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Thème : Suisse

La BNS a besoin de vos capitaux LPP

Liliane HELD-KHAWAM
Le bilan de la BNS explose. Il explose principalement par son compte de virement aux banques. Les experts de la BNS ET de la Confédération nous ont longuement expliqué que cela ne coûtait rien puisque cet argent était créé par la BNS ex-nihilo. Ils veulent dire ainsi que c’est une simple écriture sans coûts que la BNS rajoute aux comptes de virement des banques. Nous disons depuis 2011 que cela est de la simple foutaise. Nous l’avons démontré à plusieurs reprises sur ce site en nous basant sur le bilan lui-même de la BNS. L’exemple simple est celui du financement du sauvetage de l’UBS en 2008. La BNS avait dû émettre des obligations à son nom propre pour récupérer en échange de l’argent pour renflouer par la suite le Stabfund créé conjointement avec UBS. Ceci est de l’emprunt. Des créances. Des dettes ! En parallèle, elle avait dû inscrire des opérations de SWAP sur devises avec d’autres banques centrales et mis /pris des titres en pension. TOUTES CES OPÉRATIONS : EMPRUNTS + SWAP+ PENSIONS DE TITRES (...) Lire la suite »

La corporatocratie éclipse la démocratie.

Liliane HELD-KHAWAM
Un Conseil fédéral sous le signe de l’éclipse ou de la disparition. Photo prémonitoire ou informatrice de la fin de l’Etat traditionnel souverain, dirigé par une Constitution ? Lorsque la démocratie dépérit, cela revient à admettre que de nouvelles entités – pouvant être commerciales et privées- sont potentiellement en train de récupérer les pouvoirs et l’autorité qui reviennent au pays concerné. Le concept qui est lové au cœur de cette problématique est celui de la « souveraineté« . En voici une définition : « La souveraineté est le principe de l’autorité suprême. En matière de politique, la souveraineté est le droit absolu d’exercer une autorité (législative, judiciaire et/ou exécutive) sur une région, un pays ou sur un peuple. La souveraineté nationale caractérise l’indépendance de l’État-nation par rapport à d’autres États ou à des instances internationales, hormis pour les autorités que cet état a librement accepté de céder (Cf. fédéralisme). » Historiquement, la souveraineté a pu être détenue par différents (...) Lire la suite »

La Suisse, une SA en devenir…

Liliane HELD-KHAWAM
Un Etat ne peut prétendre à l’appellation d' »Etat de droit » s’il n’arrive -ou ne veut-plus faire respecter sa Constitution. Dans une démocratie basée sur l’Etat de droit, aucune entité, individuelle ou commerciale, n’a de passe-droit en matière de non-respect de la législation. Nous avons ici dénoncé à plusieurs reprises la violation constitutionnelle de la création monétaire qui selon la Constitution devrait relever exclusivement de la Banque nationale. L’article 99 de la Constitution dit clairement dans son alinéa 1 : « 1 La monnaie relève de la compétence de la Confédération ; le droit de battre monnaie et celui d’émettre des billets de banque appartiennent exclusivement à la Confédération. » Or, les représentants de la Confédération et la banque centrale jouent sur les mots depuis de nombreuses années. Grâce à l’appellation « battre monnaie » de la Constitution, les autorités suisses ont attribué l’exclusivité de la création monétaire de numéraires (papiers, piécettes) à la banque centrale. Mais pas la (...) Lire la suite »

Le journalisme suisse en danger

Liliane HELD-KHAWAM

Lukas Hässig, journaliste financier d’investigation accusé de concurrence déloyale et d’atteinte à la personnalité par Crédit Suisse. Plainte reçue par le tribunal de Commerce (ZH)

Les 72 millions de primes offertes à Daniel Vasella en échange d’une clause de non concurrence, c’était déjà lui. Lui, c’est Lukas Hässig. Un talentueux journaliste qui cumule de nombreuses années dans le monde des médias. Lukas Hässig a un défaut : il dénonce les iniquités du monde de la Paradeplatz, la place des grandes banques (BNS incluse). D’ailleurs son site s’appelle insideparadeplatz.ch. Coup de tonnerre en novembre 2015. Le Crédit Suisse porte plainte contre Lukas Hässig pour concurrence déloyale. 24 heures précise : « La plainte pour concurrence déloyale et atteinte à la personnalité, déposée par Credit Suisse (CS) contre le site d’information Inside Paradeplatz et son propriétaire, le journaliste financier Lukas Hässig, est toujours maintenue. Une semaine après l’avoir reçue au début de novembre, le Tribunal de commerce du canton de Zurich était entré en matière et avait même revu à la hausse la valeur litigieuse de 100 000 francs, à au moins un demi-million. Trois articles sont incriminés (Le CS (...) Lire la suite »

La Banque Nationale Suisse, un pion au service des Etats-Unis ?

