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Thème : Libertés

Répression en Catalogne

République sociale

Ce weekend, l’Espagne a montré un bien triste visage au monde entier, et au peuple catalan en particulier, en réprimant massivement le mouvement démocratique souhaitant participer au référendum sur l’autodétermination de la Catalogne. Des scènes qui ne sont pas sans rappelées les pires heures de la dictature franquiste qui a dirigé le pays d’une main de fer entre 1939 et 1975.

Les volontés d’autodétermination du peuple catalan ne datent pas d’hier, et la région a d’ailleurs un statut particulier. Outre la langue catalane, beaucoup plus parlée que l’espagnol, la Catalogne possède aussi ses propres institutions comme un Parlement, élu au suffrage universel. Il ne sera pas, ici, question des modalités d’indépendance, ou d’autodétermination du peuple catalan, chacun ayant une opinion divergente sur le sujet, à l’image de la gauche espagnole qui oscille entre une volonté d’indépendance pour cette région, et un souhait d’une région plus autonome dans le cadre d’une République fédérale. A titre d’exemple voici le communiqué de nos camarades des Jeunes communistes espagnols, traduit par le site l’Avant-Garde : « DEVANT LA BRUTALE RÉPRESSION DU RÉGIME CONTRE LE PEUPLE CATALAN » Devant la répression brutale déployée aujourd’hui par les forces de sécurité de l’État pour empêcher la tenue d’un référendum d’autodétermination en Catalogne, la Jeunesse communiste déclare : Nous montrons tout (...) Lire la suite »

Oui, c’est la rue qui fabrique la démocratie

Fabrice AUBERT
Il était une fois dans le Pays aux 5 Révolutions (1), un Président monarque, très mal élu (2), et qui sur terre, se faisait appeler Jupiter. Il voulut imposer des « ordonnances » tueuses de droits, dénonçant les « manifestations de rue », présentées comme non démocratiques. Faut-il rappeler à la médiacratie que sans les « manifestations de rue », la démocratie n’aurait jamais émergé dans aucun Pays au monde… Ce sont les révoltes d’esclaves de Spartacus, qui pour la première fois dans l’Histoire, ont posé les jalons de l’Histoire de l’émancipation humaine, C’est le 16 Décembre 1773, que le « tea party » de Boston refusant la taxation anglaise, déclencha la Révolution américaine, boutant les colonisateurs, C’est le peuple en arme, qui le 14 Juillet, en s’emparant de la Bastille, engendra la « Grande Révolution », symbole universel de démocratie, Ce sont les paysans armés de fourches qui attaquant les châteaux en Province, obligèrent les nobles à abolir leurs privilèges dans la nuit du 4 Aout, C’est la « marche des (...) Lire la suite »
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Si nous étions en 1984...

Caleb IRRI
Si nous étions en 1984, des drones pourraient nous surveiller d’en haut, de maison en maison, de rue en rue, de quartier en quartier… Nous nous lèverions le matin pour aller travailler dans un ministère quelconque, sous l’oeil de BIG BROTHER dès le petit déjeuner. Notre smartphone, notre télé, notre caméra de sécurité. On nous surveille, on nous protège ? Au boulot nous discuterions avec les collègues des terroristes et de la guerre, en espérant bien qu’un jour tout cela se termine. Mais nous ferions attention à ce que nous pourrions dire, on ne sait jamais… Nous en serions sûrs, nous les gentils on finirait bien par gagner. D’ailleurs l’ennemi n’avait-il pas reculé ? On rentrerait chez nous la peur au ventre quand nous croiserions une femme sous une burqa (serait-ce vraiment une femme ?), prêts à la dénoncer au moindre geste suspect. On s’enfermerait chez soi pour apprendre à nos enfants ce qu’il faut faire et comment, ce qui est bien ou pas. En regardant le télécran – notre smartphone. Il nous dirait (...) Lire la suite »

Etat d’urgence permanent : la dictature en marche

Philippe ALAIN
Sous prétexte de renforcer les mesures contre le terrorisme, le gouvernement Macron s'apprête à faire passer dans la loi les principales mesures d'exception de l'état d'urgence. En l'absence de tout contrôle judiciaire chaque préfet aura désormais le droit de perquisitionner ou d'assigner à résidence tout citoyen qui le dérange. L'état d'urgence a été instauré par le gouvernement Valls le 14 novembre 2015 suite à l'attentat du Bataclan. Prolongé systématiquement depuis cette date, il permet en particulier au préfet, sans aucun contrôle du juge, de procéder à des perquisitions, d'assigner à résidence mais aussi de fermer des sites Internet, d'interdire des manifestations, de dissoudre des associations... Bref toute la panoplie de la parfaite petite dictature digne de la Corée du Nord. Les médias tout puissants, relais officiels de la propagande d'Etat, nous ont longtemps expliqué qu'il s'agissait de mesures provisoires visant à lutter contre le terrorisme. Ah bon ? Prenons les assignations à résidence (...) Lire la suite »

Surveillance du Net : Seuls 5 députés ont voté contre, dont le communiste Candelier.

