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Amnesty, rends l’argent !

Dans un article super-documenté, super-travaillé, super-respectueux de son lecteur, bref, dans une analyse super-intelligente de la gestion du Venezuela sous la botte de Trump, Maurice Lemoine déplore que Delcy Rodriguez se heurte à la droite dure et à des « ONG » comme Amnesty International qui « s’est depuis longtemps mise au service des extrémistes cherchant à déstabiliser le Venezuela et qui a félicité la cheffe de l’extrême droite pour son invraisemblable « Prix Nobel de la paix ».

J’ajoute que dans l’esbroufe mondiale sur les Ouïghours, Amnesty s’est pareillement placée du mauvais côté de l’Histoire. Pour elle, en ne reconnaissant pas (après enquête) le « génocide », Michelle Bachelet, la Haut commissaire aux droits de l’homme de l’ONU a été traître, lâche et sans principe (1).

Amnesty jure qu’elle n’accepte pas de subsides gouvernementaux… Or, parmi ses bailleurs de fonds on trouve le département d’État des USA, la Rockfeller Foundation, l’Open society foundations de Soros, etc.

Théophraste R. « Celui qui paie l’orchestre choisit la musique ».

Note (1) Voir « Ouïghours, l’horreur était dans nos médias », Editions Delga, Maxime Vivas, 2024.

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COMMENTAIRES  

05/05/2026 09:31 par André LACROIX

rends l’argent (impératif)

05/05/2026 10:21 par D. Vanhove

Je "plussoie", comme on dit... en y ajoutant que Amnesty a été des plus lâche dans le dossier palestinien pendant des décennies, renvoyant dos-à-dos les deux camps, comme s’il n’était pas évident qu’il y avait bien un occupant et un occupé... que n’importe quel enfant aurait pu désigner... fallait-il donc qu’il y ait là aussi quelque intérêt à ne pas trop froisser le régime colonial ?!

quoi qu’il en soit, toujours (au moins) un coup de retard, chez Amnesty...

05/05/2026 12:30 par Annwn

AMNESTY INTERNATIONAL, ONU, UNESCO, OMS, FMI, UNICEF, OIT, GREENPEACE, etc. Ces organismes internationaux sont en réalité à l’origine d’une dégradation constante de la vie politique, de l’économie, de la santé et de la culture des nations. Jamais il n’y a eu plus de haine et de conflits entre les pays que depuis que l’ONU existe. L’OMS vaccine et empoisonne les masses pour, au mieux, les abrutir. L’UNESCO nivelle les cultures par le bas. Le FMI endette les pays riches et dépossède les plus pauvres. La science détruit l’environnement sous l’œil complice des organismes mondiaux chargés de le protéger, etc.
Les institutions internationales actuelles découlent directement de l’état du rapport de force qui s’est dessiné entre les XVIème et XXème siècles et qui suppose un face-à-face entre les multinationales et les États. L’OMC (Organisation Mondiale du Commerce), qui a vu le jour en 1994, a définitivement entériné le fait que les États ont perdu, au moins temporairement, ce rapport de force.
Les institutions internationales actuelles ratifient et scellent deux réalités qui se superposent :
En premier lieu, le « fait politique », qui suppose la représentation politique de « l’intérêt commun du groupe », a disparu au profit du « fait économique », qui suppose la prééminence des intérêts privés catégoriels des gros conglomérats économiques. Les principales institutions internationales chargées de pérenniser la mise sous tutelle des États par les multinationales sont : l’OCDE, le FMI, la Banque Mondiale, l’OMC, etc., il faut ajouter à cette liste toutes les instances qui leur font cortège, et, en particulier, les différents centres d’arbitrage internationaux, instances juridictionnelles privées de règlement des conflits au profit exclusif des intérêts des multinationales.
En second lieu, les institutions internationales qui se prétendent favorables à l’intérêt commun (ONU, UNESCO, OMS, TPI, etc.) sont en réalité, et structurellement, instrumentalisées par les détenteurs du pouvoir économique dominant afin de faire advenir un « nouvel ordre politique », c’est-à-dire le « Nouvel Ordre Mondial » qui sera la matérialisation politique, au niveau mondial, de leur domination monopolistique.
NB : Les « Rockefellers » sont, à l’origine, une ex-famille de Huguenots français, les « Roquefeuille », ayant fuit la France lors de la révocation de l’édit de Nantes par Louis XIV.
LIEN

05/05/2026 12:48 par RV
05/05/2026 18:40 par diogène

Ce n’est pas d’aujourd’hui. En fait, la légende qui faisait d’Amnesty International une organisation respectable pour la qualité de son travail et son indépendance, est morte en même temps que son fondateur Peter Benenson décédé en 2005, un avocat britannique qui avait pris du recul pour des raisons de santé mais aussi par amertume, devant ce que ses successeurs avaient déjà fait du projet qui était le sien.
Son combat pour faire triompher la vérité, reculer la peine de mort, la torture et les violences d’état avait déjà cédé la place à une entité hybride qui avait mué mais qui tente encore de se faire entendre dans une surenchère si suspecte aux yeux de ses milliers de petits donateurs, qu’ils font de plus en plus défection et sont remplacés par des donateurs institutionnels, publics et privés, discrets mais pas secrets. Il suffit de fouiller.
Les exemples « d’accompagnement » de la politique étrangère américaine par Amnesty International ne manquent pas, le plus spectaculaire étant sans doute d’avoir encouragé l’intervention de l’OTAN en Afghanistan avec une campagne d’affichage inédite pour une ONG en mai 2012 : « droits humains pour les femmes et les jeunes filles en Afghanistan : OTAN, continuez le progrès ! ». Cette propagande a soulevé un tollé, au moment où des dizaines de milliers de manifestants s’apprêtaient justement à descendre dans la rue pour protester contre la présence de l’OTAN en Afghanistan.
Côté magouille, on se souvient aussi du scandale de 2011 portant sur une indemité de départ de plus de 630 000 euros octroyée à l’ancienne directrice de l’ONG, Irène Khan, et ce en pleine campagne contre la pauvreté, « une militante » qui se prévalait pourtant d’un engagement sans faille auprès des démunis. Pendant ce temps-là, on demandait aux militants de base d’arpenter les rues pour vendre des bougies à 1 euro pour renflouer les caisses de l’ONG.
Pourtant, cette "organisation non gouvernementale" à but non lucratif œuvrant dans le domaine des droits de l’homme et de l’aide humanitaire, affichait en 2017 un « chiffre d’affaires » de 295 millions d’euros, 279 en 2016, 278 en 2015 et 247 en 2014, et ça continue. Une progression qui ferait pâlir de jalousie n’importe lequel des dirigeants d’entreprise.
C’est du business, c’est tout.
Non, c’est pas tout : c’est aussi et surtout de la propagande.

06/05/2026 15:12 par Théophraste R.

Rends l’argent, c’est rectifié (en attendant qu’ils rendent).

07/05/2026 10:21 par André LACROIX

Merci, Le Grand Soir, pour la correction orthographique : errare humanum est.
Quant au fond, bravo. Il est loin le temps où j’allais vendre dans mon quartier des bougies d’Amnesty International : errare humanum est.

08/05/2026 06:16 par Josy

la "probité " supposée de cette ONG est morte avec les morts de la grève de la faim en Irlande sous la directive de Margaret Thatcher

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