RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher
Thème : Cambodge

30 ans après, l’holocauste au Cambodge et le souvenir des lendemains

John PILGER

(LGS : Quoi ? On ne vous a jamais expliqué que les Khmers Rouges ont été soutenus par l’Occident et ont été renversés par les communistes Vietnamiens ? )

Dans un article publié dans le Daily Mirror de Londres, John Pilger se souvient de la misère abjecte qu’il a trouvé au Cambodge en 1979 qu’il décrit dans un mémorable documentaire et une série d’articles « Year Zero : the Silent Death of Cambodia » (An zéro, la mort silencieuse du Cambodge - trad. litt. NDT). Il nous rappelle que Pol Pot est arrivé au pouvoir à la suite des bombardements ordonnés par Richard Nixon et Henry Kissinger, et que le Cambodge fut « puni » parce que ses libérateurs sont venus du mauvais côté du rideau de fer et que le gouvernement (britannique) de Thatcher avait envoyé des forces spéciales pour entraîner les Khmers Rouges en exil.

L'avion volait bas, en suivant le cours du Mékong à l'ouest du Vietnam. Lorsque nous sommes arrivés au-dessus du Cambodge, ce que nous voyions était indescriptible. Il n'y avait apparemment plus personne, aucun mouvement, même pas un animal, comme si la population de l'Asie s'était arrêtée aux frontières. Des villages entiers étaient vides. Des chaises et des lits, des casseroles et des matelas jonchaient les rues, une voiture couchée sur le côté, un vélo tordu. Derrière des câbles d'électricité tombés au sol, une silhouette humaine solitaire se tenait debout ou assis, sans bouger. Dans les rizières, les hautes herbes poussaient en lignes droites, fertilisées par les restes de milliers et de milliers d'hommes, femmes et enfants, signalant ainsi les charniers dans un pays où prés de 2 millions de personnes, soit plus du quart de la population, étaient « portées disparues ». A la libération d'un camp de la mort nazi à Belsen en 1945, le correspondant du Times avait écrit : « Il est de mon devoir de (...) Lire la suite »

Cambodge - Les demies vérités qui sonnent comme de complets mensonges : Veltroni et Pol Pot

Domenico LOSURDO
Gramsci oggi, novembre 2007. Les crimes de Pol Pot sont semblables à ceux pratiqués par le Troisième Reich à Auschwitz, et communisme et nazisme sont les deux faces de l'horreur du 20ème siècle : ces déclarations de Walter Veltroni (maire de Rome et président du tout « nouveau » Partito Democratico, ndt) ne pouvaient pas ne pas susciter les applaudissements de la « grande » presse d'information. L'idéologie dominante est aujourd'hui plus que jamais affairée à traiter comme des assassins purs et simples, voire comme des assassins de masse, les grandes personnalités du mouvement communiste, qu'il s'agisse de Lénine, Staline, Mao Tsé Tong ou Tito. Et, naturellement, de Pol Pot. Et c'est sur ce dernier justement (explicitement cité par le secrétaire tant acclamé du Partito Democratico) que j'entends m'arrêter, non pas certes pour le réhabiliter, mais pour mettre en relief le caractère farcesque des procès qui caractérisent, idéalement, le Nuremberg anticommuniste qui a cours de nos jours. Pour ce faire, (...) Lire la suite »