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Rubrique : Actualité

Le temps des procès politiques doit cesser – Pour en finir avec le lawfare

Les signataires de l'appel

Cette tribune a été publiée dans le Journal du Dimanche du 8 septembre 2019. Plus de 200 personnalités à travers le monde l’ont signée. Retrouvez la liste des signataires sur le site lawfare.fr et au bas de cette page.

« Non, la justice ne doit pas servir d’arme de persécution politique. Pourtant c’est devenu le cas aujourd’hui presque partout dans le monde. Déjà, avec la criminalisation des lanceurs d’alerte, des syndicalistes, des militants écologistes et des participants aux manifestations interpellés arbitrairement, les droits des citoyens ont beaucoup reculé. Le maintien de l’ordre libéral coûte cher à la démocratie. À présent, un seuil est en train d’être franchi. C’est ce que l’on appelle la tactique du « ­lawfare ». Il s’agit de l’instrumentalisation de la justice pour éliminer les concurrents politiques. Le lawfare commence avec des dénonciations sans preuves, se prolonge dans d’obsédantes campagnes de dénigrement médiatique et oblige ses cibles à d’interminables justifications sans objet. Puis c’est la prison et les amendes. Le lawfare enferme les débats politiques dans les cours de justice. Pour finir, il fausse le déroulement des élections qui ne sont plus vraiment libres. Les exemples sont nombreux. Citons, en (...) Lire la suite »
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Les Etats-Unis contre la coopération médicale cubaine : itinéraire d’une infamie

Rosa Miriam ELIZALDE

Vous lirez ici (et sûrement pas dans les médias payants) un article extrêmement documenté sur les efforts incroyables déployés par les USA pour discréditer l’action des 400 000 coopérants cubains de la santé qui ont rempli, depuis presque six décennies, des missions dans 164 pays où ils ont contribué à sauver la vie de millions de personnes. Ces volontaires sont actuellement présents dans 67 pays.
Pour les USA, c’est mal. Il faut y mettre un terme.
Le Grand Soir

En publiant, le 17 mars 2019, un article sur les médecins cubains au Venezuela, The New York Times donnait le coup d’envoi à une nouvelle campagne de l’administration Trump, cette fois-ci contre la coopération internationale qu’offre Cuba. The New York Times n’avait pas prêté attention au travail des médecins cubains au Venezuela, alors pourtant que des dizaines de milliers y exercent depuis près de vingt ans, contribuant notablement à l’amélioration des indicateurs de santé dans la population. Le journal recourut, comme sources principales, à quelques médecins cubains qui avaient abandonné leur mission dans ce pays sud-américain et accusé le gouvernement vénézuélien d’utiliser les médecins cubains et les services de santé pour exercer des pressions sur les électeurs. José Ángel Portal, ministre cubain de la Santé publique (MINSAP), déclara sur son compte Twitter : « La mise en cause de la dignité, du professionnalisme et de l’altruisme des plus de 400 000 coopérants qui ont rempli des missions dans 164 (...) Lire la suite »

Bolsonaro et la bataille pour l’avenir du Brésil : un entretien avec Elias Jabbour

Fiona Edwards
L'élection de l'homme politique d'extrême droite Jair Bolsonaro à l'élection présidentielle brésilienne de l'an dernier a provoqué une onde de choc en Amérique latine et dans le monde entier. Quel a été l'impact des huit premiers mois du mandat de Bolsonaro ? J'ai interviewé Elias Jabbour, professeur à l'Université d'Etat de Rio de Janeiro et membre du Comité central du Parti communiste du Brésil (PCdoB) pour connaître son point de vue sur les grandes luttes qui ont lieu actuellement au Brésil. Quel a été l'impact des huit premiers mois du mandat de Bolsonaro sur le Brésil et sur la vie des Brésiliens ? Jabbour : L'impact a été très important. Jusqu'à présent, Bolsonaro n'a pas de programme pour réduire les taux de chômage élevés au Brésil. Les mouvements sociaux, les syndicats et la pensée critique sont soumis à d'énormes pressions. L'économie est en récession technique depuis le dernier trimestre. La violence policière est de plus en plus fréquente. Le Brésil est aujourd'hui un laboratoire de politiques (...) Lire la suite »

Il n’y a aucune difficulté pour payer les retraites : les vrais chiffres !

