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Thème : Justice

Le troc d’un réfugié politique à Paris contre un tapis rouge à Djibouti.

Jacques-Marie BOURGET

Bizarre de retrouver le juge Tournaire qui, en général chasse le Fillon ou autres évadeurs du fisc, en train de mettre Mohamed Kadamy en examen, un réfugié politique en France, protégé par son statut et militant du Front pour la restauration de l'Unité et de la Démocratie "FRUD". Le tout à la demande de Djibouti, un pays où le droit est totalement tordu. Faut dire que Djibouti recèle une friandise : Wahib Nacer dont les magistrats, en dépit de leurs mains toujours vides, sont convaincus qu'il en sait "beaucoup" sur les affaires politico-financières. Sur Djouhri par exemple.

Bon, d’accord, nous avons déjà parlé de cet individu pas assez blanc pour être honnête : Mohamed Kadamy. En plus ce Kadamy est un inexpugnable têtu qui n’a rien compris aux bienfaits de la post-colonisation. Celle faite directement par l’argent et non par les canons. Deuxième malchance pour cet empêcheur, il est djiboutien. Autrement dit un pays qui, dans l’imaginaire, n’existe pas. Ou pas beaucoup. Dans les images, Djibouti c’est la pêche au gros, le légionnaire qui s’enivre au « Palmier en Zinc ». Celui qui a la narine marchande peut encore sentir au très loin l’odeur d’Arthur Rimbaud et son trafic d’armes. Et puis Monfreid et sa sagesse mouillée. Que de l’odeur de sel ou de sable chaud. Le sable chaud, entre 97 et 98, Mohamed Kadamy l’a respiré de près. Celui qui recouvrait le sol des deux mètres carrés de latrines qu’on lui avait attribués en guise de cellule à la prison de Gabode, le bagne de Djibouti. Militant politique, le Mandela de la Corne d’Afrique » a fini par être relâché, faute de charges. (...) Lire la suite »
Quand Médiapart livre ses sources à Macron

Plenel l’écouté devenu écouteur.

Jacques-Marie BOURGET

Médiapart a livré mardi 5 février 2019, 7 enregistrements à la Justice.
Que dire de plus.... Alors que des journalistes acceptent la prison plutôt que de balancer aux flics, aux juges -même aux Etats-Unis- le patron de Médiapart, tel un livreur Uber, s'en est allé donner son butin au Palais de justice.

Avec ce bon Edwy, nous vieillissons donc ensemble. Où en même temps si vous préférez. Mais en chambres séparées. Il me fait rire l’agité du local. Celui sacré où trône le buste de Léon. Voilà que le phare du journalisme se fait flic, ce qui est normal pour un trotskiste et un ami d’Alain Bauer. Et il balance. Tout le contraire de la vieille éthique apprise, alors que je suis hors d’âge. Jadis les poulets, c’étaient les poulets, les lardus, les juges des « fromages ». Et les journalistes des hommes indépendants, des mal élevés, des anars, souvent des ivrognes, cirrhotiques et divorcés. Mon frère Jacques Renard qui vient de mourir, l’étourdi, répétait « Je ne vais jamais au cinéma, j’ai trop peur qu’il se passe quelque chose dans la rue pendant ce temps ». Pas du genre à se rendre au commissariat avec un paquet cadeau lié de bolduc, façon Noël, pour tenir le secret à l’ombre. Mais l’insubmersible Edwy, lui, est toujours là et c’est pour notre bonheur, notre contre champ. Accompagnant, créant le nouveau journalisme (...) Lire la suite »
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...je savais qu’à un moment ou un autre, mon heure arriverait.

Cette lettre de Cesare Battisti a 10 ans.

Cesare BATTISTI

Cette lettre de Cesare Battisti a 10 ans. Il l’avait écrite dans la prison de Papuda, à São Sebastião le 18 fevrier et transmise le 20 février 2009 à son comité de soutien français animé par Fred Vargas qui souhaita qu’elle soit diffusée. Elle a été lue en séance plénière au Sénat brésilien, par le sénateur José Nery. Elle a circulé à travers tout le Brésil et l’Italie.

