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Thème : Médias

Guerre de classe : la « gauche » joue désormais perdant ! Pourquoi ?

LUNITERRE
« Il y a une guerre des classes, c’est un fait. Mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre et qui est en train de la gagner. » Personne n’a vraiment oublié cette assertion « choc » du milliardaire Warren Buffet. C’était sur la chaîne US CNN, en 2005. Après, la crise de 2008 et sa « solution » financière exponentielle, il affirmait même le caractère définitif de cette victoire... ! Jusqu’à tout récemment, près de 15 ans plus tard, l’histoire, malgré la violence exacerbée des divers conflits sur la planète, semblait encore lui donner raison. Ces derniers temps, néanmoins, les multiples et massives révoltes populaires à travers le monde ont en quelque sorte réintroduit un sérieux doute concernant cette affirmation. Pour autant, malgré leur aspect massif, toutes ces luttes semblent se fourvoyer systématiquement dans des impasses, faute de perspective politique réellement alternative au système en place, et qui semble donc rester inamovible. Et cela malgré l’évidence criante des inégalités (...) Lire la suite »
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Mélenchon en prison !

Jean ORTIZ

« On a gagné ! » Ils jubilent tous. L’objectif est atteint. Il fallait « se payer Méluche », l’empêcher d’agresser continuellement les journalistes, ses adversaires, de refuser le politiquement correct de la plupart des petits coquins, « pardon : pouvez-vous avoir l’extrême obligeance de me faire entrer », au lieu d’enfoncer les portes sous l’œil de caméras neutres, objectives, bien intentionnées, indépendantes.

Depuis longtemps nous savons que justice et police ne sont plus en France inféodées au pouvoir. Il est loin le temps où l’on cirait le parquet pour qu’il glisse mieux. Aujourd’hui, on dispose de parquets antidérapants dernier cri, non politiques... Le soupe au lait de Mélenchon s’en fiche. En tant que « marxiste », il devrait pourtant savoir qu’il faut partir des réalités telles qu’elles sont et non telles que nous les voudrions. MELENCHON, socialiste « converso » « converti », lancé par Mitterrand, ne fait pas toujours dans les bonnes manières. Or, or... pas celui d’élus empêtrés dans des affaires de corruption, de détournements, d’emplois fantasmés, d’yeux estropiés, de violences de manifestants manipulés par le Qatar et l’Arabie Saoudite. Lorsque l’on est un homme public, on ne pète pas les plombs en public, mais en privé. Double morale ! Imaginez Méluche recevant Trump et lui faisant une crise d’insoumission... NON, pour être président, il faut savoir se tenir, mentir, tromper le peuple, le soumettre aux « (...) Lire la suite »

Quand les éditions Stock, amies de BHL, débusquent le Ahmed.

Jacques-Marie BOURGET

Vous me direz que ce n'est pas grand chose que d'écrire ; le "vrai" prénom de Djouhri n'est pas Alexandre mais Ahmed. Personnellement je crois le contraire et tente de la démontrer. Au prétexte que cette offense touche un kabyle du 9-3 plongé dans le trou noir du monde des affaires, il semble que, pour les "investigateurs", tous les coups sont permis, dont celui-ci. Son arabitude et sa fréquentation de Sarkozy ont transformé ce citoyen en stand de tir. Je trouve ça indigne d'une presse mourante morte et d'une République bien malade.

