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Thème : Juan Guaido
Venezuelââââ^ !

Tu te souviens de Guaidó ? Eh bien, tu peux l’oublier

Marco PALOMBI

Pour éviter que le lecteur ne perde trop vite la mémoire et pour l’aider à se souvenir de choses ou de noms qui désormais ne lui sont plus nécessaires, cette introduction comporte un avis de résiliation pour Juan Guaidó.

Résumé : Juan Guaidó, c’est le type de l’Assemblée nationale vénézuélienne qui, en janvier de cette année, c’est proclamé comme président par intérim, déclarant Nicolás Maduro illégitime. Guaidó, béni par les putschistes de Washington et de Miami, aurait dû emmener le Venezuela aux élections en un temps record d’un mois grâce à la révolte de l’armée contre la « dictature » Chaviste qui n’a jamais eu lieu. Ce mois-là, a déjà duré plus de 180 jours, et le coup d’État (pour l’instant) est anachronique et Guaidó aussi. Le problème maintenant est de lui organiser sa sortie politique sans que personne ne s’en aperçoive. Il y a quelques jours, le PanAm Post – un journal de droite de Miami (qui n’est pas l’un des moins importants) – a révélé que certains membres du personnel de M. Interim et son groupe ont gaspillé des centaines de milliers de dollars dépensés en sybarites luxueuses et en gentilles dames pour loger des déserteurs vénézuéliens (environ 700) en Colombie et aider la population dans la lutte contre la faim. En soutien (...) Lire la suite »

Que signifient les révélations de corruption du gang de Guaido ?

Romain MIGUS
A) Un journal très droitier a révélé un réseau de corruption dans l'entourage de Guaido B) 20 minutes après la publication de l'article, le secrétaire général de l'OEA (et porte parole officieux du Pentagone), Luis Almagro, demandait une enquête. C) Après avoir essayé de couvrir ses partenaires, le gang de Guaido a du faire volte face et se rallier mollement à la demande d'enquete D) Ces révélations signifient que : 1) Contrairement à ce qu'affirment les portes paroles médiatiques depuis des semaines, Guaido n'est pas le leader de l'opposition. Il vient de se faire torpiller par ses adversaires politiques au sein de l'opposition. Nous l'avions écrit sur cette page et sur notre blog. Encore une fois, le temps nous donne raison sur l'ensemble du système médiatique. 2) Nous avions informé de ces actes de corruption dès mars 2019, à la suite d'une dénonciation allant dans ce sens de la part du gouvernement vénézuélien. Encore une fois, le temps nous donne raison sur l'ensemble du système médiatique. 2) (...) Lire la suite »
Le peuple vénézuélien protège son président

Une victoire à Caracas

Thierry DERONNE

Le peuple appuie massivement le Président Nicolás Maduro face à la tentative de coup d’état dirigé par les Etats-Unis et appuyé par les médias privés du Venezuela et internationaux. L’extrême droite du milliardaire Leopoldo Lopez, un temps relookée en « Obama » (Guaido), n’a pas réussi à briser l’union civico-militaire construite par Hugo Chavez.

L’image mise aussitôt en boucle planétaire d’un « blindé de l’armée vénézuélienne fonçant sur la foule », alors qu’il s’agit de véhicules utilisés par des putschistes, montre que lorsqu’un « sens commun » est sédimenté par une hégémonie médiatique, chaque « journaliste » peut grimper sur une branche de plus en plus haute de la désinformation. Cette existence d’un « Venezuela » virtuel créé par les plans serrés des caméras depuis vingt ans est une leçon pour la gauche du monde entier : comprendre que les médias actuels ne peuvent que désinformer sur ce pays comme sur les Gilets Jaunes, comme sur toute bataille de l’émancipation humaine, et légitimer les coups d’Etat ou la répression d’un mouvement social. D’où l’urgence de passer du marketing électoraliste à des programmes politiques centrés sur la démocratisation de la propriété des médias, la fondation de nouvelles écoles de journalisme, la création d’un puissant réseau de médias associatifs et de nouvelles technologies numériques plus organisatrices que les réseaux inventés (...) Lire la suite »
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Juán Guaidó : « ¡Pobre de mí ! »

