RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher
Thème : Coup d’État
Eloge du « campisme »

Rien n’est plus digne de respect qu’un idéologue populiste « campiste » quand tombe la mitraille sur ses frères

Vladimir MARCIAC

Si j’avais plus de temps, je ferais l’éloge :
- du populisme, qui se dévoue au peuple,
- des idéologies qui contrecarrent le « pragmatisme » en vogue au Café du Commerce,
- du « campisme » (tiens, réflexion faite, je vais m’y essayer illico ci-dessous) qui est l’art de s’engager dans un combat politique en jurant qu’Adolf Hitler avait tort à 100 %.

A 100 % ! Et peu me chaut si ses ennemis (et du coup mes alliés, damned !) étaient bourgeois, royalistes, communistes, staliniens, prêtres, churchilliens ou Ricains… « Quand les blés sont sous la grêle Fou qui fait le délicat Fou qui songe à ses querelles Au coeur du commun combat… » (« La rose et le réséda », poème d’un « campiste »). A 100 % ! Pourtant, Adolf Hitler peignait d’assez jolis tableaux, caressait les petites têtes bondes et aimait les chiens. Mieux (je ratisse large), il était végétarien, contrairement à : Charles de Gaulle, Jean Moulin, Gabriel Péri, Missak Manouchian et les maquisards de Corrèze, ceux du Vercors, les habitants d’Oradour-sur-Glane, les généraux de l’armée Rouge, bref, des gens dont je n’aurais dit aucun mal (ou alors sous la torture) pendant la guerre. Et qui, sans doute, avaient tous des défauts et commis des erreurs. Le concept de « campisme » a été inventé par les adversaires des défenseurs des peuples pour les obliger à édulcorer leurs propos. Ils collent l’étiquette (...) Lire la suite »

Honduras : La contestation s’intensifie

Christian Rodriguez
Le Président élu par le peuple hondurien, mais toujours pas reconnu par son adversaire Juan Orlando Hernández, a déposé une plainte devant le Ministère Public contre David Matamoros Batsón, président du Tribunal Suprême Électoral, pour les délits d'abus de pouvoir, violation des devoirs des fonctionnaires et falsification de documents. Dans les mobilisations de rue massives, au moins 15 manifestants ont été tués par les militaires soutenus par le gouvernement actuel qui cherche à mettre sous l'éteignoir la voix du peuple qui, cette fois, ne se laissera pas voler son vote. Nous défendons la victoire du candidat de l'opposition de la coalition Alliance, qui a demandé l'annulation du scrutin et du travail du Tribunal Suprême Électoral, la constitution d'un arbitrage international et le recomptage des 18103 bureaux de vote. Jorge Torres Zelaya, responsable des Relations Internationales d'Alliance, avec qui j'ai pu avoir un long entretien, remercie la France Insoumise pour son soutien et demande (...) Lire la suite »

Autoritarisme au Venezuela ? Réponse à Gabriel Hetland

Lucas KOERNER

Le Venezuela domine une fois de plus l’actualité internationale alors que les manifestations violentes visant à renverser le gouvernement élu de Maduro entrent dans leur septième semaine.

Les manifestations ont coûté la vie à cette date à au moins 54 personnes depuis le 4 avril, dépassant la précédente vague de manifestations violentes anti-gouvernementales de 2014, connue comme « la Sortie ».

Toutefois, cette fois-ci les troubles coïncident avec une grave récession économique et un paysage géopolitique transformé, marqué par le retour de la droite au Brésil et en Argentine, ainsi que par un régime encore plus belliqueux à Washington. En attendant, l’indignation internationale face à ce dernier effort violent pour évincer le gouvernement chaviste a été bien plus feutrée que la dernière fois. A l’exception notable d’une lettre ouverte des membres de LASA (Latin American Studies association), d’une déclaration conjointe UNAC/BAP (United National Antiwar Coalition et Black Alliance for Peace), et d’autres actions de protestation moindres, la gauche aux Etats-Unis est restée pour l’essentiel aussi passive face à l’intervention de plus en plus ouverte de l’administration Trump contre le Venezuela, qu’à l’égard de la censure systématique des medias, préfèrant le silence à la solidarité active avec le chavisme. Dans cet environnement, certains universitaires ont publiquement rompu avec le gouvernement (...) Lire la suite »

Coup d’État au Paraguay : 4 ans de dévastation sociale et économique néolibérale (Vermelho)

Mariana Serafini

Il y a exactement quatre ans [le 22 juin 2012], dans son bureau du Palais de la Présidence, Fernando Lugo, le président élu du Paraguay, assistait à la télévision au coup d'État qui allait aboutir à sa déposition. Dehors, des tireurs d'élite pointaient leur arme contre les manifestants qui luttaient pour la démocratie. La première action des putschistes fut d'attaquer les mouvements sociaux. Le ton du gouvernement à venir était donné.

