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Thème : Gaza

Comment Gaza a été réduite à une enclave invivable (Al Jazeera)

Michael LYNK
Comment peut-on vivre dans un endroit où on a l’électricité seulement quelques heures par jour, et l’eau seulement huit heures tous les quatre jours ? Gaza et Tel Aviv se trouvent à seulement 75 kilomètres l'une de l'autre. Les deux villes partagent le même sol sablonneux et les mêmes étés brûlants du Levant. Mais les similitudes s’arrêtent là. Si on prenait la nuit une image satellite de la Méditerranée orientale on verrait sur Tel Aviv un flamboiement de lumière incandescente, et seulement quelques petites lumières pâles, un peu plus loin, sur le rivage de Gaza. Gaza arrive dans son troisième mois de la restriction, imposée de l’extérieur, de son accès déjà insuffisant à l’électricité. L'enclave de deux millions de personnes nécessiterait normalement environ 450 mégawatts (MW) d'électricité par jour pour avoir de l’électricité 24 heures sur 24. Cependant, au cours de la dernière décennie, du fait du rigoureux blocus israélien de Gaza, sa fourniture d'énergie est passée à quelque 200 MW, ce qui a entraîné des (...) Lire la suite »

À Gaza, Israël fait des expérimentations sur des humains en situation de stress et de privations

Gideon LEVY

Qu’arrive-t-il à deux millions d’êtres humains privés d’électricité presque tout le temps, de nuit comme de jour ? C’est ce qu’expérimente Gaza

L’une des plus grandes expériences impliquant des sujets humains jamais réalisée est en train de se dérouler actuellement sous nos yeux, et le monde entier regarde les bras croisés. Ce projet vient d’atteindre son paroxysme dans l’indifférence générale. Il s’agit d’une expérience sur êtres humains pour laquelle aucune des institutions scientifiques internationales n’a obtenu l’approbation de la déclaration d’Helsinki. Son but ? Examiner les comportements humains dans des situations de tension extrême et de privations. Il ne s’agit pas d’un groupe expérimental de quelques dizaines, centaines, ni de milliers ou dizaines de milliers, ni même de centaines de milliers des personnes. Les sujets de cette expérience ne sont pas moins de deux millions d’êtres humains. Jusqu’à présent, ils ont réussi d’une façon stupéfiante à résister à cette épreuve. Évidemment, on a certes constaté quelques turbulences dans la cocotte minute à l’intérieur de laquelle ils sont confinés, mais elle n’a pas encore explosé. La bande de (...) Lire la suite »

Au bout de dix ans de siège, Gaza atteint un point de rupture humanitaire et politique (Ma’an News)

Chloe Benoist

BETHLEHEM (Ma’an) - Alors que la bande de Gaza vient de passer la barre des 10 ans du siège israélien de la petite enclave palestinienne, jeudi, la situation humanitaire continue à préoccuper les groupes de défense des droits humains, qui ne cessent de dénoncer les « conditions de vie les plus inhumaines du monde moderne. »

Gaza, qui a souvent été comparée à une « prison à ciel ouvert » pour ses 1,9 million d’habitants entassés dans 365 kilomètres carrés, vient de subir une décennie d’isolement et de privations, aggravée par trois agressions militaires israéliennes dévastatrices et une persistante lutte politique entre deux factions palestiniennes. La décision récente de l’Autorité palestinienne (PA) de demander à Israël de réduire l’approvisionnement en électricité de la bande de Gaza a fait craindre que la situation à Gaza n’atteigne rapidement un niveau de dégradation politique et humanitaire aux conséquences imprévisibles. Une décennie de restrictions épouvantables Six mois après qu’Israël a évacué ses colonies illégales dans la bande de Gaza, le mouvement du Hamas a remporté des élections législatives palestiniennes en janvier 2006 avec une victoire écrasante : il a remporté 74 sièges au Conseil législatif palestinien (PLC), tandis que le Fatah, le parti de l’AP au pouvoir, n’en remportait que 45. Ce « tsunami » comme le Fatah l’a (...) Lire la suite »
Le lourd navire de guerre israélien écrabouille comme un oeuf une barque lourdement armée de filets.

Qui a tué le pêcheur de Gaza Mouhammad al-Hissi ?

