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Thème : Mexique

D’abord l’ALENA, ensuite le mur : comment les Etats-Unis ont joué au pompier-pyromane avec le Mexique (The Sacramento Bee)

Mark WEISBROT
Il est peu probable que le président Trump puisse accomplir son rêve de forcer le Mexique a payer pour le mur le long de la frontière au sud des Etats-Unis. S’il est construit, ce seront sûrement les contribuables étasuniens qui paieront la facture, estimée a près de 50 milliards de dollars. Mais il est intéressant de se pencher préalablement sur les relations économiques entre le Mexique et les Etats-Unis afin de comprendre comment l’immigration en provenance du voisin du sud est devenue un sujet à part entière dans la politique américaine au point d’être utilisé à son avantage par un personnage comme Trump. L’ALENA (l’Accord de Libre Echange Nord-Américain) [1] est un bon point de départ. Alors que de plus en plus de personnes ont commencé à se rendre compte que ces accords trompeusement labellisés « de libre échange » ont causé du tord à des millions de travailleurs étasuniens, il est encore commun d’entendre dire autant à gauche qu’à droite que l’ALENA a été bénéfique pour le Mexique. Pourtant, cette (...) Lire la suite »

L’ordre politique mexicain, la violence, et le rôle des Etats-Unis. Entretien avec John Ackerman

John ACKERMAN

A l'occasion de la visite d'Etat du président mexicain Enrique Peña Nieto en France, nous partageons avec vous un entretien que jrécent avec John Ackerman, professeur de droit et de science politique à l’Université National Autonome du Mexique (UNAM) et auteur de très nombreux articles dans le quotidien La Jornada et l’hebdomadaire Proceso. Ce très bon connaisseur du système politique mexicain et des relations Mexique / Etats-Unis met fortement en question la légitimité démocratique du président en exercice et du régime qu’il représente. Cet entretien est publié au moment où le Mexique est invité d'honneur pour le défilé du 14 juillet ; un bon moment pour prendre conscience de la situation sociale interne désastreuse qui prévaut dans le pays et du rôle joué par le régime en place, et par les Etats-Unis, dans la reproduction de cette situation.

John Ackerman, professeur de droit et de science politique à l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM), est également rédacteur en chef de la Mexican Law Review et tient des rubriques dans le quotidien La Jornada et l’hebdomadaire Proceso. Il est l’un des intellectuels publics les plus en vue au Mexique et contribue souvent aux medias internationaux tels que le Los Angeles Times, Foreign Policy, The Nation, The Guardian, Libération, Le Monde Diplomatique, et Süddeutsche Zeitung. Pour l’année universitaire 2014-2015 il a été professeur invité à l’Institut des hautes études de l’Amérique latine (Paris 3 Sorbonne Nouvelle) ainsi qu’à Sciences Po (Paris School of International Affairs). On peut suivre ses écrits à www.johnackerman.blogspot.com et sur Twitter : @JohnMAckerman James Cohen : Depuis quand vivez-vous au Mexique et en quoi précisément consiste votre travail à l’Université nationale autonome du Mexique ? John Ackerman : J’habite au Mexique depuis toute ma vie d’adulte. J’y suis allé pour (...) Lire la suite »

ISIS sur le Rio Grande

Philippe GRASSET
C’est bien connu, le Mexique est une sorte particulière d’“État de non-droit”, sans doute le premier “narco-État” du monde, et sans aucun doute en importance et en puissance. Posé sur une frontière de plus de 3.000 kilomètres avec les USA, le Mexique vit au rythme des différents cartels de la drogue dont certains disposent de véritables territoires, avec des villes, des structures normales de la société civile, etc. Dans certains cas également, la population, quand elle ne se constitue pas en milices, finit par préférer la “loi des cartels” tant le comportement et la corruption des “forces de l’ordre” (polices, souvent l’armée) se révèlent souvent insupportables. Enfin, les “territoires” et activités des cartels débordent largement à l’intérieur de la bande Sud des USA (Texas, Arizona, Nouveau-Mexique), où existent même certaines zones jugées si dangereuses que les divers services de sécurité US préfèrent les laisser aux irréguliers mexicains ... Voilà là-dessus qu’on nous annonce qu’ISIS, alias État Islamique, (...) Lire la suite »

Mexique : la violation systématique des droits humains et le recours à la violence par l’Etat

Alex Anfruns

Le Mexique est un pays bouleversé depuis 3 mois par la disparition de 43 étudiants d’Ayotzinapa. Cette situation dramatique et insoutenable a enfin percé le mur du silence médiatique dans un pays où la répression policière des mouvements sociaux et des militants politiques se déroule dans un climat d’impunité et de corruption. Investig’Action offre à ses lecteurs le témoignage d’Idolina Gallardo, une militante des Droits de l’Homme et sœur de Damian Gallardo, prisonnier politique et de conscience à Mexico. Une Interview réalisée par Alex Anfruns.

