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Thème : Justice

Quand Interpol devient une machine à broyer les opposants.

Jacques-Marie BOURGET

Les dictateurs homologués et les dictateurs démocratiques, genre Trump et l'administration américaine, ont trouvé un outil formidable pour traquer et anéantir leurs opposants, ce qui va d'un chef de parti africain à Julian Assange. Dans toutes ces affaires d'Etat et de basse police, Interpol ferme les yeux et est prête à assister les tyrans.

S’il vous vient l’envie de rire dans un cimetière, surfez sur Internet et lisez la littérature qu’on y trouve à propos d’un organisme baptisé « G5 Sahel », ou « G5S ». Un « machin » qui doit sauver le destin de l’Afrique de l’Ouest en éradiquant le terrorisme, tout en fixant sur place – grâce à un « développement concerté » - ces satanés migrants. La terre promise pour la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad, tous membres de ce « G5 ». Bien sûr, ce paradis est un décor. Et il a un envers. Comme le disent les joueurs de belote, cette union exemplaire n’est qu’un outil de la France pour se défausser, ici sur le dos de ces peuples du Sahel. Le tout par le biais de dirigeants qui, le plus souvent, sont à la démocratie ce que Dutroux est à la protection de l’enfance. Paris aimerait trouver un relais à sa calamiteuse Opération Barkhane. Qui, là-bas, coûte si cher en hommes et en argent. Alors qu’elle n’est que la mécanique d’un Sisyphe qui serait soldat. Serrez les jugulaires : « Il faut que les (...) Lire la suite »
La Bac, le commissaire, le juge, la presse, les Gilets Jaunes et Pyrrhus.

Fiasco d’une machination policière contre un gilet jaune à Toulouse

Maxime VIVAS

L’expression« victoire à la Pyrrhus » (je donne cette précision indispensable pour être compris des agents de la BAC) fait référence aux pertes subies par l’armée du roi Pyrrhus d’Épire face aux Romains au 3ème siècle avant notre ère, pendant les batailles d’Héraclée et d’Ausculum. Il en sortit vainqueur, mais si affaibli qu’il aurait dit : « Encore une victoire comme celle-là et je rentrerai seul en Épire ! ». Bref, il est des combats qui vous sont coûteux, même quand on les gagne.

Actualisons. Coluche ironisait sur les grévistes qui, après une longue grève, font annuler des mesures antisociales. « On a gagné ! » s’écrient-ils. « Sauf les 3 semaines qu’on a perdues », ajoutait l’humoriste. En avril 2011, le site Le Grand Soir a fait l’objet de la pire attaque possible (accusation de rouge-brunisme=antisémitisme. Et ça, ça tue) sur un site aujourd’hui disparu (j’ai repris deux fois des moules) par une pseudo journaliste que nous avions refusé d’embaucher et qui a, elle aussi disparu, avec le site qu’elle avait créé (j’ai repris trois fois des moules). Victoire du site Le Grand Soir ! Sauf que nous avons passé des jours à construire un contre-argumentaire, à investiguer (avec d’heureuses trouvailles) sur nos calomniateurs et sur ceux qui colportaient leurs dires sans plus de vérification : Rue89, aujourd’hui vendue à l’Obs et Charlie Hebdo, idéologiquement vendu à l’OTAN (1). Le lundi 6 mai à Toulouse, la justice a blanchi mon fils cadet, Raphaël, cueilli au petit bonheur la chance dans (...) Lire la suite »
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Temime, l’avocat qui crache sur la tombe de Jacques Vergès.

Jacques-Marie BOURGET

Le "Nouveau monde" est là : dans un tribunal où l'on juge Tapie son avocat a diffamé la mémoire d'un confrère mort, le Résistant Jacques Vergès. Et personne ne bronche. Heureusement, bientôt le vieux Maître, une fois de plus, va réapparaitre, revenir de chez Mao pour rire des honteux.

