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Rubrique : Analyses

Contrôle des épidémies ? L’OMS avait la solution il y a 40 ans

Alison Rosamund Katz

Pour une fois, tout le monde est d’accord. Les systèmes de santé intégrés, équitables et accessibles à tous et toutes représentent le seul moyen pour lutter efficacement contre le Covid 19.

C’est précisément la solution que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) préconisait à ses Etats membres lors de la Conférence internationale sur les soins de santé primaires,[1] organisée en 1978 à Alma Ata, dans l’ex-Union Soviétique.

Si le magnifique projet de justice sociale de l’OMS avait été soutenu, tous les pays du monde aujourd’hui seraient bien équipés pour faire face à la crise sanitaire actuelle ainsi qu’à leurs problèmes sanitaires quotidiens. Mais le projet des soins de santé primaires n’a pas été appuyé. Au contraire, au bout de quelques années, les piliers de ce projet – la justice sociale et économique – ont plus ou moins été détruits et le projet a été démantelé progressivement pendant la décennie qui suivit. Des Etats membres puissants de l’OMS, leurs sociétés transnationales et les institutions financières internationales ont largement contribué à bloquer le développement et le maintien des systèmes sanitaires équitables dans les pays pauvres et ils ont aussi contribué à l’affaiblissement et au démantèlement des services sanitaires des pays riches. Ils auront bien des comptes à rendre ces prochains mois. Les soins de santé primaire représentent encore et toujours la solution mais les diverses tentatives de l’OMS pour relancer ce (...) Lire la suite »

Demain le Corona des pauvres va nourrir les comptes des riches

Bertrand ROTHE

Qui a cru à "un monde de demain qui ne serait plus comme celui d'hier" ? Macron l'a laissé entendre, dans la panique, puis il s'est ressaisi : le monde de demain sera celui de l'écrasement de ce qui reste de droits acquis, sera à une violence sociale qui, ayant le Covid pour fondement, n'a plus besoin d'alibi. Comment imaginer que des cerveaux formés dans des banques puissent imaginer autre chose que de conserver, ou d'améliorer, le taux de profit...

On ne sait plus à combien chiffrera réellement la douloureuse : 6 000 milliards rien que pour l’Europe ? 10 000 milliards ? On ne sait pas ! La pompe à phynance turbine trop vite. Face à sa calculatrice tout le monde n’a pas le génie de Glenn Gould face à son clavier. On se trompe sans cesse de chiffres et on joue faux. Trois zéros de plus c’est quoi ? Le pourboire ? Pour tout simplifier les unités changent. Comme en 2008 on se remet à calculer en trilliards l’équivalent de mille milliards. Pour la seule Europe donc, la BCE a décidé d’acheter 750 milliards de bons du trésor. Ce qui fera passer à 1 100 milliards ses achats d’ici à décembre [1], la Commission y est allée de sa poche de 450 milliards auquel il faut ajouter 1 100 milliards [2] « d’aides aux entreprises » chez nos voisins germains (600 milliards pour les grandes entreprises et 357 milliards d’euros pour la banque d’investissement publique allemande). Notre gouvernement s’est montré un peu plus pingre, un petit 300 milliards, à quoi il faut (...) Lire la suite »
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Confinement, état des lieux et perspectives.

Badia BENJELLOUN, Bruno DRWESKI
Un spectre hante la France et le monde, celui de la grève générale et de l’autogestion en cours d’installation. Dans les hôpitaux, dans les usines, dans les entrepôts, dans les quartiers et sur tous les fronts de la lutte contre la pandémie. Cette situation inédite de collapsus économique qui a mis à l’arrêt l’activité pour près de 3 milliards d’humains va entraîner une récession mondiale avec son lot de chômage, de misère et de guerres plus ou moins froides entre puissances rivales. Elle nécessite la prise en mains par les travailleurs de leur destin et de celui de l’humanité. Elle impose que ce qui doit être produit, comment et où le faire relèvent d’une décision collective qui abolira le régime de la propriété privée des moyens de production et d’échange. C’est maintenant. Sans ce sursaut impérieux, nous assisterons au perfectionnement d’une société de l’exploitation basée sur de plus en plus de surveillance et de contrôle et où s’abolissent tous les droits, ceux acquis par les travailleurs contre les (...) Lire la suite »

Le Bélarus sans masque (médiatique)

Loic RAMIREZ

Confrontée à la pandémie du COVID-19, la République du Bélarus est également la cible d’une campagne de dénigrement.

