les plus déterminés, étaient gagnés par le désespoir tant la question syrienne a été prégnante et a mis au second (...) Lire la suite »

Palestine : Le dernier chapitre ? (Counter Currents)

Jafar M Ramini
Non, pas du tout, absolument pas. Pas tant qu'il restera un seul vrai Palestinien debout pour réclamer justice et se battre pour elle. Nous avons essuyé de nombreux revers, nous, les Palestiniens, au cours des 100 dernières années. Premièrement, les Britanniques nous ont injustement et illégalement imposé la Déclaration Balfour en 1917. Nous avons tenu bon et nous avons dit " non ". Puis les mêmes Britanniques ont tenté de nous imposer la partition du rapport Peel en 1937. Nous avons tenu bon et nous avons dit " non ". Puis vint le plan de partition injuste de l'ONU de 1947 et nous avons tenu bon et nous avons dit " non ". Puis ils ont permis la création d'Israël en 1948. Nous avons tenu bon et nous avons dit " non ". Cela n’a pas empêché le régime fasciste d'apartheid israélien de nettoyer ethniquement notre terre et d’assassiner notre peuple. Nous avons encaissé les coups, nous avons tenu bon et nous avons dit " non ". En 1967, ils ont envahi ce qui restait de la Palestine. Bien que, depuis 51 (...) Lire la suite »

Un courage qui force le respect

Kharroubi HABIB
Dans le même temps avant-hier lundi qu'officiels israéliens et étasuniens se congratulaient et se sont adonnés à des réjouissances célébrant le transfert de l'ambassade américaine à El Qods (Jérusalem), l'armée de l'Etat sioniste perpétrait un carnage sur les manifestants palestiniens qui protestaient pacifiquement près de la ligne séparant la bande de Ghaza du territoire israélien contre ce transfert qui à leurs yeux s'inscrit dans le déni de leur aspiration à un Etat national avec El Qods comme capitale. Le bilan de la tuerie en ce jour noir a été horrible. Pas moins de 60 Palestiniens, hommes, femmes, vieillards et enfants, ont été tués tandis que près de 2 000 ont été plus ou moins grièvement blessés. L'hécatombe a indigné le monde entier mais sans perturber les consciences des participants à la cérémonie d'inauguration de l'ambassade américaine. Ceux qui y ont pris part ont même félicité la soldatesque qui commettait le carnage dont ils ont rejeté la responsabilité sur le Hamas accusé par eux d'être le chef (...) Lire la suite »

Balles tragiques à Gaza.

Jacques-Marie BOURGET

Le problème des larmes, comme encre pour écrire, c'est qu'elles ne laissent pas de trace. Alors il ne faut pas seulement pleurer mais tenter d'emboiter des mots pour tenter de décrire l'indicible.

Fût un temps où les chinois, quand ils exécutaient un condamné à mort –c’est-à-dire souvent-, demandaient à la famille de payer le prix de la balle, celle du peloton. En regard, je pense que les Palestiniens restent des privilégiés : Israël n’envoit pas de facture aux parents de ceux qu’elle massacre. La preuve que ce pays est vraiment une grande démocratie. Pour avoir reçu, le 21 octobre 2000 à Ramallah, une balle de M16 produite par IMI (Israël Military Industry) dans le poumon gauche, je peux témoigner qu’il ne faut pas en faire une montagne. Et que ces gazaouis qui se font assassiner sont vraiment des pleurnichards. Quoi de plus noble que d’être touché (comme par la grâce) par un de ces divins projectiles qui sont comme une onction ? Si vous en êtes atteint c’est, forcément, que vous étiez en faute, pas dans le droit chemin mais dans la traverse de l’histoire. Une balle religieuse c’est comme une goutte d’eau bénite, ça fait du bien où ça coule et ça ne peut pas se tromper. Et c’est réconfortant de (...) Lire la suite »
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Souvenez-vous de ce moment !