Jean BAPTISTE

C’est l’axe principal de la propagande déversée par la classe capitaliste pour s’attaquer au système de retraites : comme l’espérance de vie augmente, on vit plus vieux et il n’y aurait donc plus suffisamment d’argent pour payer les retraites. Le régime Macron ne fait d’ailleurs que reprendre quasi mot pour mot le slogan de Sarkozy déjà repris de Juppé, lui même repris… des ordres donnés par le MEDEF à travers l’Union Européenne du Capital au nom des critères de convergence de Maastricht. Ce raisonnement, qui apparait logique et simple est cependant totalement faux. Il n’y a aucune difficulté pour payer les retraites et nous allons vous le prouver.

La base du raisonnement, “on vit plus vieux maintenant qu’en 1950, donc on doit travailler plus longtemps qu’en 1950 avant d’accéder à la retraite” repose sur le principe suivant : du fait du vieillissement de la population, si on ne recule pas l’âge de départ à la retraite, les actifs deviendraient trop peu nombreux pour réussir à financer les retraites. Nous allons successivement examiner la réalité de l’évolution des chiffres du nombre d’actifs et ensuite monter pourquoi il n’y a pas de problème. La réalité des chiffres de la population et du nombre d’actifs. Là aussi il faut regarder les chiffres en face. L’espérance de vie à la naissance, c’est-à-dire le nombre années qu’un enfant né l’année considérée peut espérer en moyenne vivre, a nettement progressé depuis l’après-guerre. Toutefois cette progression marque le pas depuis la fin des années 2000. Les progrès du début de la deuxième moitié du XXe siècle sont d’ailleurs dus à la baisse de la mortalité infantile. Mais l’évolution de cette espérance de vie à la (...) Lire la suite »
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Langue française : « moderniser » la loi Toubon, ou la renforcer et l’appliquer enfin avec rigueur ?

Collectif

Par Georges Gastaud, philosophe, président de l’association CO.U.R.R.I.E.L., Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’histoire contemporaine (Paris VII), Jany Sanfelieu, certifiée de lettres classiques (89), Bernard Colovray, militant ouvrier du Livre (69), Aurélien Djament, mathématicien, militant CGT du CNRS (59), Thierry Saladin, médecin (34), Jean-Claude Houseaux, médecin (84), Vincent Flament, professeur agrégé de Lettres classiques (59), Dominique Mutel, professeur agrégé d’anglais (62), Gilliatt de Staërck, militant ouvrier des transports (22), Régis Ravat, ancien délégué de la CGT-Carrefour (30), président de l’Association Francophonie-Avenir, Michel Debray, vice-amiral, ancien président de l’Institut Charles de Gaulle .

Dans Le Figaro du 4 août, – qui est en partie consacré au 25ème anniversaire de la loi Tasca-Toubon censée protéger le français contre l’anglomanie linguistique –, le ministre de la culture Franck Riester déclare sans rire que « la loi Toubon est globalement bien appliquée » ; selon lui, il conviendrait seulement de la « moderniser » pour l’adapter aux outils informatiques modernes. Même si la bonne foi de nombre de défenseurs du français qui espèrent en cette « modernisation » est insoupçonnable, l’expérience historique doit pour le moins les inciter au doute méthodique tant il est clair que la « langue de la République » (au titre de l’article II-a de la Constitution) est harcelée, marginalisée, voire ridiculisée ; en effet, dans un nombre grandissant de secteurs d’activité culturels, économiques ou éducatifs, notre langue est la cible d’un arrachage et d’une substitution systématiques, pour ne pas dire d’un linguicideprogrammé. En outre, les « adaptations » et autres « toilettages » de la législation linguistique (...) Lire la suite »
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Un périple en Amérique latine

Chemin faisant

Jean-Luc MELENCHON

Comme on le sait, j’ai dû profondément modifier mon emploi du temps après qu’a été confirmée la possibilité de ma visite à Lula dans sa prison au Brésil le 5 septembre prochain. Pour éviter d’excessifs aller-retour avec la France dès lors que je me trouvais déjà au Mexique, j’ai dû renoncer à ma participation aux Amphis d’été de la France Insoumise et rester en Amérique. Je m’amuse des interprétations des politologues de café du commerce qui en ont déduit de tortueuses constructions stratégiques de ma part.

