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Thème : Palestine

Nous sommes tous Dyab Abou Jahjah !

Luk VERVAET
En Belgique, on peut sans problème défendre les assassinats ciblés systématiques, réalisés avec des drones par le Mossad, le service secret israélien, contre des dirigeants et des militaires palestiniens. Ou l’assassinat par balles, en pleine rue, comme le 15 décembre dernier, il y a à peine trois semaines : Mohammed Alzoari, un dirigeant du Hamas, abattu près de sa maison en Tunisie. On a aussi pu applaudir sans souci à l’opération Plomb durci, dans laquelle Israël a bombardé Gaza sans relâche de décembre 2008 à janvier 2009. Avec la mort de 1315 Palestiniens, dont 410 enfants et plus de 100 femmes, et 5285 blessés comme bilan... Mais si vous défendez par contre le droit reconnu internationalement des Palestiniens à résister par tous les moyens contre cette machine de guerre et l’occupation illégale de la Palestine, comme Dyab Abou Jahjah après l’attaque palestinienne contre un groupe de soldats israéliens à Jérusalem, alors il faut en payer le prix ! Le secrétaire d'Etat Theo Franken et le mensuel Joods (...) Lire la suite »

2016 : une année parmi les plus meurtrières pour les jeunes Palestiniens des territoires occupés

Capitaine Martin

L’année 2016 restera comme l’année au cours de laquelle Israël a tué le plus de mineurs au cours de la dernière décennie en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

C’est ce que nous apprend le rapport de l’organisation non gouvernementale « Defence for Children International-Palestine » (DCIP) publié la semaine dernière. Selon ce dernier, ce ne sont pas moins de trente-et-un jeunes Palestiniens qui ont été tués par l’armée israélienne cette année. Le dernier en date, Farid Ziyad Atta al-Bayed, était à peine âgé de quinze ans. Il est décédé le 23 décembre après 69 jours de coma. Faris avait été blessé le 15 octobre dernier lors d’affrontements avec l’armée survenus dans le camp de réfugiés de Jalazoun, non loin de Ramallah. L’ONG s’est ému dans son rapport qu’aucun soldat n’ait été inquiété par les autorités israéliennes pour les morts qu’ils ont commises. Ce n’est malheureusement pas une surprise... Au cours des trois dernières années, un seul militaire a fait l’objet d’une enquête en bonne et due forme. « Les forces israéliennes font depuis 2014 davantage usage de répression pour contenir les manifestations », accuse Ayed Abu Eqtaish, un des directeurs de programme de l’ONG. La (...) Lire la suite »

Campagne présidentielle : la question du conflit israélo-palestinien dans la politique étrangère française

Adel TAAMALLI
Lors de l’émission On n’est pas couché du 5 novembre dernier, au cours de laquelle Dominique de Villepin était invité à l’occasion de la sortie de son dernier livre sur la paix et la guerre (Mémoires de paix pour temps de guerre, Grasset (2016)), il a été longuement question de la diplomatie internationale, plus particulièrement de nos liens avec le Qatar et l’Arabie Saoudite accusés par beaucoup d’être à l’origine du djihadisme international. Ce même sujet a été abordé lors du dernier débat réunissant les candidats à la Primaire de la droite. Or, alors même qu’il se développe dans la même région, le conflit israélo-palestinien n’a jamais été évoqué au cours de ces deux séquences télévisuelles. C’est pourquoi j’aimerais montrer en quoi la fin du pourrissement de la situation qui perdure depuis plusieurs années entre Israéliens et Palestiniens est une des clés du règlement des conflits dans la région. La diplomatie contre le djihadisme Fait connu de tous, les organisations djihadistes utilisent, parmi d’autres, (...) Lire la suite »