Mersiha Gadzo
Les pêcheurs de Gaza bravent les balles et le danger dans une zone de pêche de plus en plus décimée par Israël. Ville de Gaza - Dans la soirée venteuse du 4 janvier, Mouhammad al-Hissi, un pêcheur de 33 ans a eu le pressentiment qu'il ne rentrerait pas chez lui, cette nuit-là, après la pêche. « j’ai peur. Si vous voyez mes feux s’éteindre, venez vite à mon secours. Ne m’oubliez pas. » Ce furent les dernières paroles que Mouhammad a adressées aux autres pêcheurs, au moment de prendre la mer, à la nuit tombante, a déclaré son cousin Nihad al-Hissi à Al Jazeera, depuis le port de la ville de Gaza. Mouhammad était inquiet ce soir-là. Il avait peur de la marine israélienne qui patrouille régulièrement sur la mer. Il a demandé à son jeune frère Wael de changer de barque de pêche avec lui pour pouvoir rester plus loin de la limite maritime de six miles marins imposée par Israël. À Gaza, la pêche est dangereuse. En 2016, il y a eu 126 incidents au cours desquels la marine israélienne a tiré sur des pêcheurs (...) Lire la suite »

Le Hamas revoit sa stratégie après l’assassinat de son commandant (Al Monitor)

Adnan Abu Amer
En mars, dans la bande de Gaza, la tension sécuritaire est montée à son plus haut niveau depuis la fin de la guerre de 2014 ; il y a eu un échange de roquettes, des manœuvres israéliennes le long de la frontière et des menaces israéliennes de mettre fin à la fragile trêve. La situation s'est aggravée le 24 mars, lorsque des hommes armés non identifiés ont assassiné Mazen Faqha, un ancien prisonnier et un des commandants de l'aile militaire du Hamas, les Brigades Izz ad-Din al-Qassam, dans le quartier de Tal al-Hawa, à l'ouest de la ville de Gaza. Il a reçu quatre balles dans la tête et la poitrine provenant d'un pistolet équipé d'un silencieux, et il est mort sur le coup. Le Hamas a été choqué par l'assassinat de Faqha pour plusieurs raisons. Tout d'abord, Faqha était un important chef militaire. Après sa mort, les brigades Al-Qassam ont publié sur leur site Web, des photos de lui prises pendant un entrainement dans la bande de Gaza. Deuxièmement, l'assassinat a eu lieu au cœur de la bande de Gaza, le (...) Lire la suite »

A Gaza, danser c’est aussi résister

Nidal al-MUGHRABI

Comme dans le ballet, cet article intéressant ne nous épargne pas quelques figures imposées, comme celle qui nous ferait presque croire que ce que vit la bande de Gaza, blocus et bombardements, est la faute du Hamas dont l’arrivée au pouvoir aurait en quelque sorte mis fin à une situation... Au fait quelle situation ?
Une image de pirouettes et de rose dans l’unique école de ballet de Gaza
Au milieu du chaos et de la destruction qui a ravagé la bande de Gaza si souvent, avec des guerres répétées entre Israël et le Hamas, l’école est un havre de calme et d’ordre.

Gaza ville – Le groupe de fillettes aux cheveux nattés et vêtues de rose étiraient leurs bras sur les côtés et pivotaient sur la pointe des pieds, essayant désespérément de tenir l'équilibre. L'oeil perçant de leur professeur surveillait la dernière cuvée d'aspirantes ballerines de Gaza. Quinze filles âgées de cinq à huit ans sont actuellement inscrites à l'école de ballet du Al-Qattan Center for Children de Gaza, ce qui en fait un des cours les plus populaires parmi ceux que propose le centre, sous le regard attentif d'une enseignante ukrainienne. Au milieu du chaos et de la destruction qui a ravagé la bande de Gaza si souvent au cours des cinq dernières années, avec des guerres répétées entre Israël et le Hamas, l'école est un havre de calme et d'ordre, un lieu dont bon nombre de parents sont impatients que leurs enfants puissent profiter. « Le projet de ballet était un rêve pour beaucoup de familles, » explique Heyam Al-Hayek, le directeur des activités culturelles au centre Qattan. « Ils demandaient (...) Lire la suite »

L’Etat israélien est dans le peloton de tête des tueurs en série ! (Electronic Intifada)

Rania KHALEK

Dans son assaut militaire sur Gaza, Israël a tué et a blessé plus de civils avec des armes explosives que n’importe quel autre Etat dans le monde en 2014. C’est la conclusion d’un nouveau rapport d’Action on Armed Violence (AOAV), une organisation qui documente à l’échelle de la planète l’impact des armes explosives sur les civils.