Grigory Ioffe est professeur de géographie à l’Université de Radford aux Etats-Unis. Né en Russie, il a écrit plusieurs articles sur les pays de l’espace post-soviétique et a publié deux livres sur la République du Bélarus. Russophone, il a interrogé à plusieurs reprises le président Alexandre Loukachenko au cours de ses séjours dans le pays. Lors d’un entretien avec ce dernier, en juillet 2011, il a abordé la question de « l’interdiction des applaudissements ». A cette époque, une série d’articles était parue relayant cette information : le régime bélarussien aurait menacé d’arrêter toute personne surprise en train d’applaudir durant la parade annuelle du 3 juillet (Fête nationale). La raison ? Face à la répression policière, l’acte serait devenu un symbole d’opposition au gouvernement de l’autoritaire Loukachenko. Partout cette information fut reprise, y compris sur la chaîne d’information continu Euronews. « Aurais-je dû dire à Euronews que cela était faux ? Que nous n’avions pas interdit d’applaudir ? » (...) Lire la suite »

Une pensée critique. Dix choses curieuses au temps du coronavirus en Amérique Latine.

Sergio RODRIGUEZ GELFENSTEIN

Le 15 avril 2020 Confrontés à la pandémie de coronavirus, certains personnages ont curieusement réagi. Cela vaut la peine de relever quelques unes de ces réactions pour mieux comprendre la position de chaque acteur dans la lutte contre le virus :

1. La Chine a envoyé une aide humanitaire à l'Amérique latine. Parmi les pays où la coopération chinoise est arrivée, il y a le Venezuela, qui a reçu une équipe de huit spécialistes chinois pour épauler le pays face à la crise sanitaire. L'équipe était composée de médecins et de scientifiques ayant vécu l'expérience du traitement du virus pendant son pic le plus élevé dans le pays asiatique. Avec eux, 22 tonnes de matériel médical sont arrivées, dont 500 000 tests rapides, des respirateurs, des combinaisons de protection, des lunettes, des masques et des gants. Avant cette dernière aide, 55 tonnes de matériel médical étaient déjà arrivées et d'autres sont attendues. La Bolivie a reçu de la société chinoise Alibaba un don de fournitures médicales comprenant 100 000 embouts buccaux, 20 000 kits de réactifs pour tests viraux et cinq respirateurs. L'Argentine a reçu 2 500 tests de diagnostic, 5 000 combinaisons de protection, 66 000 masques, 2 000 gants et 53 thermomètres numériques. 50 000 autres kits de réactifs (...) Lire la suite »

Comment le lobby pro-Israël a fait couler la gauche britannique

Jonathan COOK

On a accusé le cinéaste Ken Loach et Jeremy Corbyn d’être antisémites mais leur vrai crime était de représenter une époque où la lutte pour un monde meilleur s’enracinait dans la solidarité de classe.

Ken Loach, l'un des réalisateurs britanniques les plus admirés, a passé plus d'un demi-siècle à dépeindre le sort des pauvres et des personnes vulnérables. Ses films ont souvent souligné l'indifférence désinvolte ou l'hostilité active de l'État, qui exerce un pouvoir absolu sur les gens ordinaires. Le mois dernier, Loach s'est retrouvé au cœur d’un drame qui aurait pu être tiré directement d'un de ses propres films. Ce cinéaste reconnu qui dépeint inlassablement les maux de la société a été mensongèrement accusé de racisme et contraint de renoncer à juger un concours scolaire de lutte contre le racisme, sans pouvoir se défendre. La voix des impuissants Toute la vie et l’œuvre de Loach prouvent que non seulement il n’est pas raciste mais qu’il se tient toujours auprès des faibles et des opprimés. Dans ses films, il a relaté courageusement certains des épisodes les plus horribles de la répression brutale de l'État britannique en Irlande, ainsi que les luttes historiques contre le fascisme dans d'autres parties (...) Lire la suite »
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Encore une fois la Chine

Jean-Claude DELAUNAY

Jean-Claude Delaunay, économiste marxiste, vit en Chine depuis de nombreuses années. Témoin privilégié de la façon dont évolue et se construit la Chine Populaire dans ces dernières années, il a publié l’année en 2018 “Les trajectoires chinoises de modernisation et de développement. De l’Empire agro-militaire à l’État-nation et au socialisme” aux éditions Delga. Jean-Claude Delaunay qui nous avait fait l’amitié et l’honneur de présenter son ouvrage sur le stand du PRCF à la fête de l’Humanité 2018, a accepté de donner son point de vu, depuis la Chine, des leçons que nous apprend la pandémie de coronavirus et la nouvelle violente poussée de crise du Capitalisme.

