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Thème : Politique économique

Montrer la dette, pour cacher les dividendes.

Fabrice AUBERT
Préambule : C’est suite à une discussion du café du commerce, à Martigues, avec des militants politiques engagés à soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon, qu’un militant, expliquant que celui-ci n’avait pas répondu aux questions sur la dette et surtout fourni de chiffres, que l’idée de ce papier m’est venu. Il ne s’agit pas d’un papier pro ou anti Mélenchon, juste donner des éléments de réflexion pédagogiques sur la question de la dette. Il peut être utile aux militants syndicalistes, politiques, associatifs comme au simple citoyen qui s’interroge sur l’importance, la gravité et la légitimité de la dette dite publique… J’espère qu’il est d’accès et de lecture facile, j’ai en tout cas, comme toujours, cherché à être le plus pédagogique possible, sans pour autant baisser le niveau du conte UNE ELECTION PRESIDENTIELLE ? A quoi reconnait-on qu’une élection Présidentielle va avoir lieu dans notre Pays ? C’est facile, car les faits se répètent inexorablement à l’identique. A chaque élection présidentielle, le centre (...) Lire la suite »
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Des réformes ? Oui !… mais pas les vôtres !

Robert GIL
Dans le bal des hypocrites, le ridicule ne tue pas et la démagogie est toujours de mise, comme le prouve la déclaration du premier ministre : « jamais un gouvernement n’a fait autant pour les entreprises.. », pas pour le patronat, mais pour les entreprises, comme si en France et dans le monde, les entreprises n’appartenaient pas au patronat (et à leurs actionnaires) mais aux salariés ! Ou alors peut-être que dans l’esprit de manuel Valls, les entreprises sont des entités indépendantes seulement dévouées au bien commun au détriment de l’intérêt particulier. Si la ficelle n’était pas si grosse, on pourrait dire qu’il nous prend pour des pigeons. La déclaration du premier ministre était une réponse à M. Gattaz qui venant de dénoncer : « un monument de complexité, absolument illisible pour les TPE-PME, une loi qui ne servira strictement à rien pour l’emploi ... ». Si le président du MEDEF tient à dénoncer toutes les dispositions prises pour l’emploi, il devrait rendre les 40 milliards d’aides que le gouvernement (...) Lire la suite »

Loi de transition énergétique = privatisation des barrages hydroélectriques

PRCF

L'Assemblée Nationale vient d'adopter en première lecture le projet de loi de transition énergétique. Examiné en procédure accélérée de façon totalement anti-démocratique, ce texte prévoit rien moins que la privatisation des barrages hydroélectriques, démantelant un peu plus le secteur public de l'énergie, pour répondre aux exigences de libéralisation imposées par les traités européens. Bien sûr nous n'avons pas attendu ce texte pour appeler à combattre la libéralisation du secteur de l'énergie, et dénoncer la privatisation des barrages hydroélectriques :

Energie : à vue, sans plan et à contre-courant – le non sens de la privatisation d’EDF-GDF Halte à la privatisation des barrages hydroélectriques ! Oui à un grand pôle public, 100% nationalisé, de l’énergie Sortir de l’UE, contre les privatisations, nationaliser : Alstom, énergie, transports ... (le dossier d'initiative-communiste.fr) Energie nucléaire : Pour un référendum sur la nationalisation d’EDF Santé, Éducation, Énergie, Poste : Tous ensemble pour le service public ! Diversion médiatique et communication pseudo-écolo Durant les quelques jours d’examen de ce projet de loi, les médias du Capital auront amusé la galerie : dissertant un jour de sujets aussi essentiels que l’interdiction de sac plastiques jetables gratuits dans le commerce, le lendemain celui de l’interdiction de la vaisselle jetable. Reprenant en chœur les éléments de langage de la ministre de l’écologie et du développement durable et de l’énergie (MEDDE) Ségolène Royal, le débat aura été sur un sujet touchant de près le portefeuille et (...) Lire la suite »
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L’inflation des actifs financiers et les inégalités