Pouvez-vous nous expliquer le cas de votre frère Damian ? Mon frère Damian Martinez et moi-même sommes professeurs de l’Etat d’Oaxaca. Le 18 mai 2013 Damian a été arrêté illégalement avec 12 autres personnes accusées d’être membres d’un gang de séquestreurs. Dans les faits, son arrestation s’est produite quand l’opposition à la réforme de l’Education était dans sa phase la plus intense. Elle s’est accompagnée d’une campagne de dénigrement contre tout le mouvement démocratique dans le milieu professoral, qui a une longue histoire d’activisme social et de défense des Droits de l’Homme. De ce fait, ce fut un coup porté contre la Coordination Nationale des travailleurs de l’Education et contre le regroupement de la mobilisation sociale. Dès sa jeunesse, Damian a été un militant et un défenseur des peuples indigènes. Il a aussi fait partie des comités pour la libération d’autres prisonniers politiques. Il a constamment participé à la conception de propositions d’éducation communautaire et populaire. Nous pensons que (...) Lire la suite »

La responsabilité des États-Unis dans les massacres et la corruption au Mexique (Foreign Policy)

John ACKERMAN

La crise provoquée par la tuerie de 43 étudiants montre à quel point le gouvernement de Peña Nieto est dysfonctionnel et corrompu. Cependant, Obama continue à l'appuyer pleinement.

Les manifestants mexicains ne brûlent pas des drapeaux des États-Unis d’Amérique, mais ils le feront bientôt si les États-Unis ne modifient pas leur attitude vis-à-vis de leur voisin du Sud. Qu’ils l’admettent ou non, le président Barack Obama et le Congrès sont les responsables directs de la tragédie des 43 militants étudiants disparus et probablement massacrés dans l’État mexicain du Guerrero, et de la crise qui s’en est suivie . Les protestations massives qui se sont produites depuis le 26 septembre, jour de la disparition des étudiants, ont déjà eu pour résultat l’emprisonnement du maire d’Iguala – où eut lieu l’incident – et la démission du gouverneur de l’État de Guerrero. Des centaines des milliers de Mexicains exigent maintenant la démission du président Peña Nieto lui-même. Pour le 104ème anniversaire de la Révolution Mexicaine, célébré le 20 novembre, des dizaines de milliers de manifestants ont brûlé une énorme effigie du président sur la grande place du Zocalo, dans la capitale de Mexico, en criant « (...) Lire la suite »

Je lis et je partage (Pagina 12)

Eduardo GALEANO
Les orphelins de la tragédie d’Ayotzinapa ne sont pas seuls dans la recherche obstinée de leurs chers disparus, perdus dans le chaos des décharges incendiées et les fosses communes pleines de restes humains. Les accompagnent les voix solidaires et la chaude présence de tout le Mexique et au-delà, et même des stades de football où des joueurs célèbrent leurs buts en dessinant avec leurs doigts dans l’air, le chiffre 43 qui rend hommage aux disparus. Pendant ce temps le Président Pena Nieto, de retour de Chine, avertit qu’il espère n’avoir pas besoin d’employer la force, avec un ton de menace. Le Président a aussi condamné « la violence et toutes les actions abominables commises par ceux qui ne respectent ni la loi ni l’ordre » sans toutefois préciser que ces mal-élevés pouvaient servir à la fabrication de discours menaçants. Le Président et son épouse la Mouette, de son nom d’artiste, sont sourds à ce qu’ils ne veulent pas entendre, et jouissent de la solitude du pouvoir. Le Tribunal Permanent des (...) Lire la suite »

La fin de la démocratie mexicaine

John ACKERMAN

Avec l’aide de l’administration Obama, Peña Nieto est en train de remodeler brutalement la société mexicaine.

Avant même l'enlèvement tragique de 43 étudiants de l'École normale rurale d' Ayotzinapa le 26 septembre dernier, le président du Mexique Enrique Peña Nieto était déjà au bord du gouffre. Son programme de réforme néolibérale, la répression systématique des protestations et sa poigne de fer pour contrôler les médias avaient fait de lui le président le plus impopulaire de l'histoire récente du Mexique. L'énorme agitation qui a éclaté ces derniers jours concerne donc non seulement la criminalité et la violence, mais aussi le pouvoir social et la politique démocratique. Et ce qui est en jeu dans la bataille d'aujourd'hui pour le Mexique n'est pas seulement l'avenir de paix et de prospérité pour ceux qui vivent au sud du Rio Grande, mais aussi la démocratie et la justice au nord de la frontière. Avant d'entrer en fonction le 1er décembre 2012, Peña Nieto a publié une tribune dans le Washington Post dans laquelle il essayait de dissiper les inquiétudes au sujet de ses liens intimes avec la vieille garde la plus (...) Lire la suite »

Paulo Paranagua écrira-t-il un article sur les 43 étudiants mexicains massacrés ? Lettre ouverte au médiateur du Monde.