Mais je déplore ceux des commentaires sarcastiques qui, croyant m’atteindre, ont répandu des expressions de l’arrogance et du mépris ordinaire de certains éditorialistes pour les peuples de l’Amérique du sud. Je le regrette non pour moi, mais parce que les Mexicains qui les ont lus en ont été consterné pensant que l’esprit français valait mieux que ces tristes pitreries. Dans l’immédiat, j’ai donc réorganisé tout mon emploi du temps de cette fin de mois d’août. Le 21 août, nous avons appris par décret du président qu’une nouvelle session extraordinaire du Parlement est convoquée. Je dois donc être de retour pour le 10 septembre. Au demeurant un procès politique/spectacle m’attend le 19 et 20 septembre. Après ma condamnation, je serai sans doute moins libre d’aller et venir. Dans cette période qui précède la session parlementaire extraordinaire, je me concentre donc sur les étapes du voyage que j’entreprends pour aller et revenir de la prison de Lula. Je fais escale en Argentine et je fais le saut à travers le (...) Lire la suite »
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Une vidéo exceptionnelle sous-titrée

"Venezuela, le coup d’Etat manqué", le nouveau documentaire d’Ahmed Kaballo (2019) sous-titré en français

Thierry DERONNE

Le 14 août, LGS a publié la vidéo du reportage d’Ahmed Kaballo, un très bon travail, du "lourd" comme on dit chez les journalistes. Thierry Deronne avait fait l’effort de le sous-titrer en français. Bizarrement, ce document exceptionnel est un peu passé inaperçu.
Sur une suggestion de Thierry Deronne, nous le republions pour que les lecteurs du LGS, que le mois d’août avait éloignés, en aient connaissance
LGS

« Venezuela, le coup d’Etat manqué », le nouveau documentaire du journaliste britannique Ahmed Kaballo, est un antidote documenté, très précieux pour se libérer de ce que martèlent 99 % des médias depuis si longtemps. Six semaines passées sur place en 2019 à la rencontre des diverses sensibilités politiques font pivoter le regard des effets vers les causes et permettent de découvrir les invisibles du champ médiatique. Kaballo démonte les catégories du storytelling (« Etat répressif », « crise humanitaire ») et les stratagèmes étasuniens. Il décrit la violence exercée par les insurrections de l’extrême droite contre les personnes identifiées au chavisme. Le réalisateur révèle également les grandes occultations journalistiques, comme les ressorts de classe et de race qui propulsent un processus de changement que nombre de vénézuélien(ne)s continuent d’appuyer. "Pendant mon séjour, j’ai rencontré beaucoup de gens qui luttent contre de sévères sanctions économiques, formellement condamnées par les Nations Unies (…) (...) Lire la suite »

Greta Thunberg : l’histoire d’une hystérie collective

M. Mondialisation

Difficile de l’éviter, Greta Thunberg est dans tous les esprits. Il n’y a plus un jour sans que son nom n’apparaisse sur nos écrans, pour l’encenser, lui donner la parole ou la critiquer vivement. Par la force des choses, la jeune fille au profil singulier est devenue un symbole de notre temps. Et comme pour tout symbole popularisé à l’extrême, elle est suspectée de prendre part à une vaste et obscure machination gauchiste, mondialiste et/ou capitaliste, selon les affinités politiques. Comment Greta Thunberg est-elle devenue ce punching-ball des réactionnaires français ? Édito.