Pascale Robert-Diard, critique du théâtre judiciaire pour « Le Monde », n’échappe pas à la jouissance quand elle monte. Celle qui habite aussi ses équivalents qui opèrent à Bastille quand le ténor entame son solo. Le 4 avril en salle d’audience du TGI de Paris, nous venons d’assister au dernier acte du procès Bernard Tapie. Encore envahie par l’émotion, celle que provoque la voix pur stradivarius de Maître Hervé Temime, la plume bouillante, la journaliste transmet à ses lecteurs le bonheur de la musique entendue. Pascal Robert-Diard est subjugué. Et c’est dommage que les robes noires n’aient pas droit aux rappels et au salut avant que le rideau ne tombe. Sous le titre « Au procès Bernard Tapie, son avocat met en pièce le dossier d’accusation », la dame de presse donne à lire à ses lecteurs un papier publié en mots de dithyrambe. Tapie est innocent et Temime est son prophète. C’est le droit le plus sacré, pour madame Robert-Diard ou pour Cyrile Hanouna, d’écrire ce qu’ils veulent. Et nous saurons le 9 juillet, (...) Lire la suite »

Le troc d’un réfugié politique à Paris contre un tapis rouge à Djibouti.

Jacques-Marie BOURGET

Bizarre de retrouver le juge Tournaire qui, en général chasse le Fillon ou autres évadeurs du fisc, en train de mettre Mohamed Kadamy en examen, un réfugié politique en France, protégé par son statut et militant du Front pour la restauration de l'Unité et de la Démocratie "FRUD". Le tout à la demande de Djibouti, un pays où le droit est totalement tordu. Faut dire que Djibouti recèle une friandise : Wahib Nacer dont les magistrats, en dépit de leurs mains toujours vides, sont convaincus qu'il en sait "beaucoup" sur les affaires politico-financières. Sur Djouhri par exemple.

Bon, d’accord, nous avons déjà parlé de cet individu pas assez blanc pour être honnête : Mohamed Kadamy. En plus ce Kadamy est un inexpugnable têtu qui n’a rien compris aux bienfaits de la post-colonisation. Celle faite directement par l’argent et non par les canons. Deuxième malchance pour cet empêcheur, il est djiboutien. Autrement dit un pays qui, dans l’imaginaire, n’existe pas. Ou pas beaucoup. Dans les images, Djibouti c’est la pêche au gros, le légionnaire qui s’enivre au « Palmier en Zinc ». Celui qui a la narine marchande peut encore sentir au très loin l’odeur d’Arthur Rimbaud et son trafic d’armes. Et puis Monfreid et sa sagesse mouillée. Que de l’odeur de sel ou de sable chaud. Le sable chaud, entre 97 et 98, Mohamed Kadamy l’a respiré de près. Celui qui recouvrait le sol des deux mètres carrés de latrines qu’on lui avait attribués en guise de cellule à la prison de Gabode, le bagne de Djibouti. Militant politique, le Mandela de la Corne d’Afrique » a fini par être relâché, faute de charges. (...) Lire la suite »
Quand Médiapart livre ses sources à Macron

Plenel l’écouté devenu écouteur.

Jacques-Marie BOURGET

Médiapart a livré mardi 5 février 2019, 7 enregistrements à la Justice.
Que dire de plus.... Alors que des journalistes acceptent la prison plutôt que de balancer aux flics, aux juges -même aux Etats-Unis- le patron de Médiapart, tel un livreur Uber, s'en est allé donner son butin au Palais de justice.

Avec ce bon Edwy, nous vieillissons donc ensemble. Où en même temps si vous préférez. Mais en chambres séparées. Il me fait rire l’agité du local. Celui sacré où trône le buste de Léon. Voilà que le phare du journalisme se fait flic, ce qui est normal pour un trotskiste et un ami d’Alain Bauer. Et il balance. Tout le contraire de la vieille éthique apprise, alors que je suis hors d’âge. Jadis les poulets, c’étaient les poulets, les lardus, les juges des « fromages ». Et les journalistes des hommes indépendants, des mal élevés, des anars, souvent des ivrognes, cirrhotiques et divorcés. Mon frère Jacques Renard qui vient de mourir, l’étourdi, répétait « Je ne vais jamais au cinéma, j’ai trop peur qu’il se passe quelque chose dans la rue pendant ce temps ». Pas du genre à se rendre au commissariat avec un paquet cadeau lié de bolduc, façon Noël, pour tenir le secret à l’ombre. Mais l’insubmersible Edwy, lui, est toujours là et c’est pour notre bonheur, notre contre champ. Accompagnant, créant le nouveau journalisme (...) Lire la suite »
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...je savais qu’à un moment ou un autre, mon heure arriverait.

Cette lettre de Cesare Battisti a 10 ans.