PERSONNE
Parfois, il m’arrive d’hésiter. Pas vous ? Sur un sujet, il s’avère judicieux d’avoir connaissance de deux approches différentes, voire irréconciliables. Hier était un jour mémorable, un jour d’anniversaire, alors je consulte et je finis par lire (je sais, j’aurais pas dû) : « Israël en a rêvé, les États-Unis l'ont fait... Ce jour du 14 mai 2018 a vu le transfert de l'Ambassade américaine à Jérusalem, transfert qui avait été annoncé par le Président Donald Trump en décembre dernier. Le Crif vous propose de revivre ce moment qui s'est inscrit dans l'Histoire. Aujourd'hui, au lendemain de l’anniversaire de sa réunification, Jérusalem a vécu un moment historique, une nouvelle date à ajouter à son calendrier. De nombreux invités américains et israéliens étaient présents pour ce jour historique. La cérémonie a débuté par l'hymne américain, immédiatement suivi d'un premier discours de David Friedman, Ambassadeur des États-Unis en Israël. Le Président américain Donald Trump, absent de la cérémonie, a adressé un message (...) Lire la suite »

Laila Anwar al-Ghandour devient le visage du carnage dans Gaza

Al-Jazeera
Al-Jazeera – Les manifestations marquent le 70e anniversaire de la Nakba alors que les Palestiniens prennent part aux enterrements après les tueries de lundi à Gaza. Laila Anwar al-Ghandour, un bébé de huit mois, est morte à l’aube suite à l’inhalation de gaz lacrymogènes, a déclaré le ministère de la Santé, soulignant l’indignation internationale face aux massacres de 60 Palestiniens par des soldats israéliens, lors de manifestations massives contre l’ouverture de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem. Laila est la plus jeune victime suite ayux manifestations de ce lundi, précédant le 70e anniversaire de la Nakba, ou Catastrophe, lorsque l’État d’Israël a été établi le 15 mai 1948 et a forcé des centaines de milliers de Palestiniens à quitter leurs foyers. Selon le Réseau palestinien pour le dialogue, Laila et la famille al-Ghandour sont des habitants du district d’al-Shati, également connu sous le nom de Beach Camp, à l’ouest de Gaza. Le groupe de militants a publié mardi des images de la famille (...) Lire la suite »

Massacre colonial pour “un jour de gloire”

Bruno GUIGUE
52 morts et 2400 blessés dont 1200 par balles. C’est le dernier bilan de la sanglante journée du 14 mai 2018 dans la bande de Gaza. Mais pour Netanyahou, c’est un “jour glorieux”. Lors de la cérémonie d’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem, il a remercié Donald Trump avec des trémolos dans la voix. “Quel jour glorieux ! Souvenez-vous toujours de ce moment, c’est un jour historique. C’est un grand jour pour Jérusalem et pour l’État d’Israël. Un jour qui restera dans nos mémoires pour des générations et des générations”. Cette journée restera dans les mémoires, en effet, mais pour ce qu’elle est vraiment : un nouveau massacre colonial. Déversant un déluge de feu sur des manifestants palestiniens désarmés, l’appareil répressif israélien s’est surpassé dans l’horreur. Où sont ses laudateurs habituels, toujours prompts à répéter le laïus officiel sur cette vertueuse armée israélienne pénétrée d’impératifs moraux et soucieuse d’épargner les civils ? On ne les entend guère, ils rasent les murs. Quand les (...) Lire la suite »
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Malgré le massacre de Gaza, Israël reste immunisé contre les critiques (Counterpunch)