Liliane HELD-KHAWAM
Le franc suisse poursuit sa tendance baissière face à l’euro et s’approche du fameux taux-plancher de 1.20. Les observateurs qui ont été conditionnés à ramener toute leur analyse de la politique monétaire suisse à ce taux de conversion s’en réjouissent. Ce genre d’analyse est certainement confortable par sa simplicité. La réalité est plus complexe que de simples points à mesurer dans le temps. Elle est surtout dérangeante par le sentiment tenace que la BNS ment au public pour avoir les coudées franches. Il est de plus en plus évident que la BNS est instrumentalisée pour servir les intérêts des entités Nord-américaine et européenne dans leur course à la suprématie financière mondiale. Pour cela, la BNS dépense sans compter. Son bilan explose. Il est toujours plus charger d’actifs toxiques difficiles à vendre qu’elle achète au prix fort, ce qui contribue à les maintenir à des valeurs artificielles et surfaites. La BNS continue à acheter massivement des devises (euro et dollars EU) investies principalement (...) Lire la suite »

La Grèce attire plus les investisseurs que la Suisse,

Liliane HELD-KHAWAM

A l’heure où la Grèce est prête à être étrillée par des créanciers de plus en plus dénués d’humanité, voici un indicateur financier qui montre à quel point ce pays subit des foudres de nature plus subjectives qu’effectives.

Cet indicateur financier et économique s’appelle « foreign direct investment ». Il s’agit des flux de capitaux investis par des firmes transnationales au sein d’un pays A. Si le flux est positif, cela signifie que des capitaux ont été investis à l’intérieur du pays. Si au contraire, ils sont négatifs, cela revient à un désinvestissement de ces mêmes firmes transnationales. On constate qu’en 2013, un pays comme la Grèce aurait reçu selon la Banque mondiale pour près de 3 milliards de dollars d’investissements venus de l’étranger soit 6 fois plus qu’en 2010... Pour la même période, les autorités suisses – BNS en tête – nous présente le pays comme étant très attractif, avec une monnaie très forte, tenant le rôle de valeur refuge. Or, pour l’année 2013, la Suisse a connu une hémorragie sèche de plus de 8 milliards de dollars, soit un recul de 130% par rapport à 2010 ! Le monde financier marche sur la tête à moins que ce ne soit les gouvernants... Nous avons reçu ce printemps les estimations pour les investissements (...) Lire la suite »

Sommes-nous dans l’anti-chambre d’une dictature financière ?

Liliane HELD-KHAWAM

Un grand nombre de financiers ne savent plus à quel prix Nobel se vouer. Les ponctions sur l’épargne et donc sur les retraites et autres assurances-vie, appelées élégamment taux d’intérêts négatifs, ont suscité un tollé mondial. Mais le silence prévaut du côté des élus qui évitent depuis de trop nombreuses années toute confrontation avec la Haute Finance (HF).

Des voix professionnelles sont donc venues s’ajouter à celles qui grondaient déjà sur le net donnant plus de crédit à la thèse selon laquelle un petit groupe censé représenté « 1% » de la population détiendrait 50% des richesses mondiales serait en passe de prendre le pouvoir politique mondial. Une richesse illimitée pour les uns grâce à un droit régalien (souverain) Le calcul de ce taux de 50% des richesses mondiales est discutable. En fait, personne ne connaît réellement la masse monétaire créée par les banques commerciales. Celles-ci détiennent en effet une partie de leurs avoirs hors bilan. Ceci est légal. Légitime serait une autre question. A côté de cette richesse potentiellement illimitée et inconnue, on découvre le monde peu attractif des « dark pool ». Il s’agit d’un circuit financier et boursier dont l’objectif est de garantir à la fois l’anonymat et de contourner les réglementations. Les opérations se font donc de gré à gré dans le plus grand secret. Les sommes qui s’y échangent sont phénoménales. (...) Lire la suite »

Le franc suisse est fort. Vraiment ?