Comparables à Lefevre et son « Beurre Lu » les éditions Stock sont vraiment utiles. Voilà une maison ficelée par la précision et la rigueur, comme le fer tient le béton. Dans les quelques lignes de propagande qui annoncent la sortie de « L’Affairiste », un bouquin consacré à la vie et à l’œuvre -supposées- d’Alexandre Djouhri. Mais Stock et son sens du parfait nous précise qu’ « Alexandre » n’est pas le véritable prénom de Djouhri. Qu’en fait il s’appelle « Ahmed ». Merci à Manuel Carcassonne, patron de Stock après avoir poussé sous la serre de BHL, de nous informer aussi complètement. Un malheur est vite arrivé, il suffirait qu’un citoyen mal informé finisse par croire que Djouhri est un nom italien, et le lecteur imaginerait derechef que le héros de l’ouvrage de Stock est natif du Tyrol ou du Frioul. Avec la précision utile, celle du « Ahmed », nous savons vraiment à qui nous avons à faire. A un pas de souche et mieux, un musulman. Sans la boussole de Stock nous resterions perdus dans un désert sans nom. Mon ami (...) Lire la suite »
Obtenir le consentement préalable des peuples avant toute intervention musclée contre l’ennemi chinois.

Ils mentent sur les gilets jaunes depuis des mois... et il faudrait croire leur propagande anti-chinoise ?

Guillaume SUING

Le processus par étapes de la rétrocession complète de l’ancienne colonie anglaise Hong Kong à la Chine (étape « d’autonomie » au sein de la Chine depuis 1997, avant intégration totale en 2047) est un processus tourmenté comme tout processus de décolonisation, chaque force tirant dans un sens opposé, la bourgeoisie hongkongaise appuyée par l’impérialisme refusant de facto l’évolution à terme de l’intégration pleine et entière de Hong Kong à la Chine.

Cela a provoqué ces dernières semaines un mouvement objectivement néocolonial dans la ville, qui prend de plus en plus les allures d’une « révolution colorée » comme nous en avons connues en Europe de l’Est, en Syrie et ailleurs, avant qu’on y déclenche des « guerres humanitaires », directement ou sous faux-drapeau. Les manifestants pensent (ou feignent de) se battre pour sauvegarder leur "autonomie hongkongaise" (temporaire) issue de l'accord anglo-chinois Thatcher-Deng Xiaoping de 1984 prévoyant la rétrocession de Hong Kong à la Chine par l'impérialisme britannique en 1997, mais ce faisant ils se battent en réalité pour leur soumission à terme à l'impérialisme en général, et en particulier à l'impérialisme le plus fort, l'impérialisme US. Tel est le fond de la lutte en cours. La ville de Hong Kong était autrefois l’un des si prometteurs « dragons capitalistes » sous perfusion financière en marge du camp socialiste. Le désarroi économique et politique qu’éprouve aujourd’hui la bourgeoisie hongkongaise (...) Lire la suite »
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Le jour le plus long

Ou plutôt, la vie la plus longue, sera celle où l’on sera tous (attention, j’énerve)...

Vafan KULEAU

... Où l’on sera tous...
végétariens, végétaliens ou végans,
piétons,
buveurs d’eau du puits sortie au seau à la manivelle,
adeptes de la douche froide sous le tonneau du jardin,
pratiquants des toilettes sèches pour faire pousser des tomates bourrées de particules fécales,

laveurs de linge avec une machine reliée à un pédalier de vélo, un peu crades et puant sous les bras, mais c’est la nature, potiers, sculpteurs de cuillères en bois, gratteurs de guitare dans le pré en chantant en anglais non fumeurs, consommateurs de curcuma et de quinoa, de soja non assaisonné, de lait de coco, planteurs de choux, de radis noirs et de blettes, infuseurs de feuilles de thé du Népal, pratiquants de la méditation, attentifs à notre karma adorateurs du dalaï lama, donneurs de leçons aux Cubains, découvreur d’ondes magnétiques maléfiques dans la maison, fabricants de notre huile d’olive, de notre savon, de notre dentifrice, de nos emplâtres d’argile pour douleurs articulaires, éleveurs de poules (pour les œufs), conducteurs d’ânes, égraineurs de maïs à la veillée devant la cheminée, joueurs de biniou et chanteurs de chants folkloriques (en patois), instituteurs à domicile pour nos enfants, couseurs de macramé, tisserands, tailleurs pour se vêtir, tresseurs de cheveux, chiropracteurs, (...) Lire la suite »
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Dans "Marianne" un article qui pue.