Le président Horacio Cartes fut élu un peu plus d'un an après le coup d'État. Après quatre ans de Lugo, le Parti Colorado revint au pouvoir, avec une marge étroite face aux putschistes du Partido Liberal Radical Autêntico - Parti Libéral Radical Authentique (sic NdT). C'était la fin du court cycle progressiste et un retour triomphal du néolibéralisme, avec toute la légitimité garanti par un État démocratique. L'économiste paraguayen Gustavo Codas, qui occupa le poste de directeur général de l'usine hydroélectrique d'Itaipu Binationale (entre le Paraguay et le Brésil NdT) de 2010 à 2011, a discuté avec Vermelho de l'état de son pays quatre ans après le coup d'État. « Le coup d'État a été fait selon l'argument supposé que le gouvernement Lugo 'piétinait' les institutions de la République. Mais aujourd'hui, quatre ans après le coup d'État, le pays se trouve dans une situation très préoccupante. La contrebande, le trafic de drogues et le crime organisé ont non seulement pénétré les institutions, mais paraissent (...) Lire la suite »

Extrême droite au Venezuela : pourquoi faire un coup d’état quand on peut gagner les élections ? (Telesur)

Ricardo JIMENEZ

L'extrême droite songe, nostalgique et anxieuse, à l'exemple du Chili, à Allende et à Pinochet. Un coup d'état violent qui perturbe et démantèle la légalité démocratique et qui permet de stopper dans un bain de sang ce peuple chaviste dans son mouvement social ainsi que les forces armées.

Une nouvelle tentative de coup d'Etat a été déjouée au Venezuela. A cette occasion, outre de violentes « guarimbas » dans les rues, il était aussi prévu d'entraîner des secteurs de l'armée de l'air et de bombarder la population civile. C'est évidemment extrêmement préoccupant et une raison pour réfléchir. Cela soulève la question fondamentale : Pourquoi, s'il a déjà été démontré que l'opposition vénézuélienne pouvait parfaitement gagner la prochaine élection présidentielle (elle y est presque parvenue lors de la dernière), l'extrême droite pousse désespérément vers l'option golpiste ? La réponse réside dans les objectifs de cette extrême droite : installer la politique néolibérale qui implique le démantèlement des politiques radicales de l'État pour garantir les droits du travail et les droits sociaux de la population (ce qu'elle appelle le « populisme »), ainsi que détruire la souveraineté et l'intégration continentale pour revenir à celles qui bénéficient au pouvoir factieux des États-Unis auquel l'extrême droite (...) Lire la suite »

Le Président Maduro lance une alerte au monde entier : le gouvernement bolivarien fait face à une tentative de coup d’État

Blog de Nicolas Maduro

Le Président Nicolas Maduro a alerté l’opinion publique du coup d’État qui se prépare [au Venezuela] à partir des manifestations menées par des groupes de la droite vénézuélienne. Il a déclaré cela à la fin de son discours pour la commémoration du bicentenaire de la Bataille de la Victoire.

“Je lance une alerte à nos pays frères d’Amérique Latine et de la Caraïbe, je lance une alerte au monde entier. Le gouvernement que je préside, le gouvernement bolivarien, fait face à un plan de coup d’État contre la démocratie », a-t-il signalé. Il a néanmoins déclaré que la Révolution bolivarienne allait triompher en s’appuyant sur la loi et le peuple vénézuélien, comme il l’a fait durant ces 15 dernières années de socialisme, ces 19 dernières élections desquelles la révolution en a gagné 18. « Mais pour eux cela n’est pas suffisant. Mais [la voie démocratique] est l’unique chemin, il n’y en a pas d’autre ». Dans ce sens, il a cité le matériel audio diffusé par les animateurs du programme Zurda Konducta de la chaîne VTV, dans laquelle on peut entendre les voix de Fernando Gerbasi, diplomate de la 4ème République et participant dans diverses affaires de conspiration, et Ivan Carratu Molina, ex–chef de Maison Militaire (garde rapprochée du président) à l’époque de Carlos Andrés Pérez, matériel dans lequel il fait (...) Lire la suite »