Annie ARROYO
« ¡Pobre de mí ! » (pauvre de moi !), ce sont les paroles du chant par lequel traditionnellement les « festayres » se lamentent de la fin des Fêtes de San Fermin à Pampelune. « ¡Pobre de mí ! », c’est ce que doit se dire Juán Guaidó, le « président autoproclamé » du Venezuela. Il est en train d’expérimenter ce que nous avons tous constaté, un jour ou l’autre : quand ça ne veut pas fonctionner, rien ne va. Quoi qu’on fasse, rien ne marche ! Faisons avec lui un « état des lieux » de sa situation. Lui qui était bien tranquille en tant que simple opposant au gouvernement bolivarien, voilà que « on » l’a propulsé en première ligne pour devenir le fer de lance de l’opposition soit-disant démocratique. Pourquoi ? Peut-être simplement parce qu’il est jeune, qu’il a une belle gueule de latino et que personne ne le connaissait. « On » lui avait promis monts et merveilles, le soutien total des USA et d’une majorité de nations à travers le monde. Or seule une quarantaine de pays, aux ordres de l’Empire, a suivi et plus de 140, (...) Lire la suite »

Pathétique et sinistre (Insurgente)

Randy Alonso Falcón
Pathétique de voir un certain Guaidó sortir de l’obscur anonymat pour s’autoproclamer, deux fois, Président du Venezuela. Comme qui dirait farce et tragédie. La première fois, le 11 janvier, sa prestation fut tellement insipide qu’il se vit dans l’obligation de la recommencer le 23. Pathétique de constater que le scénario de sa seconde ascension illégale lui soit dicté, la veille, par le Vice-président Mike Pence et depuis Washington. Pathétique de l’entendre se référer à la Constitution chaviste de la République Bolivarienne que ses alliés politiques s’empressèrent d’abroger aussitôt après leur coup d’Etat d’avril 2002. Et pathétique de le voir si vite oublier ceci : s’il est « Président de transition » il aurait déjà dû convoquer des élections nationales après sa première auto-proclamation du 10 janvier. Pathétique que Trump exige de Maduro des élections transparentes alors que son entrée à la Maison Blanche est encore objet de contestations et qu’il est déclaré président même s’il a obtenu trois millions de voix (...) Lire la suite »
Comme les Français, les Vénézuéliens n’écoutent pas Macron

En direct du Venezuela : La mayonnaise Guaido ne prend pas

Romain MIGUS

Contrairement à des médias payants et subventionnés, le Grand Soir, site d’information gratuit, s’attache le concours de journalistes qui sortent de leur bureau, ne se contentent pas de se lire entre eux ou de lire les dépêches de l’AFP, ont une certaine idée de la vérité et du respect du lecteur. Lisez. - LGS

Caracas. 7 heures du matin. Le soleil se pose sur les montagnes de l’Avila entourant la ville, qui commence à fourmiller. Des files de personnes descendent la colline où se perche le barrio El Manicomio pour rejoindre l’avenue Sucre, l’artère principale qui se faufile entre les quartiers populaires de l’Ouest de la Capitale. Des dizaines d’enfants en uniforme scolaire, certains cavalant d’autres aux mains de leurs mamans prennent le chemin de l’école. Je pense à ma fille qui elle, en raison d’un conflit social en France, restera à la maison. A quelques encablures de là, des militaires en armes boivent un café au check point qui mène à Miraflores, le Palais Présidentiel. L’image de Caracas respirant la normalité contraste brutalement avec celle que l’on peut avoir d’un pays menacé d’intervention militaire par l’administration Trump. Une vie quotidienne à mille lieux des annonces de la « révolution vénézuélienne » qui commence à s’imposer dans nos médias. Juan Guaido, nouveau Frankenstein politique crée (...) Lire la suite »

Le président 2.0 (Pagina12)

