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Thème : Répression

les zadistes et le titre de propriété

VILA

Depuis l’avènement du capitalisme, le sujet paraît sérieux : Avez-vous le titre de propriété du bien dont vous jouissez, en poche ? Ou êtes vous un imposteur voire un voleur ? Les zadistes de notre dame des landes remettent, à leur corps défendant, le sujet au goût du jour.

Le sujet est tellement important qu'il a valu un débat épique entre les deux plus grands penseurs du XIXième siècle : Marx et Proudhon. Et l'on peut dire que le point de départ de leur controverse se situe dans la Constitution de 1793 (article 16) : « Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie ». Marx commente : « Le droit de propriété privée est donc le droit de jouir et de disposer de sa fortune arbitrairement (à son gré), sans tenir compte d’autrui, indépendamment de la société, c’est le droit de l’égoïsme. C’est cette liberté individuelle tout autant que ce qui en découle qui forment la base de la société bourgeoise. » Proudhon de son côté ne critique pas de manière aussi exhaustive et radicale les articles principaux de la Constitution de 1793. Il se contente de pointer du doigt le droit de propriété. Proudhon nous explique dans son célèbre ouvrage "Qu’est-ce que la propriété ?" que (...) Lire la suite »
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Prise d’otage(s).

David GARCIA
On attend le GIGN et les forces de l’ordre d’un instant à l’autre. Des centaines, non des milliers de salariés sont pris en otage. Partout, dans tout le pays, des gens sont contraints de baisser la tête : ils ont le sentiment d’être impuissants. Ils sont impuissants, car les preneurs d’otages ne leur laissent aucun choix. C’est comme ça, et pas autrement. Autant faire avec : toute la société est prise en otage. Ils doivent donc faire profil bas : les preneurs d’otage ne rigolent pas. Ils ont le doigt sur la gâchette, et toute rébellion pourra se solder par de graves ennuis. C’est une journée noire. Une journée ? Non, ça dure depuis bien plus longtemps que cela : depuis quand, au juste ? On ne sait pas, on ne sait plus. Mais sans doute depuis au moins le début des années 80. A l’époque, un gentil monsieur s’est fait passer pour ce qu’il n’était pas : quelqu’un « de gauche ». Il a été élu sur des promesses claires et précises. Certains s’en souviennent : selon les journalistes (des gens sérieux, qui ont (...) Lire la suite »

L’isolement de Julian Assange nous réduit tous au silence

John PILGER

Dans cette lettre, vingt-sept écrivains, journalistes, cinéaste, universitaires, anciens agents du renseignement et démocrates appellent le gouvernement équatorien à permettre à Julian Assange d’exercer son droit à la liberté d’expression.

Si certains doutaient encore du fait que l’affaire Julian Assange n’a jamais uniquement été une affaire judiciaire, mais une lutte pour la protection des droits fondamentaux de l’homme, le doute est désormais levé. Invoquant ses tweets critiques à l’encontre de la récente incarcération de Carles Puigdemont en Allemagne, et suite à des pressions exercées par les gouvernements étasunien, espagnol et britannique, le gouvernement équatorien a installé un brouilleur électronique afin d’empêcher Assange de communiquer avec le monde extérieur via internet et son téléphone. En plus d’avoir organisé son isolement total, le gouvernement équatorien lui refuse également le droit de recevoir des visiteurs. Malgré deux décisions de l’ONU qualifiant sa détention d’illégale et ordonnant sa libération immédiate, Assange est effectivement emprisonné depuis sa première mise en isolement dans la prison londonienne de Wandsworth en décembre 2010. Il n’a jamais été inculpé de crime. L’affaire suédoise s’est écroulée et a été (...) Lire la suite »

Porto Rico : 36 ans de prison pour un opposant

Christian RODRIGUEZ

Le Portoricain Oscar Lopéz Rivera a vécu 36 ans en prison

En visite au sommet de l'ALBA à Caracas, il est le plus vieux prisonnier politique américain. Libéré de la prison de Terre Haute, Indiana, en 2017, il a été accusé de terrorisme et de conspiration pour avoir voulu s'évader de la prison de Leavenworth. Dans les années 70, il s'est engagé dans le mouvement de libération nationale. Accusé de terrorisme par les États-Unis et condamné à 55 ans de prison en 1981. Il n'a jamais renié ses principes et ses idéaux en échange de sa libération. C'est un moment privilégié que d'avoir pu échanger avec lui sur la situation à Porto Rico et étonnamment, il s'est montré très curieux sur la question de l'Europe, la France des Lumières, l'expérience de la FI et ses luttes au moment de partager une accolade fraternelle. Lire la suite »

Sécurité routière : les bonnes mesures qu’on ne prendra jamais car elles ne rapporteraient que des vies sauvées.

