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Thème : Répression

Philippines : Mandats d’arrêt contre des dirigeants de la gauche légale

Phillippe RIVELLI

Quatre mandats d’arrêt ont été délivrés à la mi-juillet contre des leaders de la gauche radicale (légale). Ils sont accusés d’implication dans une affaire de double meurtre qui remonte à plus de douze ans et pue le coup monté à plein nez.

Arrêtez-les ! Le 11 juillet 2018, la juge Turla, du tribunal provincial de Nueva Ecija, délivre un mandat d’arrêt contre quatre des principaux dirigeants de Bayan, mouvement qui chapeaute un vaste réseau d’organisations de la gauche (légale) d’inspiration communiste. Les mandats d’arrêt concernent : – Satur Ocampo (au centre sur la photo), 79 ans, journaliste. C’est une personnalité politique unanimement respectée. Détenu durant plusieurs années dans les geôles de la dictature, il a été sénateur sous l’étiquette Bayan Muna (gauche radicale) et membre de l’équipe de négociation du NDFP lors des pourparlers de paix – accessoirement, il est inscrit sur la liste de 600 « terroristes » publiée par le gouvernement Duterte en février dernier, liste qui compte également plusieurs prêtres et la représentante des Nation Unies pour les questions indigènes à Mindanao. – Teddy Casiño (à droite sur la photo), journaliste et écrivain. D’abord militant au sein du mouvement étudiant puis de l’organisation syndicale KMU, il est (...) Lire la suite »

Benalla et l’arc d’extrême droite

Frederic LORDON
L’affaire Benalla, c’est la police qui en parle le mieux. « Nous avons le sentiment que d’une affaire Benalla, on est en train de faire une affaire de police (1) », déclare un syndicaliste policier. Précisément. Et d’ajouter dans un éclair de lucidité dévastatrice : « Ce n’est pas ça la police. Il a ruiné notre image. » Bien sûr, avant d’être dévastatrice, cette lucidité est paradoxale puisqu’elle prend la forme retournée de la dénégation, ce tour du psychisme qui fait dire la vérité mais en énonçant le contraire de la vérité. En lieu et place de « ça n’est pas ça la police » et « il a ruiné notre image », le lecteur attentif aura évidemment rectifié de lui-même pour entendre « la police, c’est tout à fait ça (si ça n’est pas bien pire) » et « il a mis en pleine lumière ce que nous sommes ». La mise au débat public des manières réelles de la police via les méfaits d’un séide de seconde zone fait irrésistiblement penser à Al Capone, tombé pour fraude fiscale. Hegel appelait « ruse de la raison » cette manière particulière (...) Lire la suite »
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« République exemplaire » ou « République bananière » ?

Jean ORTIZ

Monsieur Manu, président de la République,

Le petit jeune avait tout compris en vous APOSTROPHANT sur le mode du tutoiement. LE VOUVOIEMENT, CELA SE MERITE. Alors, choisissons l’hybridation... « Vous-tu » as été élu, sur un rejet du Front national.

« Vous-tu » n’étais, disais-tu, ni de droite ni de gauche. « Vous-tu » est rapidement devenu ambidextre : « vous-tu » voles les pauvres des deux mains. En fait, « vous-tu » cachais ton véritable visage de banquier vorace, surfriqué, sans scrupules. Ami des plus riches. Ce qui étonne, président Manu, c’est votre-ta haine du peuple, des ouvriers, des salariés, et surtout des militants. Ah, si tu pouvais les parquer dans un stade ! Tu hais les militants, notamment ceux des secteurs les plus emblématiques : ceux de La Poste, de la SNCF, de l’Enseignement, de la Santé... « Vous-toi », tu devais te charger de la « taxe sur les yachts » qui devait rapporter gros. Le montant s’est avéré ridiculement dérisoire. Alors parle, vas-y ! « Vous-toi » qui te considères comme le roi de l’éloquence. On a rarement vu un président semer autant le mépris des petits, comme « vous-tu » le fais, avec autant de détachement. Mais désormais, Manu, votre-ta « République exemplaire » est tombée de l’Olympe. « Vous-tu » en a fait la (...) Lire la suite »
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Colombie : Découverte de 9 000 corps de victimes des paramilitaires (resumen latinoamericano)