Cesare BATTISTI

Cette lettre de Cesare Battisti a 10 ans. Il l’avait écrite dans la prison de Papuda, à São Sebastião le 18 fevrier et transmise le 20 février 2009 à son comité de soutien français animé par Fred Vargas qui souhaita qu’elle soit diffusée. Elle a été lue en séance plénière au Sénat brésilien, par le sénateur José Nery. Elle a circulé à travers tout le Brésil et l’Italie.

En France, elle a été publiée par Le Grand Soir (mais pas par les journaux qui font l’opinion et qui savent et qui répètent, à lire les médias et politiciens hystériques italiens, que Battisti est un « terroriste »).

La classe politico-médiatique française a jugé et condamné, sans jamais entendre le prévenu. Des « leaders d’opinion » soupçonnent un acharnement idéologique dans lequel Battisti n’est qu’un pion utilisé pour faire passer un message aux militants prêts à s’engager contre le fascisme qui gagne l’Europe et qui vient de triompher par les urnes au Brésil et en Italie. Oui, mais, l’écrivain est malgré tout un bâton merdeux. Pas vrai, Evo Morales ? Le défendre, crier à l’injustice, à la vengeance, au triomphe des fascistes, c’est risquer l’accusation : « Vous soutenez un terroriste ». Dans l’échelle du coup qui tue, il n’y a rien au-dessus, sauf : « Vous êtes antisémite ! ». Donc, raison d’Etat, prudence électorale, mon ami Battisti va mourir en prison ou s’y suicider. Que dire à ceux qui, soit en se taisant, soit en l’applaudissant, se font complices de cette injustice, de cette faute politique ? Ah oui : « Vaffanculo ! ». Maxime Vivas La lettre de Battisti Brasilia, le 18 février 2009 Pourquoi moi ? Même si je n’ai (...) Lire la suite »

Bagoaz et EH Bai refusent la décision de Strasbourg

Mediabask

Bagoaz et EH Bai n’acceptent pas la décision rendue ce mercredi 23 octobre par la Cour européenne des droits de l'homme à propos des recours présentés par Santiago Arrozpide, Alberto Plazaola et Francisco Mujika. Selon eux, une telle délibération amène le prolongement mécanique des peines des prisonniers basques et la souffrance de leurs proches.

Suite à la décision rendue publique hier sur le cumul des peines des prisonniers basques, EH Bai et Bagoaz ont fait connaître leur mécontentent à travers des communiqués. Ils refusent la décision qui, selon eux, soutient "une mesure d’exception" appliquée par l’État espagnol. Bagoaz critique la décision prise par la Cour européenne des droits de l'homme car, selon la dynamique, Strasbourg a "protégé l’Espagne et ses lois créées pour des raisons politiques imprégnées de vengeance. Cette décision ne fait que créer de la souffrance dans la société basque et dans l’entourage des prisonniers". La décision représente "un obstacle au processus de paix". Bagoaz pense que l’État espagnol doit changer sa loi immédiatement afin de permettre aux prisonniers de confondre leur peine. "Il est temps que l’Espagne change de posture, en s’éloignant de la vengeance et en se rapprochant du vivre ensemble. Il est temps que l’Espagne s’implique réellement dans le processus de paix", rajoute-t-elle. Bagoaz, tout comme EH Bai, ont (...) Lire la suite »

Dans leur chasse au Djouhri les "investigateurs" sont soudainement bredouilles.

Jacques-Marie BOURGET

Comment abuser des territoires du Grand Soir, où Marx a son rond de serviette, pour parler d'une affaire conférant le statut de malheureux à Alexandre Djouhri ? Oui, l'homme qui tutoyais Sarko, l'intermédiaire, le malin en affaires : tout ce que déteste le lecteur qui porte ses yeux sur les pages toutes rouges de LGS ? J'en suis d'accord. Mais si le sort judiciaire, fait à ce personnage, révélait des dérapages extravagants qui déshonorent certains juges français et leurs complices journalistes ? Cela reste-il sans intérêt ? Alors que le cas Djouhri est l'occasion de mettre en avant l'action du "Pôle financier", justice d'exception comme l'est le "Parquet antiterroriste", qui sont au droit ce que la musique militaire est à la musique.