Fald

On va donc rouler à 80 km/h sur les routes départementales et ex-nationales. Cela aura plusieurs effets très bénéfiques.

D’abord, bien sûr, le temps que tout le monde s’y habitue, les radars vont rapporter un max. C’est bien connu que cet argent sert à améliorer la sécurité routière, comme la vignette de l’ancien temps servait, promis juré, à améliorer la retraite des vieux.

Ensuite, comme l’a remarqué un lecteur dans le Progrès de Lyon, on va faire fabriquer par des entreprises, bien sûr privées, et au prix fort, autant de panneaux 80 qu’il y a actuellement de panneaux 90. Et il y aura toujours un connard pour s’exclamer : « Chouette, ça fait de l’emploi ! » Actuellement, prendre l’autoroute ne fait pas gagner de temps si elle est une fois et demi plus longue que la route. Or, il faut inciter les automobilistes à rouler pour Vinci. Il le faut, sinon les puissants quoique anonymes actionnaires qataris, français ou autres pourraient virer leur cher PDG Xavier Huillard. Et un emploi sauvé, c’est toujours bon à prendre. Donc, les nerveux prendront l’autoroute. C’est de plus très écolo, puisqu’ils rouleront plus vite sur plus de km et crameront donc beaucoup plus de carburant. Nos police et gendarmerie, connues pour leur moins de 10% de résolution des cambriolages et autre malfaisance, vont pouvoir dépasser leur 100% actuels en tant que faiseurs de chiffre. C’est bon pour (...) Lire la suite »
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Espagne : un rappeur risque 12 ans de prison pour des chansons et des écrits sur twitter...

Pablo Hasél

Le rappeur Pablo Hasél diffuse une vidéo dénonce la répression dont lui et les autres opposants au régime espagnol sont victimes.

Transcription de la vidéo Mon nom est Pablo Hasél et je suis un rappeur que l'état espagnol veut condamner à 12 ans de prison pour faire des chansons et écrire sur twitter. Il y a trois ans je fus déjà condamné par l'Audience Nationale, un tribunal héritier du Tribunal d'Ordre Public franquiste, à deux ans de prison pour faire des chansons solidaires avec les prisonniers politiques antifascistes. Maintenant, le 1er février 2018 ce même tribunal veut encore me juger. Il peut me condamner à cinq ans supplémentaires de prison pour faire des chansons critiquant la monarchie, écrire sur twitter des messages dénonçant la brutalité policière et l'extermination des prisonniers politiques en prison comme Isabel Aparicio par privation de soins. De plus il a d'autre charges contre moi pour mes opinions. L'une d'elles est pour mépriser un footballeur nazi pour laquelle ils m'accusent de crime de haine. Ici seul les antifascistes sont accusés de délit de haine du nazisme et non l'inverse. Et l'autre est pour (...) Lire la suite »

Honduras : La contestation s’intensifie

Christian Rodriguez
Le Président élu par le peuple hondurien, mais toujours pas reconnu par son adversaire Juan Orlando Hernández, a déposé une plainte devant le Ministère Public contre David Matamoros Batsón, président du Tribunal Suprême Électoral, pour les délits d'abus de pouvoir, violation des devoirs des fonctionnaires et falsification de documents. Dans les mobilisations de rue massives, au moins 15 manifestants ont été tués par les militaires soutenus par le gouvernement actuel qui cherche à mettre sous l'éteignoir la voix du peuple qui, cette fois, ne se laissera pas voler son vote. Nous défendons la victoire du candidat de l'opposition de la coalition Alliance, qui a demandé l'annulation du scrutin et du travail du Tribunal Suprême Électoral, la constitution d'un arbitrage international et le recomptage des 18103 bureaux de vote. Jorge Torres Zelaya, responsable des Relations Internationales d'Alliance, avec qui j'ai pu avoir un long entretien, remercie la France Insoumise pour son soutien et demande (...) Lire la suite »

Le procès du MEDEF contre Loïc : Jeudi 30 novembre à 8h.