Bolivar Infos
Le Procureur Général de Colombie a informé mercredi qu'on a comptabilisé plus de 9 000 cadavres de victimes du para-militarisme depuis 2006 après des recherches dans 30 des 32 départements du pays. Jusqu'à présent, ont été localisées 5 547 fosses communes avec le témoignage d'ex-membres du groupe paramilitaire Autodéfenses Unies de Colombie (AUC) qui ont participé au processus de démobilisation. Cette tâche a été dirigée par la Direction de la Justice Transitoire du Bureau du Procureur et le Corps Technique de Recherche (CTI) en coordination avec l'Institut de Médecine Légale et des Sciences Légales et la DIJÍN de la Police Nationale. Les associations et les familles de victimes y ont aussi largement participé. Mercy Conejo, directrice de la Justice Transitoire du Bureau du Procureur a indiqué que 4 296 cadavres ont été remis à leur famille dans divers départements de Colombie. « Les nouveaux corps ont été localisés et exhumés grâce à des informations fournies par des témoins, des membres des organisations (...) Lire la suite »

On se réveille ? C’est un mauvais rêve ?

Assimbonanga
Nous sommes en France. En 2018. Un village rural est assiégé par 2500 gendarmes, avec des blindés, depuis 26 jours et nuits. Il ne s'agit pas de neutraliser des forcenés mais de résoudre un problème administratif. Existe-t-il au monde un seul autre cas semblable d'un gouvernement contre sa population ? État de droit ? Droits de l'homme quand chaque jour un hélicoptère patrouille au-dessus de votre tête, que circulent des drones, que vous êtes photographié, répertorié, fiché ? Que les carrefours sont surveillés, la circulation coupée, l'eau, l'électricité, selon les moments. Les entrées de prés, les clôtures sont détériorés, les terrains. 10 mètres cubes de munitions ont été tirés ! Des habitants font un bilan de ces 26 jours de siège dans cette émission de 38 minutes. Cette situation est totalement invraisemblable, inédite, absurde, insensée. Et cela menace d'empirer si le premier ministre lance encore un assaut après les saints de glace (...) Lire la suite »

Zone à défoncer

Yann FIEVET
NDDL, quatre lettres qui résonnent depuis longtemps comme un emblème. L’emblème d’une résistance à la conception d’un monde cruellement dépassé mais auquel les acteurs dominants de l’économie marchande, de la finance omnipotente et de la classe politico-médiatique sans imagination s’accrochent désormais désespérément. L’un des slogans de cette remarquable Résistante était sans ambiguïté : « Non à l’aéroport et à son monde ! ». La lutte des zadistes, en partie victorieuse depuis l’abandon du projet d’aéroporp, est maintenant également emblématique de la violence d’Etat que M. Macron s’échine à incarner fièrement en maints endroits de la vie sociale. Les défenseurs les plus convaincus d’un système ne capitulent jamais sans dommages : lorsque la partie semble leur échapper leur méchanceté foncière, longtemps enfouie sous le couvercle de la bienséance trompeuse, éclate en pleine lumière. Le 9 avril dernier, le gouvernement a rompu très brutalement le dialogue engagé après la décision d’abandon du projet d’aéroport (...) Lire la suite »
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Armes chimiques : les gaz lacrymogènes utilisés par le régime Macron interdits par la convention de Genève

Initiative communiste
En août dernier, le régime Macron commandait pour 22 millions de grenades lacrymogènes et explosives. Assurément pas la position d’un gouvernement ouvert au dialogue et à la concertation, mais bien celui d’un régime minoritaire, autoritaire et pour tout dire totalitaire prévoyant de gouverner par ordonnances afin de traduire au plus vite les directives imposées par l’Union Européenne du Capital qui constituent son programme de gouvernement. Ces grenades ne seront pas restées dans les armureries de l’armée. Mais gendarmes et CRS bombardent par milliers les travailleurs en lutte, des cortèges syndicaux à l’occupation pacifique par les agriculteurs de la ZAD de Notre-Dame des Landes. De l’aveu même des gendarmes, en quelques jours d’opération militaire contre la ZAD de Notre-Dame des Landes, l’armée a utilisé plus de 11 000 grenades lacrymogènes. Bilan 270 blessés dont 10 graves parmi les manifestants, 4 gendarmes blessés gravement par leur propre grenade. Au moment où Macron justifie par une attaque (...) Lire la suite »

