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Thème : Hugo Chavez

Les médias de Blanc bonnet, Bonnet blanc, Dupont et Dupond

Maxime VIVAS

J’ai nommé Eric Brunet, Laurent Neumann, Jean-Jacques Bourdin et Christophe Deloire (RSF) qu’on va garder pour la fin.

Laurent Neumann anime un débat (sic) quotidien avec Éric Brunet à 7 h 50 dans Bourdin and Co, sur RMC. On l’entend aussi sur BFM TV. Eric Brunet, c’est le journaliste, présent partout, spécialiste en tout, qui a publiquement traité les électeurs de Jean-Luc Mélenchon d’abrutis. Jean-Jacques Bourdin les accueille dans son émission « Brunet & Neumann, le face à face », dont le titre du 5 mars 2018 était : « Haro sur les médias, que faut-il changer ? ». Ce fut le face à face (je dirais même mieux : le farce à farce) de deux compères qui font la paire. Eux et Bourdin sont copains comme cochons, proches comme cul et chemise. Les mauvaises langues outrancières diraient, à la Coluche (mais je désapprouve) qu’ils sont les trois mousquetaires revisités : « Un pour tous, tous pourris ! ». A 5mn35 dans l’émission (c’est la conclusion, mais écoutez tout le bal des faux-derches), on a cet affrontement d’une rare violence qui dénote un sérieux différend idéologique : « Laurent Neumann : Lorsque Jean-Luc Mélenchon créé (...) Lire la suite »
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Comment le peuple vénézuélien a réagi à l’annonce de la mort de Chávez...

Il y a 5 ans, à Caracas, le 5 mars 2013, à 16h25...

Romain MIGUS

Il y a 5 ans, à Caracas, le 5 mars 2013, vers 15h30, ma compagne et moi étions partis marcher au Parc de l’Est, le plus grand espace vert de la ville, situé comme son nom l´indique, dans l´est de la capitale vénézuélienne, en plein cœur d´un ilôt territorial où se concentrent les classes les plus aisées du pays. Nous étions partis marcher et nous détendre, car les dernières semaines avaient été particulièrement éprouvantes pour nous et pour la plupart des Vénézuéliens. Le cancer du président Hugo Chávez tenait le pays en haleine, et tout le monde était suspendu aux annonces sporadiques d´Ernesto Villegas, ministre de la Communication de l´époque, qui informait les citoyens de l´état de santé du Comandante.

Ces annonces nationales, était retransmises en direct par toutes les chaines du pays et donnaient lieu à d'intenses réactions et rumeurs qui ne manquaient pas de nous mettre sous pression. La ballade terminée, à 16h15 nous nous sommes engouffrés dans l'hypermarché qui fait face à l´entrée principale du parc pour aller faire quelques courses. De par sa position géographique, ce temple de la consommation semble voir été hermétique aux bouleversements sociaux initiés par Hugo Chávez. Ce supermarché est même un symbole de l´Histoire coloniale du Venezuela. Celle qui, conjuguée aux années de néolibéralisme féroce des années 90, a conduit à l´avènement de la Révolution Bolivarienne. Les caissières, ceux qui rangent les courses des clients dans leurs sacs, les employés dans les rayons, à la fromagerie, au snack ou en boucherie viennent tous des classes populaires, ils ont tous la peau très mate à l´image de « leur » président Chávez. Les clients, dans leur grande majorité, sont blancs et riches, et ne manquent pas de (...) Lire la suite »
Un pays pétrolier qui résiste à l’Empire depuis plus de quinze ans et qui a sorti du néant ses « fils de rien »

VENEZUELA : le bain de sang approche. Que fait la gauche internationale ?

Jean ORTIZ

Il ne faudra pas venir pleurer demain lorsque l’on assassinera, torturera, « disparaîtra », les militants chavistes. Les précédents historiques sont malheureusement nombreux.

Les classes dominantes vénézuéliennes veulent une revanche sociale, liquider la « révolution bolivarienne », ou ce qu’il en reste, afin que le peuple des anciens « invisibles » ne relève plus jamais la tête. L’oligarchie veut que ces « fils de rien », auxquels le chavisme a donné statut et dignité, retournent au néant. On peut émettre des critiques sur la gestion, sur la stratégie du président Maduro. Mais il a été élu, certes de peu, mais élu. Donc légitime. Il propose le dialogue, et a le droit de se défendre contre des émeutiers. La plupart des médias vénézuéliens et étrangers s’acharnent à donner une image chaotique du pays, à mettre sur le dos des chavistes les exactions commises par des groupes violentissimes, masqués, souvent armés, les « guarimbas », qui veulent la guerre civile. L’opposition vénézuélienne n’est pas toute favorable à ce coup d’Etat permanent, qui va déboucher sur un massacre. Mais les secteurs qui dominent cette opposition sont parvenus à la radicaliser, à instrumentaliser le dépit de (...) Lire la suite »
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Maduro a marqué des points face à une opposition agressive et majoritaire au parlement

VENEZUELA : en attendant les élections générales

Jean ORTIZ

Quatre ans après la disparition de Chavez, le Venezuela est orphelin de Chavez. Lapalissade ? Non, absence abyssale.
Une majorité de Vénézuéliens désapprouve la politique économique du gouvernement (en a-t-il une ?) et ses conséquences pour la vie quotidienne, surtout des classes populaires.