Début 2018, Greta Thunberg était encore une jeune inconnue. Tout s’emballe quand elle remporte un concours d’écriture qui sera le déclencheur de son histoire. Son intelligence avancée pour son âge et sa capacité à exprimer ses idées de manière limpide ne laisse personne indifférent. Passionnée depuis sa jeunesse par la tournure tragique que prend notre civilisation, Greta décide de consacrer son temps à la cause climatique et environnementale, comme nombre d’activistes le font à travers le monde. À l’aide de diverses personnalités et ONG, elle est d’abord popularisée sur les réseaux sociaux avec des publications qui deviennent virales, et ce en dehors des médias dominants. C’est seulement ensuite que les mainstreams vont repérer cette personnalité unique et la médiatiser à leur tour. Du début jusqu’à aujourd’hui, Greta Thunberg garde une ligne directrice intacte : parler de l’urgence climatique au regard du consensus scientifique en s’adressant directement aux institutions et aux personnes qui les dirigent. À (...) Lire la suite »
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Affaire Epstein, l’humeur reste Mossad et Robert Maxwell a bien été assassiné.

Jacques-Marie BOURGET

Le sex-people autour de l’affaire Epstein, après l’avatar Wenstein, n’a aucun n’intérêt pour qui ne remonte le passé. Celui de Ghislaine Maxwell, décrite aujourd’hui comme rabatteuse d’adolescentes pour le plaisir du millionnaire pédophile et celui de ses amis puissants. Intérêt encore si on remonte aussi dans la vie de son père, Robert Maxwell, tycoon de presse, mort par noyade aux Canaries le 5 novembre 1991.

La carrière de Robert Maxwell – un Tchèque de confession juive – commence en 1940 quand, parvenant à échapper à l’Holocauste, il se réfugie à Londres pour devenir interprète de l’armée britannique. Cette jeune carrière va bientôt le conduire à Prague et sur le front de l’Est, là où se rencontrent deux lames des forces de libération du nazisme : celle des Occidentaux et celle des Soviétiques. Le plus souvent l’ambiance vécu par le jeune traducteur ressemble à celle décrite dans le film « Le Troisième Homme » : espionnage, trahison, double jeu. L’habile Maxwell, devenu citoyen britannique, sait se faire l’ami et le confident de certains as du KGB. A Berlin, dans une ville qui n’est plus qu’une ombre, il lance de petits réseaux de marché noirs. Avec cet argent il peut prendre la main chez l’éditeur allemand Springer Verlag, spécialiste des publications scientifiques, mais interdit d’exercice après son engagement nazi. C’est le début d’une aventure qui va, en 1985 alors qu’il a été élu député travailliste, le conduire à (...) Lire la suite »
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On a tous sur soi la carte du parti

Floreal

À chacun de juger s’il a « en lui quelque chose de Tennessee », comme le chantait jadis Johnny Hallyday : ce qui est sûr en tout cas, c’est que tous les Français, y compris les anticommunistes les plus sots, portent sur eux sans s’en douter la carte du Parti communiste français !

Oh, il ne s’agit pas de celle du PCF-PGE actuel qui, sur bien des sujets (adhésion à la « construction européenne » et ralliement irréversible à l’ « eurocommunisme » obligent) tourne le dos au grand PCF ouvrier, patriote et marxiste-léniniste qui fut le fer de lance de la Résistance armée et des conquêtes de la Libération. Il s’agit, si l’on veut, de la carte du parti communiste idéal, celui dont le mot d’ordre impérissable, qui définit même d’après Marx le « mode de répartition » propre au communisme et s’énonce ainsi : « de chacun selon les moyens, à chacun selon ses besoins ». Ce mot d’ordre est en effet celui de la Sécurité sociale à la française telle que l’institua Ambroise Croizat, député communiste du Chemin de l’honneur et secrétaire national de la CGT-Métallos. Emprisonné durant la guerre, Croizat fit partie du gouvernement de la Libération et on lui doit aussi – excusez du peu ! – les retraites par répartition, le code du travail, les comités d’entreprise et la généralisation des conventions collectives de (...) Lire la suite »
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