En France, elle a été publiée par Le Grand Soir (mais pas par les journaux qui font l’opinion et qui savent et qui répètent, à lire les médias et politiciens hystériques italiens, que Battisti est un « terroriste »).

La classe politico-médiatique française a jugé et condamné, sans jamais entendre le prévenu. Des « leaders d’opinion » soupçonnent un acharnement idéologique dans lequel Battisti n’est qu’un pion utilisé pour faire passer un message aux militants prêts à s’engager contre le fascisme qui gagne l’Europe et qui vient de triompher par les urnes au Brésil et en Italie. Oui, mais, l’écrivain est malgré tout un bâton merdeux. Pas vrai, Evo Morales ? Le défendre, crier à l’injustice, à la vengeance, au triomphe des fascistes, c’est risquer l’accusation : « Vous soutenez un terroriste ». Dans l’échelle du coup qui tue, il n’y a rien au-dessus, sauf : « Vous êtes antisémite ! ». Donc, raison d’Etat, prudence électorale, mon ami Battisti va mourir en prison ou s’y suicider. Que dire à ceux qui, soit en se taisant, soit en l’applaudissant, se font complices de cette injustice, de cette faute politique ? Ah oui : « Vaffanculo ! ». Maxime Vivas La lettre de Battisti Brasilia, le 18 février 2009 Pourquoi moi ? Même si je n’ai (...) Lire la suite »

Bagoaz et EH Bai refusent la décision de Strasbourg

Mediabask

Bagoaz et EH Bai n’acceptent pas la décision rendue ce mercredi 23 octobre par la Cour européenne des droits de l'homme à propos des recours présentés par Santiago Arrozpide, Alberto Plazaola et Francisco Mujika. Selon eux, une telle délibération amène le prolongement mécanique des peines des prisonniers basques et la souffrance de leurs proches.

Suite à la décision rendue publique hier sur le cumul des peines des prisonniers basques, EH Bai et Bagoaz ont fait connaître leur mécontentent à travers des communiqués. Ils refusent la décision qui, selon eux, soutient "une mesure d’exception" appliquée par l’État espagnol. Bagoaz critique la décision prise par la Cour européenne des droits de l'homme car, selon la dynamique, Strasbourg a "protégé l’Espagne et ses lois créées pour des raisons politiques imprégnées de vengeance. Cette décision ne fait que créer de la souffrance dans la société basque et dans l’entourage des prisonniers". La décision représente "un obstacle au processus de paix". Bagoaz pense que l’État espagnol doit changer sa loi immédiatement afin de permettre aux prisonniers de confondre leur peine. "Il est temps que l’Espagne change de posture, en s’éloignant de la vengeance et en se rapprochant du vivre ensemble. Il est temps que l’Espagne s’implique réellement dans le processus de paix", rajoute-t-elle. Bagoaz, tout comme EH Bai, ont (...) Lire la suite »

Dans leur chasse au Djouhri les "investigateurs" sont soudainement bredouilles.

Jacques-Marie BOURGET

Comment abuser des territoires du Grand Soir, où Marx a son rond de serviette, pour parler d'une affaire conférant le statut de malheureux à Alexandre Djouhri ? Oui, l'homme qui tutoyais Sarko, l'intermédiaire, le malin en affaires : tout ce que déteste le lecteur qui porte ses yeux sur les pages toutes rouges de LGS ? J'en suis d'accord. Mais si le sort judiciaire, fait à ce personnage, révélait des dérapages extravagants qui déshonorent certains juges français et leurs complices journalistes ? Cela reste-il sans intérêt ? Alors que le cas Djouhri est l'occasion de mettre en avant l'action du "Pôle financier", justice d'exception comme l'est le "Parquet antiterroriste", qui sont au droit ce que la musique militaire est à la musique.

