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Thème : Haïti
Il a mis en oeuvre toute une batterie de réformes cruciales qui horrifieraient le réformiste Macron

Les progrès socio-économiques de l’Équateur sous le gouvernement de Rafael Correa : Quelles leçons pour Haïti ?

Boaz Anglade
Le bilan de Correa En mai 2017, Rafael Correa, alors élu président en 2006, a remis le pouvoir à son vice-président, Lenín Moreno, après dix ans à la tête de l’Équateur. Pendant son règne, Correa a radicalement transformé son pays et l’a mis sur la voie de la stabilisation économique et sociale. Durant cette période, le niveau de vie des citoyens a augmenté, les services publics ont été grandement améliorés, et le paysage équatorien a été transformé grâce à la multiplication d’infrastructures de base. Entre 2007 et 2016, le taux de pauvreté est passé de 37% à moins de 23%, et l’extrême pauvreté de 17% à 9%. Les inégalités sociales, mesurées par l’indice Gini, ont aussi considérablement chuté pendant cette même période [1]. En effet, entre 2006 et 2011, l’économie équatorienne a connu l’une des croissances les plus inclusives au monde ; les revenus des 40% des plus pauvres ont augmenté de près de 8 fois la moyenne nationale [2]. Grâce à l’élan d’espoir qu’a suscité la présidence de Correa, des centaines de milliers (...) Lire la suite »

De l’entre soi à la soumission : fondement psychologique de l’échec collectif haïtien.

Erno RENONCOURT
La grande escroquerie Internationale, qui s'active à dépecer les peuples du SUD, a transformé une certaine hardiesse combative "GrennNanBounda" en 2004 (avoir des couilles) pour renverser le pouvoir Lavalas en une détresse spirituelle dite "LespriNanBounda" (être zombifié) pour maintenir le pays dans une indigence profitable à ceux qui sont en transit en Haïti et qui ne possèdent 98% des richesses nationales. Certaines attitudes comportementales traduisent cette détresse spirituelle et expliquent en partie l’échec collectif qui imprime son rythme et sa tonalité à toute la société haïtienne. Aujourd’hui, la réalité socio-politique haïtienne s’apparente à une scène dominée par des acteurs officiant dans une espèce de comédie des ratés. Elle offre, au regard, le spectacle d’un tableau de contrastes saisissants où des images se défilent, s’alternent, s’entrechoquent, se juxtaposent, se superposent ou se mélangent selon qu’on l’observe de loin ou de près. Il est cependant un fait qui caractérise ces contrastes : Une (...) Lire la suite »

Réforme de l’État haïtien : du spectacle à la vision, il reste du chemin !

Erno RENONCOURT

Ah, qu'elle est belle, la scène haïtienne, quand elle brille sous les feux des projecteurs des agences internationales ! Quand elle se présente dans sa volonté de réforme, qu'elle est efficace la collaboration entre les acteurs étatiques nationaux, éternels gardiens de l'opacité, et les partenaires internationaux de l'échec, éternels experts de l'urgence humanitaire qui dévoie et mutile ! Ainsi pendant 48 heures, l'État haïtien et ses indéfectibles partenaires techniques et financiers internationaux ont fait le show en nous mettant plein la vue sur cette réforme qui va moderniser l'administration publique haïtienne par le biais de recrutements de cadres compétents et d'un hypothétique régime méritocratique. Et comme on pouvait s'y attendre, en bons rois de la scène, ils ont assuré. Mais le bal étant fini, les rideaux tirés il est de bonne méthode d'arpenter les lieux d’où émergeront cette réforme pour livrer une analyse objective et lucide à partir des exigences du système de management de la qualité et des enjeux stratégiques d'une vraie réforme de l'État en Haïti.

