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Thème : Russie

Les médias n’hésitent pas à désinformer pour accuser la Russie de… désinformer

Moon of Alabama
Le Grauniad (*) s'enfonce de plus en plus dans la désinformation : Révélation : Le Royaume-Uni veut renforcer l'alliance anti-Russie est le titre d’une première page du journal qui ne nous révèle absolument rien. Aucun secret ne nous est dévoilé, et aucun journaliste n’a posé la moindre question embarrassante à qui que ce soit. Comme tant d'articles du même genre, cet article désinforme pour accuser la Russie de désinformer. La principale 'révélation' vient d’un haut-fonctionnaire du gouvernement britannique. On y a ajouté quelques citations des propagandistes anti-russes habituels. Les allégations douteuses ou fallacieuses des gouvernements 'occidentaux' sont présentées comme la vérité. Le fait que la Russie les nie est la preuve de la rouerie russe et de sa 'désinformation'. L’article commence ainsi : Le Royaume-Uni profitera d’une série de sommets internationaux cette année pour appeler à une stratégie globale de lutte contre la désinformation russe et préconiser une remise en question du dialogue (...) Lire la suite »

Arrogance occidentale et approximations géopolitiques

Pierre LEVY

Quel ballot, ce Poutine ! En mars, il tente (et manque) de faire empoisonner sur le territoire britannique un ancien espion russe ayant trahi il y a dix ans, sans imaginer que les Occidentaux allaient réagir – en l’occurrence par l’expulsion de centaines de diplomates.

Quelques semaines plus tard, il se tire une nouvelle balle dans le pied en laissant son allié syrien gazer « son propre peuple » dans la Ghouta, alors même que l’armée loyaliste avait déjà reconquis 95% de ce territoire tenu par les « rebelles », là encore, sans se douter un instant que les mêmes dirigeants – ici américain, anglais et français – engageraient des « représailles » sous forme de bombardements ciblés de sites syriens. Donc, à suivre la thèse officielle selon laquelle la responsabilité de l’attaque chimique ne peut être attribuée qu’à Damas et Moscou, la conclusion s’impose : une imprévoyance bornée règnerait au Kremlin. De Washington à Paris en passant par Londres, on martèle qu’on a les « preuves » de la culpabilité de Bachar el-Assad. En réalité, comme dans l’affaire Skripall, on avait lesdites preuves avant même qu’une enquête soit engagée : les bombardiers ont frappé la veille de l’arrivée des inspecteurs internationaux de l’agence onusienne OIAC... En fait de preuves, on ne dispose à ce jour que des (...) Lire la suite »

Déclaration d’Alexander Shulgin, Ambassadeur de la Fédération de Russie au 59ème meeting de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC)

Alexander Shulgin
Monsieur le Président, Je voudrais commencer mon discours par les mots qui appartiennent au grand penseur Martin Luther : "Un mensonge est comme une boule de neige : plus on le fait rouler, plus il devient grand". Cet aphorisme sage est pleinement applicable à la politique. Celui qui a choisi la voie de la tromperie devra mentir encore et encore, en inventant des explications pour les divergences, en répandant la désinformation et en faisant de la contrefaçon, en utilisant désespérément tous les moyens pour couvrir les traces des mensonges et cacher la vérité. Le Royaume-Uni est entré sur cette voie glissante. Tout cela se voit clairement dans l'exemple de l'"Affaire Skripal" fabriquée par les autorités britanniques, cette provocation anti-russe mal déguisée, accompagnée d'une campagne de propagande sans précédent, reprise par un groupe de pays, et l'expulsion définitive sans précédent de diplomates sous un prétexte farfelu. S'il vous plaît, n'essayez pas de faire passer ce groupe pour la (...) Lire la suite »

Interview du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov pour l’émission "Hard Talk" sur la chaîne BBC, Moscou, 16 avril 2018

