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Thème : Juan Guaido

L’Europe et Guaido désavoués par la droite au Venezuela

Jean-Luc MELENCHON
Bizarrement, on n’interroge plus trop les Insoumis sur le Venezuelaaaaa ces temps-ci. Tant de journalistes semblaient pourtant si friands et spécialistes de son actualité politique il y a quelques mois. Ils auront donc perdu leur intérêt. Quel dommage. Il se passe pourtant des choses. Le 31 août dernier, 110 individus peu recommandables condamnés à des peines de prison ont bénéficié d’une grâce présidentielle. Le journal Le Monde parle de « prisonniers politiques » libérés. C’est son appréciation. Mais l’honnêteté oblige à reconnaitre que ces hommes et femmes ont été reconnues coupables de sérieuses charges dont la participation à des manifestations violentes, l’appel à un soulèvement armé contre le gouvernement, la participation à des tentatives de coups d’État et l’appel à l’invasion de leur propre pays par une armée étrangère. Quel État dans le monde ne sanctionne pas de tels actes ? la justice française a mis quelque 700 gilets jaunes en prison pour moins que cela. Ce n’est pas la première fois que la (...) Lire la suite »
Venezuela

Pourquoi ne mettent-ils pas Guaido en prison ?

Franco VIELMA

C’est une question qui revient sans cesse. Et c’est d’ailleurs dommage que cette question soit si courante, car cela signifie que tous ceux qui se la posent n’ont pas compris le problème. Il y a pourtant une réponse courte et une réponse longue à cette question.

La réponse courte : ce n’est pas le moment. Peu importe ce qu’il a fait. Ce n’est pas le moment.

La réponse longue : Guaido est la principale source d’information et d’erreurs dont ont besoin les services de renseignement vénézuéliens pour enquêter, et démanteler avec succès toutes les attaques qui ont été perpétrées contre le Venezuela.

C’est Guaido et l’infiltration de son entourage, ses lignes de communication, ses contacts, ses alliés, ses ennemis internes, ses rivaux au sein de l’antichavisme, ses actions, ses mouvements -secrets ou au sein de l’espace public- qui ont permis les succès des services vénézuéliens.

Si Guaido est fait prisonnier aujourd'hui, s'il quitte le pays, ou si Leopoldo Lopez et les États-Unis le remplacent demain, il faudra repartir de zéro et ce brusque changement nous sera préjudiciable. La course contre la montre ne joue pas en notre faveur. En fait, nous devons accepter, même si cela ne nous plaît pas, que Guaido est nécessaire pour tendre des pièges politiques et opérationnels, qui annuleront son action, et détruiront les plans que les États-Unis ont construit autour de lui. Même si cela est douloureux pour le pays. Cela va au-delà des opérations secrètes. En politique, Guaidó est nécessaire car il est usé et même parce qu’il ne doit pas être un obstacle aux différentes options politiques de sortie de crise. Guaido est devenu le principal foyer de division du camp antichaviste, et cette division est nécessaire pour la survie de la République. Sa position aujourd'hui est celle d'un loup (ou plutôt d'un idiot) solitaire, sa présence ne tient que par la grâce des États-Unis, mais elle (...) Lire la suite »
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Macron et le Venezuelaaaaaaa ! Un putschiste a l’Elysée

Jean-Luc MELENCHON

Emmanuel Macron entretient une passion vénézuélienne des plus cocasses. Son principal conseiller en communication fut un participant essentiel à la campagne présidentielle du chaviste, Nicolas Maduro. Pourtant, dès qu’il fut élu, Macron s’aligna très strictement sur la diplomatie des USA et sur les personnages violents qui l’animent.

Ces jours-ci a eu lieu un épisode peu relevé par la presse et même par les milieux anti-chavistes les plus radicalisés. En effet, personne n’y a fait attention, mais le président Emmanuel Macron a reçu à l’Elysée Juan Guaido, le chef du putsch raté au Venezuela. Quoi que l’on pense du Venezuela et de son gouvernement, une telle réception interroge. Est-il normal de dérouler le tapis rouge pour un homme qui a fait une tentative de putsch dans son pays ? Un homme qui prétend y vivre sous une dictature mais qui s’y trouve pourtant en liberté après une tentative de soulèvement et une tentative de putsch militaire ? Un homme qui rentre et sort du pays sans obstacle après tout cela ? Est-il acceptable qu’il soit reçu en grande pompe alors qu’il n’est même plus président de l’Assemblée nationale de son pays après avoir été battu par un autre opposant de droite au gouvernement chaviste ? En effet, le 5 janvier 2020, un groupe de députés frondeurs de l’opposition a ravi le perchoir de l’Assemblée Nationale à Juan (...) Lire la suite »
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Juan Guaido reçu à l’Élysée : quel intérêt pour la France ?

