RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher
Thème : Terrorisme

Une fausse victime du Bataclan indemnisée, oui. Un journaliste flingué par Israël, non.

Richard LABÉVIÈRE

Il y aura bientôt 19 ans que le journaliste Jacques-Marie Bourget a été victime d'une d'une tentative d'assassinat par un soldat israélien. A Ramallah un "sniper" qu'il l'aligne et lui colle une balle dans le poumon gauche à deux doigts du coeur. Inutile de décrire les séquelles et l'impossibilité de se retourner contre Israël, état au-dessus du droit. Aujourd'hui c'est le gouvernement français qui est son adversaire et refuse d'appliquer une décision du TGI de Paris qui le reconnait comme "victime". Ainsi pour l'état Macron un journaliste en zone d'insécurité est un non-être humain. Même pas question d'appliquer la Convention de Genève.

Le 21 octobre 2000, alors grand-reporter à Paris-Match, Jacques-Marie Bourget tue le temps sur la grand place de Ramallah. Il vient de passer dix jours à Gaza dans une Palestine en pleine Intifada. Il a quitté cette immense prison à ciel ouvert pour aller prendre un avion direction Paris. En attendant il est monté faire un tour à Ramallah. Au milieu d’un groupe de jeunes qui attendent d’autres jours, qui peuvent être pires, assis sur le sol et adossé à un haut mur, le journaliste discute en regardant sa montre. Il se lève et l’apocalypse le traverse : la balle d’un tireur d'élite israélien s’en vient voyager à l’intérieur de son corps, en biais au-dessus du cœur. Il est immédiatement secouru par les infirmiers du Croissant Rouge qui le déposent à l’hôpital central. Le cas est si inquiétant que les Israéliens sont alertés par l’Autorité palestinienne : « Il s’agit d’un journaliste français, le pronostic vital est engagé. Il serait préférable que vous le preniez en charge »... La réponse tombe, immédiate : « (...) Lire la suite »
16 

La « guerre contre la terreur », alibi d’un crime de masse

Bruno GUIGUE
Avec cette arrogance perceptible à l’œil nu chez ceux qui se croient sortis de la cuisse de Jupiter, les dirigeants occidentaux aiment se prévaloir des valeurs morales universelles - ou supposées telles - pour donner des leçons à toute la planète. Ils distribuent les bons et les mauvais points, les châtiments et les récompenses, comme s’ils étaient à la place du dieu Minos qui, dans un mythe cher à Platon, soupèse les âmes des défunts avant de les expédier dans le Tartare. Mais sauf preuve du contraire, ces juges infaillibles du bien et du mal, censeurs autoproclamés du reste de l’humanité, sont loin d’être des divinités antiques. Nous avons pu mesurer, au contraire, à quel point ces représentants d’un impérialisme cynique sont « humains, trop humains », et l’expérience nous a montré qu’ils appliquaient surtout le principe : « Faites toujours ce que je dis, mais ne faites jamais ce que je fais ». Une étude récemment publiée par l’Institut Watson (Brown University, USA) a révélé que les Etats-Unis avaient dépensé (...) Lire la suite »

Quel est donc ce lambeau que je ne saurais voir ou comprendre ?

Pierre VERHAS
Les attentats terroristes sont devenus choses si banales qu’on finit par y être indifférents ; certains diront blasés. Dernièrement à Paris, un djihadiste tchétchène a poignardé mortellement deux personnes et blessé sérieusement quatre autres. Bah ! Deux morts et quatre blessés par rapport aux accidentés de la route morts ou handicapés à vie, c’est insignifiant ! Et puis, chaque fois, les médias en font leurs choux gras. Envoyés spéciaux, spécialistes autoproclamés du terrorisme y vont pour les premiers de leurs petits potins alimentés par le micro-trottoir et pour les seconds de leurs doctes commentaires cachant mal leur abyssale ignorance. Aucune analyse, aucune émotion ne transparaît, si ce ne sont les sempiternelles pleurnicheries sur le terrorisme qui n’en finit pas. À chaque attaque, c’est le déclenchement de la même et vaine agitation médiatique ne servant qu’à maintenir l’opinion en haleine, car la pensée est tellement cadenassée qu’il est impossible de procéder à un examen aussi libre qu’exhaustif (...) Lire la suite »