Transcription : Journaliste : Sergueï Lavrov, bienvenu à Hard Talk. La semaine dernière, le monde entier était profondément préoccupé par l'éventualité d'un conflit armé direct entre les USA et la Russie. D'après vous, dans quelle mesure nous sommes-nous approchés d'un tel scénario ? Sergueï Lavrov : Je ne pense pas que nous ayons été très proches. Je pense que cette situation a été créée par nos collègues occidentaux qui se sont comportés de manière très irresponsable. Ils ont accusé les autorités syriennes d'avoir utilisé des armes chimiques contre la population civile et en même temps ils nous ont accusés en tant qu'alliés du gouvernement syrien. Sachant qu'ils l'ont fait sans attendre que les inspecteurs de l'OIAC visitent les lieux. En réalité, c'est au moment précis où les représentants de l'OIAC étaient prêts à se rendre du Liban en Syrie que ces frappes ont eu lieu. Comme l'ont expliqué nos militaires, le canal de liaison pour empêcher des incidents imprévus (ce qu'on appelle le ‘deconflicting’) fonctionne (...) Lire la suite »

Ambassadeur russe à l’ONU : Washington, Londres et Paris vont vers la 3e guerre mondiale

Vassily Nebenzia

L’ambassadeur russe auprès des Nations Unies, Vassily Nebenzia, s’est adressé au Conseil de sécurité le 9 avril 2018, à propos d’une attaque chimique présumée à Douma, dans la banlieue de Damas.

Transcription : Je vous remercie. Si vous croyez que c’est un plaisir pour moi que de parler de la question qui nous occupe maintenant et de faire une déclaration, vous vous trompez lourdement. Malheureusement, la situation est telle que je vais devoir dire beaucoup de choses aujourd’hui, et il vous incombera de m’écouter. Nous sommes reconnaissants à M. De Mistura [Envoyé spécial du Secrétaire Général de l’ONU pour la Syrie] pour son exposé, ainsi qu’à M. [Thomas] Markran [Directeur et adjoint du Haut Représentant aux affaires de désarmement]. La Fédération russe a exigé que cette réunion se tienne sur les points de l’ordre du jour, qui sont les menaces pour la paix et la sécurité internationales, dans la mesure où nous sommes profondément alarmés par le fait que dans plusieurs capitales, surtout Washington et celles qui la suivent aveuglément, à savoir Londres et Paris, une politique délibérée a été entreprise pour attiser les tensions internationales. Les dirigeants des États-Unis, du Royaume-Uni et de (...) Lire la suite »

Affaire Skripal : un poison d’avril ?

Christophe TRONTIN

Le scénario était trop parfait : un ex-espion russe passé à l’Ouest, qui avait donné au Royaume-Uni les noms de ses collègues en poste en Europe, réfugié en Angleterre, empoisonné le 4 mars. Renseignements pris, on apprend que dans sa nouvelle vie, il donnait des cours... au MI6 ! Sur les méthodes d’entraînement et de sélection des services russes ! Qui pouvait bien lui vouloir du mal, sinon l’ex-chef du KGB, le sinistre Vladimir Poutine, et sa bande de barbouzes ?

« Highly likely » : deux mots d’anglais qui ont fait ces jours-ci le tour des plateaux télé avant de passer dans le langage courant des Russes, même non anglophones, qui se les lancent à la figure lorsqu’ils veulent dénoncer la vacuité d’un argument. A défaut du moindre commencement de preuve, c’est en effet « highly likely » qui sert d’argument aux autorités britanniques pour entraîner à leur suite leurs alliés européens et américain dans une escalade de sanctions visant à isoler diplomatiquement la Russie. « Highly likely », c’est tout ce qui ressort du rapport de 6 pages fourni par la Grande Bretagne à ses alliés pour les convaincre de la culpabilité de la Russie. Pas un mot concernant l’affaire en cours : simplement une suite d’affaires plus ou moins anciennes, plus ou moins éclaircies, plus ou moins graves, où la Russie se serait rendue coupable d’opérations illégales à l’étranger. On y énumère pêle-mêle le conflit en Géorgie, le décès par pendaison de Boris Berezovski, l’annexion de la Crimée et quelques (...) Lire la suite »