La réforme de l’État, l’OMRH et les partenaires de l’échec : spectacle et lumière ! L’Office du Management des Ressources Humaines (OMRH) vient de lancer, avec force spectacle et éclats, un forum international sur la réforme de l’État. C’est une vaste campagne de médiatisation, faite de plaidoyers, de spots publicitaires autour d’informations de recrutements de cadres et de personnel compétents, qui est lancée pour, dit-on, moderniser l’administration publique haïtienne. Précisons que pour cette activité, l’OMRH est assistée des indéfectibles partenaires techniques et financiers internationaux de l’État haïtien que sont les grandes agences internationales qui travaillent, avec les fonds des états étrangers comme la France (AFD), les USA (USAID) et les États Européens (UE), pour soutenir une certaine vision du développement des pays dits sous-développés. Il nous parait opportun, quoiqu’assez provocateur, de relier cet événement au contexte judiciaire français qui met en lumière la mise en examen de l’ex (...) Lire la suite »

Et si c’était l’aube de la justice !

Erno RENONCOURT

Mais quelle heureuse coïncidence que cette douce rumeur qui s’est répandue dans Port au prince en la journée internationale des droits des femmes ! Un juge haïtien courageux vient de faire un clin d’œil aux femmes d’Haïti en faisant tomber, par le couperet de la justice, la tête d’un puissant homme d’affaires. Une façon symbolique de relier dans une mystique de la célébration des droits des femmes la dignité et la justice. Comme pour dire que c’est au fil de la lame scintillante du couperet de la justice que se trouve la dignité dont Haïti a besoin pour s’éclairer et naviguer au-delà des eaux indigentes.

Une lueur dans la nuit indigente La nouvelle m'est parvenue comme une douce rumeur et n'est pas encore confirmée officiellement. « Après 22 ans de procès, le Tribunal de première instance de Port-au-Prince, jugeant en ses attributions correctionnelles, présidé par le juge Jean Wilner Morin, vient de rendre une décision historique dans le cadre de l'affaire du Sirop Afébril Contaminé et Valodon. Le sieur Rudolph Boulos, PDG des laboratoires PHARVAL, est condamné à six mois d'emprisonnement et à 3 Millions de gourdes en faveur de chaque victime portée dans l'acte d'assignation. » Je précise qu'à l’heure où je rédige ce texte, aucune agence de presse n’a encore publié la nouvelle, laissant planer une incertitude qui semble confirmer l’incapacité de dissidence de quelques juges à agir dignement pour provoquer la rupture d’avec le modèle de l’indigence. Ainsi, sachant combien il y va souvent loin des rumeurs à la vérité quand il s’agit de justice et de messages colportés par les réseaux sociaux, j’ai cherché à (...) Lire la suite »

Le grand oublié de la reforme éducative haïtienne. Les manuels scolaires !

Saul JACINTHE
Publié en 2016, Jacques Michel Gourgues, dans les manuels scolaires en Haiti ; outils de la colonialité, converge une somme de critiques objectives et constructives dans le but de dénoncer la domination du savoir et les rapports de vérité et contre vérité dont ils sont porteurs. L’auteur, à travers ces réflexions, nous pousse à se questionner sur le contenu des ouvrages utilisés dans le systèmes scolaires haïtiens comme outils de colonialité. Quels sont les conséquences d’une éducation construite sur une telle controverse ? Peut-on encore parler d’éducation relatif au sentiment d’identité à la culture nationale et au patrimoine historique du pays ? Sont les interrogations auxquelles l’auteur tente d’y réfléchir. Ces réflexions sont basées, d’une part, sur des travaux d’un groupe Latino-Americain Moderne/Colonialité (MC), qui dénoncent de nouvelles formes de dominations dans les pays (dits) périphériques, dans la lutte contre le colonialisme moderne telle que la colonialité de l’être, du savoir et du pouvoir. (...) Lire la suite »

De quoi Trump est-il le nom ?