Le rapport définit les armes explosives comme les « munitions telles que les bombes larguées depuis les airs, les obus de mortiers, les dispositifs explosifs improvisés (IED) et les projectiles d’artillerie » qui entraînent des « décès, blessures et dommages en projetant un souffle, de la chaleur et souvent des fragments d’explosifs autour d’un point de détonation. » Tandis que les groupes étatiques et non-étatiques contribuaient aux souffrances des civils en 2014, les Etats eux-mêmes étaient responsables de 28% des blessures et des décès de civils, un hausse de 17% par rapport à l’année précédente. Ces derniers chiffres sont essentiellement dus à l’assaut militaire israélien sur Gaza, qui a représenté 44% de toute cette violence explosive en 2014. Source : Action on Armed Violence Reprenant les évaluations précédentes des organisations de défense des droits de l’homme, qui ont accusé Israël de crimes de guerre, le rapport d’AOAV jette davantage de lumière sur la puissance de feu à laquelle les habitants de (...) Lire la suite »

Gaza, le terrain de jeu de l’armée israélienne

Tarik BOUAFIA
L'ONG Breaking the Silence (rompre le silence) vient de publier des témoignages accablants de militaires israéliens ayant participé à l'opération « Bordure Protectrice » de l'été dernier. Certains soldats, sous couvert d'anonymat, affirment qu'aucune distinction n'était faite entre les civils et les soldats. Une surprise ? Sans doute pas pour ceux qui ont toujours considéré Israël comme un État lâche et criminel. Civils, combattants, pas de distinction Ceux qui croyaient (encore) que l’armée israélienne était celle que décrivent les médias dominants risquent d’avoir une toute autre image de Tsahal. Breaking the silence, une ONG composé d’anciens combattants de l’armée israélienne, vient en effet de publier le lundi 4 mai 2015 une série de témoignage d’anciens militaires ayant participé au massacre de l’été dernier à Gaza. (1) Autant dire tout de suite que ces témoignages viennent ajouter encore plus de barbarie à l’histoire déjà peu glorieuse de l’État d’Israël qui, depuis 1948, a commis des atrocités sans nom (...) Lire la suite »

Ziad Medoukh : « À Gaza, on résiste pour exister et on existe pour résister »

Neuf mois après la guerre de l’été 2014, dans quelle situation se trouve le peuple de Gaza aujourd’hui ? Entretien avec Ziad Medoukh, directeur du département de français de l’universite al-Aqsa dans la bande de Gaza, par Anouk Guine, maitre de conférences à la faculté des affaires internationales de l’université du Havre.

Parmi les attaques armées d’Israël contre la bande de Gaza, comment a été vécue celle de l'été 2014 ? Quel a été le bilan humain et matériel ? Ziad Medoukh : Le bilan de 50 jours (juillet-août 2014) d’offensive militaire israélienne sur la bande de Gaza a été le suivant : 2160 morts palestiniens, dont 570 enfants, 270 femmes et 110 personnes âgées suite à des bombardements et des attaques sanglantes ; 11250 blessés, dont 2000 femmes, 450 personnes âgées et 3250 enfants ; plus de 7900 raids israéliens partout dans la bande de Gaza ; des quartiers totalement détruits et effacés de la carte, dont 6000 maisons détruites, 9000 d’entre elles endommagées ; plus de 30000 personnes sans-abri ; 73 mosquées détruites et 197 endommagées ; deux églises bombardées ; 5 pêcheurs, 18 journalistes, 20 ambulanciers et secouristes, et 12 agents municipaux tués ; cinq universités, 150 écoles publiques et 10 écoles privées bombardées ; 5 écoles de l’ONU visées ; 32 écoles publiques et 27 crèches et jardins d’enfants détruits ; 5 (...) Lire la suite »

Indignez-vous M. Obama !

Karim MOHSEN
Israël décide la construction de nouveaux logements dans les colonies, faisant fi de la réprobation internationale. Une critique il est vrai de principes et sans effet. Outre ces colonies qui constituent le blocage décisif à la poursuite du processus de paix, Israël qui maintient depuis 2006 un blocus inhumain contre 2 millions de Ghazaouis, a conduit en quatre ans deux agressions meurtrières dont la dernière durant l'été 2014. Est-ce cela la disponibilité d'Israël à la paix et à accepter un Etat palestinien à ses côtés ? L'agression israélienne de l'été dernier entre de plain-pied dans les crimes de guerre et crimes contre l'humanité, voire de crimes de génocide. Rendant récemment son verdict dans l'affaire Croatie-Serbie, la CIJ (Cour internationale de justice) a estimé que ni les Croates, ni les Serbes n'ont commis de génocide car il n'y « avait pas intention de détruire ». Or, à Ghaza, Israël avait bel et bien cette « intention de détruire » comme en attestent les opérations « Plomb durci » (décembre (...) Lire la suite »
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