Mais que font-ils ? Les « ponts » de Mai ? Il y a si longtemps que les journalistes dits « investigateurs » (sic) n’ont pas nourri le feuilleton Alexandre Djouhri que l’on commence à s’ennuyer. Ou s’agit-il d’une panne d’imaginations jusque-là fertiles ? On s’attendait à découvrir que Djouhri avait converti la reine d’Angleterre à l’islam...Des choses rigolotes et importantes. Eh non ! Rien. Dans le même temps, la terrible exemplaire et implacable Justice française, qui traque le Djouhri à la façon d’un gibier, semble gagnée par un peu de mollesse, voire de doute. Petit à petit tous les vices et maux, toutes les entorses au droit prêtés à notre Alexandre (dont les journalistes, pas racistes, prennent plaisir à rappeler que le prénom de naissance est « Ahmed »), toutes les turpitudes supposées tombent une à une. Pour les « investigateurs », qui reçoivent la plupart de leurs « informations » des cabinets de justice ou des bureaux de police, une affaire Djouhri qui se dégonfle est une mauvaise nouvelle. Que va (...) Lire la suite »

Et si c’était l’aube de la justice !

Erno RENONCOURT

Mais quelle heureuse coïncidence que cette douce rumeur qui s’est répandue dans Port au prince en la journée internationale des droits des femmes ! Un juge haïtien courageux vient de faire un clin d’œil aux femmes d’Haïti en faisant tomber, par le couperet de la justice, la tête d’un puissant homme d’affaires. Une façon symbolique de relier dans une mystique de la célébration des droits des femmes la dignité et la justice. Comme pour dire que c’est au fil de la lame scintillante du couperet de la justice que se trouve la dignité dont Haïti a besoin pour s’éclairer et naviguer au-delà des eaux indigentes.

Une lueur dans la nuit indigente La nouvelle m'est parvenue comme une douce rumeur et n'est pas encore confirmée officiellement. « Après 22 ans de procès, le Tribunal de première instance de Port-au-Prince, jugeant en ses attributions correctionnelles, présidé par le juge Jean Wilner Morin, vient de rendre une décision historique dans le cadre de l'affaire du Sirop Afébril Contaminé et Valodon. Le sieur Rudolph Boulos, PDG des laboratoires PHARVAL, est condamné à six mois d'emprisonnement et à 3 Millions de gourdes en faveur de chaque victime portée dans l'acte d'assignation. » Je précise qu'à l’heure où je rédige ce texte, aucune agence de presse n’a encore publié la nouvelle, laissant planer une incertitude qui semble confirmer l’incapacité de dissidence de quelques juges à agir dignement pour provoquer la rupture d’avec le modèle de l’indigence. Ainsi, sachant combien il y va souvent loin des rumeurs à la vérité quand il s’agit de justice et de messages colportés par les réseaux sociaux, j’ai cherché à (...) Lire la suite »

Chili : des anciens prisonniers politiques en France demandent l’asile pour Ricardo Palma Salamanca

Jean-Michel HUREAU

Christian Rodriguez, un des représentants des ex-prisonniers politiques chiliens en France, a affirmé ce dimanche que son groupe appuie une éventuelle attribution d’asile politique à l’ex-frontiste (FPMR : Frente Patriótico Manuel Rodriguez) Ricardo Palma Salamanca, condamné en tant qu’auteur matériel de l’assassinat du sénateur Jaime Guzmán, en raison d’un « manque de garanties » de la part de la justice chilienne.

Nous pensons que la justice chilienne ne donne aucune garantie de sérénité et de possibilité, incluant l’intégrité physique de ce camarade, qui est arrivé en France et qui devrait lui octroyer l’asile politique. C’est ce que nous allons défendre de toutes nos forces et nos énergies comme nous l’avons fait à plusieurs reprises avec tous ceux qui ont souffert des persécutions politiques durant ces années de dictature. La justice française est sereine et toute personne a droit à sa liberté si elle réunit trois conditions : ne représenter aucun danger pour les citoyens français, ne pas chercher à s’enfuir du pays et ne pas assujettir ou menacer des témoins-clés. Ce cas n’est pas une exception, il fait partie de la tradition française en matière de justice. Notre groupe ne comprend pas la colère des autorités et des politiciens chiliens concernant la liberté de Ricardo Palma alors que le gouvernement chilien s’est refusé à remettre à la France 15 personnes pour l’assassinat de quatre ressortissants français pendant (...) Lire la suite »
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