Jacques-Marie BOURGET

Polony, après avoir fait son beurre avec les "Viols de Cologne" qui n'ont jamais existé persiste et lance son employée sur une autre fausse nouvelle, le saccage de la France par les supporters des "Fennecs". Du journalisme de caniveau.

C’est étrange, concurrence du Tour de France ou de Bojo l’ébouriffé du dedans et de Londres, personne n’a évoqué l’attentat qui a eu lieu à « Marianne ». Pourtant dans les pages 19 et 20 du numéro du 19 juillet, les mots ont frappé comme une bombe. Madame Gozlan, artificière du magazine, n’utilise plus son bazooka habituel, l’islam, mais choisi le foot pour flinguer les supporters des « Fennecs », des type vraiment pas convenables. Pas de quartier pour les « quartiers ». Pour Polony, et sa porte-coton Gozlan, la vigilance face à ces types qui savent que La Mecque est à l’est ne doit pas connaitre de faille. Ainsi, lors des « viols du Jour de l’an à Cologne », en 2016, actes commis par des arabes, des migrants, la dame Polony s’est montrée chef de cordée, sur-indignée face à la horde barbare. Tout de suite elle a canonné à la radio et télé. Sur « Europe I » d’Arnaud Lagardère (où elle gagnait 27 400 euros par mois) et sur LCI de Bouygues. Tant pis pour le sort global du migrant, mais quand il devient violeur le (...) Lire la suite »
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Dominants des médias, médias dominants et médiatisation de la pensée dominante

Denis SOUCHON

La connaissance des groupes dominants de l’espace médiatique, une arme au service de la lutte de libération et d’appropriation démocratique des médias.

La question des médias [1] et notamment celle de la diffusion et de la place de la pensée dominante dans les médias tend à devenir un thème de réflexion, de mobilisation et d’action de plus en plus explicite pour des dominés de tous ordres et, de manière incomparablement plus efficace en termes d’appropriation, pour la classe dominante car s’y joue une partie du travail de domination symbolique qui est l’une des conditions du maintien de l’ordre établi au profit des membres de cette classe. En m’appuyant sur les résultats de plusieurs années d’observations j’exposerai la structure de domination multiforme de l’espace médiatique mise en place et consolidée par des groupes rassemblant les dominants des médias dominants (éditocrates, sondologues, experts, comités d’éthique, dirigeants et propriétaires), groupes « intellectuellement » armés par des revues et des think tanks, puis je montrerai les effets ravageurs produits par cette structure et ses agents, notamment sur la définition et le cadrage, au moyen de (...) Lire la suite »
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Médias, police, justice, faux amis, fausse gauche, qui veut la peau du tribun du peuple ?

Jean-Luc Mélenchon ou « la hautaine leçon du réel ».

Maxime VIVAS

J’apporte ici des témoignage personnels, saupoudrés de quelques réflexions qui en sont issues. Je sais que cela me sera reproché et que je serai marqué au fer rouge (ah non, c’est déjà fait ! Rire).
Je connais Jean-Luc Mélenchon depuis plus de 10 ans. Nous sommes entrés en contact alors qu’il était sénateur du PS. Moi, le PS, les sénateurs PS, hein, moins je les vois…

