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Thème : Médias
Médias, police, justice, faux amis, fausse gauche, qui veut la peau du tribun du peuple ?

Jean-Luc Mélenchon ou « la hautaine leçon du réel ».

Maxime VIVAS

J’apporte ici des témoignage personnels, saupoudrés de quelques réflexions qui en sont issues. Je sais que cela me sera reproché et que je serai marqué au fer rouge (ah non, c’est déjà fait ! Rire).
Je connais Jean-Luc Mélenchon depuis plus de 10 ans. Nous sommes entrés en contact alors qu’il était sénateur du PS. Moi, le PS, les sénateurs PS, hein, moins je les vois…

Mais il s’agissait du Venezuela de Chavez qui subissait une tornade crapuleuse avec des grêlons merdiatiques gros comme des balles de baseball, déclenchée par des politicards atlantistes, la « grande presse » (re-rire) et Reporters sans frontières. Jean-Luc Mélenchon défendait le Venezuela comme l’aurait fait un fils de Bolivar. Il n’a jamais lâché le Venezuelâââ, vous le savez. Il est possible que cela lui ait coûté les 600 000 voix qui lui ont manqué aux présidentielles de 2017. Pis, il n’a jamais non plus tapé sur Cuba, contrairement à tous les autres, y compris le PCF de Robert Hue. Nous ne nous sommes ensuite jamais perdus de vue. Il a préfacé un livre que j’ai publié avec Viktor Dedaj : « 200 citations pour comprendre le monde passé, présent et à venir ». Il a préfacé récemment un autre livre sur les Gilets Jaunes (à paraître) soutenu par LGS (2). Il a lu et défendu un de mes livres prophétiques (eh oui !) : celui sur RSF (2007) et nous sommes en phase complète sur le dalaï lama. Il a été le seul homme (...) Lire la suite »
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En me recevant à Caracas, il avait exaspéré Robert Ménard

Mort du grand journaliste vénézuélien Eleazar Diaz Rangel

Maxime Vivas

Mercredi 24 avril 2019 au matin, Eleazar Díaz Rangel, l’un des plus grands journalistes vénézuéliens, une sorte de symbole respecté pour son honnêteté et la conception qu’il avait de l’information, est décédé à l’âge de 87 ans à l’hôpital militaire de Caracas. Depuis quelques jours, il recevait un traitement sous respiration assistée.
J’avais eu le privilège de le rencontrer.

Sans pour autant les imposer à ses rédacteurs ni leur reprocher d’en avoir d’autres, il ne cachait pas ses idées de gauche ; il avait été sénateur du parti politique Movimiento al Socialismo (MAS). On ne compte plus les prix qu’il avait obtenus pour son travail dans sa longue carrière. Il enseignait à l'Université centrale du Venezuela (UCV), il était directeur de la School of Social Communication. Il dirigeait Ultimas Noticias, le plus grand journal du Venezuela : 300 000 exemplaires, 90 pages, vendu dans toute l’Amérique latine. Politiquement, c’est un peu Le Monde d’Hubert Beuve-Méry : ses rédacteurs couvrent tout l’éventail des opinions politiques. En 2007, on disait que le journal était parfois trop critique envers le chavisme même si, pour ce qui le concernait, Eleazar Diaz Rangel avait des sympathies pour Hugo Chavez. Cependant, un certain équilibre existait dont chacun pouvait prétendre qu’il était perfectible… En mai 2007, je me trouvais au Venezuela pour les besoins de l’écriture de mon (...) Lire la suite »

Le journaliste sans carte a dit la vérité. Il doit être exécuté.

Jacques-Marie BOURGET

A défaut de se poser des questions sur leurs qualités professionnelles, sur leur traitement honnête de l'information, éventuellement sur leur talent, les caporaux chefs du journalisme, pour affirmer leur pouvoir, ne s'abritent plus que derrière leur mince "Carte de presse". Biseauté le rempart de papier.