Initiative Communiste transmis par Geb.

L’Assemblée nationale a publié le détail du scrutin public qui a permis la nuit dernière, par 25 voix contre 5, l’adoption du dispositif des boîtes noires qui surveilleront le comportement des internautes par des algorithmes. Ces derniers auront la charge de « dénoncer » automatiquement les internautes qui devraient faire l’objet d’une surveillance accrue par les services de renseignement, avec la possibilité d’une levée de leur anonymat.

Sur 577 députés élus, 5 se sont opposés à ce dispositif orwellien : Laure de La Raudière (UMP) Lionel Tardy (UMP) Isabelle Attard (Nouvelle Donne) Sergio Coronado (EELV) Jean-Jacques Candelier (GDR) Les députés du groupe Gauche Démocratique et Républicaine, dont fait partie le Front de Gauche et qui n’ont pas voté contre cette loi sont donc : 4e Seine-Saint-Denis Marie-George Buffet 5e Puy-de-Dôme André Chassaigne 11e Seine-Saint-Denis François Asensi 4e Hauts-de-Seine Jacqueline Fraysse 20e Nord Alain Bocquet 2e Cher Nicolas Sansu 13e Bouches-du-Rhône Gaby Charroux 6e Oise Patrice Carvalho 2e La Réunion Huguette Bello 1re Martinique Alfred Marie-Jeanne 4e Martinique Jean-Philippe Nilor 1re Guyane Gabriel Serville 2e Martinique Bruno Nestor Azérot Tous les députés socialistes présents (19) ont voté pour. Le Front National, qui avait dit son indignation lors de la discussion générale, n’a pas jugé utile de se déplacer. Note de Geb : Merci à notre Ami et Camarade J. J. Candelier d'avoir rempli son (...) Lire la suite »
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G4S : quand l’entreprise privée veille sur votre sécurité

Jérôme DUVAL

Le contexte sécuritaire qui est celui de l’Europe aujourd’hui ne fait pas que des malheureux, notamment du côté des firmes qui se sont spécialisées dans la sécurité et la surveillance. Parmi celles-ci, la britannique G4S, à laquelle de nombreux gouvernements sous-traitent leurs basses œuvres, depuis la gestion des prisons jusqu’à la déportation des migrants. Le nouveau monde « trumpien » dans lequel nous vivons va-t-il lui permettre de retrouver la santé financière, alors qu’elle avait été éclaboussée par de nombreux scandales ?

Un an tout juste après les attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles, un secteur économique au moins apparaît comme florissant : celui de la sécurité. La filiale belge de la multinationale de la sécurité G4S a annoncé avoir embauché 1 610 nouveaux collaborateurs en 2016, contrats temporaires compris. Un chiffre « exceptionnellement élevé » selon les termes de l’entreprise, leader du marché belge, qui prévoit encore 1000 embauches supplémentaires en 2017, « dont 500 femmes ». Sa concurrente Securitas, elle, a embauché 1400 personnes en 2016 dans le pays. Une tendance qui se retrouve partout en Europe, ainsi qu’aux États-Unis, et dont G4S compte bien profiter pour redorer une image bien écornée par les scandales. Qui est cette entreprise encore peu présente en France ? G4S se décrit elle-même comme le leader mondial des « solutions de sécurité ». D’origine britannique, cotée à Londres et à Copenhague, elle assure la surveillance d’aéroports, de ports, ou encore la gestion de transports de fonds. Elle emploie au (...) Lire la suite »

Bruxelles : larmes de crocodile pour les victimes

Nadine ROSA-ROSSO
En ces jours de commémoration, certaines larmes pour les victimes ne peuvent que susciter la colère. Près d’un an après les attentats de Bruxelles, les victimes en étaient toujours réduites à mener leur combat pour recevoir le soutien financier, administratif et moral qu’elles sont en droit d’attendre. Un vrai parcours de combattants pour les ayant-droit, confrontés à des formulaires sans fin et des tracasseries administratives inimaginables. À l’approche de l’anniversaire du 22 mars, le gouvernement et les compagnies d’assurance se sont brusquement activés pour prendre en compte leurs revendications. Le représentant d’Assuralia, l'union professionnelle des entreprises d'assurance de Belgique, a cependant jugé nécessaire d’ajouter que « C’est bon pour une fois », comme s’adressant à des enfants qui auraient fait des bêtises. Il faut reconnaître que les bénéfices du secteur des assurances en Belgique a reculé les dernières années. Ainsi pour 2015, « le bénéfice net cumulé du secteur a dès lors reculé, à 1,172 (...) Lire la suite »