Cie Jolie Môme

Un an et demi après l’envahissement du siège national du MEDEF par les intermittents du spectacle, les opposants à la loi travail, les personnes mobilisées dans Nuit Debout..., le soutien s’est élargi et la détermination est tout aussi grande.

Pour résumer : Loïc faisait bien partie de la centaine d'intermittents du spectacle et d’opposants à la LoiTravail-n°1 qui se sont invités au siège du MEDEF en juin 2016. Et ils avaient de bonnes raisons de le faire. Loïc n'a jamais porté le moindre coup au cadre du Medef qui l'accuse mensongèrement et ce d'autant plus que personne n'a porté de "coup de poing" à ce monsieur malgré ses insultes et son coup de pied à Loïc. Le Medef ment, le Medef frappe, le Medef se croit tout permis y compris de tenter d’instrumentaliser la police et la justice pour réprimer et intimider ses opposants politiques. Mais surtout le Medef est le premier coupable des violences sociales qui s'exercent quotidiennement dans ce pays contre les chômeurs, les travailleurs… contre nous tous ! L'actualité montre que des procès très politiques continuent de viser des militants suite au mouvement du printemps 2016, suite au soutien porté aux réfugiés ou à la tension croissante dans les quartiers populaires. Toutes ces (...) Lire la suite »

Bure en Meuse : occupation militaire

Des habitants de Bure et de ses environs (Reporterre)

Mercredi 20 septembre, la police a perquisitionné des lieux de vie des opposants au projet de poubelle nucléaire (Meuse). Une action qui s’inscrit dans un contexte de harcèlement policier.

C’est un texte écrit à chaud, mercredi matin, pendant que des dizaines d’amis sont encore en train d’être perquisitionnés à la Maison de résistance, à Bure (Meuse), à la gare de Luméville, dans trois autres appartements à Mandres, Commercy et au nord de Verdun. Un texte écrit en toute hâte, réfugiés chez quelques amis dont nous espérons le domicile sûr. Un texte écrit entre la réponse à des coups de téléphone de personnes vivant tout autour de Bure, la réception de textos et de courriels de soutien, le rangement frénétique de nos autres lieux de vie. Difficile de trouver les mots. La perquisition que nous avons subie ce matin est la nouvelle étape d’une stratégie de tension et d’asphyxie systématique de la contestation à la poubelle nucléaire Cigéo que l’État a mise en place depuis plusieurs mois. Notre quotidien, à nous qui nous sommes installés depuis quelque temps, ainsi qu’aux habitants qui vivent là depuis toujours, est le suivant : patrouilles omniprésentes de voitures de gendarmerie, d’un Duster banalisé du (...) Lire la suite »
Où le chef de la police italienne admet en 2017 ce qu’il ne fallait pas dire avant

Gênes, Italie, juillet 2001, la torture en marge du G8

Maxime VIVAS

La presse unanime et soudain débloquée (20 juillet 2017) : « G8 à Gênes : des manifestants ont été torturés, admet le chef de la police italienne ».

En 2003, j’ai publié aux éditions Le Temps des cerises, un polar : «  Comme le scorpion, mon frère » . Le titre est emprunté à un vers du poète Turc Nazim Hikmet : « La plus drôle des créatures » (la créature qui ne voit pas le monde où elle vit) :

« Comme le scorpion, mon frère, Tu es comme le scorpion Dans une nuit d’épouvante. […] Tu es la plus drôle des créatures, en somme, Plus drôle que le poisson Qui vit dans la mer sans savoir la mer… ». « L’action se déroule à Gênes en Italie, en juillet 2001, lors du sommet du G8, réunion des chefs d’Etat des pays les plus puissants de la planète. La rue est envahie par des opposants hétérogènes : des catholiques et des végétariens, des trotskistes et des zapatistes, des chômeurs et des cadres surmenés, des communistes et des anarchistes, des pacifistes et des adeptes de la castagne, des ouvriers et des étudiants, des écolos des villes et des paysans bios, des gays, des maos, des défenseurs des animaux, des acteurs et des chanteurs, des cinéastes, des SDF, des syndicalistes, le tout se désignant volontiers sous l’appellation de ramassis de gens bien. Les services de renseignements italiens ont repéré des Français, Grecs, Allemands, Hollandais, Espagnols, Anglais, Irlandais, Portugais, Argentins, Brésiliens, (...) Lire la suite »
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