Renel EXENTUS, Ricard GUSTAVE
Un fait actuellement nous semble indéniable : Trump est le porte-parole, la figure emblématique du mouvement international de la suprématie blanche. Le personnage est certainement adulé, comme Hitler d’ailleurs, par les tenants du fascisme, du néonazisme et de l’idéologie de la supériorité de l’homme blanc. D’après certains analystes, 60 millions de personnes ont voté pour Trump lors des dernières élections. Des hommes, des femmes, des évangélistes, qui ne jurent que par la race et par la religion. Dans les pays occidentaux, y compris ceux que l’on désigne comme des pays de non-immigration, sa popularité n’est pas moins élevée. Trump serait devenu la voix d’une classe moyenne blanche en décrépitude, d’une classe ouvrière déboussolée, croupissant dans une crise, dont elle n’arrive pas à comprendre la nature. Trump prête sa voix à ces gens que le système a abandonnés. Il leur explique que le chômage, les crimes, la crise du logement, de l’éducation, etc. sont causés par cette multitude qui vient d’ailleurs, ces (...) Lire la suite »

Un cri merdique pour dire la colère venant d’un trou à rats

Erno RENONCOURT
Voici un cri merdique que je partage avec vous en ce dimanche 14 janvier 2018, pour laisser retentir ma colère et mon indignation d’habiter un trou à rats. Quoi qu’il laisse présager comme tonalité merdique, Il n’a pas pour autant la prétention de répondre à la polémique créée par les propos du génie insulteur qui, laissant échapper sa furie, a qualifié Haïti, le Salvador et l’Afrique de trou de merde. Ma démarche se veut pédagogique. Qu'importe que le génie insulteur ait raison ou tort, il n’en faut pas moins contextualiser son discours, pour assumer la part de vérité qu’il contient. Il s’agit aussi de s'en inspirer pour nous réapproprier notre dignité effritée par notre passivité et nos complicités, pour nous reprendre en mains et nous projeter dans l'avenir par d’intelligentes résolutions pour surprendre ceux et celles qui nous chient dessus, mais aussi ceux et celles qui nous pissent dessus en nous faisant croire que c’est de l’eau bénite tout en se gavant à l’envi de nos ressources merdiques. (...) Lire la suite »

Une IDÉE pour repenser l’intelligence haïtienne : Intégrité, Dignité, Éthique, Engagement

Erno RENONCOURT

A l'heure où Haïti sombre sous le poids d'une insoutenable indigence, il est devenu urgent, à l'aube de cette nouvelle année 2018, de questionner les fondements de l'intelligence haïtienne pour comprendre quelle est la fonction du savoir dans le devenir d'un peuple. Comme toujours, je n'ai pas de fleurs à offrir, mais des épines à partager, car le bilan du patrimoine culturel de mon pays, combien lourd d'un passif d'indignité, n'autorise guère à la complaisance et aux pseudo-congratulations. Du reste, le paysage humain et institutionnel haïtien interdit de célébrer une quelconque réussite qui eut pu justifier l'attribution de lauriers. Et ceux qui croient avoir des raisons de célébrer leur succès doivent humainement se questionner....... Oui, comme vous vous en doutez, il n’y aura pas de trêve même en cette saison de supercherie festive. Certaines batailles exigent la permanence de la pugnacité, car c’est la constance qui donne la légitimité.

Finir 2017 par la rupture d'avec l'indigence Il y a un an, nous avions débuté 2017 avec un arrière-goût de médiocrité et de vulgarité. C’était la confirmation de la continuité d’un régime politique que nous savons pourtant tous corrompu et indigent, mais dont nous nous accommodons bien ; qui par délinquance assumée, qui par opportunisme mesquin, qui par anti-lavalas primaire, qui par précarité intellectuelle, qui par lassitude politique. Les évènements qui se sont enchainés ont confirmé, peu ou prou, la clochardisation des institutions haïtiennes et la déshumanisation de l’homme haïtien incapable d'opposer le meilleur au pire et toujours dans la séduction vis à vis de la bêtise quand il en tire profit. De l’arrestation par la DEA et de la condamnation par un tribunal fédéral américain d’un sénateur haïtien pour trafic de stupéfiants, quoi qu'indigemment élu ; du classement d’Haïti par les pays de la caraïbe (GAFIC) comme champion du blanchiment des avoirs dans la région ; de la publication du budget 2017 comme (...) Lire la suite »