L’autre visage de Shimon Peres

Ben WHITE
Shimon Peres (1923-2016). Mieux connu en Occident pour son rôle dans les accords d’Oslo. Sa famille s’était installée en Palestine dans les années 1930. A combattu avec la Haganah durant la Nakba. Présenté comme l’architecte du programme nucléaire clandestin d’Israël. Percevait les citoyens palestiniens comme une « menace démographique ». A joué un rôle majeur dans les premiers jours des implantations en Cisjordanie. Responsable du massacre de Qana au Liban, en 1996. A soutenu le blocus de Gaza et les récentes offensives israéliennes. Shimon Peres, décédé ce mercredi à l’âge de 93 ans, après avoir subi un AVC le 13 septembre dernier, incarnait la disparité entre l’image d’Israël en Occident et la réalité de la politique coloniale sanglante d’Israël en Palestine et dans l’ensemble de la région. Peres était né en 1923 dans ce qui, plus tard, allait devenir la Biélorussie, et sa famille s’était installée en Palestine dans les années 1930. Jeune homme, Peres s’était enrôlé dans la Haganah, la milice responsable (...) Lire la suite »

L’hydro-apartheid israélien maintient la Cisjordanie assoiffée (The Electronic Intifada)

Charlotte Silver
Les pénuries d’eau ne sont pas un fait nouveau pour les Palestiniens. Que ce soit dans la Bande de Gaza ou en Cisjordanie occupées, y compris à Jérusalem Est, la fourniture d’eau dans les foyers palestiniens est sévèrement plafonnée et entravée. Alors que la température monte en été, les robinets sont à sec. Clemens Messerschmid, hydrologue allemand qui a travaillé pendant vingt ans avec les Palestiniens sur leur alimentation en eau, appelle cette situation « hydro-apartheid ». Cette année, la journaliste israélienne Amira Hass a publié des données qui prouvent que l’Autorité israélienne de l’Eau a réduit la quantité d’eau fournie aux villages de Cisjordanie. Dans certains endroits, l’alimentation en eau a été brutalement réduite de moitié. Ses comptes rendus contredisent les démentis officiels comme quoi l’alimentation en eau des villes et villages palestiniens est coupée en été, même si cela non plus n’est pas nouveau. Des villes et des villages ont passé jusqu’à 40 jours sans eau courante cet été, obligeant (...) Lire la suite »

L’humiliation : le marteau qui écrase la société palestinienne (Middle East Monitor)

Samah JABR
Si l’on peut s’attendre à ce que l’exercice d’un contrôle militaire sur un pays occupé inflige une douleur et un traumatisme inévitables aux citoyens de ce pays, l’histoire de la politique israélienne montre qu'elle est allée bien au-delà du besoin « pragmatique » d’un occupant de dominer et soumettre une population locale. L’humiliation israélienne des Palestiniens est une fin en soi. L’humiliation est ainsi l’une des plus grosses blessures éprouvées dans le contexte palestinien et pourtant, elle est sous-documentée à un point tel que cette humiliation est considérée comme presque normale. En dépit des résolutions des Nations-Unies, l’acquiescement du monde à l’occupation de la Palestine par les précédentes puissances coloniales a dénié aux Palestiniens leur liberté, leur statut de citoyens, et l’exercice de leurs droits humains au niveau international. Au niveau de la société, l’occupation a généré des couches d’humiliations en maintenant une inégalité au sein des relations de pouvoir et des perceptions d’un (...) Lire la suite »

Les journalistes palestiniens et leur syndicat plus que jamais en danger

Intersyndical
Monsieur le Premier ministre, Les syndicats de journalistes français (SNJ, SNJ-CGT, CFDT Journalistes) membres de la Fédération internationale des Journalistes (FIJ, forte de 600.000 membres dans le monde) s’adressent à vous à l’occasion de votre visite en Israël pour vous alerter sur la situation extrêmement préoccupante des journalistes palestiniens et de leur syndicat (PJS) victimes d’une politique répressive des forces de sécurité israéliennes. Tout dernièrement, Omar Nazzal, l’un des dirigeants du syndicat des journalistes palestiniens, a été arrêté par l’armée israélienne alors qu’il se rendait à l’Assemblée générale de la Fédération européenne des journalistes à Sarajevo à laquelle nos trois syndicats participaient les 25 et 26 avril. Contre ce déni de démocratie, nous avons souscrit avec l’ensemble des syndicats présents en Bosnie aux condamnations du président de la Fédération internationale Jim Boumelha qui s’est dit « choqué d’apprendre qu’un participant à un congrès de syndicats de journalistes (...) Lire la suite »