Les journalistes constituent une tribu morte et un autre Lévi-Strauss n’a pas eu le temps de les étudier. Triste topique (1) : les derniers qui gigotent encore dans les sables mouvants crient en sombrant : « Journaliste ! Journaliste ! ». Pour nous convaincre de leur jeter une laisse afin de les sauver. Ne sont-ils pas la démocratie ? Leur carte tricolore n’est-elle pas notre territoire ? Ne faut-il pas qu’ils continuent de nous éclairer le bon chemin ? L’ultime indice du létal qui gagne la réaction des professionnels de la profession après que de jeunes photographes, experts en misère sociale et en Gilets Jaunes, ont été privés de liberté par la police et sa justice. Ils s’imaginent contrôleurs du poids et de la mesure, garant du juste, employés au tri sélectif du vrai et du faux. Mais qui les a fait rois ? Sinon un équivalent Macron ou Drahi ? Ces oblitérés, ces « diplômés en journalisme », n’ont aucune légitimité. Sauf celle, aussi, venue de l’argent de parents assez fortunés pour payer leurs études. (...) Lire la suite »
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« En principe », Fabien Roussel est le nouveau secrétaire national

Y a-t-il un pilote dans l’avion PCF ?

Vladimir MARCIAC

Lors du dernier congrès du PCF en novembre 2018 à Ivry-sur-Seine, le sénateur de Paris, Pierre Laurent, a dû céder son fauteuil de secrétaire national à Fabien Roussel, député du Nord.

En même temps qu’un nécessaire renouvellement d’homme (Pierre Laurent a dirigé le PCF pendant 10 ans) il s’agissait aussi pour les congressistes de donner un coup de barre à gauche. Et c’est ainsi que la motion présentée au vote des militants par Fabien Roussel l’a emporté sur celle du secrétaire national en place. Fabien Roussel, enfant du pays minier (il est né à Béthune), ancré sur des positions de classe, est apparu aux communistes comme l’homme qui pouvait donner au PCF un visage dynamique, attractif. A 49 ans (contre 61 à Pierre Laurent) il a l’énergie et l’enthousiasme qui peut (ou pouvait) redonner à son parti une nouvelle jeunesse et un nouveau départ. Mais Fabien Roussel se heurte d’emblée à deux obstacles : 1- Les médias qu’il connait bien (il a été journaliste) pratiquent à son encontre un boycott redoutable. On ne le voit pas. Ni ne l’entend. Il a été écarté du débat du 20 mars sur BFMTV où étaient conviés François Bayrou (MoDem), Olivier Faure (PS), Stanislas Guerini (LaREM), Marine Le Pen (...) Lire la suite »
Les sondages ou l’art des prophéties auto-réalisatrices

Souriez, vous êtes manipulés

Manuel BOMPARD

Cet article de Manuel Bompard est suivi (26 février) d’un second qui démonte méticuleusement le procédé de truquage utilisé par BVA pour ce sondage.
Le Grand Soir.

Il ne passe pas une émission politique sans que nous soyons interrogés sur les sondages. Bien sûr, personne ne s’interroge jamais sur leur pertinence scientifique. Ce n’est pas la question. Bien calibré pour créer une information, un sondage permet de faire des titres pendant au moins une journée. Les chaînes d’information s’en délectent : cela crée l’illusion d’une actualité quand il n’y a pas d’attentat terroriste ou de vitrines brisées pour faire du buzz. Les sondeurs se lèchent les babines : le nom de leur institut cité toute la journée, c’est à la clef une flopée de nouveaux contrats et de nouveaux profits. Car les sondeurs sont les seuls dont on ne juge pas la prestation en fonction de sa qualité. C’est leur capacité à inventer une information retentissante qui détermine leur notoriété. Cela n’aurait à peu près aucune importance si le sondage n’avait pas une capacité performative, c’est à dire une capacité à modeler le réel. L’idée d’une liste gilets jaunes aux élections européennes en est un bon exemple. (...) Lire la suite »
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Les milliardaires aiment les médias, les médias n’aiment pas les gilets jaunes

Rencontre publique d’étudiants journalistes avec leurs maîtres enfumeurs.