Ismael HOSSEIN-ZADEH
Il est maintenant de notoriété publique que l'économie américaine connaît ces dernières années des développements très inégaux. Alors que le secteur financier a connu des taux extrêmement élevés de croissance, le secteur réel est embourbé dans la stagnation ou un taux de croissance médiocre. Par conséquent, tandis que l'oligarchie financière récolte la part du lion de cette croissance fantastique de l'inflation des prix des actifs financiers, l'écrasante majorité des citoyens souffre des baisses systématiques de leur niveau de vie. Par exemple, un rapport récent de la Banque de la Réserve Fédérale montre que si la richesse nationale globale aux États-Unis a augmenté de $ 1,49 mille milliards au cours du premier trimestre de 2014, l'économie réelle (mesurée par le PIB) s'est contractée de 1 % - selon le ministère du Commerce, la baisse du PIB était en fait de 2,9 % (au lieu de 1 %). Dans un rapport similaire, le Financial Times a récemment noté que la richesse des ménages dans son ensemble est en hausse de 43 % (...) Lire la suite »
L’argent n’est qu’une reconnaissance de dette...

La vérité éclate : un accès de franchise de la Banque d’Angleterre démolit les bases théoriques de l’austérité. (The Guardian)

David Graeber
On dit que dans les années 1930, Henry Ford aurait fait remarquer que c'était une bonne chose que la plupart des Américains ne savent pas comment fonctionne réellement le système bancaire, parce que s'ils le savaient, « il y aurait une révolution avant demain matin ». La semaine dernière, il s'est passé quelque chose de remarquable. La Banque d'Angleterre a vendu la mèche. Dans un document intitulé « La création de l'argent dans l'économie moderne », co-écrit par trois économistes de la Direction de l'Analyse Monétaire de la banque, ces derniers ont déclaré catégoriquement que les hypothèses les plus courantes sur le fonctionnement du système bancaire sont tout simplement fausses, et que les positions plus populistes, plus hétérodoxes qui sont généralement associées à des groupes comme Occupy Wall Street, sont correctes. Ce faisant, ils ont jeté aux orties les bases théoriques de l'austérité. Pour avoir une idée de la radicalité de cette nouvelle position de la Banque, il faut repartir du point de vue (...) Lire la suite »
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Politique : 4X4=2

Gaëtan PELLETIER
Cliquer sur l'image pour agrandir l'horribilité du dessein à venir. *** La politique est une activité bien en retard sur l'économie en train de dévaster tous les pays du monde. Compagnies piranhas mangent les petits en s'agglomérant. Dents d'acier et absence d'empathie. Politiciens : 4X4=2 À se demander s'ils sont imbéciles ou inconscients. Ils sont en fait des anorexiques qui cachent les bedonnant banquiers. Leur mandat dure 4 ans, mais pendant ce 4 ans, la marmite du business sans frontière s'anime au point qu'on a l'impression qu'il s'est passé un siècle. Et c'est le cas. Tout est devenu compliqué et prend le rythme des avocasseries brumeuses qui encombrent les petites roues du minus pouvoir que les politiciens ont sur "l'avenir" de nos sociétés. Je ne me ferais même pas tricoter une paire de bas par un politicien. Pourtant, ils sont forts sur les mailles et les démailles. Les pauvres ! On est dirigés par des presbytes... Presbyte ère... Bienheureux le négro spirituel à manette qui (...) Lire la suite »

Europe : alternatives à la crise

Eric TOUSSAINT
Ce texte propose une séries d’alternatives concrètes à la crise que traverse l’Europe. Il contient dix-neuf mesures immédiates à prendre au niveau de la finance en général et de la banque en particulier. Au-delà de ces mesures, il propose la socialisation du secteur des banques et des assurances sous contrôle citoyen. Ensuite, il aborde les autres mesures à prendre pour une sortie de crise favorable à l’écrasante majorité de la population : stopper les plans d’austérité ; annuler la dette publique illégitime, insoutenable, odieuse ou/et illégale ; annuler les dettes privées illégitimes ou/et illégales ; augmenter les ressources des pouvoirs publics et réduire les inégalités par l’instauration de la justice fiscale ; réaliser des emprunts publics légitimes ; développer et étendre les services publics ; renforcer le système des retraites par répartition ; réduire radicalement le temps de travail pour garantir le plein emploi et adopter une politique des revenus pour réaliser la justice sociale ; questionner l’euro (...) Lire la suite »
Conférence magistrale à l’université de la Sorbonne, Paris, le 6 novembre 2013