Romain MIGUS

A la suite du premier ministre du Royaume-Uni Boris Johnson, des eurodéputés de l’ultradroite espagnole VOX, et du chancelier autrichien conservateur Sebastian Kurz, le président Emmanuel Macron et la diplomatie française accueillent Juan Guaido. La question qui nous interpelle surtout est de savoir en quoi cela défend les intérêts de la France et des Français, ou participe à l’influence de notre pays à l’étranger ?

Suite à l’autoproclamation de Guaido, les entreprises françaises ont été sanctionnées et ne peuvent plus commercer avec le Venezuela (à la différence des entreprises pétrolières des USA, exemptées de sanctions par leur gouvernement). Pourquoi donc s’enfermer dans un jusqu’au-boutisme idéologique qui pénalise nos industries ?

Des scandales de corruption ont éclaboussé Guaido et son entourage comme l'ont révélé le très droitier journal PanAm Post (le 18 juin 2019), le propre représentant de Guaido en Colombie, Humberto Calderon Berti (le 30 novembre 2019) ou encore plus récemment l'agence de presse Reuters (le 22 janvier 2020). N'oublions pas non plus les liens avérés qui unissent Juan Guaido et ses proches au cartel narco-paramilitaire colombien Los Rastrojos. En quoi recevoir un tel personnage contribue-t-il au rayonnement politique et culturel de la France ? Juan Guaido et son entourage cherchent, de manière réitérée, à provoquer un conflit armé contre le Venezuela dans le but de précipiter la chute du président Maduro. La demande de recours au Traité Inter-américain d'Assistance Réciproque est un des nombreux exemples de leur volonté d'embraser la région. Doit-on rappeler à notre président que, depuis le 17 juillet 1980, la République française et celle du Venezuela partage une frontière commune fixée par le méridien 62 (...) Lire la suite »
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Le Venezuela entre au Conseil des droits de l’homme de l’ONU

Appuyé par 105 pays, Maduro choque gravement Le Monde

Vladimir MARCIAC

Vous n’êtes pas de l’espèce des poissons rouges qui auraient oublié que Maduro était condamné naguère par la « communauté internationale » ?

Celle-ci reconnaissait, nous disait-on, le putschiste Juan Guaido comme le président légitime du Venezuela. Vous ne pouvez pas l’avoir oublié car les médias l’ont martelé. Même Manon Aubry, chef de file de LFI aux européennes en fut un instant ébranlée. En vérité (mais ça, vous pouviez l’ignorer si vous ne nous lisiez pas) pour l’Assemblée générale des Nations unies, Nicolas Maduro a toujours été le président légitime du Venezuela. Dans un article que LGS a publié en mars 2019, on lisait : « Si on prend la communauté internationale dans son ensemble, des pays comme la Russie, l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud ou l’Union africaine lui ont envoyé [à Maduro] un message de sympathie. Sur 194 pays qui composent l’assemblée générale de l’ONU, il n’y en a qu’une quarantaine qui a reconnu Guaido ». Et voici qu’en octobre 2019, le Venezuela entre au Conseil des droits de l’homme de l’ONU. « C’est un choc », geint le Monde, KO debout : « Malgré les critiques d’ONG et de pays latino-américains, le Venezuela a obtenu avec (...) Lire la suite »
Venezuelââââ^ !

Tu te souviens de Guaidó ? Eh bien, tu peux l’oublier

Marco PALOMBI

Pour éviter que le lecteur ne perde trop vite la mémoire et pour l’aider à se souvenir de choses ou de noms qui désormais ne lui sont plus nécessaires, cette introduction comporte un avis de résiliation pour Juan Guaidó.

Résumé : Juan Guaidó, c’est le type de l’Assemblée nationale vénézuélienne qui, en janvier de cette année, c’est proclamé comme président par intérim, déclarant Nicolás Maduro illégitime. Guaidó, béni par les putschistes de Washington et de Miami, aurait dû emmener le Venezuela aux élections en un temps record d’un mois grâce à la révolte de l’armée contre la « dictature » Chaviste qui n’a jamais eu lieu. Ce mois-là, a déjà duré plus de 180 jours, et le coup d’État (pour l’instant) est anachronique et Guaidó aussi. Le problème maintenant est de lui organiser sa sortie politique sans que personne ne s’en aperçoive. Il y a quelques jours, le PanAm Post – un journal de droite de Miami (qui n’est pas l’un des moins importants) – a révélé que certains membres du personnel de M. Interim et son groupe ont gaspillé des centaines de milliers de dollars dépensés en sybarites luxueuses et en gentilles dames pour loger des déserteurs vénézuéliens (environ 700) en Colombie et aider la population dans la lutte contre la faim. En soutien (...) Lire la suite »

Que signifient les révélations de corruption du gang de Guaido ?