L’inflation galope à des taux inouïs, le prix très excessif des produits y compris de première nécessité, et la pénurie organisée par les classes dominantes, obligent à spéculer, à recourir au marché noir (« el bachaqueo »), font de la vie de tous les jours une galère pour s’approvisionner ; des queues interminables, de la colère qui gronde... Cette fuite en avant de/dans l’inflation, de la hausse des prix, provoque de fortes tensions sociales. Le gouvernement a décidé désormais de ne plus subventionner les produits mais les personnes (augmentations des salaires...) La gauche du chavisme, du parti PSUV (une énorme auberge espagnole) envisage de possibles explosions sociales. Elle exige des mesures efficaces, l’approfondissement du processus révolutionnaire « en panne », une plus grande politisation, la relance de l’impulsion populaire, la prise en compte des revendications des bases chavistes dont « l’appareil » se méfie... Des militants anticapitalistes ont été mis sur la touche... La « guerre économique » (...) Lire la suite »

La vérité sur le Venezuela

Ignacio RAMONET

En raison des fabuleux trésors de son sous-sol, en particulier les hydrocarbures, le Venezuela est un pays très riche. Mais presque toutes ses richesses ont été accaparées pendant plus d’un siècle par les élites dirigeantes et des entreprises multinationales. Jusqu’à l’élection d’Hugo Chavez, en 1999, le peuple n’en recevait que des miettes. Plus de la moitié des Vénézuéliens vivaient sous le seuil de pauvreté (70,8% en 1996).

La révolution bolivarienne a placé la volonté politique au poste de commande. Grâce à l’implication populaire, elle a permis à l’Etat de se réapproprier les secteurs stratégiques de l’économie, recouvrer la souveraineté nationale et procéder à une redistribution de la richesse au profit des services publics et de tous les laissés-pour-compte. Politiques sociales, investissements publics, nationalisations, réforme agraire, plein emploi, salaire minimum, impératifs écologiques, accès au logement, droit à la santé, à l’éducation, à la retraite... Le chavisme s’est attaché à la construction d’un État moderne. Il a mis sur pied une ambitieuse politique d’aménagement du territoire : routes, chemins de fer, ports, barrages, gazoducs, oléoducs. En matière de politique étrangère, Caracas a misé sur l’intégration latino-américaine et privilégié les axes Sud-Sud, tout en imposant aux États-Unis des relations fondées sur le respect mutuel... Un tel ouragan de changements a complètement chamboulé les structures traditionnelles (...) Lire la suite »
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Chávez. L’homme qui défia l’histoire

Modesto E. Guerrero
Cette biographie complète du commandant Hugo Chávez, écrite par un intellectuel vénézuélien reconnu, révèle les traits essentiels d’un personnage qui n’appartient pas seulement à la légende mais aussi à l’histoire de son temps. Le lecteur est entraîné dans ce parcours exceptionnel, de la province de Barinas jusqu’aux plus hautes charges de la plus grande révolution d’après la guerre froide. Le portrait intime et politique rejoint ici l’épopée de la libération d’un peuple et de tout un continent. 514 pages Référence : 978-2-37607-100-6 Chávez. L’homme qui défia l’histoire. Biographie MODESTO E. GUERRERO 29 euros Préface de Rémy Herrera, chercheur au CNRS, Centre d’Économie de la Sorbonne Sur l'auteur : Modesto Emilio Guerrero Né à Paraguaná, Venezuela, en 1955. Journaliste et militant politique et social, député en 1982, il fut également représentant de l’Union nationale des travailleurs (UNT) jusqu’en 2006. En 2007, il a créé la section du parti chaviste PSUV à Buenos Aires. Son travail de diffusion de la (...) Lire la suite »
Un appel de Jean Ortiz, via L’Humanité et Le Grand Soir

Ne laissons pas seul le Venezuela

Jean ORTIZ

Vendredi, 9 Septembre 2016.
Communiste et démocrate français, j’appelle tous les progressistes à ne pas abandonner la révolution chaviste, ses acquis, sa souveraineté nationale, son anti-impérialisme, sa vision et son rôle continental. « ¡Venezuela no está sola ! ».