Marco TERUGGI
Le 30 janvier 2019 a confirmé le caractère inédit du champ où se trouve le Venezuela : une nuée de caméras du monde entier à la recherche du “président de transition Guaidó” dans une ville qui aurait dû déborder de sympathisants pour voir exaucé leur désir de voir le “nouveau président” se trouver là où il devrait être, c’est-à-dire au Palais Présidentiel de Miraflores. La réalité, une fois de plus, a déconcerté ceux qui y croyaient : quelques poignées – littéralement – de manifestants circonscrits aux quartiers riches et une courte apparition de Guaidó entouré d’une cinquantaine de personnes, à l’Hôpital de l’Université Centrale, entouré par un peu moins d’une centaine d’étudiants et de professeurs en médecine, vieux antagonistes des politiques de santé gratuite pour la majorité sociale. Les journalistes des grands médias se regardaient sans comprendre. Tout ça pour ça ? Les médias ont dû se contenter de quelques plans serrés. Après quoi Guaidó a écrit sur son compte Twitter : “Aujourd’hui #30Janvier, nous, vénézuéliens, (...) Lire la suite »
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La genèse de Juan Guaidó : comment le laboratoire de changement de régime US a créé le leader du coup d’Etat au Venezuela (The Grayzone)

Max BLUMENTHAL, Dan COHEN

Juan Guaidó est le produit d’un projet d’une décennie supervisé par les formateurs au changement de régime de l’élite de Washington. Tout en se faisant passer pour un champion de la démocratie, il a passé des années à l’avant-garde d’une violente campagne de déstabilisation.

Avant le jour fatidique du 22 janvier, moins d'un Vénézuélien sur cinq avait entendu parler de Juan Guaidó. Il y a quelques mois à peine, le jeune homme de 35 ans était un personnage obscur au sein d'un groupe d'extrême droite politiquement marginal, étroitement associé à d'horribles actes de violence dans la rue. Même au sein de son propre parti, Guaidó avait été une figure de niveau intermédiaire au sein de l'Assemblée nationale dominée par l'opposition, qui est accusée d'outrage selon la Constitution du Venezuela. Mais après un simple coup de fil du vice-président américain Mike Pence, Guaidó se proclama président du Venezuela. Oint comme le chef de son pays par Washington, un homme politique jusque-là inconnu a été choisi par les États-Unis et promu sur la scène internationale comme le chef de file de la nation qui dispose des plus grandes réserves pétrolières du monde. Faisant écho au consensus de Washington, le comité éditorial du New York Times salua Guaidó comme un "rival crédible" de Maduro avec (...) Lire la suite »

Les 5 arguments les plus stupides pour défendre l’interventionnisme de Trump au Venezuela (Medium)

Caitlin JOHNSTONE
Depuis que l'administration Trump a annoncé qu'elle ne reconnaissait plus la légitimité du gouvernement élu du Venezuela, je discute avec les gens dans les médias sociaux au sujet de sa tentative effrontée de coup d'État dans ce pays. Les gens qui soutiennent l'interventionnisme de Trump sont presque exclusivement des partisans de Trump, avec plus ou moins de mon côté sur cette question des militants de gauche et des libertaires anti-guerre ainsi que des centristes de base qui préfèrent pour la plupart s'abstenir sauf pour marmonner de temps à autre que toute ceci n'est qu'une distraction de l'enquête Mueller. Je m'engage dans ces arguments non pas parce que j'aime me disputer avec des inconnus sur Internet, mais parce que cela m'aide à me faire une idée des narratives de propagande qui ont été semées dans divers secteurs politiques. Il suffit de prendre position en ligne et vous aurez rapidement des gens qui se précipiteront pour vous dire "Ma chambre d'écho médiatique m'a dit que je suis censé (...) Lire la suite »

Au Venezuela, le dépassement de l’ignoble

Vladimir CALLER
Le scoop ne vient pas du 'Drapeau Rouge'. C'est le quotidien de la bourse américaine 'The Wall Street Journal' qui ce vendredi 25 en faisait la révélation dans un article présenté en première page titrant : 'Pence promet un soutien américain à la veille de la décision du chef de l’opposition vénézuélienne' [1] où il est fait état d'un coup de téléphone du Vice-président des Etats-Unis Mike Pence à Juan Guaido la nuit précédant l'auto-proclamation de ce dernier comme Président du Venezuela. Et le quotidien des affaires, peu suspect de chavisme, de préciser : 'Le plan secret de l'administration Trump de soutenir l'opposant Guaido avait été soigneusement coordonné et préconçu'. A noter également qu'on n'avait jamais vu un tel empressement dans l'histoire de la diplomatie internationale pour la reconnaissance d'un nouveau 'mandataire'. En effet, la Maison Blanche a tardé 3 minutes pile pour reconnaître son poulain comme nouveau 'président'. Dans cette course contre la montre, l'Organisation des Etats Américains (...) Lire la suite »