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Thème : Brexit

Après le sommet européen du 21 mars, le Royaume-Uni partira le 22 mai, peut-être même d’ici le 12 avril

Pierre LEVY

Après trois ans d’un incroyable feuilleton dont l’issue était en réalité certaine, les parlementaires britanniques vont choisir dans les prochains jours si le Royaume-Uni quitte l’UE avec ou sans accord.

Depuis le 23 juin 2016 et le choix majoritaire du peuple britannique, l’issue finale était certaine : le Royaume-Uni sortirait bel et bien de l’Union européenne. Ce qui vient de s’éclaircir avec le sommet des Vingt-sept du 21 mars, ce sont le chemin, les modalités et les échéances. Certes, outre de toujours possibles ultimes rebondissements, il reste encore une incertitude importante : Londres partira-t-il le 22 mai moyennant l’accord de divorce signé en novembre dernier et assorti des garanties juridiques négociées en mi-mars ? Ou y aura-t-il une sortie « sans accord » le 12 avril ? La réponse sera fournie d’ici peu par les parlementaires britanniques. Il y avait deux manières d’aborder ce qui s’est passé depuis près de trois ans. La première était de suivre au jour les jours les événements, sans prendre aucun recul. Et il faut bien reconnaître que l’incroyable suite de surprises, de rebondissements, de retournements, de coups de théâtre, d’affrontements internes et externes, de pièges, de chausse-trapes (...) Lire la suite »
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« Révolutionnaires » en Septembre, sociaux-chauvins en Octobre ?

Luniterre
Où comment ce qui s’annonçait comme un « Parti Révolutionnaire en Septembre » pourrait devenir une énième officine sociale-chauvine en Octobre... ! Lorsque le groupe URCF a officialisé sa rupture (*) avec le PRC, qu’il avait pourtant contribué à fonder, une de ses préoccupations majeures était de soutenir la campagne électorale du parti communiste britannique pour le Brexit... Une fois le fait accompli, il y voyait une grande victoire progressiste, sinon sociale : « Les communistes britanniques ont mené la campagne contre le Brexit en montrant que la solution, c’est d’associer cette sortie avec la lutte pour le pouvoir de la classe ouvrière et l’expropriation des capitalistes. Mais la victoire du Brexit est une victoire de la classe ouvrière de toute l’Europe ; elle porte un coup, même partiel – il n’est pas sûr qu’au dernier moment des arrangements ne permettent pas de piétiner le vote populaire – au dispositif de domination du capital monopoliste sur l’Europe ; elle divise la classe dominante du (...) Lire la suite »
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Ken Loach et le Brexit

Philippe NADOUCE

Metteur en scène légendaire jouissant d’une renommée internationale incontestée , Ken Loach a réalisé plus d’une soixantaine de films et de documentaires pour le grand et le petit écran. Lauréat de la Palme d’Or 2016 pour son film à caractère social : Moi, Daniel Blake, c’est un habitué de la croisette. En 2006, il reçoit sa première « Golden Palm » pour le film – bizarrement traduit en français – « Le vent se lève » [en anglais : “ The Wind that Shakes the Barley ”, LGS], une tragédie moderne qui retrace la vie de deux frères emportés dans le tourbillon de l’indépendance irlandaise ; un chef-d’œuvre. Au Royaume-Uni, le British Film Institute a nommé son long métrage Kes (1969) le septième meilleur films anglais du XXe siècle. La Berlinale le récompense en 2014 avec l’Ours d’or d’honneur.

Ken Loach, un artiste et intellectuel engagé Docteur honoris causa d’une demi-douzaine d’universités prestigieuses, c’est un intellectuel de premier ordre qui depuis un quart de siècle est à l’avant-garde des luttes sociales au Royaume-Uni. Ken Loach, âgé de 80 ans, est paradoxalement beaucoup moins connu dans son pays d’origine, le Royaume-Uni, que dans le reste de l’Europe, et en France notamment, où on le classe parmi les cinéastes les plus influents du cinéma contemporain. En Grande-Bretagne, on lui reproche sa critique cinglante et désagréable de la fracture sociale qui défigure la société britannique. Il partage le sort du dramaturge et prix Nobel Harold Pinter et de tous les artistes engagés qui honnissent l’establishment anglais. Pinter décrivait cet ostracisme comme un mélange de moquerie et de mépris. Il suffit de lire le critique cinéma du Guardian, Peter Bradshaw, pour s’en convaincre. Ken Loach universellement ignoré par les grands médias britanniques proches du parti travailliste est (...) Lire la suite »