Certes la révolution, dans un pays où domine encore le secteur privé, a commis des erreurs, tâtonné, pour les uns elle n’est pas allée aussi vite et aussi loin qu’ils l’auraient souhaité, pour les autres elle aurait brûlé les étapes... Pour la plupart, elle n’est pas parvenue à briser sa dépendance de la rente pétrolière, des importations, et paye très cher l’effondrement des cours du pétrole et le chaos économique créé surtout par l’opposition... Il est plus facile de donner des leçons de loin que d’affronter avec courage et sang froid sur place une situation explosive.Si le débat entre progressistes est salutaire, indispensable pour avancer, il ne saurait conduire à laisser les forces de la revanche sociale liquider les acquis sociaux, éducatifs, sanitaires, culturels, du chavisme. Le chavisme est un processus de libération populaire endogène, prolongeant la pensée et l’action de Simon Bolivar. La droite et l’extrême droite, les ex sociaux-démocrates, tentent de renverser un régime démocratique, élu à la (...) Lire la suite »
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Enquête d’une journaliste, avocate et ex-conseillère d’Hugo Chavez

L’Etrange mort de Hugo Chavez (Counterpunch)

Eva GOLINGER

1. Croyez-vous qu’ Hugo Chávez a été assassiné et, si oui, qui, selon vous, aurait pu être impliqué dans cet assassinat ?

Je crois qu’il y a de fortes possibilités pour que le président Chávez ait été assassiné. Il y eut des tentatives notoires et attestées par de nombreuses sources d’assassinat contre lui pendant toute sa présidence.

La plus connue est celle du 11 avril, à l'occasion du coup d'Etat de 2002 pendant lequel Chávez a été enlevé et allait être assassiné s'il n'y avait pas eu le soulèvement sans précédent du peuple vénézuélien et des forces militaires loyales qui l'ont sauvé et l'ont ramené au pouvoir 48 heures plus tard. Moi-même, j'ai trouvé des preuves irréfutables, en utilisant la Loi d'Accès à l'Information aux Etats-Unis, que la CIA et d'autres agences étasuniennes étaient derrière ce coup d'Etat et ont soutenu économiquement, militairement et politiquement les putschistes. Ensuite, il y a eu d'autres attentats contre Chávez et son Gouvernement comme en 2004 quand des dizaines de paramilitaires colombiens ont été capturés dans une plantation dans les environs de Caracas qui appartenait à un activiste anti-chaviste, Robert Alonso, quelques jours avant qu'ils aillent attaquer le palais présidentiel et tuer Chávez. Il y a eu un autre attentat, moins connu, qui fut découvert dans la ville de New York, pendant sa visite à (...) Lire la suite »

Chávez trois ans après (Rebelion)

Atilio BORON
Il y a aujourd'hui trois ans disparaissait Hugo Rafael Chávez Frías, Vénézuélien et latino-américain, tout comme son inspirateur Simón Bolívar. La mort de Chávez, et on pense de plus en plus qu'il s'agit d'un homicide biotechnologique, c'est la disparition du principal moteur des processus d'unité et d'intégration des peuples et des États de Notre Amérique. On le sait très bien, s'il y a bien une constante dans la politique de l'empire envers ces régions qui se trouvent au sud du Río Bravo, c'est que toute tentative d'union ou d'intégration doit être combattue implacablement. Washington s'en tient toujours à cette maxime, et ce depuis les temps du Congrès amphictyonique convoqué par Bolívar en 1826 en la ville de Panamá, qui appartenait alors à la Grande Colombie, créée et inspirée par lui lors du Congrès d'Angostura en 1819. La Maison Blanche a depuis lors toujours appliqué ce principe géopolitique, indépendamment de la couleur politique (ou de l'épiderme) de l'hôte de la résidence présidentielle. C'est ce (...) Lire la suite »
Un roman policier bien politique

Maxime Vivas. Rouges, les collines de Caracas

Bernard GENSANE

Cet article prolonge celui de Jean Ortiz sur le livre de Maxime Vivas Rouges, les collines de Caracas.

Le nouveau roman de Maxime Vivas entre de plain-pied dans la politique la plus brûlante. Ses Collines de Caracas ne sont cependant pas un roman à thèse, ce type de texte, où, comme le disait Jacques Laurent, « les carottes sont cuites au départ ». Et ce, même si, comme c’est ici le cas, nous connaissons le résultat des courses. En effet, dans ces pages, le politique ne prime pas sur l’histoire romancée. Nous ne sommes pas en présence d’une image déformée de la réalité avec des observations plus ou moins biaisées au service d’une démonstration. L'auteur part d’un constat, d’une structure : l’impérialisme étasunien et ses relais locaux, médiatiques en particulier, tente d’écraser une authentique démocratie qui entrave ses intérêts. Cette structure, l’auteur va nous la faire découvrir par le regard d’une jeune narratrice (Maxime nous laisse à lire sa part de féminité), une journaliste haute-garonnaise sympathisante du Venezuela de Chavez, mais sans plus au départ. Cette structure, ce modèle – dans l’acception que les (...) Lire la suite »
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