Haïti, la quadrature du cercle ou l’improbable lutte contre la corruption

Erno RENONCOURT

Alors qu'il est inculpé et suspecté de blanchiment d'argent, alors que son administration et son cabinet sont peuplés de personnes recherchées par la justice et / ou épinglées par des rapports officiels dénonçant de nombreux cas de corruption, le président haïtien vient de faire une nouvelle provocation en disant qu'il est le seul à avoir la solution contre la corruption en Haïti. Serait-ce un aveu qui confirme l’implication de l'état haïtien au plus haut niveau dans les pratiques mafieuses comme le dénonce le rapport de la commission sénatoriale sur les malversations des fonds de PetroCaribe  ? Ou serait-ce une manière de banaliser l'initiative de ceux qui cherchent à se mobiliser contre la corruption ? Qu'importe le sens de cette affirmation, elle renforce l'idée de l'improbable capacité de la société haïtienne à se mobiliser pour lutter contre la corruption comme le prouve l''échec de la marche contre la corruption au regard du succès de la procession de l'église catholique consacrée à Marie.

Une marche apolitique mesurée contre une course politique effrénée Le mardi 5 décembre 2017, à l’initiative du « collectif du 4 décembre » et de ses alliés, une marche contre la corruption a eu lieu à Port-au-Prince. Il s’agissait, pour la société civile haïtienne de prouver à elle-même et au monde entier qu'Haïti pouvait aussi, comme ailleurs, en Corée du Sud, au Guatemala, en République dominicaine ou en Israël, se mobiliser collectivement pour agir dignement contre la corruption. C'était un rendez-vous pour le moins attendu, notamment après le rapport de la commission sénatoriale sur PetroCaribe documentant un vaste réseau de dilapidation, de détournement des fonds de PetroCaribe, à hauteur de plus de 3.8 milliards de dollars, par les différentes administrations politiques qui se sont succédé en Haïti entre 2009 et 2016. C'était aussi, en quelque sorte, un test grandeur nature pour mesurer la capacité de l'opinion publique à se mobiliser afin d'apporter une réponse aux personnes indexées dans ce rapport, (...) Lire la suite »

Et si Haïti passait de l’indigence à l’intelligence !

Erno RENONCOURT

Tandis qu'Haïti meurt,comme un bateau de mauvais équipage, soulevé par la marée haute et dérivant au gré des vagues et des vents, les indigences se succèdent. La MINUSTAH s'en va, la MINUSJUSTH s'en vient. Vingt-quatre ans que cela dure, si l'on se ramène à 1993. Pourtant, à l'horizon, le même bordel institutionnel qui fait la fortune d'une certaine expertise internationale douteuse et obsolète. S'il faut blâmer la communauté internationale qui s'oriente toujours vers les choix les plus simplistes au nom des intérêts de ceux qui, parmi les puissants d'ici et d'ailleurs, croient qu’Haïti leur appartient ; les Haïtiens sont en partie aussi responsables de leur déchéance à force de vivre dans l'imposture, l'abandon et la soumission. Alors, il faut oser espérer qu'une nouvelle génération naitra et aidera Haïti a passer de l'indigence à l'intelligence.

De la déchéance à l'indigence La sagesse chinoise prétend qu'un oracle au service de l'Empire eut à conseiller à un des Empereurs une façon plus efficace que la guerre pour condamner une nation à la déchéance. Il lui dit : « Si vous voulez détruire un pays, inutile de lui faire une guerre sanglante qui pourrait durer des décennies et coûter chère en vies humaines. Il suffit de détruire son système d’éducation et d’y généraliser la corruption. Ensuite, il faut attendre vingt ans et vous aurez un pays constitué d’ignorants et dirigé par des voleurs... » C'est exactement la situation dans laquelle vit Haïti aujourd'hui : malgré les réussites littéraires et artistiques de quelques uns, malgré les titres académiques et les distinctions honorifiques de certains autres, Haïti vit dans une période de basses eaux intellectuelles et éthiques. La pensée littéraire et artistique triomphante, les palmes académiques accrochées au front de ses fils et de ses filles les plus brillants ne l'empêchent pas d'être un pays de (...) Lire la suite »
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