Bonjour mes amis, mes camarades de France. Inutile de mettre vos masques pour lire ce papier. D’abord vous n’en avez pas, si j’en crois une récente enquête de Médiapart (02/04/20). Ensuite, il n’est pas question de développer ici un point de vue médical ou documentaire sur ce virus qui a envahi le monde, sur cette étrange petite boule couverte de pustules et de piquants qui, lorsqu’elle nous pénètre, nous crée de sérieux problèmes. Je vais vous dire quelques mots d’un autre virus, qui, lui, nous a entièrement pénétrè et qui nous fait le plus grand tort, le capitalisme monopoliste financier, qui nous ronge le sang et dont nous ne savons pas comment nous dépêtrer, parce que nous avons peur de prendre le seul médicament qui vaille en la matière, le socialisme. Bien sûr, en Chine, où je vis depuis quelques années, je ne subis pas au jour le jour les conséquences du capitalisme. Et puis je suis retraité, je suis même un vieux retraité. Mais justement, sans prétendre du tout être l’incarnation de la sagesse, (...) Lire la suite »
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Maduro, mort ou vif !

Maurice LEMOINE
Dans sa croisade destinée à reconquérir et soumettre les colonies dont l’indépendance devient intolérable, Washington vient d’atteindre des sommets. En pleine explosion du Covid-19 – une épidémie si catastrophiquement gérée par Donald Trump que, d’après lui, un bilan final limité à quelque 100 000 morts démontrerait « l’excellence de ses décisions [1] » –, le procureur général William Barr a annoncé le 26 mars, en conférence de presse, l’inculpation du président vénézuélien Nicolás Maduro pour « narcotrafic » et « blanchiment d’argent » [2]. Selon le Département de la Justice, a précisé le procureur Geoffrey S. Berman, le chef de l’Etat bolivarien a établi un « partenariat de narco-terrorisme avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie [FARC] au cours des vingt dernières années » et, après avoir été l’une des « têtes » du Cartel des Soleils (un supposé cartel vénézuélien de narcotrafiquants), en est désormais le seul « leader » avec pour objectif, aujourd’hui comme hier, d’« inonder les Etats-Unis de cocaïne ». (...) Lire la suite »

Boris Johnson ou “ The Survival of the Fittest ”

Bernard GENSANE
J’écris ce billet au moment où le Premier Ministre britannique est au plus mal. Pour les siens, ses enfants, sa compagne enceinte de ses œuvres, je souhaite naturellement qu’il s’en sorte. Mais je ne peux m’empêcher de constater que la grave maladie qui l’afflige actuellement est hautement symbolique de la politique de la santé et de la politique tout court menées par les pouvoirs publics depuis Margaret Thatcher. On pense parfois en France qu’avec sa tête de chien battu fou – quand il ne grimace pas – Boris Johnson est un olibrius. Rien n’est plus faux : il est brillant, très intelligent, il parle couramment plusieurs langues, ce qui est rarissime outre-Manche. Tout ce qu’il a réalisé depuis qu’il est aux affaires a été pensé, pesé. Á commencer – ou à terminer – par son rapport à la santé publique comme quand, au début de la crise, on le vit fanfaronner dans un hôpital, « fier » de serrer la main de malades atteints par le Corona. S’il s’est permis cette démarche suicidaire, ne sachant pas qu’il jouerait la (...) Lire la suite »
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Pandémie et socialisme : une magistrale leçon politique !

Bruno GUIGUE
Des démocraties occidentales décomposées, au bord de l'implosion sanitaire, incapables de faire face à l'épidémie alors que nous n'en sommes qu'au début, et dont les dirigeants versatiles nous disaient en janvier qu'il n'y avait aucun problème, en février que ce n'était qu'une mauvaise grippe, et début mars qu'il fallait aller voter et nous agglutiner en chœur sur les terrasses des bistrots. Des dirigeants occidentaux qui comptent sur une immunité collective synonyme d'extermination de nos aînés pour éteindre l'épidémie, mais qui se gardent bien de le dire et invoquent une guerre qu'ils ont déjà perdue faute de vouloir la gagner ; des incompétents et des corrompus vendus à Big Pharma qui répugnent à admettre des résultats qui semblent faire leurs preuves et qui méritent d'être testés de façon massive ; qu’il s’agisse du confinement, du dépistage ou du traitement, une indécision et une cacophonie qui donnent l’impression qu’il n’y a pas de pilote dans l’avion. Sous les projecteurs, de curieux médecins qui, (...) Lire la suite »
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