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Thème : UE/Union Européenne

L’UE prévient les États-Unis qu’elle mettra fin au blocus "obsolète et illégal" contre Cuba (RT)

Face à ceux qui construisent des murs, Bruxelles construit des ponts par la coopération et le dialogue, a déclaré Federica Mogherini. Le blocus économique et commercial des Etats-Unis contre Cuba est "obsolète et illégal", c'est pourquoi l'Union européenne s'efforcera d'y "mettre fin", a affirmé la Haute représentante pour la politique étrangère et la sécurité de l'UE, Federica Mogherini, en visite officielle en Amérique latine. "Le blocus n'est pas la solution. Nous l'avons souvent dit à nos amis étasuniens et nous l'avons répété à maintes reprises aux Nations Unies. Le seul effet du blocus est d'aggraver la qualité de vie des femmes, des hommes et des enfants cubains ", a déclaré Mme. Mogherini, citée par le site Web de Cubadebate, lors d'une conférence qui s'est tenue ce mercredi à La Havane. En outre, la diplomate a critiqué les mesures prises par l'administration de Donald Trump contre l'île et le recul des relations entre Washington et La Havane. "Je sais très bien qu'en ce moment certains essaient (...) Lire la suite »

"Nous sommes le peuple !"

Pierre LEVY

Londres, Berlin, Rome, Madrid, Bruxelles, Stockholm. Et Paris. Si un européiste s’était éclipsé de l’UE il y a quelques années et ré-atterrissait aujourd’hui, il serait atterré, éberlué, anéanti. Où qu’il porte le regard, il ne découvrirait que ruines et cataclysmes...

...A commencer par ce fait de portée littéralement historique : pour la première fois, un pays va quitter l’Union européenne après en avoir démocratiquement décidé. Certes, les soubresauts ne sont pas terminés. Mais, d’une manière ou d’une autre, fût-ce à une échéance un peu plus éloignée qu’espéré par certains, le Royaume-Uni va reprendre le contrôle de ses lois, de ses deniers, de ses frontières. L’Allemagne est, quant à elle, plongée depuis les élections de septembre 2017 dans une instabilité politique durable. Elections régionales calamiteuses, coalition chancelante et démission forcée de la patronne des chrétiens-démocrates : nul ne se risque à pronostiquer la fin de ce chaos qui paralyse Berlin sur la scène européenne. A Rome, le cauchemar de la Commission européenne s’est réalisé : la coalition baroque des « populistes » et de l’« extrême droite » est au pouvoir et ne s’estime pas tenue par les règles sacrées de l’euro. Certes, des signes de compromis sont envoyés vers Bruxelles. Mais le fait est là : l’un des (...) Lire la suite »
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Sortie des mémorandums : l’étranglement programmé...

Nadia Valavani

Ces derniers temps, le « débat » politique, incluant les affirmations les plus invraisemblables aussi bien du gouvernement que de l’opposition, est centré sur la « sortie » des mémorandums de la Grèce et sur son « entrée » dans la phase « post-mémorandums ». Les affirmations des uns et des autres, qui ont culminé avec l’allocution prononcée à Ithaque par le Premier ministre et intitulée « Ithaque : fin et commencement », relèvent de la politique-fiction et s’inscrivent dans une tentative délibérée de camouflage, une fois de plus, du crime qui se perpétue depuis 2010 contre le peuple et le pays. Surtout, ces affirmations ne résistent pas à la moindre confrontation avec les données réelles.

En juillet, le Journal des Rédacteurs publiait un article en deux parties, ayant pour titre général « Etranglement programmé », de l’ancienne vice-ministre des Finances, Nadia Valavani, qui y entreprenait de mettre précisément ces données en regard des fantasmes politiques dominants. La première partie, « Austérité et dette », a été publiée le 5 juillet 2018, jour qui marquait le troisième anniversaire du bouleversant « NON » au référendum du 5 juillet 2015. Le 9 juillet 2018 paraissait la deuxième partie, « La Grèce dans le marais de la « surveillance renforcée » post-mémorandums ». Des documents publiés dans l’intervalle, dont le plus important est le rapport sur l’article 4 du FMI, confirment les constatations de l’article de N. Valavani. Ils prouvent que le prétendu affrontement entre le gouvernement et l’« opposition » parlementaire à propos du caractère historique et de l’importance de la date du 21 août 2018, mais aussi de ce que nous réserve l’accord conclu avec les créanciers, et ce au moins jusqu’en (...) Lire la suite »