Quand Ken Loach s’exprime sur le conflit israélo-palestinien

Olivier Pallaruelo
Cinéaste britannique à l'oeuvre fortement marquée par un réalisme social souvent dur, Ken Loach revient cette année à Cannes avec Moi, Daniel Blake, présenté en compétition. Derrière la caméra comme dans la vie, l’homme est engagé et ne se prive pas de se prononcer sur ce qu’il croit être juste ou non, comme au travers de cette missive qu’il destine à la réalisatrice israélienne Tali Shalom Ezer, dans laquelle il s'exprime sur l'interminable conflit opposannt les israéliens et les palestiniens. "Levez-vous, s’il vous plait, du côté des oppressés contre les oppresseurs..." Cher Tali Shalom Ezer, Depuis le début, Israël et ses partisans ont accusé leurs délateurs d’être antisémites ou racistes. C’est une tactique pour miner le débat rationnel. Pour être aussi clair que de l'eau de roche : en tant que réalisateur, vous avez reçu un accueil chaleureux à Edimbourg. Vous n’êtes ni censuré, ni rejeté. L’opposition concernait plutôt à la réception d’argent provenant de l’Etat d’Israël par le Festival. L’appel en (...) Lire la suite »

PALESTINE

Noam CHOMSKY, Ilan PAPPE

La question palestinienne est représentative de ce qui ne tourne pas rond dans le monde. Le rôle des États occidentaux et l’accord tacite de diverses institutions en font un cas très particulier de la politique actuelle.

Les trois dernières offensives militaires d'envergure menées par Israël contre Gaza, entre 2008 et 2014, ont fait des milliers de morts du côté palestinien et donné lieu à de nouvelles expropriations de terres en Cisjordanie. Ces guerres de conquête israélienne ont ravivé, chez les militants de la justice sociale, le besoin d'exprimer leur solidarité avec le peuple palestinien et l'importance de renouveler le vocabulaire politique lié à cette question. Dans cet ouvrage en partie rédigé dans le feu de l'action, à l'été 2014, Noam Chomsky et Ilan Pappé, deux ardents défenseurs de la cause palestinienne, mènent une longue conversation dirigée par Frank Barat. Pour eux, le problème palestinien est depuis le début un cas évident de colonialisme et de dépossession, même si on préfère le traiter comme une affaire complexe soi-disant difficile à comprendre et, plus encore, à résoudre. Leurs échanges portent à la fois sur le sionisme en tant quephénomène historique, la pertinence d'analyser la situation en Palestine (...) Lire la suite »

Quand la médecine est polluée par l’occupation israélienne (The Middle East Monitor)

Samah JABR
Quand Hillary Clinton a écrit sa lettre au donateur israélo-américain, Haim Saban, contre le mouvement populaire et pacifique de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), elle a présenté l’« État juif » comme une « démocratie dynamique dans une région dominée par l’autocratie… un miracle des temps modernes - une fleur pleine de vie au milieu d’un désert ». Pour faire bonne mesure, elle a juré que « nous devions veiller à son développement et la protéger ». Contrairement à Clinton, toutefois, nous, Palestiniens, nous subissons les effets du racisme et de la discrimination qui s’infiltrent jusque dans les professions les plus humaines, sous l’occupation militaire brutale d’Israël. Un soldat israélien a été filmé sur une vidéo le mois dernier en train d’exécuter un Palestinien blessé et inconscient. Abed Al-Fattah Al-Sharif était soupçonné d’« attaque terroriste » ; une attaque au couteau qui ciblait non un civil mais un soldat, sur un check-point militaire de la ville occupée d’Hébron. L’Israélien qui lui a tiré (...) Lire la suite »
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