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Thème : Histoire

Pourquoi Les EU sont entrés en guerre en 1917 ?

vila

Aujourd’hui sur les champs Élysées, on commémorera le centième anniversaire de l’entrée en guerre des Etats-Unis avec comme invité d’honneur son président Trump.

C'est l'occasion d'extraire une partie de la substantifique moelle du livre de Jacques Pauwels (14-18, guerre de classes). Dans ce livre, il explique entre autre pourquoi les EU sont entrés dans le premier conflit mondial. Avant cela, il faut bien comprendre que l'essence même du capitalisme est malthusien. C’est-à-dire qu'une guerre, c'est avant tout l'occasion de supprimer le surplus de marchandise que l'anarchie de ce système économique a créé. Et ceci est vrai aussi bien pour le premier conflit mondial que le deuxième et pour celui qui vient. La guerre a aussi cet avantage de faire abattre sur la majorité de la population une terreur nihiliste qui a pour but de détourner les revendications de la classe ouvrière, et de mater toute velléité de changement. La guerre a donc cette vertu de supprimer les foyers d'une révolte qui pourraient abattre les privilèges du capital et aussi de se projeter dans un monde où il faut produire en grande quantité pour contenter les survivants démunis (comme les (...) Lire la suite »
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Les États-Unis et le Japon partenaires dans la falsification de l’histoire

Capitaine Martin

L’État que Martin Luther King décrivait comme « le plus grand avocat de la violence dans le monde » continue de remplacer la diplomatie par la force en s’accrochant à la conviction que la puissance produit le droit.

Qui ne connaît pas Oliver Stone ? Douze fois nominé aux Academy awards, ce célèbre producteur, volontaire durant la guerre du Vietnam avant de se lancer dans le cinéma, a notamment remporté l’Oscar du meilleur scénario adapté (Midnight Express), les Oscars du meilleur film et celui du meilleur réalisateur (Platoon) et l’Oscar du meilleur réalisateur (Né un 4 juillet). Il s’est aussi engagé depuis 2008 avec l'historien Peter J. Kuznick dans la réalisation de « the Untold History of the Unites States » (l'histoire cachée des États-Unis), une série documentaire pour la télévision en dix épisodes sur les événements de l’histoire américaine au XXème siècle, qui raconte la seconde guerre mondiale, les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki, la guerre froide, la guerre du Vietnam et la lutte contre le terrorisme. Tout comme la série, le livre éponyme de 750 pages est disponible dans le commerce depuis peu. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les deux hommes, qui ont signé, au retour d’une conférence de douze (...) Lire la suite »

Vive la banqueroute !, par Thomas Morel, François Ruffin (et al.)

Bernard GENSANE

Elle est bien bonne, celle-là : un livre sur l’économie française écrit par des non-spécialistes, sous l’égide des éditions Fakir ! Il est vrai que les spécialistes sérieux, du style Attali, Baverez, Beytout, Dessertine, Minc (Jacques Marseille est mort) ne se trompent jamais. Pas plus de trois fois par quinzaine, en tout cas.

Autour de Thomas Morel et François Ruffin (qui, de surcroît, osent nous gratifier d’un long entretien avec Frédéric Lordon), on trouve deux étudiants en master, un infirmier au chômage, un apprenti menuisier, une prof d’histoire et un jeune en service civique. Que du pas beau monde, donc, mais qui nous offre un livre furieusement iconoclaste et qui donne à réfléchir. En étudiant quelques épisodes de violente banqueroute vécus par la France (de Philippe le Bel à De Gaulle), cette fine équipe nous dit tout simplement que, face à la faillite, immédiate ou à venir, l’État français a toujours fait ce qu’il voulait, qu’il a changé d’orthodoxie comme d’autres de chaussettes, et que pour se sortir des mauvaises passes où il s’était lui-même engagé, il a fait payer les riches, c’est-à-dire ceux qu’il avait enrichis auparavant. L’État prenait l’argent là où il était vraiment. En compagnie de Frédéric Lordon, nos auteurs nous font observer que, pour la période récente, le libéralisme a créé le chômage de masse alors que (...) Lire la suite »
Le fondateur de la Sécurité sociale n’était pas dans le dico. C’est réparé

Fakir refait le dico  !

François RUFFIN

Il a fallu attendre plus de soixante ans, et Fakir, pour que le fondateur de la Sécurité sociale entre dans le dico…

C'était il y a un an : « … et son nom ne figure même pas dans le dictionnaire ! Johnny Hallyday, oui, Rika Zaraï, oui, mais Ambroise Croizat, non ! » C'est son biographe, Michel Etiévent, qui me racontait ça, plein d'indignation, lors d'un reportage à Notre-Dame de Briançon, la ville de naissance du « ministre des travailleurs ». Qu'Ambroise Croizat, fondateur de la Sécurité sociale en 1945, ne figure pas dans le dico ? J'avais du mal à le croire. De retour à Amiens, j'ai ouvert le Petit Robert des noms propres. Et en effet : on trouvait bien « Croiza, Claire, cantatrice française (1882-1946) », puis « Crolles (38190). Commune de l'Isère », mais entre les deux, nul « Croizat, Ambroise ». Etonné par cette hiérarchie, j'ai appelé la rédaction du Petit Robert : « Un dictionnaire ne peut pas être exhaustif, m'a averti une collaboratrice. Je suis bien d'accord. Mais là , c'est l'initiateur de la Sécu… Oui, et alors ? Et vous avez la place pour une cantatrice et pas pour lui… Vous voulez en venir où ? (...) Lire la suite »

Bernard Klein. Les expressions qui ont fait l’histoire. Paris, E.J.L. 2008

Bernard GENSANE
Ce qu'il y a d'intéressant avec les phrases historiques, c'est que, souvent, elles n'ont pas été prononcées par les personnes à qui on en a attribué la paternité. Prenez la soutière (je sais, le mot "soutier" n'a pas de féminin, mais ça ira quand même) du capitalisme américain qui siège au gouvernement français, Christine Lagarde. Elle a effectivement, lors de la flambée du prix des carburants, conseillé au bon peuple d'utiliser le vélo plutôt que la voiture. Mais la reine Marie-Antoinette, qui a tant fait fantasmer l'historien pétainiste André Castelot, n'a jamais dit : "S'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche ! Cette phrase malencontreuse traînait un peu partout depuis le XVIème siècle et exprimait les limites intellectuelles de certains aristocrates. Dans ses Confessions (1765), Jean-Jacques Rousseau se souvient : "Je me rappelai le pis-aller d'une grande princesse à qui l'on disait que les paysans n'avaient pas de pain, et qui répondit : Qu'ils mangent de la brioche". J'ai (...) Lire la suite »