Gilou HIELEAU

TOULOUSE. L’annonce de la rencontre, patronnée par France Info, est alléchante. A tel point que l’affluence est grande. Bien avant 18 heures, ce 14 février, la queue s’allonge sur le trottoir de la rue étroite de la Fonderie, devant le N° 31, adresse de l’Institut Catholique et de son école de journalisme.
On devine que l’atmosphère ne sera pas bon enfant quand on voit un fourgon de police stationné en face tandis que l’entrée est contrôlée par de solides vigiles aux carrures de Benalla, appareillés d’oreillettes.

On doit montrer sa carte d’identité et être inscrit sur des listes de réservation. Les sacs à dos et sacs à main doivent se prêter à une inspection, et chacun de nous subit une fouille sommaire et un passage au détecteur portable de métaux. Ici, une première remarque. Si l’on met à part l’embarquement à l’aéroport de Toulouse-Blagnac, on ne subit nulle part un contrôle aussi tatillon dans la Ville rose. Frédéric Lordon a fait récemment une conférence dans une librairie archicomble à Toulouse : on entrait sans formalité. Que se passe-t-il donc ? Il se passe que Lordon est un intellectuel respecté et que les orateurs du 14 février à l’Institut Catholique sont pour la plupart des rédacteurs en chef ou directeurs de médias. Et que le thème de la soirée était « la défiance » (euphémisme) envers les médias. Voilà qui imposait un tel luxe de précautions et de contrôles. Huit journalistes et responsables de médias ne peuvent s’exprimer en un lieu paisible au centre de Toulouse sans protection de la police et de vigiles. Et, (...) Lire la suite »
Attention, ça pique aux yeux si vous êtes clients des médias des milliardaires

(10 photos) Un après-midi de février à Caracas

Thierry DERONNE

Regardez ça, lisez les commentaires parcimonieux et demandez-vous pourquoi vous n’avez jamais vu ces spectaculaires photos sur une chaîne de télévision ou dans un journal français. Pourquoi ?
Et accessoirement, réfléchissons ensemble sur ce phénomène : Le Grand Soir, journal d’information gratuit peut fournir de tels documents alors que la presse des milliardaires (payante et subventionnée) ne sait (veut) pas le faire.
LGS

Caracas, ce 2 février. Depuis des mois on n’avait vu une telle affluence populaire à un meeting bolivarien. Pendant ce temps dans les beaux quartiers, les rassemblements de la droite, moins nombreux, diffusaient l’hymne états-unien, déployaient des drapeaux US et d’Israël, applaudissant avec une certaine excitation à l’idée d’un débarquement des marines dans leur pays. Devinez pourquoi, depuis vingt ans, les médias ne vous montrent que les marches de la droite et jamais les manifestations chavistes ? « Captain America, mon futur dépend de toi » : comment pensent les manifestants de l’opposition vénézuélienne, Caracas, le 2 février 2019. Malheureusement pour la droite vénézuélienne et son « american dream », les Etats-Unis et la Commissaire Européenne sont de plus en plus isolés. La communauté internationale ne suit pas Trump. La grande majorité des pays de l’ONU (plus le Conseil de Sécurité) dont les principales puissances du monde actuel que sont la Russie, la Chine, l’Inde.. ou un pays-clef comme (...) Lire la suite »
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Petit florilège presque exhaustif des invités au bal des Faux culs

Propagande contre le Venezuela

Romain MIGUS

S’ils s’asseyaient ensemble autour d’une table, on aurait l’impression d’assister à un dîner de cons, tant il est évident qu’ils n’ont politiquement pas de la lumière à tous les étages.
Lisez ce qui suit, c’est très court et suffisant.
LGS.