Quand la justice déraille à la ZAD de Haren (Bruxelles) : 10 mois de prison pour une maquette

Luk VERVAET

Le 18 avril 2018, la Cour d’appel de Bruxelles a confirmé la peine prononcée par le tribunal de première instance contre quatre militants anticarcéraux. Les quatre militants sont poursuivis pour avoir fait partie d’un groupe d’une vingtaine de personnes qui, le 20 mai 2015, auraient détruit la maquette de la méga-prison de Haren, lors d’une action contre celle-ci, à la Régie des Bâtiments à Bruxelles. La construction de la prison de Haren divise clairement l’appareil judiciaire en Belgique.

Des juges avec nous... Si, dans leur ensemble, police, armée, prisons et appareil judiciaire constituent les piliers de l’ordre capitaliste de notre société, des contradictions traversent aussi ces institutions. Au sein de l’appareil judiciaire, des hommes, comme le Juge Luc Hennart, ou des groupes, comme l’Association Syndicale des Magistrats (ASM), s’opposent comme nous à la construction de la méga-prison à Haren. En février dernier, dans le bulletin Justine de l’ASM, Hervé Louveaux, juge auprès du Tribunal de première instance francophone de Bruxelles, a rappelé de manière remarquable les raisons de cette opposition. Parce que, écrivait-il, cette prison est trop grande, elle est trop loin, elle est trop chère (soixante millions par an pendant vingt-cinq ans, hors frais pour le personnel pénitentiaire et l’énergie). Aussi parce qu’elle comportera des salles d’audiences destinées aux juridictions d’instruction, créant ainsi « un lieu de justice aussi excentré que déplacé du point de vue symbolique ». (...) Lire la suite »

les zadistes et le titre de propriété

VILA

Depuis l’avènement du capitalisme, le sujet paraît sérieux : Avez-vous le titre de propriété du bien dont vous jouissez, en poche ? Ou êtes vous un imposteur voire un voleur ? Les zadistes de notre dame des landes remettent, à leur corps défendant, le sujet au goût du jour.

Le sujet est tellement important qu'il a valu un débat épique entre les deux plus grands penseurs du XIXième siècle : Marx et Proudhon. Et l'on peut dire que le point de départ de leur controverse se situe dans la Constitution de 1793 (article 16) : « Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie ». Marx commente : « Le droit de propriété privée est donc le droit de jouir et de disposer de sa fortune arbitrairement (à son gré), sans tenir compte d’autrui, indépendamment de la société, c’est le droit de l’égoïsme. C’est cette liberté individuelle tout autant que ce qui en découle qui forment la base de la société bourgeoise. » Proudhon de son côté ne critique pas de manière aussi exhaustive et radicale les articles principaux de la Constitution de 1793. Il se contente de pointer du doigt le droit de propriété. Proudhon nous explique dans son célèbre ouvrage "Qu’est-ce que la propriété ?" que (...) Lire la suite »
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Prise d’otage(s).

David GARCIA
On attend le GIGN et les forces de l’ordre d’un instant à l’autre. Des centaines, non des milliers de salariés sont pris en otage. Partout, dans tout le pays, des gens sont contraints de baisser la tête : ils ont le sentiment d’être impuissants. Ils sont impuissants, car les preneurs d’otages ne leur laissent aucun choix. C’est comme ça, et pas autrement. Autant faire avec : toute la société est prise en otage. Ils doivent donc faire profil bas : les preneurs d’otage ne rigolent pas. Ils ont le doigt sur la gâchette, et toute rébellion pourra se solder par de graves ennuis. C’est une journée noire. Une journée ? Non, ça dure depuis bien plus longtemps que cela : depuis quand, au juste ? On ne sait pas, on ne sait plus. Mais sans doute depuis au moins le début des années 80. A l’époque, un gentil monsieur s’est fait passer pour ce qu’il n’était pas : quelqu’un « de gauche ». Il a été élu sur des promesses claires et précises. Certains s’en souviennent : selon les journalistes (des gens sérieux, qui ont (...) Lire la suite »
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