Patrick COCKBURN
Des milliers de manifestants sont retournés à la frontière vendredi dernier, ils ont brûlé de grands tas de pneus pour créer un écran de fumée noire, dans l'espoir qu'il les cache aux snipers israéliens. Selon le ministère de la santé de Gaza, 5 personnes auraient été tuées ce vendredi et 1070 blessées dont 293 victimes de balles réelles. Les manifestants savent à quoi s'attendre. Une vidéo, datant du premier jour de la marche, montre un manifestant atteint dans le dos par le tir d'un sniper israélien alors qu'il s'éloignait de la barrière séparant Gaza d'Israël. Sur d'autres séquences, on peut voir des palestiniens tués ou blessés pendant qu'ils priaient, marchaient les mains vides vers la barrière frontalière ou qu'ils brandissaient, tout simplement, le drapeau palestinien. Tous ceux qui se trouvent à moins de 300 mètres sont qualifiés « d'instigateurs » par l'armée israélienne, ses soldats ont reçu l'ordre de les abattre. « Tout a été effectué sous contrôle ; tout était précis et mesuré, et nous savons (...) Lire la suite »
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Un Juif américain sur le fascisme israélien : « Il n’y a aucun espoir de changement depuis l’intérieur. »

Abby Martin, Max Blumenthal

Abby Martin interviewe le journaliste et auteur Max Blumenthal sur la situation actuelle en Palestine et l’occupation israélienne. Cet épisode évoque ce qu’il y a derrière la rébellion d’aujourd’hui, la domination croissante de l’idéologie d’extrême droite et ultra-raciste en Israël, les témoignages oculaires de l’après-guerre à Gaza et la peur du gouvernement israélien face à la résistance palestinienne.

Max Blumenthal est un journaliste primé et auteur de best-seller du New York Times. Il a écrit deux livres sur la Palestine, Goliath : vie et haine dans le Grand Israël, et il a dernièrement publié La guerre des 51 jours : ruine et résistance à Gaza.

Transcription : Abby Martin : Aujourd'hui, je suis avec Max Blumenthal, journaliste d'investigation et analyste sur Israël et les luttes en Palestine. Il est l'auteur du livre Goliath (consacré à la vie en Israël), récompensé (par un Prix en 2014) et d'un exposé publié récemment sur la guerre de 51 jours (en 2014 à Gaza). Ses reportages de terrain à Gaza pendant et après l'opération Bordure protectrice ont documenté la réalité terrifiante des crimes de guerre israéliens. J'ai voulu savoir ce qu'il avait découvert durant ses reportages de guerre et comment cela se rattache à l'insurrection actuelle en Palestine. Max, pouvez-vous expliquer ce qui se passe actuellement, et que les gens appellent une troisième Intifada ? Max Blumenthal : Cela ne s'inscrit cadre pas avec ce qu'on considère comme une Intifada, à savoir un soulèvement national dirigé par des factions politiques. Ce que nous voyons est la rébellion complètement désorganisée d'une génération de jeunes qui ont grandi après les accords d'Oslo, (...) Lire la suite »

Gaza : quand vivre semble une tâche insurmontable… (The Electronic Intifada)

Hamza Abu ELTARABESH
Mardi 29 août, Mohannad Younis a avalé une bouteille de somnifères et a mis fin à ses jours. Il avait seulement 22 ans et semblait avoir toute une vie devant lui. Écrivain en herbe, il avait récemment complété une série de nouvelles et juste mis la touche finale à une pièce de théâtre – Escape. Il ne lui restait plus que deux mois pour obtenir son diplôme de troisième cycle en pharmacie à l’Université Al-Azhar, et il envisageait de se marier avec une étudiante de la faculté de médecine. Son suicide a donc été un choc pour tous ceux qui le connaissaient et l’aimaient. J’en parle en connaissance de cause. J’étais son ami. Je le pleure. Il me manque. Et je lui en veux d’avoir fait ça. Mais mettre fin à ses jours comme l’a fait Mohannad est moins rare à Gaza qu’autrefois, bien que la tradition et la religion désapprouvent le suicide. En fait, en 2016, le nombre de suicides et de tentatives de suicide dans la bande de Gaza a si fortement augmenté que cela a alerté les autorités. Le ministère de la Santé de Gaza a (...) Lire la suite »
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