Liliane HELD-KHAWAM

Le franc suisse est fort. Le franc suisse est fort. Le franc suisse est fort. Voilà une litanie douteuse qui devient vraie à force de la répéter. Finalement tout le monde y croit !

Si le franc suisse a longtemps été considéré comme la monnaie refuge par excellence, c’était grâce à la protection exceptionnelle d’une couverture-or partielle. Cela n’est plus le cas depuis l’entrée en vigueur en 2003 de la nouvelle loi sur la BNS. Une bonne partie de l’or a été vendue. Par ailleurs, la multiplication du bilan de sa banque centrale aidant, la valeur du franc suisse a été fortement diluée. Finalement, il n’est plus si différent des autres devises. La question lancinante est donc de savoir si le franc suisse est vraiment fort ou s’il s’agit d’une simple propagande permettant de pratiquer tranquillement un assouplissement quantitatif fort discutable.... Un franc suisse aux perspectives anglo-saxonnes négatives Deux informations nous mettent sur la voie d’un franc pas si fort que ce que veulent bien nous présenter les autorités monétaires et fédérales suisses. Ce sont des éléments collectés dans la presse anglo-saxonne. Le premier nous arrive du Wall Street Journal. Nous y apprenons que M G (...) Lire la suite »

La politique monétaire suisse serait-elle vassalisée par l’Allemagne ?

Liliane HELD-KHAWAM

Le 27 février, la BNS a publié une partie de ses données comptables valables à fin janvier 2015, soit 15 jours après le désarrimage de l’euro. Le total du bilan est passé en un mois de 561 milliards à 558 milliards.

Or, on relève sur ce bilan une diminution de 2 milliards des billets en circulation et une baisse de 1 milliard des engagements de la BNS vis-à-vis de la Confédération. Rien qu’avec ces 2 montants, nous avons l’explication du recul de 3 milliards entre fin 2014 et fin janvier 2015. Pour le reste le bilan a continué à se dégrader. En effet, les dettes que la BNS continue de se constituer auprès de tiers inconnus ont littéralement explosé. Les comptes de virement des banques en Suisse sont brutalement passés de 328 milliards à 384 milliards. Les Comptes de virement de banques et d‘institutions étrangères sont passés de 17 à 19 milliards de francs. Ce sont donc de près d’une soixantaine de milliards de créances supplémentaires que le passif a crû. La BNS a augmenté ses passifs pour financer la baisse de ses actifs. Elle comptabilise l’euro à 1.09 comme moyenne sur le mois de janvier. Cela explique qu’il lui reste encore un petit 6% de fonds propres. Quant à sa dépendance à l’euro, 46.3% de ses devises (...) Lire la suite »

La réorganisation du monde : la fin des monnaies nationales

Liliane HELD-KHAWAM

Il est de plus en plus clair que les crises économiques, politiques, financières et monétaires actuelles constituent autant de préludes à l’accouchement d’un marché unique mondial et supranational. Pourtant à ce jour, peu de personnes savent en quoi consistera l’avenir d’une société dominée par les marchés financiers.

Il ne s’agit plus ici d’être alarmiste mais réalistes. Ce qui est décrit ci-dessous se développe en parallèle d’une soi-disant gouvernance démocratique scrupuleusement vidée de sa substance et de ses moyens. Promesse de prospérité Le besoin principal et stratégique de ce marché tourne de toute évidence autour de la maximisation de la rentabilité financière. Pour ne pas heurter la sensibilité de l’opinion les documents officiels (Constitutions, traités européens, Nations Unis...) font état de « prospérité ». L’exemple de la Constitution suisse réformée en 1999 fixe un but clair dans : – son article 2al2 « ... favorise la prospérité commune, le développement durable, la cohésion interne et la diversité culturelle du pays ». – son article 54 al2 revient dessus :« La Confédération s’attache à préserver l’indépendance et la prospérité de la Suisse ; (..) » – son article 94 traite carrément des principes de l’ordre économique « 2 Ils (Confédération et cantons) veillent à sauvegarder les intérêts de l’économie nationale (...) Lire la suite »
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