Romain MIGUS
A) Un journal très droitier a révélé un réseau de corruption dans l'entourage de Guaido B) 20 minutes après la publication de l'article, le secrétaire général de l'OEA (et porte parole officieux du Pentagone), Luis Almagro, demandait une enquête. C) Après avoir essayé de couvrir ses partenaires, le gang de Guaido a du faire volte face et se rallier mollement à la demande d'enquete D) Ces révélations signifient que : 1) Contrairement à ce qu'affirment les portes paroles médiatiques depuis des semaines, Guaido n'est pas le leader de l'opposition. Il vient de se faire torpiller par ses adversaires politiques au sein de l'opposition. Nous l'avions écrit sur cette page et sur notre blog. Encore une fois, le temps nous donne raison sur l'ensemble du système médiatique. 2) Nous avions informé de ces actes de corruption dès mars 2019, à la suite d'une dénonciation allant dans ce sens de la part du gouvernement vénézuélien. Encore une fois, le temps nous donne raison sur l'ensemble du système médiatique. 2) (...) Lire la suite »
Le peuple vénézuélien protège son président

Une victoire à Caracas

Thierry DERONNE

Le peuple appuie massivement le Président Nicolás Maduro face à la tentative de coup d’état dirigé par les Etats-Unis et appuyé par les médias privés du Venezuela et internationaux. L’extrême droite du milliardaire Leopoldo Lopez, un temps relookée en « Obama » (Guaido), n’a pas réussi à briser l’union civico-militaire construite par Hugo Chavez.

L’image mise aussitôt en boucle planétaire d’un « blindé de l’armée vénézuélienne fonçant sur la foule », alors qu’il s’agit de véhicules utilisés par des putschistes, montre que lorsqu’un « sens commun » est sédimenté par une hégémonie médiatique, chaque « journaliste » peut grimper sur une branche de plus en plus haute de la désinformation. Cette existence d’un « Venezuela » virtuel créé par les plans serrés des caméras depuis vingt ans est une leçon pour la gauche du monde entier : comprendre que les médias actuels ne peuvent que désinformer sur ce pays comme sur les Gilets Jaunes, comme sur toute bataille de l’émancipation humaine, et légitimer les coups d’Etat ou la répression d’un mouvement social. D’où l’urgence de passer du marketing électoraliste à des programmes politiques centrés sur la démocratisation de la propriété des médias, la fondation de nouvelles écoles de journalisme, la création d’un puissant réseau de médias associatifs et de nouvelles technologies numériques plus organisatrices que les réseaux inventés (...) Lire la suite »
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Juán Guaidó : « ¡Pobre de mí ! »

Annie ARROYO
« ¡Pobre de mí ! » (pauvre de moi !), ce sont les paroles du chant par lequel traditionnellement les « festayres » se lamentent de la fin des Fêtes de San Fermin à Pampelune. « ¡Pobre de mí ! », c’est ce que doit se dire Juán Guaidó, le « président autoproclamé » du Venezuela. Il est en train d’expérimenter ce que nous avons tous constaté, un jour ou l’autre : quand ça ne veut pas fonctionner, rien ne va. Quoi qu’on fasse, rien ne marche ! Faisons avec lui un « état des lieux » de sa situation. Lui qui était bien tranquille en tant que simple opposant au gouvernement bolivarien, voilà que « on » l’a propulsé en première ligne pour devenir le fer de lance de l’opposition soit-disant démocratique. Pourquoi ? Peut-être simplement parce qu’il est jeune, qu’il a une belle gueule de latino et que personne ne le connaissait. « On » lui avait promis monts et merveilles, le soutien total des USA et d’une majorité de nations à travers le monde. Or seule une quarantaine de pays, aux ordres de l’Empire, a suivi et plus de 140, (...) Lire la suite »

Pathétique et sinistre (Insurgente)

Randy Alonso Falcón
Pathétique de voir un certain Guaidó sortir de l’obscur anonymat pour s’autoproclamer, deux fois, Président du Venezuela. Comme qui dirait farce et tragédie. La première fois, le 11 janvier, sa prestation fut tellement insipide qu’il se vit dans l’obligation de la recommencer le 23. Pathétique de constater que le scénario de sa seconde ascension illégale lui soit dicté, la veille, par le Vice-président Mike Pence et depuis Washington. Pathétique de l’entendre se référer à la Constitution chaviste de la République Bolivarienne que ses alliés politiques s’empressèrent d’abroger aussitôt après leur coup d’Etat d’avril 2002. Et pathétique de le voir si vite oublier ceci : s’il est « Président de transition » il aurait déjà dû convoquer des élections nationales après sa première auto-proclamation du 10 janvier. Pathétique que Trump exige de Maduro des élections transparentes alors que son entrée à la Maison Blanche est encore objet de contestations et qu’il est déclaré président même s’il a obtenu trois millions de voix (...) Lire la suite »
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