Auteur Afrique Asie
8 septembre 2013
Rappel aux amnésiques : Carla del Ponte accuse l’opposition d’usage d’armes chimiques (vidéo)
Afrique Asie
« La commission d'experts n’a trouvé aucune preuve de l’usage d’armes chimiques par l’armée syrienne », avait indiqué Mme Del Ponte.
Regarder la vidéo :
Au moment où les services américains et français fabriquent des « preuves » pour accuser le régime syrien d’avoir eu recours aux armes chimiques, il est instructif d’écouter ce que disait la magistrate suisse, et ancienne procureure du Tribunal pénal international à la suite d’une enquête onusienne sur cette affaire qui remontait à quelques mois. Et c’était le gouvernement syrien lui-même qui avait pris l’initiative de demander à l’Onu d’enquêter sur l’emploi par certains groupes rebelles, qui s’étaient emparé d’une usine de chlore près d’Alep. Un produit qui avait servi à la fabrication par les rebelles de bombes chimiques artisanales qu’ils avaient utilisées contre la localité de Khan Al-Assal, près d’Alep.
Carla del Ponte avait affirmé, à la télévision suisse, en se fondant sur plusieurs témoignages, que ce sont les (…)
1er septembre 2013
Apartheid et sionisme : l’entente organique
Afrique Asie
Les relations entre Israël et l’Afrique du Sud se sont développées après la visite effectuée par John Vorster à Tel-Aviv en 1976 et sa visite du mémorial de l’Holocauste en compagnie de Yitzhak Rabin et Shimon Peres.
Oublié le passé du président sud-africain, connu pour avoir été incarcéré pendant la Seconde Guerre mondiale en raison de son admiration pour Adolph Hitler. Au banquet, saluant l’événement, Rabin le présenta comme un « homme de paix » et Vorster revint à Pretoria satisfait d’avoir constaté que les Israéliens et les Blancs d’Afrique du Sud avaient comme point commun de vivre entourés de peuplades hostiles, « à peau sombre »…
Un an plus tôt, Israël avait demandé à l’Afrique du Sud de lui vendre des têtes nucléaires et de participer au développement de son industrie militaire. Des conseillers israéliens et des matériels furent envoyés pour aider l’armée sud-africaine intervenant contre les maquis nationalistes d’Angola et de Namibie.
Shimon Peres, l’actuel président israélien, était le principal acteur de la coopération nucléaire en matière nucléaire avec le régime de Pretoria en lui fournissant 30 grammes de tritium, c’est-à-dire de quoi construire plusieurs bombes atomiques. Les (…)
31 mars 2013
Syrie : Juppé et les chiffres
Afrique Asie
« Nous avons tout fait pour trouver une issue diplomatique à ce conflit. Cela n’a pas abouti. Est-ce qu’on peut continuer à laisser massacrer des milliers d’hommes de femmes et d’enfants, plus de 70 000 aujourd’hui ? », s’est interrogé l’ancien ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé, en marge du projet français d’armer les rebelles.
Passons ces propos au détecteur de mensonges. D'abord, a-t-il vraiment « tout fait » pour trouver une issue diplomatique au conflit ? Dès le début, il a pris le parti des rebelles, tout en mettant sur la touche Bachar al-Assad, sans demander ce qu'en pensaient les Syriens. Curieuse façon de jouer les médiateurs. Ensuite, il laisse sous-entendre que les 70 000 Syriens ont été tués par les forces de sécurité. Or ce bilan reconstitué par l'Onu à partir de sources principalement liées à l'opposition ne fait pas la distinction entre civils et combattants, ni entre rebelles et loyalistes. L'Observatoire syrien des droits de l'homme (opposition) admet lui-même que plus de 10 000 soldats loyalistes ont péri. 70 000 morts, un chiffre choquant ? Sûrement, mais cela correspond à une centaine de morts par jour, soit une moyenne basse pour un pays de 20 millions d'habitants en guerre civile.
La répétition de ce bilan s'inscrit plutôt dans un agenda politique : en finir avec un régime indocile (…)