Mais que font-ils ? Les « ponts » de Mai ? Il y a si longtemps que les journalistes dits « investigateurs » (sic) n’ont pas nourri le feuilleton Alexandre Djouhri que l’on commence à s’ennuyer. Ou s’agit-il d’une panne d’imaginations jusque-là fertiles ? On s’attendait à découvrir que Djouhri avait converti la reine d’Angleterre à l’islam...Des choses rigolotes et importantes. Eh non ! Rien. Dans le même temps, la terrible exemplaire et implacable Justice française, qui traque le Djouhri à la façon d’un gibier, semble gagnée par un peu de mollesse, voire de doute. Petit à petit tous les vices et maux, toutes les entorses au droit prêtés à notre Alexandre (dont les journalistes, pas racistes, prennent plaisir à rappeler que le prénom de naissance est « Ahmed »), toutes les turpitudes supposées tombent une à une. Pour les « investigateurs », qui reçoivent la plupart de leurs « informations » des cabinets de justice ou des bureaux de police, une affaire Djouhri qui se dégonfle est une mauvaise nouvelle. Que va (...) Lire la suite »

Et si c’était l’aube de la justice !

Erno RENONCOURT

Mais quelle heureuse coïncidence que cette douce rumeur qui s’est répandue dans Port au prince en la journée internationale des droits des femmes ! Un juge haïtien courageux vient de faire un clin d’œil aux femmes d’Haïti en faisant tomber, par le couperet de la justice, la tête d’un puissant homme d’affaires. Une façon symbolique de relier dans une mystique de la célébration des droits des femmes la dignité et la justice. Comme pour dire que c’est au fil de la lame scintillante du couperet de la justice que se trouve la dignité dont Haïti a besoin pour s’éclairer et naviguer au-delà des eaux indigentes.

Une lueur dans la nuit indigente La nouvelle m'est parvenue comme une douce rumeur et n'est pas encore confirmée officiellement. « Après 22 ans de procès, le Tribunal de première instance de Port-au-Prince, jugeant en ses attributions correctionnelles, présidé par le juge Jean Wilner Morin, vient de rendre une décision historique dans le cadre de l'affaire du Sirop Afébril Contaminé et Valodon. Le sieur Rudolph Boulos, PDG des laboratoires PHARVAL, est condamné à six mois d'emprisonnement et à 3 Millions de gourdes en faveur de chaque victime portée dans l'acte d'assignation. » Je précise qu'à l’heure où je rédige ce texte, aucune agence de presse n’a encore publié la nouvelle, laissant planer une incertitude qui semble confirmer l’incapacité de dissidence de quelques juges à agir dignement pour provoquer la rupture d’avec le modèle de l’indigence. Ainsi, sachant combien il y va souvent loin des rumeurs à la vérité quand il s’agit de justice et de messages colportés par les réseaux sociaux, j’ai cherché à (...) Lire la suite »

Chili : des anciens prisonniers politiques en France demandent l’asile pour Ricardo Palma Salamanca

Jean-Michel HUREAU

Christian Rodriguez, un des représentants des ex-prisonniers politiques chiliens en France, a affirmé ce dimanche que son groupe appuie une éventuelle attribution d’asile politique à l’ex-frontiste (FPMR : Frente Patriótico Manuel Rodriguez) Ricardo Palma Salamanca, condamné en tant qu’auteur matériel de l’assassinat du sénateur Jaime Guzmán, en raison d’un « manque de garanties » de la part de la justice chilienne.

Nous pensons que la justice chilienne ne donne aucune garantie de sérénité et de possibilité, incluant l’intégrité physique de ce camarade, qui est arrivé en France et qui devrait lui octroyer l’asile politique. C’est ce que nous allons défendre de toutes nos forces et nos énergies comme nous l’avons fait à plusieurs reprises avec tous ceux qui ont souffert des persécutions politiques durant ces années de dictature. La justice française est sereine et toute personne a droit à sa liberté si elle réunit trois conditions : ne représenter aucun danger pour les citoyens français, ne pas chercher à s’enfuir du pays et ne pas assujettir ou menacer des témoins-clés. Ce cas n’est pas une exception, il fait partie de la tradition française en matière de justice. Notre groupe ne comprend pas la colère des autorités et des politiciens chiliens concernant la liberté de Ricardo Palma alors que le gouvernement chilien s’est refusé à remettre à la France 15 personnes pour l’assassinat de quatre ressortissants français pendant (...) Lire la suite »