Le Foreign Office du Royaume-Uni tente de couvrir la trace de ses mensonges

Moon of Alabama
Le pire, ce n’est pas le crime, c’est d’essayer de le dissimuler : Lorsqu'un scandale éclate, la tentative de couvrir le délit est souvent considérée comme encore plus répréhensible que le délit lui-même. Le gouvernement britannique tente de couvrir le fait qu’il a menti avec ses fausses allégations contre la Russie. Cela entraîne de nouveaux mensonges. Hier, le chef du laboratoire britannique d'armes chimiques de Porton Down a déclaré que le laboratoire ne pouvait pas établir que le poison utilisé dans l'attaque présumée de Novichok à Salisbury avait été produit par la Russie. Cela a porté un coup sévère aux allégations du gouvernement britannique sur l'implication russe dans l'empoisonnement de Sergej et Yulia Skripal. Maintenant, le gouvernement britannique essaie de camoufler le fait qu'il a dit que le poison utilisé dans le Salisbury avait été 'produit en Russie' et que Porton down en avait apporté la preuve. Les médias alignés sur le gouvernement l’aident à enterrer l’affaire. Nous devons tous (...) Lire la suite »

Un espion qui tombe à pic

Pierre LEVY
Une bien étrange affaire, décidément. Le 4 mars, un ancien espion militaire russe, ainsi que sa fille, sont retrouvés mourants sur un banc d’une paisible ville du sud de l’Angleterre, apparemment victimes d’une substance innervante. Immédiatement, les doigts accusateurs pointent vers le Kremlin, soupçonné d’avoir voulu tuer cet agent qui avait, entre 1995 et 2004, livré nombre de ses collègues aux occidentaux. Les limiers des services anglais brandissent un produit chimique présenté comme arme de guerre du temps de l’URSS. Moscou, sommé de s’expliquer, réclame un échantillon. En vain. En réalité, dans ce scénario, rien ne colle. A commencer par cette question de bon sens : alors qu’une action de ce type ne pouvait qu’entraîner des représailles contre la Russie, quel intérêt auraient eu ses dirigeants à opérer une pareille vengeance à quelques jours des élections présidentielles et à quelques mois de la coupe du monde de football – deux événements certes très différents mais que Moscou entend valoriser sur la (...) Lire la suite »

L’affaire Skripal, nouvelle usine à gaz de la propagande occidentale

Bruno GUIGUE
Il faut avouer que la passion de la propagande occidentale pour les gaz toxiques a quelque chose de fascinant. Des attaques chimiques imaginaires du gouvernement syrien au double empoisonnement de Salisbury, la thématique accusatoire brille par sa répétition, et la mauvaise foi otanienne s’illustre par sa constance. Dans “l’affaire Skripal”, on veut donc nous faire croire que Moscou a tenté d’assassiner un ex-espion russe et sa fille sur le sol britannique. Des preuves ? Pas le moindre commencement. Rien ne prouve que le gaz “Novitchok” ait été utilisé pour commettre cette tentative d’homicide. La meilleure façon de le savoir serait de transmettre un échantillon à l’Office international des armes chimiques (OIAC), mais Londres s’est bien gardé de le faire. De même, les Russes ont immédiatement dit qu’ils étaient prêts à participer à une enquête internationale, mais les Britanniques n’en veulent pas. Pourquoi ? Inutile de se le demander. Faute de preuves matérielles, le dossier de l’accusation a l’épaisseur (...) Lire la suite »
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L’art de la guerre

La nouvelle Campagne de Russie (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
“Poutine va utiliser le Mondial de foot comme Hitler a utilisé les Jeux Olympiques de 1936, c’est-à-dire pour dissimuler le régime brutal, corrompu, dont il est responsable” : cette déclaration officielle du ministre des Affaires étrangères britannique Boris Johnson montre à quel niveau est arrivée la campagne de propagande contre la Russie. Dans une vignette du journal britannique The Guardian, calquée sur une affiche nazie des années Quarante, la Russie est représentée comme une gigantesque araignée, avec la tête de Poutine, qui agrippe le monde. C’est la Russie accusée d’avoir empoisonné en Angleterre un de ses ex officiers, arrêté pour espionnage il y a 12 ans et libéré il y a 8 ans (donc n’étant plus en possession d’informations sensibles), qui utilise pour l’empoisonner, lui et sa fille, l’agent neurotoxique Novichok de production soviétique (afin de laisser volontairement l’empreinte de Moscou sur le lieu du crime). La Russie accusée de pénétrer avec une exceptionnelle habileté dans les réseaux (...) Lire la suite »
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