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Thème : HSBC
...Mais HSBC n’est pas la seule banque à avoir les mains sales...

La privatisation du terrorisme est en marche…

Capitaine Martin

Hervé Falciani est un opportuniste. Il peut endosser différents rôles et se complaire dans un langage abscons, mais il sait surtout nager en eaux troubles. L’informaticien franco-italien est connu pour être le personnage clé de l’incroyable affaire HSBC. Il est surtout à l’origine du vaste scandale d’évasion fiscale autour de la filiale helvétique de la banque HSBC.

« Si l’on veut contrebalancer l’impunité, il faut aussi se donner les moyens de le faire », a déclaré ce lanceur d’alertes dont les fichiers prélevés chez son ancien employeur ont permis à un consortium de journalistes mené par Le Monde de dévoiler un immense scandale d’évasion fiscale. Plus de 5,7 milliards d’euros auraient été dissimulées par la banque dans des paradis fiscaux pour ses seuls clients français. Le 28 janvier 2014, sous le titre « listes HSBC : la saga d’une enquête explosive sur l’évasion fiscale », Le Monde publiait une première série d’articles dévoilant les dessous de l’enquête judiciaire française. Mais il manquait l’aspect mondial... Quelques jours plus tard, une personne se présentait à l’accueil du quotidien, boulevard Auguste Blanqui, à Paris. Cette source remit aux journalistes une clé USB contenant la totalité des fichiers établis à partir des « données Falciani », dans le plus grand secret, à compter de 2009, par les services fiscaux français, parfois en dépit des réticences du pouvoir (...) Lire la suite »

Saisie citoyenne dans une agence HSBC

Basta !

180 milliards d’euros. C’est le montant de la fraude fiscale opérée par une filiale suisse de la banque HSBC, d’après l’enquête du Monde.

Réagissant au scandale « Swissleaks », une vingtaine de militants du groupe altermondialiste basque Bizi ont opéré une saisie citoyenne ce 12 février à l’agence HSBC de Bayonne, sous les applaudissements des passants. Rassurez-vous : ils n’ont pas pénétré dans la salle des coffres. Il se sont juste emparés de quelques biens symboliques : chaises et mobiliers de bureau. « L’évasion fiscale en France coûte chaque année de 60 à 80 milliards d’euros à l’État », souligne Jon Palais, porte-parole de Bizi ! « Le financement d’une loi de transition énergétique qui aurait un minimum d’ambition nécessiterait 30 à 40 milliards d’euros. C’est dire l’importance de ces chiffres et les conséquences catastrophiques de ce phénomène criminel, qui assèche les finances publiques. » « Le patrimoine et les biens d’HSBC qui organise sciemment ce hold-up à grande échelle doivent être immédiatement saisis et mis à la disposition de la puissance publique et de la population », appuie Sabrina Ravetta, également militante à Bizi. Les fauteuils (...) Lire la suite »
Les 50 plus grandes banques et entreprises mondiales détiennent plus de 4 000 filiales dans les paradis fiscaux

HSBC : la banque de tous les désirs

Bernard GENSANE

Il paraît que l’administration fiscale (qui, à moi, personnellement, me réclame une pénalité de 15 euros parce qu’elle ne m’a pas transmis un document à temps) a travaillé comme une folle pour faire revenir l’argent des fraudeurs dans les caisses de l’État.

300 millions d’euros – vous avez bien lu : 300 millions – ont été récupérés après quatre ans de démarches, enquêtes, relance etc. C’est phénoménal quand on pense que l’évasion fiscale nous coûte environ 80 milliards par an. Dans le même temps, parlons de choses vraiment sérieuses, les actionnaires du CAC 40 ont touché 56 milliards d’euros (dividendes et actions gratuites) en 2014, soit 30% de plus qu’en 2013. Sous un président dont « l’adversaire » était la finance. Le vaste truandage organisé par HSBC a particulièrement profité aux Espagnols qui ont dissimulé 1,8 milliard d’euros en Suisse, l’équivalent annuel du budget du Trésor Public du pays. Certes, on nous a jeté en pâture quelques noms de vedettes du showbiz ou du football (pauvre Christophe HSBC Dugarry !). Mais il s’agit de la crème du lait. Au fond de la casserole il y a des sociétés qui utilisent des banques complices d’HSBC et qui envoient d’énormes sommes d’argent vers des filiales situées dans des paradis fiscaux. Et pourtant, la classe politique (...) Lire la suite »

HSBC : du commerce de l’opium à l’évasion fiscale massive, l’histoire d’une banque au présent sulfureux

Eric TOUSSAINT

Les scandales n’ont pas fini de rattraper la Hong Kong and Shanghai Banking Corporation (HSBC). Après avoir été l’arme financière de l’empire britannique en Asie, la banque est désormais éclaboussée par le dossier SwissLeaks, un scandale aux multiples facettes, de la fraude fiscale en France aux affaires politiques et financières en Espagne ou en Grèce. Sans oublier d’autres délits et manipulations.

La banque HSBC est revenue sur le devant de la scène. Selon les informations publiées par plusieurs organes de presse le 9 février 2015, 180,6 milliards d’euros seraient passés, à Genève, par les comptes HSBC, entre le 9 novembre 2006 et le 31 mars 2007 – soit en moins de 5 mois ! Mohamed VI roi du Maroc, des vedettes du monde du spectacle, de multiples sociétés privées, auraient confié à HSBC la mission de dissimuler au fisc et à la justice de leur pays une partie de leurs revenus. Dans l’article ci-dessous, nous revenons sur l’histoire passée et récente d’HSBC, une des principales banques privées à l’échelle mondiale. Une banque née du commerce de l’opium Le sigle HSBC signifie Hong Kong and Shanghai Banking Corporation. Dès ses origines, la banque est mêlée au commerce international de drogues dures. Elle est fondée dans le sillage de la victoire britannique contre la Chine dans les deux guerres de l’opium (1839-1842 et 1856-1860). Ces deux guerres jouent un rôle décisif dans le renforcement de l’empire (...) Lire la suite »