Auteur Andrew Buncombe

Marcher sur une mince couche de glace : Trois alpinistes européens en viennent aux mains avec des Sherpas près du sommet de l’Everest (The Independent)

Andrew Buncombe

L’équipe de trois Européens déclare qu’un malentendu entre eux et un groupe de Sherpas a dégénéré en une scène horrible, [mais un témoin présent sur les lieux avance une toute autre version des faits...

Décidément après – après l’attentat du marathon de Boston – les faits de société & la politique s’invitent souvent ces temps-ci dans les événements du monde du sport ou tout au moins ce qu’il est convenu de nommer comme tel, car lorsqu’on nous présente des exploits d’alpinisme de quelques individus (occidentaux) on omet soigneusement de nous parler de la lourde infrastructure humaine (autochtone) sans laquelle ils ne seraient pas possibles…

Une chance toutefois qu’il n’y ait pas eu ici mort d’homme, mais compte tenu de la fin du papier on imagine que - pour des raisons bassement économiques – nous n’aurons probablement jamais le fin mot de l’histoire… (NdT)]

La police du Népal étudie une rixe survenue entre des Sherpas et trois alpinistes européens - dont un britannique – à plus de 7200 mètres sur le flanc de l'Everest. La lutte peut avoir éclaté sur une violation alléguée de l’étiquette de l'escalade. L'équipe de trois Européens déclare qu’un malentendu entre eux et un groupe de Sherpas s’est envenimé en une scène horrible quand ils ont été encerclés par une centaine de Sherpas qui les ont attaqués et les ont frappés. L'équipe d’alpinistes a déclaré que le trio a ensuite été menacé et a été contraint de fuir vers le camp de base. S’exprimant de Katmandou, Beni Hyoju de la société de trekking Cho Oyu qui a aidé à organiser l'expédition, a déclaré : “C'est arrivé ce samedi matin. Il y a eu une bagarre entre l'équipe d’alpinistes et les sherpas situés entre les camps deux et trois ”. Sitaram Karki, l'agent Chef de district à Solukhumbu, la région où se trouve l'Everest, a déclaré que la police mène une enquête, mais il a dit qu’au (…)

La bonne vie à la Havane : la révolution verte de Cuba (The Independent)

Andrew Buncombe
The Independent, 8 aôut 2007. Il y a vingt ans, après l'effondrement de l'empire soviétique, la petite île de Fidel Castro faisait face à une crise alimentaire. A présent, son réseau de petites fermes urbaines se développe, un "success story" organique qui est en train de nourrir le pays. A ma droite se trouvaient des tomates révolutionnaires et à ma gauche des laitues révolutionnaires, tandis que dans le verre que je tenais à la main - rempli à ras bord et débordant de vitalité - se trouvait un jus de mangue révolutionnaire. Il était épais, brut et merveilleusement sucré. Il était organique aussi. "Oui, il est très bon. Totalement naturel," dit Miguel Salcines Lopez, les sourcils perlés de sueur provoquée par un soleil de midi, tandis qu'il portait un verre à ses lèvres. "Cultiver des aliments de cette manière est beaucoup plus intéressante. C'est beaucoup plus intelligent" ajouta-t-il. Prés de cinquante ans après que Castro, aujourd'hui en convalescence, et ses camarades (…)