Le président français, Emmanuel Macron, ordonne á Nicolas Maduro de ne pas réprimer l’opposition MAIS IL OUBLIE les 3.300 arrestations et les 2000 blessés liés à la répression du mouvement des gilets jaunes. Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, donne huit jours à Nicolas Maduro pour organiser des élections MAIS IL OUBLIE qu’il n’est à son poste que grâce à une motion de censure, et non par des élections libres. Le président des Etats-Unis, Donald Trump, accuse Nicolas Maduro de ne pas être légitime car le président vénézuélien n’a été élu qu’avec 30,45% des inscrits, MAIS IL OUBLIE que seulement 27,20% des électeurs étatsuniens l’ont choisi. Le président colombien, Ivan Duque crie à la “narco-dictature vénézuélienne” MAIS IL OUBLIE que 65% de la cocaïne dans le monde est fabriqué en Colombie, sous le regard complaisant des autorités du pays. Le président brésilien, Jair Bolsonaro, est préoccupé par les droits de l’Homme au Venezuela MAIS IL OUBLIE qu’il a déclaré que les mouvements sociaux qui (...) Lire la suite »
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Violences policières contre les journalistes : la liberté d’informer menacée

SNJ-CGT

Violence dans les manifs. Des journalistes malmenés (verbalement) par des "sans-dents" en gilets jaunes ont porté plainte.
Des journalistes de terrain, reporters et photographes, frappés par les forces du désordre, victimes de flash balls, hospitalisés, sont invités par leurs syndicats à porter plainte. Nous soutenons ces derniers. Parions que leurs plaintes, si elles sont déposées, donneront lieu à un jugement dans quelques mois ou années. Pour les gilets jaunes traduits au tribunal, ça va en général assez vite et ça empuantit l’atmosphère aussi parfaitement que des gaz lacrymogènes ou un enfumage de BFMTV.
LGS

A la suite des nombreux incidents liés à la gestion calamiteuse des manifestations de samedi par les forces de l’ordre, qui ont engendré de nombreux blessés parmi les journalistes de terrain, reporters et photographes, l’ensemble des organisations syndicales représentatives des journalistes (SNJ – SNJ-CGT – CFDT-Journalistes – SGJ-FO) ont décidé, comme le 26 novembre dernier, avec l’appui de la fédération européenne (FEJ) et de la fédération internationale des journalistes (FIJ), de publier une nouvelle alerte sur la plateforme de signalement du Conseil de l’Europe. Les syndicats français de journalistes dénoncent et condamnent avec la plus grande fermeté les dérapages inadmissibles des forces de police, notamment à Paris, exigent des explications de la préfecture de police, du ministère de l’Intérieur, et du gouvernement, sur les consignes qui ont été données pour en arriver à cette situation. Alors que le recensement de l’ensemble de ces événements est en cours, les syndicats français de journalistes (...) Lire la suite »

Comment devenir un journaliste fiable de la presse mainstream ?

Medialens

L’Iran, le lobby israélien, Julian Assange, Bolsonaro et le fascisme ou encore la guerre au Yémen… Il y a certaines règles à respecter si vous comptez démontrer à vos éditeurs et aux médias qui vous emploient qu’ils peuvent avoir confiance en vous. Medialens dresse une petite liste de conseils pour tous ceux qui voudraient percer dans le monde merveilleux des médias mainstream.

Par exemple, si vous écrivez sur les relations entre l’Iran et les Etats-Unis, vous devrez vous assurer que votre histoire ne débutera pas avant 1979. C’était en effet l’année où des étudiants iraniens ont occupé l’ambassade américaine à Téhéran pendant 444 jours. C’est cet événement qui a « conduit à une hostilité mutuelle » selon le journal de la BBC. Vous ne devez en aucun cas revenir sur le coup d’État de 1953 dirigé par la CIA et qui a renversé le dirigeant iranien élu démocratiquement, Mohammad Mossadegh. Ce serait même mieux si vous pouviez juste omettre ce détail. En aucun cas, il ne faut mentionner Noam Chomsky qui déclarait en 2013 : « Le fait crucial à propos de l’Iran, ce par quoi on devrait débuter, c’est que pendant 60 ans, il n’y a pas eu un jour sans que les USA n’aient torturé des Iraniens. » Comme Chomsky l’a précisé, les USA, avec le soutien des Anglais, installèrent le Shah. C’était un dictateur brutal, décrit par Amnesty International comme le pire, le plus extrême des tortionnaires dans le (...) Lire la suite »
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