La crise européenne et l’Empire du Capital : leçons à partir de l’expérience latinoaméricaine

Rafael Correa Delgado
Je vous transmets le bonjour très affectueux de plus de 15 millions d’Équatoriennes et d’Équatoriens et une accolade aussi chaleureuse que la lumière du soleil équinoxial dont les rayons nous inondent là où nous vivons, à la Moitié du monde. Nos liens avec la France sont historiques et étroits : depuis les grandes idées libertaires qui se sont propagées à travers le monde portant en elles des fruits décisifs, jusqu’aux accords signés aujourd’hui par le Gouvernement de la Révolution Citoyenne d’Équateur avec de grandes universités françaises, pour atteindre l’excellence indispensable à nos jeunes et à nos professionnels. Le précurseur Francisco de Miranda, le Libérateur Simon Bolivar, eux aussi ont vécu en France, t pratiquement tous les héros de notre indépendance se sont inspirés des idées françaises du Siècle des Lumières. Dans ce cher pays un grand nombre d’intellectuels et d’hommes et de femmes politiques qui, dans les années 70 et 80 du siècle passé, ont dû fuir le joug dictatorial qui écrasait l’Amérique (...) Lire la suite »

Le projet de partenariat transatlantique de commerce et d’investissement vise à reconstruire un monde unipolaire à partir d’un empire euro-atlantique sous contrôle étatsunien

Jacques NIKONOFF

RÉSUMÉ.
La réunion du G8 qui s’est tenue à Lough Erne, en Irlande du Nord, les 17 et 18 juin 2013, a été l’occasion de lancer officiellement les négociations pour aboutir à un Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (PTCI), Transatlantic Trade & Investment Partnership (TTIP) en anglais. Quelques jours avant à Luxembourg, dans une opacité totale, les ministres du Commerce des Vingt-Sept avaient adopté le mandat à confier à la Commission européenne pour conduire les négociations au nom de l’Union européenne.

Le gouvernement français PS-EELV qui, avant cette réunion, avait annoncé qu’il allait faire un malheur en brandissant la menace d’utiliser son droit de veto si une « exception culturelle » n’était pas accordée, s’est finalement, comme prévu, lamentablement couché, contrairement à la propagande massive qui tente de faire croire l’inverse. En effet, selon le commissaire européen au Commerce Karel De Gucht : « le mandat est très clair. D’un côté, il est dit que audiovisuel est exclu du champ des négociations. Dans un autre paragraphe, il est dit très clairement que nous pouvons faire de nouvelles propositions au Conseil sur un mandat additionnel, sur n’importe quelle question y compris l’audiovisuel ». Cette façon de procéder est un grand classique de la diplomatie : on rédige un texte qui dit une chose et son contraire en organisant volontairement le flou artistique pour éviter que l’une des parties ne perde la face. Chacune peut alors crier victoire, les larrons jouant la comédie. Si la France avait vraiment (...) Lire la suite »

Les riches à l’ouest, les pauvres à l’est

cnrs

La répartition physique des catégories sociales dans l’espace parisien ne doit rien au hasard. Explications de Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, directeurs de recherche au CNRS, membres du Laboratoire « Cultures et sociétés urbaines ».

Tout piéton arpentant les 87 km2 – à peu près circulaires – de Paris a vite fait de s'en apercevoir : malgré un processus d'embourgeoisement qui fait tache d'huile, l'est et, surtout, le nord de la ville continuent d'abriter une majorité de quartiers populaires, quand l'ouest s'octroie la plupart des quartiers chics. Une distribution sans aucun rapport, quoi qu'en dise la rumeur, avec les vents dominants qui soufflent sur la capitale et rabattraient les « miasmes des nantis » sur les défavorisés ! « Cette répartition physique des catégories sociales dans l'espace parisien, qui se prolonge d'ailleurs en banlieue (les communes bourgeoises sont essentiellement à l'ouest et les villes ouvrières forment un arc de cercle qui va du nord au sud en passant par l'est), tient au fait que le flanc occidental de la capitale a été tardivement urbanisé, expliquent Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon. Le village de Monceau, par exemple, fut annexé en 1860. Sur des terrains encore agricoles, on construisit ce (...) Lire la suite »
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