Luis Alberto REYGADA
mediateur@lemonde.fr - Paris, 09 novembre 2014 Monsieur le médiateur, Je vous fais part de mon point de vue sur le traitement médiatique que nous impose l’honorable journal que vous représentez au sujet de l’actualité latino-américaine. Macabre fait divers au Mexique Après un mois et demi d’insupportable attente pour les familles et pour un pays tout entier qui s’est indigné face à une barbarie d’un autre âge, les autorités mexicaines ont informé dans une conférence de presse les derniers résultats de l’enquête sur la disparition des 43 étudiants de l’Ecole Normale Rurale d’Ayotzinapa, état de Guerrero (sud-ouest du Mexique). Corroborant les pires expectatives, le Procureur général de la République, Jesús Murillo Karam, a confirmé dans une conférence de presse (07/11) la mort des 43 jeunes qui avaient été séquestrés par la police locale dans la ville d’Iguala la nuit du 26 septembre avant d’être apparemment livrés aux membres d’un cartel qui maintient des liens très étroits avec le maire de cette (...) Lire la suite »
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Mexique : Ils n’ont pas été « affectés » (La Jornada)

Gloria MUÑOZ RAMIREZ

43 étudiants de l'Ecole Normale Rurale d'Ayotzinapa, dans l'Etat de Guerrero, ont été enlevés par des policiers, après que ceux-ci aient tué 6 de leurs camarades, la journaliste Gloria Muñoz revient sur ce nouveau crime, sinistre épisode de la guerre menée contre les peuples du Mexique par un Etat soumis aux intérêts des compagnies minières, trusts de l' "Energie", fabricants d'armes aussi bien nord-américains que français, en étroite alliance avec les tueurs du narco-trafic.

Ce texte a été publié dans le quotidien La Jornada. Gloria Muñoz y tient une rubrique intitulée "Ceux et celles d'en bas". Le président de la république fédérale mexicaine, Enrique Peña Nieto, venait de faire savoir sa "sympathie" aux étudiants "affectés" (sic) par le massacre d'Ayotzinapa... “ Ils n’ont pas été « affectés » ” Gloria Muñoz Ramírez Ils n’ont pas été « affectés », Monsieur le Président, ils ont été assassinés. Maintenant il se fait que tout le monde était au courant et que personne n’a rien dit. On dit en haut que l’affaire est liée au crime organisé allié avec quelques policiers, un maire peu recommandable, son épouse et son beau-frère. Et la version de la guérilla locale n’est pas très différente : des brigades justicières s’en sont prises au groupe délictueux « Guerreros unidos », comme si c’était un fait divers, comme s’il ne s’agissait pas d’un crime d’État. Dans une atmosphère aussi lourde, que peut-on apporter ? Que Cuauthemoc Cardenas a été agressé par des gens qui le voient comme ce qu’il est : le (...) Lire la suite »

Des assassinats de Ciudad Juárez au phénomène des féminicides : de nouvelles formes de violences contre les femmes ?

Jules Falquet
Reçu des veines ouvertes des "américaines latines" Du coeur du monstre, devant l'OMS depuis 7ans [www.independentwho.org], avec les informations que l'on reçoit en permanence sur l'imposture du nucléaire et le totalitarisme qu'elle sous-tend et sa cohorte de propagande infectes, des liens énormes se forment et se recoupent avec ces fameuses origines déjà décrites par de nombreuses personnes véritablement humaines. Des heures durant passées devant ces batiments de glace, on cogite sur ces liens, on reçoit des autres et on transmet. Quelquefois on arrive même à agir avec de faibles moyens : http://independentwho.org/fr/2014/09/21/forum-effets-genetiques/ Depuis l'origine de cette action, il y avait déjà un mimétisme avec ces veines ouvertes de l'Amérique latine, cet ouvrage d'Edouardo Galéano mis à ma connaissance comme beaucoup d'autres par des "vigies devant l'OMS" comme l'oeuvre de Marcel Mauss sur le don et de quelques uns de ces héritiers (...) Lire la suite »
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