J’accuse ! La soif d’injustice (New Eastern Outlook)

Christopher BLACK

« J’accuse ! » La phrase d’Émile Zola qui a ébranlé un pays parce qu’il demandait justice pour un homme faussement accusé, la phrase dont on se souviendra à jamais, ainsi que de l’homme qui l’a écrite, est aujourd’hui utilisée pour condamner des gens, sans procès, sans audience équitable, sans droit de réponse, sans justice. La phrase « j’accuse » n’est maintenant plus une demande de justice, mais est considérée comme une preuve de n’importe quelle accusation qui la suit ; elle est devenue une demande d’injustice.

« J’accuse X de ceci. » « A accuse B de cela. » Les médias (dûment horrifiés) s’écrient « Horreur ! Horreur ! Le tissu social se déchire. Pendez-le. Pendez-la. Pendez-les tous ! » Les consommateurs de cette information, la masse des gens qui ont été dépouillés de leur raison et ne peuvent réagir que comme des automates irréfléchis, répondent consciencieusement : « Avez-vous entendu ? Elle l’accuse de ceci. Terrible. Terrible. Il devrait être abattu et écartelé. » « Avez-vous entendu ce que les Russes ont fait ? Mon Dieu, on devrait leur apprendre qui est qui. » « Avez-vous entendu que Jean Dupont a fait ça pour... ? Il doit être puni. Ruinez-le. Jetez-le en prison ! », résonnent les cris de dérision. Les lyncheurs sont de retour, mais cette fois ils tapent leurs appels à la punition sur les claviers de leurs ordinateurs et sur les médias sociaux. Les moulins à rumeurs font des heures supplémentaires. Les vigiles sont partout, les comités de surveillance, les informateurs, les avocats et les juges en chambre, (...) Lire la suite »

Argentine : La persécution de l’opposition

Jean-Michel HUREAU
La justice argentine à ordonné la levée de l'immunité parlementaire et l'arrestation de la sénatrice et ex-présidente, Cristina Kirchner, pour entrave à l'enquête sur l'attentat contre une mutuelle juive qui avait fait 85 morts en 1994 et pour lequel il n'y a jamais eu de procès. D'autres ex-hauts fonctionnaires sont également concernés. Il s'agit de la part du gouvernement Macri de mener une chasse aux sorcières contre l'opposition. Nous assurons Cristina Kirchner et ses amis de notre total soutien dans cette épreuve et nous sommes certains qu'elle saura faire la démonstration de son innocence en déjouant les manœuvres odieuses de Macri, impliqué dans la mort de l'activiste Mapuche, Santiago Maldonado. Quand les criminels sont au pouvoir, la démocratie est en (...) Lire la suite »

Bolivie : des juges élus au suffrage direct

Christian RODRIGUEZ
Le 3 décembre 2017, les Boliviens ont élus pour la deuxième fois 52 magistrats par vote direct. Leur mandat est de 6 ans sans possibilité de réélection et ils sont révocables. Ils doivent n’être attachés à aucun parti politique et doivent assurer la diversité ethnique de l’Etat Bolivien. Le profil et les propositions de tous les candidats sont diffusés à temps égal dans les quatre principales langues du pays. Récemment, la Bolivie était considérée comme un des pays les plus corrompus au monde sans que, jamais, aucun fonctionnaire ne soit condamné pour malversation ou simplement qu’une enquête soit ouverte, ce qui est le cas de nombreux députés et sénateurs. L’objectif de cette mesure est de démocratiser le système judiciaire en atténuant la lenteur de la justice et l’inégalité dans son accès. Dans la conception démocratique actuelle, les trois organes du pouvoir, exécutif, législatif et judiciaire doivent être séparés, le pouvoir judiciaire devant être indépendant des deux autres. Mais si les deux premiers sont (...) Lire la suite »
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