Après le Brexit, petites réflexions sur le délitement de l’UE et sur la géopolitique en général

Daniel VANHOVE
Après que la Grande-Bretagne ait choisi par 52% la sortie de l’UE, contre 48% pour s’y maintenir, certains ne s’en remettent toujours pas. La plupart de ceux-là sont banquiers, financiers, investisseurs, agences de notation, spéculateurs, médias dominants, hauts fonctionnaires, marchés boursiers, et responsables de l’establishment européen qui ont manifestement mal organisé leur coup. En effet, c’est l’inverse qui était prévu et le résultat n’est pas ressorti selon ce que cette oligarchie attendait. Depuis lors, que n’a-t-il fallu entendre et lire comme commentaires méprisants à l’égard de ceux qui avaient osé choisir le Brexit ! Le lendemain du vote, France2 avait invité sur le plateau de son journal télévisé l’Ambassadeur de Grande-Bretagne, Sir J. King, et l’ex-député D. Cohn-Bendit. Aux questions de L. Delahousse, le premier a dignement fait remarquer qu’à travers un vote massif la démocratie avait tranché et qu’il fallait en respecter le choix ; quand le deuxième dans ses numéros habituels de vierge (...) Lire la suite »

Et maintenant, le tour de (la) France ?

Pierre LEVY

Donc on peut s’en aller. C’est la leçon essentielle qui découle du référendum britannique. En dépit de l’incroyable brouhaha politico-médiatique et de l’extraordinaire confusion que les mauvais perdants ont tenté de semer.

Car on aura tout entendu, du plus classiquement éculé au plus audacieusement grotesque : les Britanniques ont voté par « inadvertance », dans un « moment d’égarement » ; ils voulaient juste donner un avertissement au Premier ministre ; ils regrettent déjà leur vote ; du reste, un référendum devrait n’être valable qu’avec 60% de votes positifs ; avoir lancé consultation populaire est « irresponsable », voire « criminel ». Par ailleurs, le divorce d’avec l’UE est « matériellement impossible » ; en outre, le parlement peut encore défaire ce que les citoyens ont tranché ; et finalement, la procédure de divorce pourrait bien ne jamais être enclenchée... L’Europe a une longue expérience en matière d’inversion des verdicts populaires. Mais cette fois, il va falloir que ceux qui prennent leurs désirs pour des réalités s’y fassent : la sortie aura lieu. Ni le levier écossais (aléatoire et lointain), ni la (malheureusement réelle) désinvolture des Tories pro-Brexit (mais qui n’avaient nullement le monopole de la campagne (...) Lire la suite »

Brexit : quelles conséquences ?

RÉPUBLIQUE SOCIALE

Alors que les premières estimations donnaient une courte victoire au maintien du Royaume-Uni dans l’Union Européenne (UE), les votes ont finalement penché en faveur du Brexit. Un réel coup porté à l’Europe telle que nous la connaissons et qui pourrait conduire à une remise en cause de celle-ci.

Il est certain que cela va entraîner plusieurs changements économiques et politiques même si, le fait que le Royaume-Uni n’ait pas l’euro va sans doute permettre de simplifier les choses. Il va toutefois falloir s’attendre à de grands bouleversements ainsi qu’à d’importantes conséquences notamment pour les étudiants britanniques, qui n’auront sans doute plus aussi facilement accès aux études dans d’autres pays européens favorisés par le programme Erasmus, puisqu’il faudra en effet attendre la mise en place d’autres accords. Néanmoins cela n’interviendra pas avant plusieurs mois, le temps que tous les précédents accords soient annulés ou renégociés, le temps aussi que le Royaume-Uni ait un nouveau premier ministre puisque David Cameron a annoncé sa démission. Comme les médias ne vont parler que de ce Brexit pendant plusieurs jours et de ses conséquences, il serait peut-être plus important d’essayer de voir quels changements politiques cela pourrait créer à terme ? Ce vote va indéniablement mettre en cause la (...) Lire la suite »

Le Brexit et la Novorussie (Rabkor.ru)

Boris Kagarlitsky
Le vote des britanniques en faveur de la sortie de l’Union européenne a non seulement semé la panique dans les marchés financiers, il a provoqué l’inquiétude de l’intelligentsia libérale du monde entier. Cela peut paraître étonnant, mais les commentaires que nous lisons dans les publications de la gauche libérale sur le continent coïncident quasiment mot pour mot avec ce qu’écrivent les libéraux de droite dans la presse russe. On y explique le choix des britanniques par le seul provincialisme, l’arriération, la xénophobie, l’homophobie, « la peur de l’immigration » et même le racisme. Les auteurs ne sont pas troublés par le fait qu’il n’y a pas si longtemps nombreux d’entre eux présentaient la Grande-Bretagne comme un modèle de société contemporaine tolérante et démocratique. Personne ne s’intéresse aux statistiques qui démontrent que la répartition des voix ne recoupe absolument pas les différences raciales ou de genre, mais qu’en revanche elle reflète nettement la différence de classe. C’est avant tout la classe (...) Lire la suite »

Du BREXIT au « FREXIT » PROGRESSISTE, un mode d’emploi possible.