Mais il s’agissait du Venezuela de Chavez qui subissait une tornade crapuleuse avec des grêlons merdiatiques gros comme des balles de baseball, déclenchée par des politicards atlantistes, la « grande presse » (re-rire) et Reporters sans frontières. Jean-Luc Mélenchon défendait le Venezuela comme l’aurait fait un fils de Bolivar. Il n’a jamais lâché le Venezuelâââ, vous le savez. Il est possible que cela lui ait coûté les 600 000 voix qui lui ont manqué aux présidentielles de 2017. Pis, il n’a jamais non plus tapé sur Cuba, contrairement à tous les autres, y compris le PCF de Robert Hue. Nous ne nous sommes ensuite jamais perdus de vue. Il a préfacé un livre que j’ai publié avec Viktor Dedaj : « 200 citations pour comprendre le monde passé, présent et à venir ». Il a préfacé récemment un autre livre sur les Gilets Jaunes (à paraître) soutenu par LGS (2). Il a lu et défendu un de mes livres prophétiques (eh oui !) : celui sur RSF (2007) et nous sommes en phase complète sur le dalaï lama. Il a été le seul homme (...) Lire la suite »
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En me recevant à Caracas, il avait exaspéré Robert Ménard

Mort du grand journaliste vénézuélien Eleazar Diaz Rangel

Maxime Vivas

Mercredi 24 avril 2019 au matin, Eleazar Díaz Rangel, l’un des plus grands journalistes vénézuéliens, une sorte de symbole respecté pour son honnêteté et la conception qu’il avait de l’information, est décédé à l’âge de 87 ans à l’hôpital militaire de Caracas. Depuis quelques jours, il recevait un traitement sous respiration assistée.
J’avais eu le privilège de le rencontrer.

Sans pour autant les imposer à ses rédacteurs ni leur reprocher d’en avoir d’autres, il ne cachait pas ses idées de gauche ; il avait été sénateur du parti politique Movimiento al Socialismo (MAS). On ne compte plus les prix qu’il avait obtenus pour son travail dans sa longue carrière. Il enseignait à l'Université centrale du Venezuela (UCV), il était directeur de la School of Social Communication. Il dirigeait Ultimas Noticias, le plus grand journal du Venezuela : 300 000 exemplaires, 90 pages, vendu dans toute l’Amérique latine. Politiquement, c’est un peu Le Monde d’Hubert Beuve-Méry : ses rédacteurs couvrent tout l’éventail des opinions politiques. En 2007, on disait que le journal était parfois trop critique envers le chavisme même si, pour ce qui le concernait, Eleazar Diaz Rangel avait des sympathies pour Hugo Chavez. Cependant, un certain équilibre existait dont chacun pouvait prétendre qu’il était perfectible… En mai 2007, je me trouvais au Venezuela pour les besoins de l’écriture de mon (...) Lire la suite »

Le journaliste sans carte a dit la vérité. Il doit être exécuté.

Jacques-Marie BOURGET

A défaut de se poser des questions sur leurs qualités professionnelles, sur leur traitement honnête de l'information, éventuellement sur leur talent, les caporaux chefs du journalisme, pour affirmer leur pouvoir, ne s'abritent plus que derrière leur mince "Carte de presse". Biseauté le rempart de papier.

Les journalistes constituent une tribu morte et un autre Lévi-Strauss n’a pas eu le temps de les étudier. Triste topique (1) : les derniers qui gigotent encore dans les sables mouvants crient en sombrant : « Journaliste ! Journaliste ! ». Pour nous convaincre de leur jeter une laisse afin de les sauver. Ne sont-ils pas la démocratie ? Leur carte tricolore n’est-elle pas notre territoire ? Ne faut-il pas qu’ils continuent de nous éclairer le bon chemin ? L’ultime indice du létal qui gagne la réaction des professionnels de la profession après que de jeunes photographes, experts en misère sociale et en Gilets Jaunes, ont été privés de liberté par la police et sa justice. Ils s’imaginent contrôleurs du poids et de la mesure, garant du juste, employés au tri sélectif du vrai et du faux. Mais qui les a fait rois ? Sinon un équivalent Macron ou Drahi ? Ces oblitérés, ces « diplômés en journalisme », n’ont aucune légitimité. Sauf celle, aussi, venue de l’argent de parents assez fortunés pour payer leurs études. (...) Lire la suite »
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