Lettre à un ami étranger (Sinistra in Rete)

Moreno PASQUINELLI
Cher ami, Tu me dis que, dans ton pays, il y a une campagne massive tendant à faire croire qu'ici le fascisme avance, que Salvini serait même le nouveau Mussolini. Tu m'écris que la plus grande partie des intellectuels de gauche et d'extrême-gauche en arrivent même, dans leur rejet de toute forme de nationalisme, à défendre cette Union Européenne, considérée comme un frein ou un katéchon [une digue] contre la barbarie souverainiste et "rouge-brune". Tu me demandes donc où en sont vraiment les choses en Italie. Je vais essayer de te répondre, en espérant que ce que j'écris te sera utile. Je veux être franc, et avant tout en ce qui concerne les intellectuels de gauche. Ici, chez nous, ils occupent déjà, pour une majorité d'entre eux, la première ligne du front ennemi. Ils n'attaquent pas seulement le nationalisme de caractère fascistoïde, mais avant tout la gauche patriotique, constitutionnelle et souverainiste. Il y a une parfaite harmonie dans les programmes entre la puissante élite ordo-libérale et (...) Lire la suite »
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Manfred Weber : cet inconnu qui souhaite prendre la tête de la Commission européenne

Pierre LEVY

Manfred Weber a de bonnes chances d'être désigné candidat du PPE au poste de président de la Commission européenne, en novembre. Il s'oppose à un débat pour ou contre l'Europe lors des prochaines élections car "cela renforcerait le camp des antieuropéens"...

Qui connaît Manfred Weber ? Jusqu’à présent, la notoriété de cet eurodéputé ne dépassait pas le microcosme bruxellois. Depuis 2014, il préside le groupe le plus important de l’europarlement, celui du PPE (droite européenne, dont sont notamment membres LR pour la France, et la CDU d’Angela Merkel). Le sémillant politicien guigne désormais un poste plus prestigieux encore, en l’occurrence celui de président de la future Commission européenne, prévue pour être renouvelée en 2019. L’actuel patron de l’exécutif communautaire, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, issu de la même famille politique, ne se représentera pas. Manfred Weber a de bonnes chances d’être désigné, en novembre prochain, comme candidat du PPE à ce poste, puisque la chancelière allemande lui a témoigné son soutien. Reste à savoir si cette ascension annoncée intéressera si peu que ce soit les citoyens des pays de l’Union européenne. On en doute. Pourtant, son profil est édifiant. L’homme est lui-même issu de la CSU, la petite soeur bavaroise de la (...) Lire la suite »

Turquie : le front Sud de l’OTAN devient un problème systémique (Contropiano)

Rédaction Contropiano
Aujourd'hui, la réalité court la poste, et qui s'attarde est perdu. Nous devons considérer les dynamiques économiques et géopolitiques de façon objective, presque en entomologistes, car c'est seulement en prenant en compte "le cadre" et "la structure" dans laquelle se développe même notre petite action que nous pouvons essayer de faire quelque chose de positif. La "gauche" qui raisonne encore avec les oeillères des années 90 est en fait comme l'aveugle qui entend sonner les cloches, mais ne sait pas où elles sont... Qu'y a-t-il de nouveau dans le monde et en Europe, au moment où le fossé s'élargit entre Union Européenne et Etats-Unis, suivant l'opposition entre intérêts allemands – à la tête d'une bonne partie de la production industrielle continentale – et étasuniens ? ; et où la fermentation des nationalismes qui traversent l'Est, l'Italie elle-même et bien d'autres pays du Vieux Continent est alimentée, non seulement par le racisme et le malaise social créé par les politiques d'austérité appliquées à (...) Lire la suite »
Redresser le pays en faisant le contraire de ce que préconisent le FMI, l’Europe et Macron...

Vive le Portugal !

Bernard GENSANE

Le Portugal est un pays discret. Vous connaissez le nom de son président de la République, de son Premier ministre ? Moi non plus. Vous me direz, je ne connais pas le nom de notre Premier ministre à nous...