Georges GASTAUD

INITIATIVE COMMUNISTE s’entretient avec Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF. 26 juin 2016 ; Du BREXIT au « FREXIT » PROGRESSISTE, un mode d’emploi possible.

Initiative Communiste : Comment analyses-tu le « Brexit » et comment les progressistes français anti-UE peuvent-ils « rebondir » sur cet évènement ? Georges Gastaud – Bien entendu, le Brexit n’est pas en lui-même un évènement révolutionnaire ; mais contrairement à ceux qui, en France, nous expliquent que rien ne sera jamais assez beau tant que la dictature du prolétariat ne nous aura pas été fournie sur un plateau, c’est un maître coup de pied au c.. du peuple britannique, spécialement des milieux populaires, aux « élites » européistes, à la City, qui était pour le « remain », à la majorité du parti tory et aussi à la direction travailliste qui a tellement laissé casser de choses en Angleterre que le « Labour » en est à considérer l’ultralibéralisme bruxellois comme un moindre mal ! En réalité, une masse d’ouvriers et de « petites gens » qui REFLECHISSENT et qui, contrairement à certains membres des « couches moyennes supérieures », sont habitués à faire leurs comptes au lieu d’admirer dans la glace leur belle image (...) Lire la suite »

Les avions de la British airways ont-ils commencé à s’écraser ? (1)

Jean-Marc GARDES
Indécents les journalistes de la radio publique France-Inter ce vendredi 24/06/16 qui n'arrivaient pas à cacher leur dépit devant le vote des Anglais. (A l'exception de Anthony Bellenger. Cf. extrait de son analyse reproduit ci-après). Au point de me donner envie de les appeler pour leur dire : "ou vous êtes des militants politiques, ou vous êtes des journalistes". "Choisissez ! car vous ne pouvez pas porter les deux casquettes en même temps ". Bien qu'à posteriori, on n'était pas loin de l'attitude, tout aussi détestable, indécente et finalement inadmissible, d'Obama, Hollande et Cie et de leur pression éhontée, dans leur ingérence auprès des Anglais pour leur dicter leur vote. Ils ont voté. C'est d'abord et avant tout la souveraineté de leur choix qui doit être respectée. Mais n'avons-nous pas eu jadis, ici même en France, un Jacques Barrot, commissaire européen, qui est allé présenter des excuses – au nom de la France – aux institutions européennes pour le non français au T.C.E. ? Signe de ce (...) Lire la suite »

Brexit, médias et magouilles à venir

Philippe ARNAUD

Depuis la victoire du Brexit, je constate, dans les médias, une volonté systématique de dévaloriser, de déconsidérer, de ridiculiser le vote des Britanniques en faveur de la sortie de leur pays de l’U.E. et d’essayer de tourner, par tous les stratagèmes, la volonté populaire et ce afin de garder le Royaume-Uni dans l’U.E.

1. L'évocation de la "gueule de bois" (L'Express, Le Huffington Post), comme si les Britanniques avaient voté sous l'emprise d'une soûlerie nationale, et qu'ils se rendaient compte, à l'instar de quelqu'un qui est dessoûlé, que, durant cette période d'ébriété, ils ont commis quelque chose d'irrémédiable, comme de pousser leur enfant par la fenêtre ou de violer une femme. Il y a quelque chose de profondément méprisant à assimiler les partisans du Brexit à des alcooliques, à des ivrognes, incapables de se contrôler et qui font n'importe quoi... 1.1. Une variante de cet état d'esprit est, comme je l'ai entendu au journal de France 2 de 13 h de ce jour (lundi), rapportant le propos d'un ministre de David Cameron favorable au Brexit, est de dire que les partisans du Brexit "n'ont pas de plan B". Ou même, carrément, qu'ils n'ont pas de plan tout court. Autrement dit, les partisans du Brexit sont des gens qui ne se gouvernent que par instinct, par antipathie, et qui sont incapables de mesurer les (...) Lire la suite »
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