France : Vous devez transmettre vos données biométriques…

Liliane HELD-KHAWAM
Pour votre sécurité, vos données personnelles et biométriques seront numérisées et stockées. Mais où donc ? Le 9 février 2017, un arrêté a été émis en France par le directeur des libertés publiques et des affaires juridiques. Il s’agit de l’application qui autorise la « création d’un traitement de données à caractère personnel relatif aux pièces d’identité »(décret n° 2016-1460 du 28 octobre 2016). Sont concernés votre passeport et votre carte d’identité. Ces pièces d’identité deviennent des TES pour »Titres électroniques sécurisés ». Grâce à ce dispositif signé par le directeur des libertés et des affaires juridiques, l’ensemble de la population sera répertoriée dans un fichier supposé sécurisé.... Mais plus important encore que le fichier lui-même, c’est le passage en force de la mise en place d’outils liberticides, où la liberté de disposer de son corps, qui supposerait le refus de la transmission de ses empreintes digitales ou de la photographie de son visage, n’est plus possible ! Il est piquant de constater que la (...) Lire la suite »
Danser, du conventillo dans la rue

Journée nationale du candombe en Uruguay

Hernando CALVO OSPINA

Peut-être que cela venait de son nom, car tout au long de sa vie la lune l’accompagna davantage que le soleil. Rosa Luna dansait, surtout la nuit.

Conséquence de son faible niveau d’études et de sa grande pauvreté, elle dût travailler comme domestique alors qu'elle était encore une enfant. Tous les patrons cherchaient à abuser de ces femmes à leur service, et d'elle tout particulièrement. Elle partit se prostituer. Une nuit, dans un bar, elle tua son maquereau. Elle n'en pouvait plus des humiliations : « Lorsque j'ai eu du sang sur les mains et que j'ai pris la vie d’un homme à l’Antequera, c’était de la légitime défense. » L'histoire affirme qu’elle ne « resta pas dix minutes » en prison. Toutes et tous lui donnèrent raison devant la police. Elle pensait que parce qu'elle était jeune, noire, pauvre, putain et qu'elle avait assassiné un homme, elle deviendrait « un oiseau de la pire des espèces ». Non. Elle raconta dans son autobiographie Sin tanga y sin tongo (1) : « Ce fut ma conscience pure qui m’aida à aller de l’avant, en évitant les obstacles sur mon chemin ». Elle continua à fréquenter les bars, mais en dansant. Le monde s’arrêtait de tourner (...) Lire la suite »

De Big Brother à Big Data

Pierre VERHAS

Le nouveau jeu à la mode : « Pokemon go ». Il s’agit via un smartphone de trouver et d’éliminer un maximum de « pokemon », c’est-à-dire de petits personnages fictifs qui peuvent se trouver virtuellement en n’importe quel endroit réel. Par une belle opération de marketing, les promoteurs de ce jeu entraînent des milliers d’usagers à se livrer à une sorte de chasse en se déplaçant avec leur smartphone dans tous les endroits possibles et imaginables où parfois au péril de leur vie, ils échappent à tout contact avec le monde tangible. On peut trouver des « pokemon » jusque dans le site du camp d’Auschwitz, ce qui prouve que pour les transnationales du Big Data il n’y a ni frontière ni valeur morale, seule la valeur financière compte.

Cela inquiète à juste titre les autorités qui ignorent comment lutter contre ce phénomène. Mais leur inquiétude porte sur la sécurité des usagers et non sur les nuisances provoquées par la conception de ce jeu. Dans un Etat digne de ce nom, « Pokemon go » serait purement et simplement interdit. Mais « Pokemon go » rapporte gros à ses promoteurs, les puissantes entreprises transnationales de l’informatique. Et – c’est le plus dangereux – l’application « Pokemon go » met ses usagers en condition pour l’avenir que nous préparent ces entreprises, c’est-à-dire une vie dans un monde où l’on ne pourra plus séparer l’illusion virtuelle du monde tangible. On vivra désormais dans une caverne de Platon high tech. Comment cela ? C’est expliqué dans un ouvrage récent intitulé L’homme nu, la dictature invisible du numérique par le romancier et ancien chef d’entreprise Marc Dugain et le journaliste spécialiste de l’informatique à l’hebdomadaire Le Point, Christophe Labbé. Cette dictature du numérique s’appelle le Big Data. (...) Lire la suite »
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