Les dirigeants et les citoyens de ce pays font exactement ce qu’il convient de faire face aux entreprises néfastes de l’Europe et de la finance : ils mènent leur propre politique, la plus progressiste possible. Et, comme c’est étrange, ça marche. Ainsi, ils se dirigent actuellement, lentement mais sûrement, vers le plein emploi car ils savent pertinemment que le chômage n’est pas une conséquence de la « crise » mais d’une politique mise en œuvre par les classes dirigeantes européennes depuis le milieu des années 70. Les retraités français qui ne peuvent plus vivre dans leur pays à cause des contre-réformes de notre classe politique sur les retraites et qui s’expatrient au Portugal l’ont bien compris. Ci-dessous un article publié par RT France, ce média que notre banquier national déteste car, de fait, les fausses nouvelles et les nouvelles fausses y sont moins nombreuses qu’ailleurs. Extraits. * * * Salaire minimum en hausse, taxe sur les gros chiffres d'affaire, revalorisation des retraites... Lisbonne (...) Lire la suite »
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L’impuissance de l’UE face aux sanctions américaines contre l’Iran (RT)

John LAUGHLAND
Le spectacle qu’a offert le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker au sommet de l'OTAN à Bruxelles le mois dernier en titubant tellement qu’il a fallu le soutenir, symbolise le statut de l'UE sur la scène mondiale. La réponse de l'UE à la décision de Donald Trump d'activer les sanctions contre les entreprises européennes qui font du commerce avec l'Iran, montre que le bloc des 28 nations n’est rien d’autre qu’un vieil imbécile qui ne tient plus sur ses jambes en matière de politique internationale. Il ne fait aucun doute que les dirigeants de l'UE sont furieux que Trump ait fichu en l’air leur accord bien-aimé sur l'Iran. Leur fureur est encore aggravée par le fait qu'au fond d’eux-mêmes, ils savent qu'ils ne peuvent rien y faire. Des dirigeants français comme Emmanuel Macron et son ministre des Finances, Bruno Le Maire, peuvent bien déplorer le fait que l'Europe n'est pas 'souveraine', en essayant de faire de l'impuissance de l'UE face à l'unilatéralisme américain un argument en (...) Lire la suite »

Grèce 2018 : on meurt d’austérité (et d’UE).

militant

Alors qu’on continue à faire le compte désolant des victimes, parmi lesquelles figurent de très nombreux enfants, commence à se faire jour la responsabilité humaine d’un carnage, comme toujours, évitable. Et nous ne nous référons pas à la nature vraisemblablement criminelle des incendies qui ont dévasté la Grèce, mais à des responsabilités politiques bien précises qui partent d’Athènes pour arriver jusqu’à Bruxelles et aux principales capitales européennes.

Les pages de presque tous les quotidiens font inévitablement le lien entre la tragédie de ces dernières heures et, d'autre part, ce qui va se passer fin août, soit la sortie de la Grèce du troisième plan de renflouement (le "sauvetage" par les pays de l'Eurozone face à la menace de la banqueroute) et son retour sur les marchés internationaux : le jour où le "camarade" Tsipras remettra finalement sa cravate. Parmi les union-européistes enthousiastes, ne pouvait manquer de figurer (évidemment) La Repubblica, qui présente à ce propos un éditorial délirant et discrètement cynique d'Ettore Livini. Selon ce journaliste, "aucune mise en scène, rédigée sur une table de travail, n'aurait pu inventer meilleur scénario, pour ressusciter, au moins pour 24 heures, l'esprit de solidarité sur lequel s'est construite l'Union.[...] Les incendies d'Athènes, au-delà du tragique bilan en vies humaines, pourraient maintenant convaincre même les Grecs que l'UE n'est pas seulement un club de comptables." Et cela parce que (...) Lire la suite »

Les États-Unis laminent l’Europe (Countercurrents)

Eric Zuesse
Le 28 juin, PwC (PriceWaterhouseCoopers) a publié son palmarès annuel des entreprises : « Global Top 100 (2018) : Classement des 100 premières entreprises mondiales d’après le montant de leur capitalisation boursière », avec le commentaire suivant : « L'augmentation de la capitalisation boursière de la Chine a presque atteint celle des États-Unis cette année. .... La contribution de la Chine aux 100 premières capitalisations boursières a augmenté de 57 %, pour s’élever à 2 822 milliards de dollars. ... Les entreprises européennes ne se sont jamais complètement remises de la crise financière de 2009. L'Europe n’est aujourd'hui représentée au palmarès que par seulement 23 entreprises (contre 31 en 2009) et ne représente que 17% des 100 premières capitalisations boursières (contre 27% en 2009) ». La richesse de l'Europe peut-elle encore diminuer ? Et dans quelle mesure ? Les investissements internationaux s’étiolent en Europe au moment même où elle est submergée par les réfugiés venant des nations que le (...) Lire la suite »
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